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brianpatrick
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5,0
Publiée le 2 février 2026
La moutarde me monte au nez, un film sans moutarde. Un film sortie en 1974, donc en 2024, il y a fêté ses 50 ans. Un film de Claude Zidi. Claude Zidi, le maitre de la comédie française. Avec de feux très grands acteurs de seconds rôles français, Claude Piéplu, Julien Guiomar, Jean Martin et Jean-Marie Proslier. De belles scènes de Western pas totallement gratuites. Un film tourné à Aix-en-Provence. Dont plusieurs scènes tournées aux Saintes Marie de la mer. Très belle Jane Birkin. Pis Pierre Richard au sommet de son art.
« La moutarde me monte au nez » est une bonne comédie réalisée par Claude Zidi en 1974 avec Pierre Richard, Jane Birkin et Claude Piéplu dans les rôles principaux. Pierre Richard est toujours aussi dynamique, gaffeur et maladroit. Il est toujours à l'origine des moments comiques. J'ai passé un bon moment à visionner cette comédie où je ne me suis jamais ennuyé.
Un vaudeville scolaire et burlesque, porté par un Pierre Richard en pleine forme
Dans cette comédie signée Claude Zidi, Pierre Richard incarne un professeur de mathématiques un peu lunaire, embarqué malgré lui dans une affaire mêlant vedette de cinéma, paparazzi et quiproquos en cascade. L’humour repose sur les malentendus, les poursuites absurdes et l’innocence confondante du personnage principal, typique des comédies françaises des années 70.
Pierre Richard fait ce qu’il sait faire de mieux : il trébuche, il s’emmêle, il panique — et ça fonctionne plutôt bien. Le film offre quelques scènes drôles et un rythme enlevé, même si l’ensemble peut paraître daté aujourd’hui, notamment dans le traitement des personnages féminins ou des situations.
Pas inoubliable, mais sympathique dans son genre, La Moutarde me monte au nez reste une comédie légère à l’ancienne, portée par le charme maladroit d’un prof dépassé par les événements.
Le cinéma de Claude Zidi applique le burlesque au monde du travail, consacre chacun des films qui le composent à l’esquisse d’un corps de métier qu’il s’agit de miner de l’intérieur pour mieux le tourner en dérision : du flic rebaptisé « la bavure » à ceux que l’on nomme « ripoux » en passant par l’employé travaillant pour une compagnie d’assurance spécialisée dans le tourisme international alors même qu’il n’a pas le goût du voyage (Banzaï, 1983), sans oublier les « boîtes à bac » où l’on apprend tous les moyens pour tricher aux épreuves officielles (Les Sous-doués, 1980) ainsi que les casernes que l’on déserte allégrement (Les Bidasses s’en vont en guerre, 1974), l’art du cinéaste relève de l’oxymore, soit de l’attraction des contraires dans une dépendance telle qu’elle crée une dynamique tour à tour comique et humaine, conflictuelle et sensible. La Moutarde me monte au nez investit le microcosme du journalisme à scandales, celui des paparazzis capables de rassembler les vedettes de cinéma et les candidats aux élections municipales dans une même rubrique afin qu’ils se salissent les uns les autres. L’intelligence du long métrage réside alors dans sa problématisation des enjeux moraux : les prétendus gardiens de l’autorité morale, comprenons la figure du père également candidat conservateur, son électorat puritain dont fait partie, entre autres, le directeur de l’établissement pour filles Bernadette dans lequel exerce une caricature sur pattes du professeur dépourvu du moindre savoir-faire pédagogique, sont raccordés à l’hypocrisie de leur condition par un dérèglement général de l’ordre des choses. Le caractère maladroit de Pierre Durois occasionne des troubles, perturbe les mœurs de la même façon que la réunion diplomatique d’une part, le tournage d’un western spaghetti de médiocre facture d’autre part. Les trouvailles burlesques font mouche tout en rendant hommage aux œuvres ayant précédemment interrogé, par le biais du rire, les relations stéréotypées entre les hommes et les femmes – on pense surtout à Bringing up Baby (Howard Hawks, 1938) avec son léopard apprivoisé qui donne du fil à retordre à l’étranger. Claude Zidi présente alors la réalité comme trompeuse, puisque sujette aux multiples déformations de la part de journaux malveillants, redéfinit la fiction comme espace de jeu et donc d’accès à une vérité issue de la concertation entre des comédiens : spoiler: la bagarre dans l’eau constitue une métaphore puissante de cette confusion à l’origine d’une relation sincère, que redouble un baiser ultime des plus mémorables. Une pleine réussite.
C'est un plaisir de retomber sur ce genre de pépite du cinéma français quand on a un peu été biberonné aux DeFunès et aux Pierre Richard. C'est drôle et c'est d'un comique de gags qui malheureusement ne se voit plus trop dans le paysage cinématographique moderne. Rien de bien fou l'histoire est simple, un peu loufoque mais tout est là pour passer un très bon moment.
Une petite comédie très moyenne qui fait plutôt sourire que rire. Le scénario est assez improbable et les gags sont assez peu nombreux. On a connu Zidi bien plus inspiré et ce n'est pas non plus la meilleure performance de Pierre Richard. Bref ça se laisse regarder mais ça s'oublie vite.
Vues et revues, les mésaventures burlesques de Pierre Durois, prof de math et fils d'un député-maire puritain, avec une vedette de cinéma ont perdu de leur efficacité comique. D'autant plus sûrement que le comique de Claude Zidi relève moins d'un scénario ingénieux ou rigoureux que d'une succession de gags plus ou moins bien élaborés (plutôt moins d'ailleurs). Et même, ce sont les gags imaginés par l'auteur qui déterminent le scénario plutôt que l'inverse. Une façon de procéder qui tient peut-être aussi au style personnel de Pierre Richard. Au coeur de ce festival de clowneries et de maladresses façon Pierre Richard, on regrettera que le réalisateur n'ait pas développé de manière plus avantageuse les thèmes qui constituent le fond de la comédie: la pruderie de certains élus et les inventions de la presse à scandale dont fait les frais le duo Pierre Richard-Jane Birkin. En l'absence d'une dimension satirique digne de ce nom et de caractères plus subtilement dessinés, la comédie tourne un peu à vide.
Du grand Zidi ! Mais vraiment : rien que le casting est un "best of" de l'âge d'or de la comédie française, rien que Claude Piéplu en politicien et Julien Guiomar en patron de presse valent le détour, jusqu'à un Jean-Marie Proslier inattendu, ou Henri Guybet qui en fait juste ce qu'il faut, même les petits rôles sont excellents. Et bien sûr, le duo vedette qu'on ne présente plus. Mais le plus important : un vrai divertissement sans temps mort, avec des gags qui pourraient être idiots mais soit amenés par surprise, soit très courts "en passant", le tout donnant parfois un presque fou rire. Il faut se laisser porter, ici pas de scénario ni de croisements à n'en plus finir, juste de quoi bien se marrer avec aussi le running-gag de la superproduction "western spaghetti" qui vaut son pesant de pesto rosso ! Bref, un film injustement oublié au profit d'autres Zidi tout aussi excellents. A voir, à revoir, d'ailleurs je vois que le Blu-Ray existe, ce sera encore mieux qu'en "HD Ready" sur Arte avec ma pauvre connexion ADSL, encore un bon investissement à venir ! Et AlloCiné qui, pour une fois, s'est bien trompé avec un score d'affinité de 63 seulement :-D
La moutarde me monte au nez est un film de bonne qualité pour les standards de l’époque avec toujours une petite composition musicale créée pour l’occasion qui rend Les scènes comiques mémorables. Bien entendu le rythme du film et ses gags ont pris un peu d’âge mais si on doit le noter pour sa valeur dans le contexte de l’époque, il aura une très bonne note, j’ai ri plusieurs fois à en pleurer
Quelqu'un peut-il m'expliquer ce titre ? Il n'est nullement question de moutarde dans ce film, alors pourquoi ? Il n'empêche qu'on se marre bien à regarder Pierre Richard, même cinquante ans après la sortie du film. Avec n'importe quel autre acteur que lui, ça ne fonctionnerait pas. Cela dit il aurait pu inspirer Jim Carrey qui est un des rares à jouer dans ce registre. On a aussi le plaisir de voir une Jane Birkin magnifique. Elle est d'ailleurs aussi à l'aise nue dans une piscine qu'en peignoir près d'un superbe guépard. Autre monument, Claude Piéplu dans un rôle habituel pour lui d'homme de la haute société, nous gratifie de ses envolées lyriques : "Dans ce monde où la fesse est reine et où les reines montrent les leurs." Mais de quelles reines parle-t-il ? À (re)voir avec tendresse.
Un grand classique qui a fait son temps, à redécouvrir en famille, vu qu'on l'a vu en étant tout petit et que maintenant on a des enfants tout petits lol. les gags s'enchaînent à toute berzingue. ----Juillet 2023----
Dans mon souvenir ce film était un peu meilleur je pense que je me fixais sur la drolatique de Pierre Richard et son duo avec Birkin mais c'est en fait rétrospectivement la seule originalité de cette pseudo parodie qui est un amalgame de différentes thématiques de ces années 1972/74. Au final c'est un pied de nez à la moralité même si on dénonce des dérives de la presse ce qui était bien dans le consensuel de cette époque pas bien dans la finesse spoiler: telle la scène obscène de l'opération avec des flots de sang.
Une petite comédie sympa, certes inégale, mais qui fait le job en arrivant à nous divertir. Agréable pour une soirée ciné en famille. Le duo Richard/Birkin fonctionne bien et Claude Piéplu est vraiment drôle.
Parmi toutes les comédies qu’a tournées Pierre Richard, notre très estimé hystérique bouffon à nous, cette Moutarde est sans doute la pire. Ou l’une des pires du moins, car il n’est pas facile de faire le tri dans ce catalogue aux profondeurs insondables. Mon Dieu ! Le comique Français des années 70 ... Mais il a extrêmement mal vieilli ! Comment pouvait t on rire de ces pantalonnades ? Ou se situe le comique , qu il soit de situation , de répétition, de quiproquo ? Pas un sourire ne me fut arraché à la vue de ce nanar. Pour l’épauler ou plutôt le traîner un peu plus vers le fond -car Richard peut s’y traîner tout seul à dire vrai- la jeune gourdasse importée du pays du pudding, Jane Birkin, fait son maximum alors que Claude Zidi naturellement enclin à réaliser ce genre de stupidités délivre un film qui se surpasse dans la niaiserie. Alors, c’est vrai, ils ont Jim Carrey les Yankees mais nous on a notre Pierre Richard qui a sévi bien plus longtemps ! D’ailleurs, on ne s’en est pas encore (vraiment) remis… même si d’autres débiles ont pris la relève, depuis lors (Omar Sy, Dubosc, Dany Boon, Merad et j’en passe ).