Classique de chez les classiques parmi les péplums, « Spartacus » a beau être manifestement le film le moins personnel de Stanley Kubrick (ce qu'il reconnaîtra d'ailleurs lui-même), il n'en reste pas moins un standard du cinéma près de soixante ans plus tard, faisant preuve d'une maîtrise et d'un sens du spectacle de tous les instants. Aussi riche dans son histoire que dans ses décors et costumes monumentaux, doté d'un impressionnant casting où quasiment chaque personnage est développé avec soin, l'œuvre alterne ainsi scènes d'action millimétrées et rigueur historique pour nous offrir le résultat le plus ambitieux qui soit, et ce malgré une histoire d'amour peu captivante ou une durée légèrement excessive, la dernière demi-heure m'ayant même paru un peu longuette. M'enfin, quand on voit le nombre de moments inoubliables et l'impression de grandeur que nous laisse ce projet mené remarquablement par Kirk Douglas (également producteur), il serait bien dommage de s'arrêter trop longtemps sur ces quelques réserves face à la maestria proposée par maître Kubrick. Du grand art, et une très grande chance pour votre serviteur que d'avoir pu le redécouvrir au cinéma!
J'étais vraiment pas chaud pour me taper 3h de péplum, je ne l'avais jamais vu alors je me suis forcé. Évidemment je ne regrette pas, malgré quelques longueurs et autres moments d'absence de ma part, j'en sors agréablement surpris. C'est grandiose, titanesque. Kirk Douglas est immense, Tony Curtis a la grande classe.
Spartacus est un grand moment de cinéma, un chef-d'oeuvre admirable qui n'a en aucune manière vieillie. Spartacus est bien la preuve qu'un film de commande peut être devenir un monument du 7ème Art. Le film dure 3 heures mais on ne voit pas le temps passé, l'histoire est très belle (et inspirée de faits réels), la bataille est superbement filmée et la fin vraiment émouvante. Du grand cinéma qui fait vraiment aimer cet art, on vibre d'émotion face aux épreuves des personnages magistralement interprété par des acteurs de prestige.
L'un des films de Stanley Kubrick que j'ai le moins apprécié, sans doute à cause de son côté trop conventionnel. Pour moi, le réalisateur n’atteint les sommets qu'avec son Docteur Folamour ; pour ne plus les quitter. Or, avant Docteur Folamour, il y a eu Lolita ; et avant Lolita, Spartacus. Comprenez moi bien. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé. Je dis juste qu'il manque au film le côté anticonformiste qui m'avait séduit et qu'on retrouve dans tout les autres Kubrick. On a l'impression de se retrouver devant un péplum épique, blockbuster des années 60. Et pourtant, Stanley Kubrick disait lui même : "L'une des choses que j'ai voulu éviter en filmant Spartacus, c'était de le traiter comme un péplum." Personnellement, mais ça n'engage que moi, je trouve que l'objectif n'a pas été atteint. C'est ce en quoi le film m'a déçu.
Cela s'explique sans doute, en partie, par les conditions particulières dans lesquelles a été tourné le film. A savoir que Kubrick a récupéré le train en marche, si je puis dire. Kirk Douglas, le producteur exécutif et acteur principal, avait déjà confié la réalisation à Anthony Mann. Mais suite à des désaccords, il quitta le projet ; lequel fût confié à Stanley Kubrick. Et c'est là que ça devient intéressant. En effet, Spartacus, c'est le seul film du réalisateur américain où il n'aura pas un contrôle absolu sur la production, devant respecter les choix souverains de Kirk Douglas. Sur ce sujet, il en dira : "Quand Kirk m'a proposé de réaliser le film, j'ai pensé que je pourrais en faire quelque chose, à condition de pouvoir modifier le scénario. Mais mon expérience m'a montré que, s'il n'est pas spécifiquement stipulé dans votre contrat que vos décisions seront respectées, il y a de fortes chances pour qu'elles ne le soient pas. Le scénario aurait pu être amélioré au cours du tournage mais ça n'a pas été possible. Kirk était producteur exécutif. C'étaient lui, Dalton Trumbo le scénariste et Edward Lewis le producteur, qui décidaient de tout." Dès le départ, il apparu évident que Kubrick et Douglas n'avaient plus les relations amicales qu'ils avaient pu avoir sur le tournage des Sentiers de la Gloire. Avec le recul, on peut supposer que Douglas avait peur de la renommé de Kubrick. Il avait sans doute peur qu'il vienne lui voler la vedette et la paternité du projet. Et quand on voit quel monstre du cinéma est devenu le réalisateur américain, on ne peut que constater que cette peur était justifiée. Pour preuve, aujourd'hui, quand on parle de Spartacus, on parle de Kubrick et non pas de Douglas. Pour finir, les deux hommes ne se réconcilièrent pas. Douglas en dira : "certains réalisateurs sont talentueux, d'autres sont des salauds ; Kubrick est un salaud talentueux."
Pour en revenir au film en lui même, comme je l'ai dis au début, je le trouve trop conventionnel, pas assez spécial, trop commun. (Quoiqu'à l'époque, il pouvait apparaître comme assez atypique.) Après, c'est sûr qu'on est loin, pour autant, de passer un moment déplaisant. Le film est un très bon péplum épique de trois heures, qui a extrêmement mal vieilli visuellement (mais c'est ce qui fait son charme aujourd'hui). Et puis, pour tout ceux qui sont intéressés, voir fascinés, par la période antique, vous ne pourrez qu'être séduit.
En résumé, un film qui surprend dans la filmographie du réalisateur ; mais qui n'en reste pas moins assez sympa.
Classique de chez les classiques, Spartacus est probablement le moins bon Kubrick mais reste tout de même un monument avec sa reconstitution minutieuse et ses nombreuses intrigues. La final est poignant entre le grand Spartacus - Douglas et la jolie Jean Simmons.
Un bon peplum, peut-être un peu trop classique (surtout pour Kubrick...). Néanmoins les personnages sont crédible et le scénario suffisamment riche pour nous captiver pendant 3 heures.
Un Classique de Kubrick . Une Oeuvre Cinématographique qu'il faut avoir vu pour connaître entièrement l'univers du réalisateur . C'est cependant son film le moins personnel . Oui , il est difficile de croire que c'est Kubrick , lui-même qui à réalisé ce péplum , alors que son genre est plutôt défini dans la controverse ( Orange Mecanique , Shining ) . "Spartacus" est très bon film historique , ça inutile de le nier . Mais il en reste quand même un défaut qui gâche une grande partie du film : la longueur . Le film en version intégrale dure 3h30 , ce qui est très long . Mais le réalisateur se perd dans des discussions qui n'ont aucun sens avec la trame principale de l'histoire . Au final , on se dit que 1h30 aurait pu être supprimé tellement le film joue de grosses pause dans l'élan de l'action . Un Bon Film , mais beaucoup trop long , où l'on perd largement patience au bout de 2h .
Certes, la touche de Kubrick n'est guère tangible, notamment au niveau musicale, mais c'est un bon péplum, qui nous entraine dans la guerre servile mené par Spartacus, à laquelle est rajoutée une touche de romance.
Le meilleur peplum de tout les temps. Kirk Douglas est exellent et les decors sont magnifiques. Le péplum le plus spectaculaire de tout les temps ! Normal, c'est Stanley KUBRICK qui le réalise !