Le Privé
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58 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Robert Altman déconstruit les codes du film noir classique en transplantant le détective Philip Marlowe dans une Amérique des années 1970 qui ne partage plus les valeurs du monde auquel il appartient. Elliott Gould compose un Marlowe désabusé, flottant dans un univers absurde où la loyauté, l’honneur et la vérité semblent avoir perdu toute signification. La mise en scène volontairement relâchée d’Altman, faite de dialogues qui se chevauchent et de cadres constamment mouvants, traduit parfaitement cette sensation de désorientation morale. Derrière l’ironie et la nonchalance apparentes se dessine une réflexion amère sur la disparition des mythes américains et l’érosion des repères collectifs. Malgré une narration parfois délibérément décousue, Le Privé demeure une relecture brillante et profondément mélancolique du film noir.
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2026
Attention chef d oeuvre. Un trait d union entre le cinema noir americain des années 50 et les freres Coen et Tarantino. Des audaces stylistiques extraordinaire. De l humour. Tous les acteurs sont formidables en particulier Eliott Gould. Une realisation epoustouflante avec une scene memorable de vagues en nuit americaine (en fait negatif flashés(. Ne pas rater l' occasion de voir ou revoir ce film sur grand ecran. Retrospctive Altman en cours a la Cunémathèque Française.
Nisan21
Nisan21

14 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2025
Les acteurs et l'ambiance suffisent largement à passer un bon moment de cinéma, même si le rythme du film pourra endormir les moins sensibles aux personnages désabusés faisant l'essence de ce polar.

Petite mention pour l'apparition d'un célèbre acteur et bodybuilder allemand, future star mondiale.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2025
Sur le fond, le film de Robert Altman diffère peu des intrigues volontiers compliquées et parfois factices dont la série noire s'est fait un style. Mais les partis-pris de mise en scène adoptés par Altman semblent souvent parodier, à distance, le genre.
A l'image de son héros, Philip Marlowe, qui fait fréquemment figure de pantin caustique et insolent, voire, d'une certaine façon, de type ordinaire, spécialement inefficace et dévirilisé.; Elliot Gould ne joue ni les Robert Mitchum ni les Bogart, ce qui rend son personnage de détective privé original et inattendu, drôle et dérisoire.
L'intrigue devient dès lors assez secondaire, d'autant que le réalisateur se plait à la ralentir et à se disperser. Et puis, on est surpris par la modernité de la mise en scène, par la mobilité élégante de la caméra qui donne un tout autre visage du polar des années 70, surtout comparé aux très en vogue Dirty Harry de Clint Eastwood.
Reste que le sujet manque un peu d'envergure et que les temps morts volontaires du récit nuisent tout de même à son efficacité.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2025
Un polar trop mollasson qui a beaucoup vieilli et que l'on peut se passer de voir car plutôt soporifique dans son ensemble et approximatif dans son dénouement.
Heureusement la nonchalance et le flegme de l'acteur principal apportent un peu de relief.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2025
Avec Eliott Gould on retrouve dans ce privé la nonchalance du début des années 70 que l'on retrouve dans MASH du mêe Robert Altman.
Donald Sutherland aurait pu jouer le rôle de Sterling Hayden mais on aurait tout de suite fait le lien.
Eliott Gould n'arrête pas de sourire et de fumer comme dans MASH. On a l'impression d'une farce avec un Philip Marlowe qui ne se prend jamais au sérieux tout en étant très distant de tout ce qui lui arrive et ce qu'il voit.
Ce n'est ni Mitchum, ni Bogart. C'est déjà un autre monde comme dans Mash.
Mais moi je préférait Bogart, Mitchum et les autres même si Gould joue bien le Mash....
pirotte o
pirotte o

2 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2025
Vu au cinéma pour sa ressortie il y a des années et revu il y a quelques jours, et le ressenti est le même à la fin du film qu'il y a des années, une sensation de bien-être et de plénitude sans doute dû à la nonchalance du personnage joué avec beaucoup de charisme par Eliott Gould, le scénario bien construit et Los Angeles, sa côte, l'océan et les jolies filles hippies de ce début des années 70's
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
Un polar noir plein de charme et d’humour, porté avec grande classe par le flegmatique Eliott Gould.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2025
J’ai trouvé ce film pas mal sans plus : affreusement bavard, résolution du meurtre approximative… seule la scène du début du chat affamé était réjouissante, et l’acteur incarnant Marlowe était bien choisi, de même que l’ambiance générale bien rendue. A beaucoup vieilli.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2024
Philip Marlowe (Elliott Gould) est un détective privé qui vit seul à Los Angeles avec son chat. Par fidélité pour son ami, Terry Lennox, il accepte de le conduire en pleine nuit au Mexique avant d’apprendre à son retour que Sylvia, l’épouse de Terri, a été assassinée et que Terri est accusé du crime. L’annonce du suicide de Terri et de ses confessions ne suffit pas à dissiper les doutes de Marlowe qui décide d’élucider ce meurtre mystérieux.
Son enquête le mène chez les voisins des Lennox, les Wade. Roger Wade est un romancier alcoolique en panne d’inspiration. Eileen Wade suspecte son mari d’avoir eu une liaison avec Sylvia et de l’avoir tuée.

À sa sortie en 1973, "Le Privé" avait connu un bide retentissant. Les critiques et les spectateurs ne lui avaient pas pardonné les libertés qu’il avait prises avec le roman de Chandler et avec les règles iconiques du film noir.
Il est vrai que Elliot Gould ne ressemble guère à Humphrey Bogart ni les 70ies aux 40ies. Mais, à y regarder de plus près, Altman n’est pas si infidèle à Chandler qu’on le lui reproche. Certes, on n’imagine pas Humphrey Bogart câliner son chat comme Elliott Gould dans la première scène du film. Mais les deux hommes partagent le même code d’honneur, le même dandysme, le même refus des règles d’une société frelatée par le crime, la luxure et l’alcoolisme. Et si la fin du "Privé" s’éloigne considérablement de celle du roman de Chandler, elle en a le même esprit.

Aujourd’hui, "Le Privé" a été réhabilité. Il a trouvé sa place dans le panthéon du cinéma hollywoodien. Il le doit à l’aura de son réalisateur, le grand Robert Altman, et aussi à sa place dans l’histoire du film noir dont il constitue comme un post-scriptum seventies.
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2024
Voilà une enquête du célèbre détective Marlowe qui ravira les amateurs d'affaire bien tarabiscotée, avec une explication qui n'arrivera que dans la dernière minute du film. C'est bien construit car dès le début on se perd dans les méandres de cette enquête ou même ce qui parait anodin, sans lien, ne doit pas être oublié car tout fini par se tenir.
On remarquera une brève apparition du grand Arnold Schwartzenegger certainement dans un de ses premiers rôles, et il n'est même pas crédité au générique.
Je déplore juste un manque d'acteur un peu plus connus que ce que nous propose ce film.
A voir par les amateurs d'enquête de détective.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2024
Pour réaliser Le privé, Robert Altman s’est appuyé sur un scénario de Leigh Brackett, adaptation du roman The long goodbye de Raymond Chandler. Le titre du roman a été conservé pour titrer le film dans sa version originale. Cette adaptation libre des écrits du créateur du personnage de Philip Marlowe fut d’ailleurs plutôt décriée à la sortie du film dans les grandes salles de cinéma. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#LP
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2022
D'emblée l'ambiance cynique de ce film noir est posée par le face à museau humoristique mais révélateur des failles relationnelles ainsi que du profond humanisme du privé incarné avec conviction par un Elliott Gould dont la personnalité qu'il confère à Marlowe justifie le visionnage de ce thriller qui en s'éloignant de la trame de l'ouvrage de Chandler conserve une cohérence scénaristique et ancre son propos dans des problématiques classiques mais efficaces. Plutôt rythmé, au second degré amusant et doté d'une mise en scène assez habile cette nouvelle variation autour de taciturnes anti-héros blasés convainc par ses légères nuances bienvenues. Très plaisant.
Hannoy
Hannoy

43 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2021
Super film, qui n'a pas pris une ride malgré un personnage presque vieux d'un siècle, et une production des seventies. La force des dialogues dans l'exploration de conversations insipides est superbe, avec toujours une pointe d'humour jamais de trop en second plan. La photo est à l'image du film, moderne, sans vieillesse. Seul la B.O nous renvoit à l'idée que l'histoire du film s'inscrit dans les années 30.
sebvde
sebvde

11 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2020
Film plaisant tant pour son interprétation et que pour sa mise en scène teinté d'un peu d'humour.
L'atmosphère du film est prenante, on se trouve vite dans l 'ambiance, malgré l'intrigue intéressante, il se passe pas grand chose mais on s'ennuie pas.
Il y a peut-être un petit mou dans l'histoire vers le milieu du film mais sans plus.
Elliot Gould joue son rôle avec sinisme et ne tombe jamais dans la caricature même la cigarette au bec. Éliminé le noir et blanc de la periode Bogarts, pourtant l'ambiance des polars des années 40 n'est pas loin et forme un bon mix avec celui des seventies.
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