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L'homme sans nom
178 abonnés
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3,5
Publiée le 28 septembre 2025
Le regretté Robert Redford réalise un film à son image : humain, hommage à la nature et a'à ceux qui vivent à ces côtés, loin des grandes villes. La pêche est sacrément bien mis en valeur. Et les acteurs, dont un Brad Pitt tout jeune, propose des personnages ambiguës et intéressants à suivre même si le récit reste assez linéaire.
Redford derrière la caméra & pas devant, c’est assez rare pour qu’on se demande d’où vient au juste la veine américaine de ces films country qui ne sont pas des westerns. Sous la baguette d’Edward Zwick, Brad Pitt ferait deux ans plus tard un autre film mettant en scène des frères du Montana – trois, cette fois-là, le ”niveau au-dessus” de Legends of the Fall. Mais il ne faut pas jeter la pierre de la comparaison trop vite à la rivière de Redford, qui ne m’a rien demandé & qui arrive, sans Hopkins (oups, je comparai derechef) à construire son univers narratif.
La photo aurait pu mieux rendre hommage aux magnifiques paysages du Nord-Ouest, je trouve, mais il a d’autres atouts pour nous impliquer, à savoir s’impliquer lui-même. Tiré d’un roman semi-autobiographique de Norman Maclean (rôle tenu par Craig Sheffer aux côtés de Pitt), le film a bénéficié de consultants en matière de pêche à la mouche au point que c’en était presque ridicule, car ce n’était pas l’objet. Force est toutefois de constater que tout le monde y trouve son compte, surtout les acteurs secondaires qui se tiennent là comme des ombres en arrière-plan des souvenirs. Une place pas forcément juste, mais qui sonne juste, de quoi rythmer la vie des Maclean depuis l’enfance de Norman (interprétée par un tout jeune Gordon-Levitt) jusqu’à son grand âge.
Qu’importe qu’il y ait ”trop d’arbres”, comme un éditeur le reprochait au vrai Maclean avant qu’il ne réussît à se faire publier, quand les pièces d’une ode familiale sont disposées avec la poésie d’une authenticité mûrie. Cette même réflexion existe dans les idées qui transparaissent derrière chaque scène & qui nous font dire que Redford a vraiment cherché à donner vie aux décors, une vie d’antan qui respire la nostalgie aussi sûrement que le cours de la rivière est inflexible.
En-dehors de tout cela, ce sont sans doute les personnages qui convainquent moins. Un père poli (…par les années passées par l’auteur à se le remémorer ?), Pitt à l’aise dans ses mimiques mais fainéant dans l’envol & Sheffer presque aussi ”dull” que son rôle, tout ça n’est pas pour s’inscrire dans le caractère durement épopéique du tout. Il faudra plutôt se reposer sur le naturel, notamment féminin, qui émerge pour une fois des costumes & des coiffures vintage.
Redford s’y voyait déjà, alors peut-être a-t-il négligé l’enfance, mais son far-western romanesque est loin de revenir bredouille de la pêche aux images.
« Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford (1993) est un film qui me touche très profondément car il retrace en partie le parcours de ma vie avec un père (qui n’était pas pasteur) non pas pécheur à la mouche (hélas) mais en étang … et un frère au caractère très opposé au mien ! Inutile de souligner la beauté des décors naturels du Montana et l’interprétation magistrale de Brad Pitt mais aussi des autres acteurs et actrices.
Norman et Paul MacLean sont deux frères élevés dans le respect de la religion presbytérienne et l'exercice de la pêche à la mouche, que leur père pasteur leur inculque avec sévérité mais bienveillance. Norman quitte sa région pour faire des études tandis que Paul reste sur place. Quand Norman revient qualques années après, il doit se réadapter mais se rend finalement compte que le temps semble s'arrêter et finit par reprendre le cours de sa vie d'avant, fasciné par son jeune frère qui a fait de sa pratique de la pêche un art véritable. Cette chronique familiale superbement filmée, aux paysages idylliques, où le temps semble s'être figé, véhicule des valeurs humanistes fortes et intelligentes. La relation de ses deux frères très différents et pourtant très proches grâce à leur éducation mais surtout leur passion commune est d'une authenticité rare et ne laissera personne insensible. Oeuvre bucolique et ode à la vie et à la beauté, Et au milieu coule une rivière est un film magnifique et émouvant qui vous marque pour longtemps.
Difficile de faire plus académique que ce film bien représentatif de la production mainstream des années 90. Sage, lisse, sensible et imprégnée de morale religieuse, cette saga familiale au long cours peut quand même compter sur deux atouts majeurs: les sublimes paysages du Montana et le charisme du jeune Brad Pitt, qui éclipse littéralement tout le reste du casting.
Robert Redford nous délivre une chronique familiale poétique avec les jolis paysages du Montana. En ce début du vingtième siècle, on suit le destin (dramatique) des deux frères Maclean (Craig Sheffer et Brad Pitt) passionnés de pêche à la mouche.
J'ai beaucoup aime ce film d'une grande sensibilite et poetique qui traite des rapports familiaux, fraternels et plus globalement de notre rapport a la vie a mesure que l'on grandit, que l'on aime, que l'on perd et que l'on se construit. Et le cadre de l'histoire est absolument magnifique.
Troisième réalisation pour Robert Redford, bien avant son chef d’œuvre : L'Homme qui murmurait a l'oreille des chevaux (1998). Avec Et au milieu coule une rivière (1993), le cinéaste adapte le roman autobiographique de Norman Maclean et nous restitue une œuvre simple mais passionnante, une hymne à la nature sur fond de drame humaniste. La beauté des paysages, les couleurs et l’osmose qui s’en dégage sont sublimes (d’où l’Oscars de la Meilleure Photographie). Quant à la distribution, les rôles sont impeccables, tous attachants quels qu’ils soient, tant le duo Brad Pitt & Craig Sheffer que Tom Skerritt. Une réalisation toute en finesse, belle et remarquable, qui va vous donnez à coup sûr l’envie d’aller à la pêche !
Est-il possible de réaliser un film basé uniquement sur deux frères amateurs de pêche? C'est le défi que releva Robert Redford en adaptant une célèbre autobiographie en cette illustration d'une Amérique puritaine dont il semble nostalgique et qu'il filma aussi magnifiquement que l'aurait fait Terrence Malick (un oscar de la meilleure photographie amplement méritée!). Cependant, les relations fraternelles, au centre de cette histoire, manquant d'intensité et la narration pleine de longueurs font de ce film une source d'ennui regrettable.
Et au milieu coule une rivière est un bon biopic de Robert Redford. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est travaillé, intéressant et efficace. Il y a un bon rythme et le spectateur reste scotché au film du début à la fin. De plus, les acteurs comme Brad Pitt, Craig Sheffer ou encore Tom Skerritt sont irréprochables dans leurs rôles.
Tiré d’une nouvelle autobiographique de Norman Maclean dans laquelle Robert Redford trouve beaucoup de similitudes avec sa vie, le film raconte celle d’une famille unie, principalement marquée par les prêches du papa pasteur et son amour inconsidéré pour la pêche à la mouche. Tous les grands moments se passent autour de ce petit coin de paradis que le cinéaste apprivoise dans les silences d’un fil qui tournoie et les non-dits des deux frères que l’on imaginait unis à jamais. Le destin en décidera autrement, de façon très romantique et contrariée. Ce film est en enchantement tendre et bucolique, une ode à l’écologie et le portrait tout en nuance d’une famille pas si tranquille que cela… Brad Pitt tenait déjà parfaitement les rênes de cette folle chevauchée aux côtés d’une palette d’excellents acteurs, dont Craig Sheffer et Tom Skerritt. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Cette belle fresque est avant tout une histoire d'amour fraternel, avec tout ce que cela implique comme sentiments forts, des plus beaux aux plus conflictuels. Les jolis paysages du Montana sont magnifiés par la caméra de Robert Redford, plus inspiré que jamais. Sa réalisation est sobre et sans fausse note. Jamais long ni ennuyeux, "Et au milieu coule une rivière" a tout du film attachant grâce à ses personnages, tous plus convaincants les uns que les autres, et à qui on peut facilement s'identifier.