Le Privé
Note moyenne
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landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2013
La force du film réside dans son personnage,un privé dont la nonchalance et l’humour pince sans rire donne un ton vivant au film. L’enquête n'est pas superbement mené de la part d'Altman mais la mise à l'écran de ce personnage de roman suffit à rendre le film vraiment bon,l'un des meilleurs du réalisateur.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2014
Franchement pour tout vous dire ça fait longtemps que je voulais voir ce film, j'avais adoré MASH et the player et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu d'Altman (l'un des rares réalisateurs américains "contemporains" que je considère).

Je tremblais durant tout le début du film, toute la séquence avec le chat, le type qui croise ses voisines hippies à poil, la bouffe pour chat, c'était juste génial. C'était juste du train-train quotidien, la routine, pas d'intrigue, juste un chat difficile, quelques vannes et ça suffit pour se mettre dans l'ambiance, comprendre qui est le personnage, son attitude, sa façon d'être, et ça sans réellement de dialogue juste en le suivant dans un acte routinier et banal. Et j'ai adoré.

Après il fallait forcément qu'il y ait une intrigue, ce meurtre, ce suicide… Et comment souvent dans ce genre de films ce n'est pas ce qui est réellement intéressant ou important, ce qui est génial ici c'est les personnages, le cynisme et le ton désinvolte du héros… le docteur ultra louche, le mafieux juif qui est complètement malade, le romancier alcoolique… et le chat difficile.

J'aime vraiment le ton désabusé du film, ce charme désinvolte qu'il peut avoir. Et il en résulte une atmosphère où finalement on a jamais vraiment peur pour le héros, où même les scènes "chocs" ne choquent plus réellement, on est comme le héros, blasé de tout ce merdier et on a quand même cette petite envie d'avoir le fin mot de l'histoire, savoir à quel point c'est absurde.

C'était vraiment très bon, même si je dois avouer trouver qu'il y a une baisse par rapport au tout début du film avant que l'intrigue ne commence. Limite j'aurai adoré suivre ce type faire ses courses au supermarché pendant 2h. C'est le genre de film où il n'y a pas besoin d'histoire, les personnages et le ton suffisent.

En tous cas c'était juste excellent avec en plus ce petit côté marche funèbre cynique… Délicieux.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2017
Le début est plus que prometteur… Bien filmé et très original, Philip Marlowe réveillé à 3 heures du mat. par son chat affamé, se réveille, allume sa première cigarette (il ne les quittera plus) se lève (il dormait habillé avec ses chaussures) et va au super marché chercher la boite d’aliments espérée. Rupture de stock, le vendeur lui en conseille une autre. De retour il se dissimule aux yeux du matou et transfère le contenu de la boite apportée dans une vide ayant contenu celle réclamée…Ruse éventée; le chat n’en veut pas et se sauve…On comprend alors que c’est un ''loose''r trop gentil que même son chat quitte. La suite ne sera plus hélas qu’un long pensum car se vouloir être créatif est une chose mais tenir la distance une autre et Altman n’y arrivera pas. En dehors de Nashville, qui s’en passe avec bonheur, le réalisateur ne pourra jamais conclure ses idées qui resteront inachevées ou inacceptables comme ici avec le crime final.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2011
Polar en forme d'exercice de style,"le Privé"(1973)déconcerte par sa nonchalance et son humour à froid.Reprenant le célèbre héros de Raymond Chandler,le détective privé Philip Marlowe,l'inclassable Robert Altman en fait une personne solitaire,qui se parle à lui-même et à son chat,et qui résoud ses enquêtes à son rythme,avec cette certitude que la vérité finit toujours par éclater.L'interprétation décalée d'Elliot Gould,immédiatement attachant,contribue à donner à Marlowe un côté pathétique,sans illusions,mais en même temps défenseur des causes qu'il juge essentielles.La fin est provocante,mais Altman se permet beaucoup de digressions,qui plombent un peu l'intérêt pour une intrigue peu captivante.Il abuse également des mouvements de caméra,et d'autres expérimentations.En revanche,il étonne par moments,par exemple,en filmant un écrivain alcoolisé en pleine noyade progressive,ou quand la petite amie du caïd se fait casser le visage à coup de bouteille.Dans l'ensemble,c'est un policier assez inégal,comme la carrière d'Altman d'ailleurs,qui possède l'atmosphère adéquate du Los Angeles d'époque corrompu,mais absolument pas le scénario qui va avec.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2012
Comme toujours quand il s'agit de porter à l'écran Raymond Chandler et son personnage mythique Philip Marlowe, c'est l'atmosphère qui compte et pas l'intrigue ; de toute façon essayer de piger entièrement quelque chose à cette dernière est une perte de temps. Tout ceci, Robert Altman l'a très bien saisi à travers cette transposition dans les années 70. A ce niveau-là, la première heure est une belle réussite et peut même être considéré comme ce qu'Altman est capable de donner de meilleur. Après ça diminue un peu d'intensité malgré quelques éclats jusqu'à un final superbe avec une réplique finale superbe où Philip Marlowe assume pleinement son statut de loser mais pas du tout celui de loser qui a perdu son chat. D'ailleurs dans le rôle du détective, souvent critiqué, je trouve pourtant Elliott Gould très convaincant. Il arrive à donner une fausse nonchalance et une véritable humanité à Marlowe qu'un Bogart, trop cynique pour cela, dans le même rôle ne lui a pas donné. Le tableau de Los Angeles, grâce à quelques détails apparemment anodins mais qui sont loin de l'être, ensoleillé de forme, pourri de fond, est très vivant et crédible. Quelques personnages secondaires bien croqués, en particulier le petit chef de bande taré et un peu flippant véritable ancêtre de Joe Pesci dans "Les Affranchis", rendent le tout vraiment intéressant. La première heure est le meilleur d'Altman mais dans l'ensemble, en dépit de quelques coups de mou, c'est peut-être le meilleur film d'Altman tout simplement.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2014
La façon dont l’une des figures majeures du film noir, le personnage de Philip Marlowe créé par l’écrivain Raymond Chandler et précédemment immortalisé par notamment Humphrey Bogart dans Le grand sommeil, est remise au gout du jour par Robert Altman est un prétexte idéal pour le réalisateur de redonner un coup de jeune à un genre en perte de vitesse. En donnant davantage de place à la désinvolture que dégage ce détective blasé, en décalage avec son temps car sûrement coincé à l’époque de l’âge d’or du film noir, et à son quotidien dans un Los Angeles dans l’esprit des années 70 (caractérisé par ses voisines hippies et son gardien fan des stars de l’époque) qu’à l’intrigue elle-même, Le privé est une œuvre à part qui réussit à jouer des stéréotypes du genre tout en leur apportant une touche d’autodérision et une mise en scène moderne. Car même si beaucoup de personnages, comme la femme fatale incarnée par Nina Van Pallandt et son mari, l’auteur alcoolique interprété par Sterling Hayden, sont des clichés mais ils sont utilisés dans des scènes, telles que celle de la noyade, d’une intensité qui les rendent uniques.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2019
Le début m’a vraiment amusé, puis je me suis gentiment lassé et j’ai fini par sombrer peu avant la fin dans un léger sommeil... Qu’écrire de plus si ce n’est que le film de Robert Altman est bien trop inégal mais que la nonchalance de ce Philip Marlowe des "seventies" doit tout à la délectable interprétation d’Elliot Gould.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2017
Loin de l'image du détective privé immortalisé par Humphrey Bogart, Robert Altman livre avec "Le Privé" une réjouissante variation sur le film noir moderne. Son héros, Philip Marlowe, délicieusement interprété par un Elliott Gould tout en gouaille et en nonchalance, est un homme un peu paumé, qui perd son chat, fume clopes sur clopes et s'en prend un peu plein la tronche sans vraiment réussir à s'imposer. S'il est intelligent et qu'il a du flair, il se fait souvent malmener mais comme il le dit si bien : "it's okay with me". Dès le début du film, Altman et sa scénariste Leigh Brackett montrent bien que l'intrigue n'est pas primordiale : on y voit Marlowe tenter de nourrir son chat, sortir faire des courses, reluquer ses voisines qui font sans cesse du yoga les seins à l'air et chercher son chat qui se fait la malle. Comme son copain Terry Lennox que Marlowe emmène lui-même au Mexique avant que celui-ci ne se fasse sauter le caisson, accusé du meurtre de sa femme. Alors que tout le monde classe l'affaire, Marlowe fouine gentiment, est chargé de retrouver un écrivain alcoolique (Sterling Hayden, impérial), se fait malmener par un gangster dont la violence et la nervosité annoncent celle de Joe Pesci dans les films de Scorsese et fait un tour par la case prison. Malgré tout il enquête sans avoir l'air d'y toucher tout comme le scénario, généreux en seconds rôles cocasses (un gardien de résidence imitateur d'acteurs, des voisines plantureuses, un homme de main consciencieux) avance sans avoir l'air vraiment construit alors qu'il fourmille de détails. Certes, l'intrigue est brumeuse, fidèle à Raymond Chandler mais Altman transforme le film noir en film cool, détendu et en même temps assez cynique, comme à son habitude. La force du film tient d'ailleurs à la façon dont Altman s'attarde sur le fourmillement de vie de ses décors (un poste de police bruyant, des chiens qui s'accouplent dans une rue au Mexique) mais aussi et surtout au charme fou d'Elliott Gould qui compose un Marlowe atypique, plus humain, un peu paumé mais toujours aussi malin quand il s'y met. Ses réparties sont cocasses et le film ne tarde pas à s'imposer comme l'un des meilleurs d'Altman.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2016
D’une mélancolie parfois un peu trop languissante, le film d’Altman dresse le double portrait d’un homme en porte-à-faux avec son époque et d’une civilisation qui galvaude ses idéaux libertaires sur l’autel du profit, endormie par les drogues douces et la soudaine richesse. Derrière la bonne santé, le luxe, le soleil se cachent la violence, la corruption et la trahison. Le film a le charme mais aussi les limites de son récit trop lâche, pas toujours passionnant à suivre, mais à l’image du monde en déliquescence qu’il décrit.
Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Après Humphrey Bogart et avant Robert Mitchum, c'est au tour de Elliott Gould d'enfiler le costume du détective privé Philip Marlowe, personnage imaginé par l'écrivain Raymond Chandler à la fin des années 1930. Sous la caméra de Robert Altman, le détective enmène en urgence un de ses amis, Terry Lennox au Mexique mais dès son retour, il apprend la mort de l'épouse de Terry et se voit accuser de complicité de meurtre...

Robert Altman actualise à sa façon le film noir et ce dès l'excellente première scène où il n'y a pas d'intrigue mais juste le détective dans sa vie de tous les jours entre son chat, ses voisines hippies et son réveil nocturne. Et dès cette introduction, il nous met de suite dans l'ambiance avec ce héro qui s'avère très loin de l'image laissé par Bogart. Personnage qui n'a pas le charisme de ce dernier mais qui s'avère désinvolte, cool voire même nonchalant toujours avec sa clope au bec et surtout que l'on prend un grand plaisir à suivre.

Si l'intrigue est importante et bien ficelé, Altman attache au moins autant d'importance à Marlowe ainsi qu'à la galerie de personnages que l'on trouve autour. On y croise son pote qui veut se barrer à trois heures du matin au Mexique, un docteur très ambigu, un chat qui fugue ou encore un romancier alcoolique à la Ernest Heminghway. Galerie de personnages alternant plusieurs humeurs et donnant différents tons aux films entre thriller, drôle ou drame, ce que Altman maîtrise à merveille pour notre plus grand bonheur.

Altman joue avec les codes du film noir où l'on retrouve plusieurs éléments, de l'enquête alambiqué à des personnages où les frontières entre le bien et le mal sont souvent très flous. Mais aussi avec Marlowe, il donne une dimension humaine à son récit où on se sent proche de ce personnage qui fait son enquête d'un air désabusé et désinvolte. Ce dernier est d'ailleurs très bien incarné par Elliot Gould qui s'avère surprenant et attachant. Dans l'ensemble le casting est très bon, à noter aussi une des premières apparitions de Sschwarzenegger au cinéma dans le rôle d'un homme de main.

Altman sublime Los Angeles à travers un visuel très 1970's qui lui donne un charme désuet. Derrière la caméra, il est là aussi brillant, trouvant toujours de superbes plans et mettant parfaitement en valeur ses personnages. Il maintient la tension tout le long et retranscrit aussi très bien les années 1970 comme en témoigne la première scène avec l'intérieur de Marlowe ou ses voisines. A noter la B.O. de John WIlliams, très loin de ce qu'il a pu faire par la suite et qui joue avec des variations de la superbe chanson "The Loog Goodbye"
Brillamment mis en scène et réalisé, Altman adapte à sa sauce le film noir et le personnage de Marlowe et nous livre l'un de ses meilleurs films, haletant et passionnant. Elliot Gould, parfait opposé de Humphrey Bogart, donne sa désinvolture et sa coolitude au célèbre détective.
Yves G.

1 845 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2024
Philip Marlowe (Elliott Gould) est un détective privé qui vit seul à Los Angeles avec son chat. Par fidélité pour son ami, Terry Lennox, il accepte de le conduire en pleine nuit au Mexique avant d’apprendre à son retour que Sylvia, l’épouse de Terri, a été assassinée et que Terri est accusé du crime. L’annonce du suicide de Terri et de ses confessions ne suffit pas à dissiper les doutes de Marlowe qui décide d’élucider ce meurtre mystérieux.
Son enquête le mène chez les voisins des Lennox, les Wade. Roger Wade est un romancier alcoolique en panne d’inspiration. Eileen Wade suspecte son mari d’avoir eu une liaison avec Sylvia et de l’avoir tuée.

À sa sortie en 1973, "Le Privé" avait connu un bide retentissant. Les critiques et les spectateurs ne lui avaient pas pardonné les libertés qu’il avait prises avec le roman de Chandler et avec les règles iconiques du film noir.
Il est vrai que Elliot Gould ne ressemble guère à Humphrey Bogart ni les 70ies aux 40ies. Mais, à y regarder de plus près, Altman n’est pas si infidèle à Chandler qu’on le lui reproche. Certes, on n’imagine pas Humphrey Bogart câliner son chat comme Elliott Gould dans la première scène du film. Mais les deux hommes partagent le même code d’honneur, le même dandysme, le même refus des règles d’une société frelatée par le crime, la luxure et l’alcoolisme. Et si la fin du "Privé" s’éloigne considérablement de celle du roman de Chandler, elle en a le même esprit.

Aujourd’hui, "Le Privé" a été réhabilité. Il a trouvé sa place dans le panthéon du cinéma hollywoodien. Il le doit à l’aura de son réalisateur, le grand Robert Altman, et aussi à sa place dans l’histoire du film noir dont il constitue comme un post-scriptum seventies.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2012
S’il y a bien un cinéaste américain qui avait son propre style inimitable, c’est Robert Altman. Testant plusieurs genres dans sa carrière, il passa inévitablement par le film noir, avec Le Privé.

Film expérimental plus que véritable film noir, Le Privé tend vers le pastiche tant il use des codes plus que redondants des films noirs, sans jamais, pourtant, en abuser et fatiguer un spectateur qui ne peut qu’admirer la caméra jamais fixe du génial Altman. Si ce dernier filme bien, il ne peut totalement faire oublier un scénario aux abonnés absents, qui n’a pour lui que quelques piques bien senties, deux ou trois moments originaux (tous ceux avec Mark Rydell, excellent) et une conclusion bien sympathique. En effet, le film effleure les deux histoires sans jamais rentrer en détail et seuls les acteurs arrivent au niveau de la mise en scène. Elliott Gould y est absolument parfait en archétype du privé râleur, dragueur et malchanceux, Sterling Hayden, le doucereux Henry Gibson et bien sûr Mark Rydell, plus drôle que terrifiant. Deux curiosités sont à signaler : la première est Arnold Schwarzenegger qui y fait une apparition avec une coiffure à la Bernard Thibaut et une moustache (il y finit d’ailleurs torse nu) vers la fin du film. La deuxième curiosité est la musique du film, par John Williams, qui est le seul morceau qu’on entendra dans le film, malgré l’omniprésence de ladite musique. En effet, chantée par différents groupes, orchestrée de façon différente et même fredonnée par les personnages, The Long Goodbye est le seul morceau qu’on entend dans ce film, une idée originale, mais qui porte ses fruits, créant une atmosphère assez étrange et immersive.

Ah si seulement The Long Goodbye avait eu un scénario compétent, le film aurait été un classique. En l’état, ce n’est qu’un objet original, étonnant, virtuose par moment, mais un peu vain.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2014
Même si on retrouve l'esprit des romans de Raymond Chandler, un film qui a pris dans l'ensemble un sérieux coup de vieux, truffé de longueurs. Bonne intrigue malgré le côté déjà vu. Loin de marquer les mémoires de façon durable.
chewi02
chewi02

11 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2013
Un film qui a bien vieillit,ce film est assez fade,pas beaucoups de rebondissements,à voir une fois surtout pour arnold Schwarzenegger (dans un tout petit role).
this is my movies

821 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2016
4ème adaptation de R. Chandler et 4ème acteur différent à se plonger dans l'imper de Philip Marlowe, E. Gould y apporte une bonne dose de dérision tout en restant imprévisible, froid et facilement manipulable par les femmes. L'enquête est comme toujours très tortueuse et réserve son lot de sordides et de mecs louches. Derrière la caméra, R. Altman est en grande forme avec un mouvement incessant du cadre ce qui insuffle un dynamisme extraordinaire. Bon, parfois, les marmonnements de Gould sont un peu agaçant mais l'intrigue avance bien, devenant parfois insoluble ou s'égarant dans une histoire secondaire où éclate à nouveau l'immense talent de S. Hayden. Film noir qui ne reprend quasiment aucun des codes visuels des genres mais qui en garde le fond, y apportant une dimension plus urbaine et réaliste. C'est sombre, poisseux, sordide et sans pitié. D'autres critiques sur
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