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chewi02
11 abonnés
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2,5
Publiée le 29 octobre 2013
Un film qui a bien vieillit,ce film est assez fade,pas beaucoups de rebondissements,à voir une fois surtout pour arnold Schwarzenegger (dans un tout petit role).
Quintessence du film noir revival des années 70. A ranger aux côtés de Night Moves (la Fugue) d'Arthur Penn. Elliot Gould est à l'image de son chat, tout en souplesse et lenteur délectables, traînant derrière lui l'odeur âcre de son indissociable mégot, montrant patte de velours en toutes circonstances et sachant toujours fort heureusement comment retomber dessus. L'intrigue est belle en ce qu'elle se développe aussi bien géographiquement que sur le plan de l'épaisseur du mystère et des sentiments suscités, des valeurs aussi (l'amitié, un traître mot) surgies du passé mouvementé de notre héros qui au final tient plus du gros gentil matou que d'un impitoyable félin à l'affut. C'est pour ça qu'on l'adore, comme on restera bluffé par la formidable prestation de Sterling Hayden.
Mon Dieu, que j'adore ce film ! Robert Altman revisite le film noir en lui insufflant une bonne dose de "coolitude" .Elliott Gould fait des étincelles dans la peau d'un détective à la tchatche invétérée et à l'humour mordant. "That's okay with me" !
Un film un peu crispant car Altman arrive à créer une ambiance sympa mais l'intrigue donne l'impression de pas avancer, de même Eliott Gould a un style intéressant mais il lui manque un petit truc pour rendre le personnage vraiment attachant.
S’il y a bien un cinéaste américain qui avait son propre style inimitable, c’est Robert Altman. Testant plusieurs genres dans sa carrière, il passa inévitablement par le film noir, avec Le Privé.
Film expérimental plus que véritable film noir, Le Privé tend vers le pastiche tant il use des codes plus que redondants des films noirs, sans jamais, pourtant, en abuser et fatiguer un spectateur qui ne peut qu’admirer la caméra jamais fixe du génial Altman. Si ce dernier filme bien, il ne peut totalement faire oublier un scénario aux abonnés absents, qui n’a pour lui que quelques piques bien senties, deux ou trois moments originaux (tous ceux avec Mark Rydell, excellent) et une conclusion bien sympathique. En effet, le film effleure les deux histoires sans jamais rentrer en détail et seuls les acteurs arrivent au niveau de la mise en scène. Elliott Gould y est absolument parfait en archétype du privé râleur, dragueur et malchanceux, Sterling Hayden, le doucereux Henry Gibson et bien sûr Mark Rydell, plus drôle que terrifiant. Deux curiosités sont à signaler : la première est Arnold Schwarzenegger qui y fait une apparition avec une coiffure à la Bernard Thibaut et une moustache (il y finit d’ailleurs torse nu) vers la fin du film. La deuxième curiosité est la musique du film, par John Williams, qui est le seul morceau qu’on entendra dans le film, malgré l’omniprésence de ladite musique. En effet, chantée par différents groupes, orchestrée de façon différente et même fredonnée par les personnages, The Long Goodbye est le seul morceau qu’on entend dans ce film, une idée originale, mais qui porte ses fruits, créant une atmosphère assez étrange et immersive.
Ah si seulement The Long Goodbye avait eu un scénario compétent, le film aurait été un classique. En l’état, ce n’est qu’un objet original, étonnant, virtuose par moment, mais un peu vain.
4ème adaptation de R. Chandler et 4ème acteur différent à se plonger dans l'imper de Philip Marlowe, E. Gould y apporte une bonne dose de dérision tout en restant imprévisible, froid et facilement manipulable par les femmes. L'enquête est comme toujours très tortueuse et réserve son lot de sordides et de mecs louches. Derrière la caméra, R. Altman est en grande forme avec un mouvement incessant du cadre ce qui insuffle un dynamisme extraordinaire. Bon, parfois, les marmonnements de Gould sont un peu agaçant mais l'intrigue avance bien, devenant parfois insoluble ou s'égarant dans une histoire secondaire où éclate à nouveau l'immense talent de S. Hayden. Film noir qui ne reprend quasiment aucun des codes visuels des genres mais qui en garde le fond, y apportant une dimension plus urbaine et réaliste. C'est sombre, poisseux, sordide et sans pitié. D'autres critiques sur
Un film d'une grande drôlerie, qui ne se prend pas au sérieux, mais offre une galerie de personnages exceptionnelle. Elliott Gould est toppissime en privé je m'en foutiste, et la palme va aux voisines les plus géniales de l'histoire du cinéma. Reste une mise en scène habile et toujours emprunte d'une folie propre au réalisateur : les arrières-plans sont juste à tomber. Le scénario alambiqué n'est pas le plus fin de l'histoire mais tout ça fait un film en forme de grande bouffée d'air frais.
Comme toujours quand il s'agit de porter à l'écran Raymond Chandler et son personnage mythique Philip Marlowe, c'est l'atmosphère qui compte et pas l'intrigue ; de toute façon essayer de piger entièrement quelque chose à cette dernière est une perte de temps. Tout ceci, Robert Altman l'a très bien saisi à travers cette transposition dans les années 70. A ce niveau-là, la première heure est une belle réussite et peut même être considéré comme ce qu'Altman est capable de donner de meilleur. Après ça diminue un peu d'intensité malgré quelques éclats jusqu'à un final superbe avec une réplique finale superbe où Philip Marlowe assume pleinement son statut de loser mais pas du tout celui de loser qui a perdu son chat. D'ailleurs dans le rôle du détective, souvent critiqué, je trouve pourtant Elliott Gould très convaincant. Il arrive à donner une fausse nonchalance et une véritable humanité à Marlowe qu'un Bogart, trop cynique pour cela, dans le même rôle ne lui a pas donné. Le tableau de Los Angeles, grâce à quelques détails apparemment anodins mais qui sont loin de l'être, ensoleillé de forme, pourri de fond, est très vivant et crédible. Quelques personnages secondaires bien croqués, en particulier le petit chef de bande taré et un peu flippant véritable ancêtre de Joe Pesci dans "Les Affranchis", rendent le tout vraiment intéressant. La première heure est le meilleur d'Altman mais dans l'ensemble, en dépit de quelques coups de mou, c'est peut-être le meilleur film d'Altman tout simplement.
Un bon petit polar des familles, avec détective privé cynique et charmeur, flics corrompus, petits malfrats à la petite semaine, et intrigue implacable. "Le Privé" n'est toutefois pas mémorable, malgré des répliques assez cultes.
Le privé est un polar pas mauvais, mais pas génial non plus. Un film noir, à l'humour noir, aux images noires. Les acteurs sont pas mauvais c'est vrai, mais la réalisation et l'histoire sont des plus banales. Bon, c'est pas mal quoi.
Voilà un film qui a pas mal vieilli. Les premières minutes sont parfaitement inutiles et barbantes à souhait. Le côté décalé se retrouve d'ailleurs durant tout le film. Le privé incarné par Elliott Gould semble désabusé, il fait des jeux de mots nuls, bref traîne en permanence son inadaptation à la société. Le résultat est en demi-teinte. Original certes, mais du coup j'ai peiné à m'intéresser véritablement aux pérégrinations du détective, et même à l'intrigue. La mise en scène est inégale. Nombre de scènes sont superflues et sans relief. D'autres surprennent : violence soudaine (quand la fille se prend une bouteille en verre sur la gueule), suicide à la fois brutal et lent de l'écrivain remarquablement filmé. Le film adopte un rythme et un ton savamment hachés et décalés qui désoriente le spectateur. Un peu trop pour moi...
La force du film réside dans son personnage,un privé dont la nonchalance et l’humour pince sans rire donne un ton vivant au film. L’enquête n'est pas superbement mené de la part d'Altman mais la mise à l'écran de ce personnage de roman suffit à rendre le film vraiment bon,l'un des meilleurs du réalisateur.
Polar en forme d'exercice de style,"le Privé"(1973)déconcerte par sa nonchalance et son humour à froid.Reprenant le célèbre héros de Raymond Chandler,le détective privé Philip Marlowe,l'inclassable Robert Altman en fait une personne solitaire,qui se parle à lui-même et à son chat,et qui résoud ses enquêtes à son rythme,avec cette certitude que la vérité finit toujours par éclater.L'interprétation décalée d'Elliot Gould,immédiatement attachant,contribue à donner à Marlowe un côté pathétique,sans illusions,mais en même temps défenseur des causes qu'il juge essentielles.La fin est provocante,mais Altman se permet beaucoup de digressions,qui plombent un peu l'intérêt pour une intrigue peu captivante.Il abuse également des mouvements de caméra,et d'autres expérimentations.En revanche,il étonne par moments,par exemple,en filmant un écrivain alcoolisé en pleine noyade progressive,ou quand la petite amie du caïd se fait casser le visage à coup de bouteille.Dans l'ensemble,c'est un policier assez inégal,comme la carrière d'Altman d'ailleurs,qui possède l'atmosphère adéquate du Los Angeles d'époque corrompu,mais absolument pas le scénario qui va avec.