Note moyenne
3,6
836 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
21 critiques
4
37 critiques
3
23 critiques
2
2 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
A proximité d'un camping où travaillent des ouvriers immigrés, un crime est commis. Film dénonçant le racisme.Jean Carmet, Jean Bouise, Jean Pierre Marielle, etc sont excellents.
J'avais 18 ans quand est sorti et que j'ai vu ce film et au même titre que sacco et vanzzetti ça a éveillé en moi quelque chose. J'ai lu que ce film est raciste envers les blancs. Faut il être sois même un peu raciste pour le dire. Bref ! Un panorama de personnages tous aussi lâches et bêtes. Peu de chance d'en trouver autant au mètre carré dans la vie de tous les jours mais la il fallait nous montrer en gros un modèle de chaque. Chaque année dans nos camping il doit bien t'en avoir au moins un exemplaire de ce genre de beauf abreuvé de pastaga et de tiercé. Triste histoire. J'ai toujours autant de peine.
spoiler:
Dupont Lajoie, l'avatar du Français moyen des années 70, beauf, sexiste, raciste, viol et tue la fille d'un de ses amis de vacances (Pierre Tornade : la voix d'Obélix). Plutôt que d'assumer son geste, Dupont Lajoie déplace le corps sur un chantier à proximité du camping où travaillent "des Arabes". Ils sont accusés à tord par les amis franchouillards de Lajoie, et, plutôt que d'attendre l'enquête de police, décident de se venger. Un autre vacancier, italien, dont le père à été tué à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale par des franchouillards racistes, est le seul à prendre la défense des immigrés. Mais la vindicte populaire est inarrêtable, et ils tuent un immigré innocent. Les autorités veulent étouffer l'affaire et l'inspecteur s'acharne à la dévoiler au grand jour, en vain.
Dupont Lajoie ne sera ni inquiété ni même suspecté du meurtre de la fille, et les franchouillards ne seront pas accusés du lynchage de l'immigré. Le frère de ce dernier, blessé mais bien vivant, ne supportera pas cette injustice et assassinera Lajoie et sa femme.
Partant d'un bon sentiment, à savoir dénoncer un certain racisme à l'égard des immigrés maghrébins, l'idéologie qui se dégage du film est finalement extrêmement clichée : les français sont racistes, tuent, sont solidaires dans le mensonge, et sont soutenus par les autorités. Seuls les immigrés, le vacancier italien et le "bon flic" sont foncièrement bons...
Partant d'un bon sentiment, à savoir dénoncer un certain racisme à l'égard des immigrés maghrébins, l'idéologie qui se dégage du film est finalement extrêmement clichée : les français sont racistes, tuent, sont solidaires dans le mensonge, et sont soutenus par les autorités. Seuls les immigrés, le vacancier italien et le "bon flic" sont foncièrement bons...
Ce film n'est pas raciste comme l'ont dit certaines personnes.Il dénonce justement la sottise de ceux qui le sont.Je l'ai vu quand j'avais 7 ans en 1975 et il est toujours aussi marquant.Le seul racisme peut-être c'est l'absence de Mohamed Zinet dans le haut de la distribution.Je sais... j'en demande trop à la FRANCE et/ou au cinéma.
Un de mes collègues me parle souvent de Boisset donc je vais m'y attarder. Je commence bien entendu par le film le plus connu, vu il y a une quinzaine d'années.
Le scénario est évidemment bien ficelé et un remake pourrait remettre ce film au goût du jour car visuellement je le trouve vieillot. Mais la trame est et sera toujours d'actualité, de manière heureusement plus complexe actuellement mais le fond est là.
Les thèmes de la camaraderie, de la conscience, du racisme, de la justice sont autant de sujet qui font de de ce long métrage un film puissant.
Jean Carmet excelle à l'instar de Jean Buise.
Le scénario est évidemment bien ficelé et un remake pourrait remettre ce film au goût du jour car visuellement je le trouve vieillot. Mais la trame est et sera toujours d'actualité, de manière heureusement plus complexe actuellement mais le fond est là.
Les thèmes de la camaraderie, de la conscience, du racisme, de la justice sont autant de sujet qui font de de ce long métrage un film puissant.
Jean Carmet excelle à l'instar de Jean Buise.
Dupont Lajoie est un film qui prend aux tripes; un film où l'on retrouve des acteurs qui ne sont plus à présenter dans des rôles improbables (Carmet, Huppert, Tornade, Marielle etc...) à une époque où on ne pouvait pas encore parler librement de racisme et de multiculturalisme au niveau étatique, mais les personnages eux ne se gênent pas pour se lâcher publiquement sur les étrangers dans un contexte historique qui se déroule après la guerre d'Algérie. Après avoir vu le film je n'utiliserais plus le terme Dupont Lajoie à tort et à travers et reprendrais les gens qui utilisent cette expression si elle n'est pas adéquate car ici le Dupont Lajoie représente le français moyen raciste et beauf et non pas simplement quelqu'un de simple et d'assez naïf que l'on pourrait appeler plus vulgairement un imbécile heureux; MAIS le personnage de Dupont Lajoie incarné par Jean Carmet est lui
spoiler:
un violeur, un raciste, un calomniateur, un incitateur à la violence et un assassin...
véritablement inquiétant dès lors spoiler: qu'il reluque l'ombre de Brigitte (Isabelle Huppert) quand elle se déshabille dans sa tente avant d'aller se coucher
. J'ai mis 3,5 étoile car je ne le considère pas comme un chef d'oeuvre même si le sujet est grave et relativement bien traité; je m'explique: spoiler: je trouve que la fin est un peu prévisible et je pense que le film aurait dû s'arrêter dans le bar à Paris avant que la porte ne s'ouvre, on verrait une vue du bar de la rue, puis du ciel et le clape de fin, ceci pour mieux faire régner le sentiment d'impunité plutôt que celui d'une vendetta éternelle; là on se demande comment le travailleur immigré a retrouvé Lajoie, si l'inspecteur n'a pas été de mèche pour malgré tout tenir en partie sa promesse etc....
. A part ça, les dialogues et l'ambiance sont au top et j'ai particulièrement apprécié le rôle de l'huissier joué par Michel Peyrelon. Une dénonciation courageuse du racisme ordinaire qui passait à l'époque inaperçu ou qui était botté en touche et une nouvelle réflexion sur le fait qu'il n'est jamais bon spoiler: de vouloir se faire justice soi-même surtout lorsqu'il s'agit d'une énorme méprise; prétexte à la violence gratuite et ciblée...
véritablement inquiétant dès lors spoiler: qu'il reluque l'ombre de Brigitte (Isabelle Huppert) quand elle se déshabille dans sa tente avant d'aller se coucher
. J'ai mis 3,5 étoile car je ne le considère pas comme un chef d'oeuvre même si le sujet est grave et relativement bien traité; je m'explique: spoiler: je trouve que la fin est un peu prévisible et je pense que le film aurait dû s'arrêter dans le bar à Paris avant que la porte ne s'ouvre, on verrait une vue du bar de la rue, puis du ciel et le clape de fin, ceci pour mieux faire régner le sentiment d'impunité plutôt que celui d'une vendetta éternelle; là on se demande comment le travailleur immigré a retrouvé Lajoie, si l'inspecteur n'a pas été de mèche pour malgré tout tenir en partie sa promesse etc....
. A part ça, les dialogues et l'ambiance sont au top et j'ai particulièrement apprécié le rôle de l'huissier joué par Michel Peyrelon. Une dénonciation courageuse du racisme ordinaire qui passait à l'époque inaperçu ou qui était botté en touche et une nouvelle réflexion sur le fait qu'il n'est jamais bon spoiler: de vouloir se faire justice soi-même surtout lorsqu'il s'agit d'une énorme méprise; prétexte à la violence gratuite et ciblée...
Ce film n'est pas raciste comme l'ont dit certaines personnes.Il dénonce justement la sottise de ceux qui le sont.Je l'ai vu quand j'avais 7 ans en 1975 et il est toujours aussi marquant.Le seul racisme peut-être c'est l'absence de Mohamed Zinet dans le haut de la distribution.Je sais... j'en demande trop à la FRANCE et/ou au cinéma.
Cette production présente suffisamment d’intérêt pour vous faire oublier vos enfants/votre conjoint/votre plat au four (rayez la mention inutile) le temps d'une soirée.
Un très bon film, avec Jean Bouise exceptionnel. Un film que pas mal de français devraient voir. Car tous les personnages, je peux vous dire que j'en croise régulièrement comme eux.
A montrer aux écoles.
A montrer aux écoles.
Un film qui répond à la fameuse citation: "des coupables tout trouvés". Un scénario particulièrement poignant dénonçant radicalement le racisme, les ratonnades.. Ce chef-d'oeuvre d'Yves Boisset a su toucher un point sensible qui nous fait prendre conscience de la réelle signification du mot injustice.
Un film percutant pour dénoncer le racisme et la bêtise, tourné par un spécialiste de la provocation pour faire passer des messages politiques.
Certaines scènes sont insoutenables et je comprends ceux qui s’en offusquent.
Malgré cette violence, que l’on peut voir au quotidien, et qui finalement n’a rien d’exagéré - je fais référence aux agressions racistes de 1973 où 50 algériens ont été tués- le film est d’une grande qualité aussi bien dans sa mise en scène que par le jeu des acteurs, tous excellents.
Si certains trouvent que Boisset a abusé des clichés, je trouve que sans ces caricatures, le film n’aurait aucun intérêt.
Après la sortie du film, Jean Carmet a subi des insultes et des agressions, dont les auteurs, qui ne valaient pas mieux que les personnages du film, et qui avaient l’illusion de voir Dupont Lajoie devant eux, confondaient fiction et réalité.
L’acteur en était même obligé de fermer ses volets pour éviter les projectiles qu’on lui balançait jour et nuit.
Ca fait réfléchir !
Certaines scènes sont insoutenables et je comprends ceux qui s’en offusquent.
Malgré cette violence, que l’on peut voir au quotidien, et qui finalement n’a rien d’exagéré - je fais référence aux agressions racistes de 1973 où 50 algériens ont été tués- le film est d’une grande qualité aussi bien dans sa mise en scène que par le jeu des acteurs, tous excellents.
Si certains trouvent que Boisset a abusé des clichés, je trouve que sans ces caricatures, le film n’aurait aucun intérêt.
Après la sortie du film, Jean Carmet a subi des insultes et des agressions, dont les auteurs, qui ne valaient pas mieux que les personnages du film, et qui avaient l’illusion de voir Dupont Lajoie devant eux, confondaient fiction et réalité.
L’acteur en était même obligé de fermer ses volets pour éviter les projectiles qu’on lui balançait jour et nuit.
Ca fait réfléchir !
Très bons acteurs, film extraordinaire, que de méchants, et que de gentils,et tellement vrai........
On est pour ou on est contre mais ce film ne peut pas laisser indifférent, c'est une certaine France, elle existe encore et partout. J'en vois tous les jours de ces plus ou moins beaufs de base, à l'esprit étroit et même pas raciste mais surtout abrutis. Abrutis de tout, ne comprenant rien à la politique, rien, ces gens sont des "gens de peu" comme disait un écrivains célèbres et Jacques Brel les décrivait parfaitement, "faut dire que chez ces gens-là, monsieur, on ne pense pas !"..
Parfois ils peuvent être rigolos mais trop souvent ils sont mesquins, méchants, radins et incultes, ce qui en fait un cocktail explosif. Parfaitement décrit dans ce film. Quand la mère Lajoie pense que Guy des Cars est un grand écrivain, on tousse.
Parfois ils peuvent être rigolos mais trop souvent ils sont mesquins, méchants, radins et incultes, ce qui en fait un cocktail explosif. Parfaitement décrit dans ce film. Quand la mère Lajoie pense que Guy des Cars est un grand écrivain, on tousse.
Georges Lajoie n'a rien du monstre ni du fanatique qui porte un brassard. Il porte un tablier de commerçant et une bonne humeur de vacances. Ce qui saute aux yeux, c'est que son rejet de la différence n'a pas besoin de hurler pour se faire sentir. Digéré, presque tendre dans le ton, il se love dans une blague de comptoir plutôt que dans une insulte. Boisset a dessiné un type si juste qu'il a fini par donner son nom au mal lui-même : ce n'est pas un homme qu'on regarde, c'est une meute. Et c'est tout un pays rongé par le mépris de l'autre que ce film met en procès, en silence. C'est dur, sans doute exagéré par endroits, et le Français moyen en prend pour son grade.
Le film démarre avec tous les codes de la comédie populaire de l'époque, et on rit, on s'attache presque à cette bande de joyeux beaufs. C'est justement cette complicité qu'on nous a fait signer sans le savoir qui rend la suite si dure à encaisser. Boisset ne cherche jamais la nuance : le beauf au camping, le Français moyen, l'Algérien ne sortent jamais tout à fait du cliché, au point d'en perdre parfois la justesse, et c'est bien la limite du film. Jusqu'au dernier plan, il refuse pourtant de nous offrir une morale confortable ou un happy end. C'est tout son geste, et ça marche.
La caméra reste sèche, presque journalistique. Boisset ne compose pas des images, il fait passer un message, sans esbroufe. Je pense que pour lui, styliser cette horreur-là, c'était risquer de l'embellir, et donc de la trahir. Alors il filme au ras du réel, quitte à perdre en spectacle ce qu'il gagne en vérité. Jean Carmet y trouve le rôle de sa vie. Lui qu'on connaissait en gentil second rôle devient un salaud veule et terrifiant, si vrai qu'à l'époque le public l'a confondu avec son personnage, insulté dans la rue, sa maison prise pour cible. Autour de lui, Marielle, Lanoux et toute une troupe de la comédie populaire se retournent contre leur propre emploi habituel, formant une galerie de types plus que de personnages. Le malaise n'a pas pris une ride : c'est un réquisitoire féroce contre la bêtise ordinaire, et cette gifle-là, on la reçoit encore aujourd'hui.
Le film démarre avec tous les codes de la comédie populaire de l'époque, et on rit, on s'attache presque à cette bande de joyeux beaufs. C'est justement cette complicité qu'on nous a fait signer sans le savoir qui rend la suite si dure à encaisser. Boisset ne cherche jamais la nuance : le beauf au camping, le Français moyen, l'Algérien ne sortent jamais tout à fait du cliché, au point d'en perdre parfois la justesse, et c'est bien la limite du film. Jusqu'au dernier plan, il refuse pourtant de nous offrir une morale confortable ou un happy end. C'est tout son geste, et ça marche.
La caméra reste sèche, presque journalistique. Boisset ne compose pas des images, il fait passer un message, sans esbroufe. Je pense que pour lui, styliser cette horreur-là, c'était risquer de l'embellir, et donc de la trahir. Alors il filme au ras du réel, quitte à perdre en spectacle ce qu'il gagne en vérité. Jean Carmet y trouve le rôle de sa vie. Lui qu'on connaissait en gentil second rôle devient un salaud veule et terrifiant, si vrai qu'à l'époque le public l'a confondu avec son personnage, insulté dans la rue, sa maison prise pour cible. Autour de lui, Marielle, Lanoux et toute une troupe de la comédie populaire se retournent contre leur propre emploi habituel, formant une galerie de types plus que de personnages. Le malaise n'a pas pris une ride : c'est un réquisitoire féroce contre la bêtise ordinaire, et cette gifle-là, on la reçoit encore aujourd'hui.
Histoire simplen et efficace qui dénonce les mentalités racistes et étriquées des français moyens des années 70.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse