Après l'enlèvement d'un soldat anglais qui tourne mal, un membre de l'IRA, ayant fraternisé avec la victime, tente de retrouver la petite amie de celui-ci. "The Crying Game" est un film assez atypique, qui mélange une intrigue autour d'un complot terroriste, et une histoire d'amour très peu conventionnelle. Par conséquent, son scénario offre quelques surprises, dont un célèbre rebondissement qui, pourtant, est lui assez prévisiblespoiler: (la voix, l'allure, et le visage de Jaye Davidson mettent vite la puce à l'oreille) . Au delà de ces éléments, et des thèmes abordés (le nationalisme, la sexualité, etc.), le film bénéficie d'une belle photographie, et le couple Jaye Davidson / Stephen Rea est attachant.
FOREST WHITAKER et STEPHEN REA sont exceptionnels dans ce face à face, la fin du film est tout simplement éblouissante, un film culte à voir et à revoir!!!!
ouah quelle claque j'ai prise en regardant ce film en DVD !! déjà Forrest Withaker touchant, émouvant, éblouissant, ensuite le déroulement du scénario et la révélation de QUI est réellement son amie de coeur Dil .....
Fergus en "volontaire" de l'IRA, victime de son bon coeur, généreux, englué dans cette histoire violente, qui le dépasse ....
A VOIR absolument, en DVD pour celui qui comme moi l'a raté au ciné à sa sortie !!
En termes de rapports sujet/esthétique/production, c’est sans aucun doute l’un des films les plus étonnants que j’aie pu voir: un sujet à la Almodovar, un univers et un traitement à la Ken Loach et une esthétique plus proche d’un Cronenberg des années 80. Ça donne un film vraiment intéressant, qui commence comme un petit huis-clos prévisible et sans grand intérêt, avant de rebattre complètement les cartes avec cette romance assez fascinante, pour finalement faiblir un peu avec une dernière partie qui frôle le grotesque et l’invraisemblance (notamment par son traitement du personnage de Dil), sans pour autant y tomber complètement.
Un film assez perturbant, complexe, dérangeant parce qu'il aborde plusieurs sujets totalement différents et pas ce que l'on peut appeler des sujets politiquement corrects... La première partie a un contenu politique, une charge assez féroce envers l'IRA ou du moins envers certaines de leurs méthodes, autour du kidnapping d'un soldat anglais (Forest Whitaker, toujours excellent !!!) par des membres de cette organisation (on signalera aussi Miranda Richardson dans le rôle d'une des pires salopes de l'Histoire du cinéma !!!) et de l'amitié qu'un de ces derniers (Stephen Rea, remarquablement sobre !!!) va développer avec la victime. Et puis deuxième partie, on passe totalement à autre chose. C'est très distinct. Notre membre de l'IRA qui s'est réfugié à Londres va chercher "la compagne" (Jaye Davidson parfait !!!) de notre soldat et en tomber éperdument amoureux. Là on va partir totalement sur autre chose à savoir une histoire d'amour hors-norme... Avant que les thématiques de la première et de la seconde partie finissent par se confondre dans vingt-cinq dernières minutes assez tendues. Bon pour le spoiler, j'avais deviné. Il n'a rien de surprenant. L'introduction du deuxième récit (car on peut l'appeler comme cela !!!) est un peu longue à se mettre en place. "The Crying Game" n'est donc pas sans défaut. Mais qu'on adhère ou pas (moi, j'ai plutôt adhéré !!!) à ce mélange de thématiques et aussi de genres a-priori totalement antinomiques, on ne peut pas rester indifférent à cette oeuvre peu voir même pas du tout conventionnelle de Neil Jordan.
D'une rare étrangeté cette bobine, on navigue constamment entre drame intimiste, polar politique et thriller et force est de constater que l'on décroche difficilement du métrage. Dès le départ, on est rapidement pris dans l'intrigue sans trop savoir où l'on va puis à plusieurs reprises Neil Jordan prend tout son petit monde à contre pied avec des ruptures étonnantes. Même si le film est un peu long, il n'en reste pas moins déroutant et le casting est de qualité, notamment le sidérant Jaye Davidson que l'on ne verra que très peu au cinéma finalement (Stargate). L'impression au final est étrange mais le pari semble réussi et ça ne laissera personne indifférent, en tous cas, l'émotion est au rendez-vous, à vous de juger ...
Bien qu'il y ait de sérieuses longueurs et des dialogues assez pauvres, on pardonnera tout à ce film grâce à son scénario imprévisible. D'ailleurs, je lance un défi à quiconque le prévoit. Pourtant, rétrospectivement, les indices sont gentillement distribués dès le début...
Un bien étrange objet. Avec tout l’artifice et l’affèterie des années 80, mais aussi un scénario qui joue formidablement de l’ambivalence, de l’identification, du faux semblant… dramatiquement extraordinaire. Je l’avais vu en salle à sa sortie. A le revoir on perd l’effet de surprise du milieu, mais ça reste tout de même assez fascinant. Pour l’effet d’illusion dévoilée faisant partir le récit dans un sens inattendu je n’arrive à comparer qu’à « L’homme qui tua Liberty Valence », qui, par ailleurs n’a évidemment strictement rien à voir. « The crying game » démontre au moins le génie de scénariste de Neil Jordan.
Film étonnant (si on ne connait pas la surprise qui survient en milieu du film), et qui a certainement été particulièrement surprenant dans les années 80. Le film reste intéressant, bien interprété, avec une atmosphère "spleen des années 1980" qui peut ne pas plaire mais qui n'enlève rien à la trame de l'histoire. Un film culte en tous cas qui mérite d'être vu.
Surtout connu pour une scène il est vrai particulièrement surprenante, « The Crying Game » déçoit malheureusement un peu en ce qui concerne tout le reste. Non pas qu'il y ait quelque chose de vraiment honteux là-dedans, mais on reste un peu sur sa faim quant à cette histoire d' « amour » et de vengeance parfois pas loin de l'ennui, et ce même si le thème de l'IRA est plutôt bien exploité. On se contentera alors de quelques dialogues bien sentis et un sens des situations évidents de la part de Neil Jordan, son sens du rythme étant en revanche assez particulier... Une curiosité.