Dernière réalisation pour Michael Curtiz, décédé en 1962. Celui qui aura marqué l'Histoire du 7ème Art avec Casablanca (1942), tire sa révérence avec un très bon western où la violence et l'humour s'alternent à merveille. Les Comancheros (1961) est l'archétype du western, avec d'un côté les cow-boys et d'un autres les indiens (qu'il faut exterminer). Mais malgré ce côté conventionnel, le film n'en reste pas moins plaisant, grâce à la présence d'une très belle distribution où se côtoie John Wayne, Lee Marvin & Stuart Whitman. Ajoutez à cela des séquences où les répliques offrent un certain cachet humoristique (notamment dans le bar lors de la partie de poker) et la mise en scène de son côté assure un divertissement sans grande difficulté.
Voici un western très agréable, jouissif même par moments mais qui hélas fait trop la part belle au grand spectacle pour être totalement satisfaisant. La ligne générale du scénario est de qualité mais de nombreux détails choquent. On a l’impression que le vraisemblable est tenu pour nul et non avenu. Or, pour atteindre l’excellence tout doit frôler la perfection. J’ai du mal à reconnaitre Curtiz qui montre d’habitude plus de retenu dans ses scènes d’actions. Ici les indiens et les comancheros tombent comme des mouches et ne tuent presque personne lors de leurs attaques. John Wayne est moyen, Stuart Whitmant est meilleur, il lui vole un peu la vedette. Le comportement de Pilar est incompréhensible, on ne sait même pas pourquoi elle cherche à connaitre Paul, d’ailleurs le couple n’est pas du tout convaincant. Le comique souvent réussi fait aussi des couacs, on ne passe pas facilement d’une scène gaie à un scène dramatique. Ce sont également ces ruptures de ton qui nuisent à l’ensemble. Il est intéressant de voir John Wayne jouer à coté de son fils et Nehemiah Persoff reprendre ses mimiques et son ton de ‘’certains l’aiment chaud’’. J’avais vu ce film lors de sa sortie et en avait gardé comme souvenir, une sorte de sous ‘’Rio Conchos’’ et je n’avais pas oublié le coup de pelle.
En 1961, l'immense cinéaste Michael Curtiz (« Casablanca », « Capitaine Blood », « La charge de la brigade légère » etc... ) réalise le dernier film de son incroyable carrière sous la forme d'un western particulièrement nerveux et efficace. En effet, « Les comancheros » ne fait pas vraiment dans la dentelle... Les fusillades sont nombreuses et les pauvres Comanches tombent « comme des mouches » sous les balles des glorieux « Texas Rangers », idéalement chargés de la protection des colons américains. Le manichéisme du film peut évidemment déranger, mais il faut remettre le film dans le contexte d'une époque où les « questions indiennes » passaient largement au second rang (c'est une évidence, ce n'est pas mon avis). Côté technique, le film est tourné dans un cinémascope d'une grande beauté et qui met largement en valeur les chaudes vallées de l'ouest américain. Du coup, le film a vraiment bien vieilli et se révèle particulièrement agréable à suivre, malgré ses presque 60 ans. Le casting, emmené par John Wayne et Lee Marvin, est très homogène et d'une grande qualité générale. Le résultat est génial et on se régale vraiment avec cet excellent western « à l'ancienne »... J'adore !
Nous retrouvons, dans The Comancheros, ce même goût pour le mélange des registres qui faisait la réussite de The Alamo (1960), précédente réalisation de John Wayne, quoique ce dernier ne soit ici crédité qu’en qualité d’acteur – alors qu’il prêta main forte à Michael Curtiz, très affaibli au moment du tournage. Nous passons d’une camaraderie gaillarde à un ranch désolé dans lequel gisent des corps, notamment des pendus et un chien enfourché ; le nom du fugitif – le fameux « Monsoyeur Paul Regret », aussi insolite que mémorable – se voit répété encore et encore, assurant une continuité burlesque entre les situations. D’une façon similaire, les séquences entre les pillards mêlent-elles le comique lourdaud à la brutalité d’un mode de vie restitué non sans édulcorations.
L’essentiel est de composer une série de personnages auxquels pourra s’attacher le spectateur : hauts en couleur, forts en gueule, ils usent d’astuces pour se tirer d’embarras, se perdent de vue et se retrouvent aussitôt ; d’ennemis ils deviennent associés puis amis. Le long métrage pâtit de ce scénario en dents de scie qui avance par à-coups et qui échoue à construire une progression dramatique. Pour autant, nous ne saurions bouder notre plaisir devant ce western sympathique que portent des acteurs charismatiques et une partition exaltée signée Elmer Bernstein.
Les comancheros est un bon Western de Michael Curtiz. La recette est la même que pour n’importe quel autre film classique du même genre. Le scénario est travaillé et ne manque pas d’originalité à certains moments. La mise en scène du réalisateur est irréprochable et l’excellente distribution avec des acteurs comme le grand John Wayne, mais aussi Stuart Whitman, Lee Marvin ou encore Ina Balin sont convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est un bon divertissement…
Pour son dernier film, Michael Curtiz (le réalisateur du "Conquérant", des "Aventures de Robin des Bois", de "Capitaine Blood" (tous trois avec le duo Havilland-Flynn), de "Casablanca" avec Bogart, de "L'égyptien" avec Jean Simmons, ...) signe un western de bonne facture mais doté de tous les atouts de genre : casting, musique, montage, paysages, suspense... . Démarrant sur les chapeaux de roue (un superbe duel dans les maîtres de l'art), le film a tendance à s'essouffler, sauf dans les scènes de bataille où Curtiz démontre tout son savoir-faire dans une mise en scène certes routinière mais diaboliquement bien armée. On reste accroché uniquement pour ces scènes de bagarres, de fusillades, qui sont d'une exquise roublardise. Le charme du film (réalisation, casting, musique...), bien que complètement désuet, peut en convaincre plus d'un si l'on se sent emporté par la rage de vaincre d'un Curtiz alors au sommet de sa forme, assurément ! Les acteurs s'en donnent à coeur joie : John Wayne est ici toujours aussi parfait. Il est secondé par un Stuart Whitman plutôt bon, vu dans "La marque" avec Rod Steiger, "Le jour et l'heure" avec Signoret et "Le jour le plus long" (toujours avec John !) notamment. La musique d'Elmer patine beaucoup et ne prend jamais le dessus sur les barbaries des sau..., pardon des indiens, ces fameux Commancheros. Une composition bien classique, ne se démarquant jamais du film en lui-même. C'est pourtant lui le compositeur des "7 Mercenaires", de "SOS fantômes" d'Ivan Reitman, des "Nerfs à vif" avec De Niro, de "Loin du paradis" avec la sublimissible Julianne Moore. Etonnant non ? "Les commancheros" est pour terminer un western typique avec John Wayne, réservant son lots de surprises, mais sans prétention. Désolé Michael, je n'ai rien contre tes magnifiques décors (Monument valley reste toujours impressionnante), c'est juste que ton film fait démodé. C'est tout. Désolé... . Il s'agit du premier film que je vois de toi, mais ce ne sera pas le dernier, sois en assuré !
Dernier film de Michael Curtiz, ces "Comancheros" ne resteront pas gravés dans le marbre, mais ne déméritent pas pour autant. Certes, tout le monde reste bien campé sur ces positions, John Wayne en gars qui en impose, Stuart Whitman qui se défend bien, une romance, des Indiens... mais bon, c'est un western. Et savant même se faire assez plaisant si l'on fait l'impasse sur toutes cette exaltation américaine et une philosophie de comptoir parfois limite, qui plus est dans des discours pour le moins viril. Car Curtiz a toujours le sens de la mise en scène, et même si certains passages peuvent paraître légèrement superflus, on ne pourra en revanche qu'apprécier les scènes d'action particulièrement bien mis en scène et prenante, ainsi que ce voyage à travers L'Ouest pluôt prenant et dont la saveur est il est vrai remontée par quelques seconds rôles toujours aussi savoureux (Lee Marvin, Edgar Buchanan...) Voila donc un western plutôt mineur, mais qui saura au moins nous divertir de manière assez convaincante pour nous faire passer une bonne soirée. C'est déja ça.
Pour son dernier film, Michel Curtiz ( réalisateur du légendaire "Casablanca") signe un western de facture classique au scénario banale mais efficace avec un John Wayne égal à lui même qui passera derrière la caméra pour suppléer le réalisateur pour cause de cancer , on notera aussi le petit rôle de Lee Marvin qui retournera avec Wayne par 2 fois par la suite sous la caméra de John Ford.
Ah !! Là j'adhère !! J'adhère beaucoup !! Là on a un bon western ! Là on retrouve John Wayne !! ( non parce qu’après m’être farcie 'Le Grand McLintock" voilà quoi j'avais besoin d'un bon film ). Tout d'abord on a droit à une excellente histoire, avec deux personnages principaux que l'on suit d'abord en parallèle puis qui finissent par se rejoindre. On retrouve évidemment John Wayne dans l'un de ses rôles fétiches : ( oui enfin le cowboy viril évidemment mais ça c'est dans tous les films ) celui de représentant de la loi ! Et c’est en bon représentant de la loi qu'il va devoir arrêter un "assassin". Ce qui s’en suit m'a d'ailleurs bien fait penser à "Colorado", John Wayne ayant capturer le tueur ( oui enfin qui a tué lors d'un duel donc bon ) qui n'aura de cesse de lui échapper, et Wayne de le rattraper. Mais oùtout ça nous mène ? Tous ça nous mène, grâce à une intrigue bien ficelée, aux comancheros, passage le plus intéressant du film car l'on observe le mode de vie d'une petit communauté qui vit seule, ayant organisée sa propre société, laquelle se voudrais bien évidemment parfaite mais qui ne l'est évidemment pas, étant dirigée par un tyran à la poigne de fer ( la métaphore est assez évidente quand l'on connait le contexte de crise de l'époque du film...). Si la musique et la mise en scène ne se distinguent pas particulièrement, l’interprétation elle reste de bonne facture et le film comporte suffisamment de rebondissements pour que l'on passe un bon moment. Bref, un très bon divertissement.
Un western à prendre au second degré tant le nombre d'anachronismes est sidérant. Contrairement à d'autres réalisateurs de l'âge d'or du cinéma, Michael Curtiz ne livre pas ici une sorte de testament pour son dernier long-métrage, mais un aimable divertissement. Qu'à cela ne tienne, it's Showtime...
Voila du bon, du grand western comme je les aime avec un John Wayne éclatant et un excellent Lee Marvin particulèrement convaincant dans un rôle de bandit scalpé. Stuart Whitman interprète un joueur de poker cocasse tandis que Bruce Cabot incarne un chef de bande redoutable mais néanmoins convivial. Le repas avec le chef indien ivre mort, reste mémorable. Mais celui qui reste pour moi le plus impitoyable est un second rôle, Amelung, joué par Michael Ansara, qui veut la mort de Jake Cutter (Wayne) et Paul Regret (Whitman). A noter, un tout petit rôle de comancheros pour l'inénarrable Jack Elam, j'ai une prédilection pour cet éternel second rôle à cause de sa bobine inoubliable. Bien sûr, Michael Curtiz est aux commandes de cette superbe réalisation, encore une de plus à son actif, avec des paysages grandioses, un scénario sans faille et une brochette d'acteurs remarquables. A titre anecdotique, Lee Marvin racontera plus tard qu'avec John Wayne, ils ont dû répéter plusieurs fois la scène de duel, car, Marvin, très entraîné au maniement des armes, dégainait toujours plus vite que John Wayne. Aventures, de belles scènes d'action, de l'humour s'entremêlent sur un scénario qui traverse plusieurs phases avant d'arriver au coeur du sujet, la rencontre avec les comancheros, en finale. Un monument inoubliable du western hollywoodien.
Grand amateur de westerns (surtout avec des indiens) et grand fan de l'immense John Wayne, je ne pouvais qu'adorer ce film. Bon ce n'est guère original il est vrai car on à droit aux gentils Texas Rangers contre les méchants Comanches alliés à des bandits surnommés Comancheros, d'ou le titre. De plus ce western signé Michael Curtiz se révèle quand même moins cucu la praline que ceux de John Ford. En tout bon samaritain le Duke se dévoue associé du jeune Stuart Wittman (Cimarron) pour trouver le camp des comanches afin de mettre fin aux massacres. Les paysages sont superbes avec les collines, le désert..., l'histoire tient la route et cerise sur le gateau, deux gueules du cinema Americain, cantonnés à de petits rôles sont bien présents j'ai nommé Lee Marvin et Jack Elam. Bref si vous aimez les vieux westerns alors il ne faut pas le manquer. Dommage qu'on en fasse plus des comme ça.