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lillois
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4,5
Publiée le 11 mai 2010
Mené tambour battant par un Rutger Hauer sublime et sous l'égide d'un Saint Martin exhumé, ce Verhoeven au crépuscule de sa période européenne m'a passionné. Dommage que M6 l'ait passé dans un scandaleux Pan & Scan des plus gênants, engendrant une composition d'image incohérente sur plusieurs plans tronqués !!! Rarement un titre qui en dit apparemment aussi peu sur le scénario n'aura été plus approprié ! En effet il y a de la chair et... du sang. A tel point que l'interdiction aux moins de douze ans apparaît carrément légère. Ces deux thèmes sont en quelque sorte le fil rouge de l'histoire, on les retrouve déclinés différemment (tantôt appétissants, tantôt terrifiants). Tourné notamment au château de Loarre en Espagne il y a déjà une vingtaine d'années, il s'agit d'un film comme on en ferait plus maintenant. La liberté du réalisateur et sa maîtrise sont flagrantes puisque l'oeuvre mélange gaîment aventure et érotisme (voire sexualité brutale). Les évènements se déroulent en 1501, une promesse non tenue par le seigneur Arnolfini lui vaudra la vengeance d'une bande de pillards. L'ambiance médiévale est bien rendue même si la prise de la ville par les mercenaires au début fait trop reconstitution. Les quelques minutes qui suivent la rencontre de Stephen (Tom Burlinson) avec sa promise dégagent une sérénité confondante, contrastant avec la barbarie des guerres qui font rage. Pas surprenant qu'Agnes (Jennifer Jason Leigh) fasse battre les coeurs de ces messieurs. Quelques scènes spectaculaires, du danger, une histoire d'amour forte et des héros charismatiques, voilà certes une recette habituelle mais pour un résultat au-dessus de la moyenne. Au plus on progresse dans l'intrigue au plus on a de mal à prendre totalement parti pour l'un des camps qui s'opposent car certains personnages gagnent en sympathie. La manière de conclure le métrage est en ce sens très intéressante. Projet ultra ambitieux, "La chair et le sang" est un petit chef d'oeuvre sauvage et beau.
A ne pas regarder pour l'éthique médiéval mais pour la tournure du scénario. C'est vraiment surprenant. la féminité y est représenté en force et en âme.
Le premier film de Verhoeven avec des acteurs américains. Une épopée où le Moyen-âge est montré tel qu'il a été, sale, répugnant, infâme, sombre. Pour sauver Jennifer Jason Leigh, son promis fait tout mais doit se heurter au clan des mercenaires de Rutger Hauer qui à devergondé la jouvencelle. Les thèmes de prédilection de Verhoeven sont une nouvelle fois abordés, cette fois-ci dans un temps ancien mais les choses sont toujours les mêmes. Violent et sombre, c'est encore un chef d'oeuvre que nous pond Paulo.
Un film à voir pour son originalité et pour son réalisme médiéval. En effet sa prise de position et son vision tout a fait différente des productions habituelles. Rutger Hauer est terrible comme à son habitude. Ce film est une expérience à vivre au moins pour sa culture personnelle.
Simpliste et à l'intrigue finalement assez brute - et doté par ailleurs d'une vision du Moyen-âge très idéaliste -; ce film à l'énoncé un peu simple ( finalement pas si loin de " Ladyhawck " ou autres films surnageant à la même époque ! )et au discours un peu redondant façon ' syndrome de Stockholm ' ne séduit que finalement par ses à-cotés délaissés, tels que ce St Martin...
Toujours un bonheur de revoir ce western médiéval (où les protagonistes sont finalement les méchants de l'intrigue), qui contrairement à sa réputation sulfureuse voire choc, est un très grand film sur le changement d'une époque moyen-âgeuse à une société plus civilisée. Cela se traduit évidemment par le perso d'Arnolfini Jr, homme savant face à la dimension rustre des mercenaires de Martin, se basant avant tout sur la violence et leurs croyances religieuses (on y voit même les progrès de la médecine et l'ouverture culturelle à travers une seule scène). Tout y est, même avant son projet avorté Crusade qui traitait des mêmes thématiques !
Bien sûr, le tout jouit d'une fabrication exemplaire pour le 1er film américain de Verhoeven, ramenant avec lui un Rutger Hauer tout en charisme animal, son compatriote le chef op' Jan de Bont (qui nous abreuvera des visuels inoubliables de Die Hard, Octobre Rouge ou Basic Instinct) et sa 1e collab avec le grand Basil Poledouris.
Un spectacle fastueux et subversif, loin du romantisme ou du classicisme affilié au genre, qui révèle également Jennifer Jason Leigh dans un rôle exigent et magnifique, où la princesse en détresse se réapproprie son corps et sa sexualité.
Comme il va le faire durant toute sa période américaine qu’ouvre ce film, Verhoeven revisite à sa manière un genre hollywoodien (le film d’aventure historique, avec « Les Vikings » de Fleitcher comme référence ultime) en lui apportant une vitalité propre, mais aussi une richesse thématique et un souci de réalisme très européens. C’est moins la description – fantaisiste et volontairement anachronique – du Moyen-Âge qui est réaliste que l’évocation des horreurs de la guerre et le déchaînement des pulsions de vie et de mort – les grands sujets du cinéaste. Le film est ainsi hanté par la question de la représentation de la vie, de la mort et de la religion, au travers de nombreuses références picturales, théâtre d’ombres et icônes saintes. Le style picaresques, les détails triviaux, le sens de l’action et de la démesure, l’anarchisme politique et anticlérical renvoient au cinéma de Léone, de Fuller et d’Aldrich dont Verhoeven est le meilleur et le plus direct héritier. Critiqué à sa sortie pour ses excès, le film a depuis gagné son statut mérité de chef d’œuvre. Doté d’un scénario haletant et audacieux, il figure à travers l’affrontement de ses deux personnages masculins une belle métaphore historique - la rudesse et le vitalisme moyen-âgeux, confronté et bientôt submergé par l’esprit rationnel et le sens du calcul politique propre à la Renaissance. Mais le film est aussi chargé d’un puissant arrière-plan psychanalytique (Jennifer Jason Leight en ça, Rutger Hauer en surmoi et Tom Burlinson en moi). Les acteurs, très investis, sont tous épatants (malgré les problèmes survenus sur le plateau entre le cinéaste et son acteur fétiche, Rutger Haueur) et Verhoven parvient avec un brio rare à conjuguer souffle romanesque et vélocité dramatique. Sa mise en scène, d’une redoutable précision, possède une intensité qui manque à la plupart des productions hollywoodiennes et achève de faire de « La Chair et le sang » l’un des meilleurs films d’aventures jamais réalisé.
Tout est dans le titre !!!! Paul Verhoeven nous sert de la violence et du sexe; le tout dans un contexte médiéval sombre et chaotique. C'est jouissif, ça sort des sentiers battus et du politiquement correct sans en faire des tonnes. Et Rutger Hauer excelle toujours dans les rôles de méchants.
On reconnaît dès les premières secondes la patte de l'iconoclaste Paul Verhoeven dans cette épopée barbare du XVIème siècle,où des mercenaires se venger sauvagement d'un seigneur qui les a floués. Retranchés dans son château,ils violent sa fille vierge promise à un autre,et coulent des jours heureux en attendant l'affrontement inévitable. "La chair et le sang"(1985),comme son titre l'indique,ne fait pas dans la dentelle. Les scènes de violence sont crues avec membres déchiquetés,sang qui giclent... Même remarque pour des scènes de sexe assez bestiales qui prouvent que la jeune Jennifer Jason Leigh n'avait pas froid aux yeux. Dans le rôle-titre,Rutger Hauer est souverain,mais Verhoeven fait passer son héroïsme pour de l'imbécilité. Au visionnage,on sent bien que le réalisateur hollandais n'avait pas les moyens de recréer fidèlement l'époque. C'est pourquoi,toute la seconde partie se passe en huis clos,dans le château réquisitionné. Il faut apprécier également cet humour moqueur,presque parodique qui éloigne le film d'un quelconque réalisme. C'est en tout cas un objet bien singulier,à découvrir.
Verhoeven souffle le chaud et le froid avec "La chair et le sang". Autant il propose des scènes très troublantes qu'on imagine même difficiles à faire aujourd'hui, autant il ponctue son œuvre de moments très ridicules qui désamorcent l'impact émotionnel et sortent complètement du film. C'est bien dommage, car l'histoire de base est franchement bonne et il y avait de quoi faire quelque chose de véritablement mémorable.
On m'avait vendu ce film de Paul Verhoeven comme une oeuvre sombre et violente sur le moyen-age, le choc a été rude mais pas dans le sens que j'imaginais... "la chair et le sang" c'est plutot la chair dans toute la loooongue première partie du film ou ca copule dans tous les sens, le sang ne faisant une timide apparition qu'en fin de parcours. Entre scènes d'une miévrerie digne d'Angéligue marquise des anges, et une violence qui ferait interdire aux moins de 18 ans un épisode de Thierry la fronde, difficile de trouver un vif intéret à ce film. La plaisanterie a quand même couté 10 000 000 $ ce qui devait etre un gros budget en 1985. A moins que Rutger Hauer en ai pris la moitié en cachet, je ne vois pas. 1.5 / 5. Cruelle désillusion
Avant que Paul Verhoeven réalise Robocop. La Chair et l'ennui... Vous suivez une troupe dans une époque de barbare. Dans ce long-métrage, ce que je reconnais de bon, c'est que venant de la part du réalisateur Hollandais, certaines scènes hésite pas à vouloir choqué. Les femmes sont comme les hommes à part une. Celle qui sort du lot est le personnage que joue l'actrice Jennifer Jason Leigh. Elle est la femme libérée. Attirante et croquante comme une pomme. Et en négatif, l'histoire ne m'a pas transporter et les textes mal écrit.