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VERTIGO
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0,5
Publiée le 21 août 2025
Avec Eliott Gould on retrouve dans ce privé la nonchalance du début des années 70 que l'on retrouve dans MASH du mêe Robert Altman. Donald Sutherland aurait pu jouer le rôle de Sterling Hayden mais on aurait tout de suite fait le lien. Eliott Gould n'arrête pas de sourire et de fumer comme dans MASH. On a l'impression d'une farce avec un Philip Marlowe qui ne se prend jamais au sérieux tout en étant très distant de tout ce qui lui arrive et ce qu'il voit. Ce n'est ni Mitchum, ni Bogart. C'est déjà un autre monde comme dans Mash. Mais moi je préférait Bogart, Mitchum et les autres même si Gould joue bien le Mash....
Le film ma séduit dès son commencement, lintroduction est jubilatoire. Un détective privé se lève à 3h du mat pour donner de la pâtée à son chat. Malheureusement, il ny en a plus, il doit alors sortir pour aller lui acheter sa boite préférée. Seulement, il ny a plus de pâtée de la marque préférée au Supermarché, il prend donc une autre marque. Mais arrivé chez lui, le chat refusera de manger car il sent bien que ce nest pas la bonne pâtée. Dès le commencement, on comprend bien que ce détective ne réussit pas ce quil entreprend, cest un perdant quoiquil fasse. Malgré tout, il restera flegmatique pendant tout le film. Cest ironique à souhait, Elliot Gould a une classe démentielle, cest lui qui explose lintérêt de lhistoire. On ne sennuie jamais, son impertinence est hilarante sur certaines répliques. Il est vraiment lindividu sans complexe qui ne se soucie pas de ce qui va lui arriver. Il ne prend jamais rien au sérieux, toute réponse à quelquun est un prétexte pour raconter une connerie. Il a une dégaine et un style avec sa clope dans le bec qui le rend complètement crédible, blagueur charismatique dans ce « comico-polar » californien. Je suis tombé amoureux de ce film, jair rarement vu un rôle qui va si bien à un acteur, ce personnage est fait pour lui. Altman montre les années 70 dans toutes leurs splendeurs, on aura bien sur droit au petit suivi de la cabriolet sur un boulevard de Los Angeles. Altman ma complètement étonné, des personnages odieux et cruels qui sont malgré tout très drôle dans leurs actions de total pulsion. Ce comique un peu sadique est particulier mais il nest pas déplaisant. Par exemple, un chef de gang, après avoir dit à sa femme quil laimait, explosera une bouteille de whisky sur son visage. Un geste qui peut paraître cruel mais il est tellement paradoxal quil fait rire. La fin est étonnante et se raccorde totalement à ce quon a vu au début, on peut même en tirer une morale.Simple et classique mais efficace.
Il n'y a pas de + grand amour que donner ses baux immobiliers pour ceux qu'on aime un peu ; et comment rater ce polar doté de ce lover certain & vrai mystique n'aimant dans la vie en général que donner à son prochain ? ( Et y a-t-il quelqu'un, d'autre part, pour observer le moindre doute à ce constat ? ) ( Elliot Gould vit maintenant à Burbank,Ca. ; ou il est devenu un célèbre journaliste people : Quant à son chien - Pour les curieux... -, il est en passe de devenir le non moins célèbre chien politique Mabrouk. )
Mon Dieu, que j'adore ce film ! Robert Altman revisite le film noir en lui insufflant une bonne dose de "coolitude" .Elliott Gould fait des étincelles dans la peau d'un détective à la tchatche invétérée et à l'humour mordant. "That's okay with me" !
J'aime bien Philip Marlowe et son interprète Elliot Gould est sympathique. Mais le film a pris un sacré coup de vieux. L'intrigue est mollassonne et obscure, les personnages manquent de subtilité. Au moins on n'a pas les fusillades, les courses poursuites et les litres d'alcool qui caractérisent les polars américains d'aujourd'hui. On peut de passer de voir ou revoir.
Un bon début de film cynique et désabusé bien dans la veine pessimiste d'Altman, malheureusement le reste ne suit pas et on s'ennuie quelque peu.Eliot Gould est parfait en détective privé looser mais le scénario se traîne et s'avere peu captivant.Quelques éclats de violence ponctuent un film qui laisse un sentiment d'inachevé.
Mark Rydell nous a présenté « The Long Goodbye » comme le meilleur Altman… Alors je me suis dit que j’allais en être ravi, moi qui est déjà adoré « The Player » et « MASH ». Mais ce privé ne m’a pas tellement séduit. La première séquence et le côté grotesque de sa situation était étonnant et drôle – tout ca pour un chat… - mais la suite du scénario traîne, et ne s’envole véritablement jamais. On ne reconnaît pas spécialement la griffe de Robert Altman à travers ce film, on ne reconnaît pas son côté subversif développés dans ses deux autres longs métrages précédemment cités. A reconnaître toutefois qu’Elliot Gould livre une prestation d’acteur des plus remarquables.
Retour de Philip Marlowe, trente ans après le sublime Grand Sommeil de Howard Hawks. Eliot Gould, impeccable dans le rôle réussit à simposer en digne successeur dHumphrey Bogart. Le privé est un polar noir et sec, au style 70s flamboyant, le tout teinté de lironie mordante de Robert Altman. Une ballade nostalgique, lente, sombre, flamboyante. Grand film.
Vu au cinéma pour sa ressortie il y a des années et revu il y a quelques jours, et le ressenti est le même à la fin du film qu'il y a des années, une sensation de bien-être et de plénitude sans doute dû à la nonchalance du personnage joué avec beaucoup de charisme par Eliott Gould, le scénario bien construit et Los Angeles, sa côte, l'océan et les jolies filles hippies de ce début des années 70's
Robert Altman déconstruit les codes du film noir classique en transplantant le détective Philip Marlowe dans une Amérique des années 1970 qui ne partage plus les valeurs du monde auquel il appartient. Elliott Gould compose un Marlowe désabusé, flottant dans un univers absurde où la loyauté, l’honneur et la vérité semblent avoir perdu toute signification. La mise en scène volontairement relâchée d’Altman, faite de dialogues qui se chevauchent et de cadres constamment mouvants, traduit parfaitement cette sensation de désorientation morale. Derrière l’ironie et la nonchalance apparentes se dessine une réflexion amère sur la disparition des mythes américains et l’érosion des repères collectifs. Malgré une narration parfois délibérément décousue, Le Privé demeure une relecture brillante et profondément mélancolique du film noir.
Le privé est un polar pas mauvais, mais pas génial non plus. Un film noir, à l'humour noir, aux images noires. Les acteurs sont pas mauvais c'est vrai, mais la réalisation et l'histoire sont des plus banales. Bon, c'est pas mal quoi.
Los Angeles, l'aire du cool, fifties, Marlowe est réveillé en pleine nuit par son chat et va lui acheter sa paté préférée au supermarché. Il prend la voiture, la caméra le suit dans ses déambulations, rien ne l'affecte, pas même les nudistes qui logent juste en face de chez lui. Le gars vit sur une autre planète ou plutôt se fout de tout comme ilm ailme à le répéter souvent "dans le fond je m'en fous"! Oui mais voilà un meurtre est commis, le principal suspect est en fuite et une créature de rêve l'embauche. Sans oublier un gangster juif qui lui court après. Le ciel se couvre pour Marlowe, qui sera transformé par cette expérience.
Le privé est un film inclassable. La mise en scène est soignée, les décors étudiés et le scénario en acier inoxydable. Le rythme du film est contrôlé et maîtrisé. Les acteurs sont bien dirigés, soucieux de répondre à l'intention du metteur en scène. Sterling Hayden est le seul à manquer de mesure. Les premières minutes du film sont à resserrer, toutes les scènes sont indispensables, il n'y a rien à soustraire, juste que la caméra soit un peu moins paresseuse. Gould-Marlowe nous donne le sentiment qu'il a autant de pouvoir qu'un homme d'État, que rien ne peut lui arriver, il n'est dupe de rien et profondément humain. Raymond Chandler, le créateur de Philip Marlowe (Elliott Gould est parfait dans le rôle) nous attire vers ce personnage que nous avons mieux envie de connaître. Tout ce que je peux ajouter est que la fin de ce film est digne d'un excellent polar, subtil, tout en finesse, sans démonstration grandiloquente. Une scène version française... En entrant chez Marlowe-Gould, le petit caïd du film lui dit : - C'est ta crèche... Pas de réaction de la part de Marlowe. - Tu payes combien pour cette piaule minable... Marlowe-Gould lui répondra qu'un petit chez soi vaut mieux qu'un grand chez les autres. À présent, la même scène version originale... - Tu habites ici ? lui demande le caïd psychopathe. Pas de réponse de la part de Gould-Marlowe. - Tu payes pour vivre là-dedans, poursuit-il. Il faut dire que l'appartement de Gould-Marlowe n'est guère mieux qu'un garde-meuble. - Tout foyer a son âme, proclame enfin Marlowe. - Ton âme est dans une poubelle, alors. Voilà, la note du film est donnée, à vous de choisir votre version.