Le Septième Sceau
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173 critiques spectateurs

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Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2016
Il manque deux choses à ce Bergman pour me conquérir comme peuvent le faire les meilleurs films de Tarkovski ; une bonne dose de mystère, déjà, quand le cinéaste suédois surligne sans cesse les limites de la compréhension humaine sans réussir à trouver l'au-delà qui motive l'élan in(tro)spectif de l'homme. Celui-ci ne perce que par les visions de l'acteur, ou par la présence de la Mort qui visite le chevalier ; concrètes, déjà formées, elles représentent bien mal la connaissance évanescente et l'alchimie introuvable qui motive toute métaphysique. C'est que ces apparitions supra-humaines ne servent, dans la démarche de Bergman, qu'à dialoguer avec les personnages qu'elles concernent dans la langue prosaïque de ceux-ci. Car même ces possibles points de contact avec un absolu, toujours déceptifs, sont pris dans le mouvement majeur que Bergman confronte à la volonté émancipatrice de l'Homme : celle de son grotesque et de sa trivialité. C'est là le deuxième point noir qui me gâche ce voyage spirituel ; Bergman mêle tellement son désir de tracer nos limites avec notre désir de leur échapper qu'il va jusqu'à laisser celles-ci l'ingérer ; dans une dernière scène certes belle, mais symptomatique d'un choix qui me déplaît, il offre en vision à l'acteur la procession mortuaire de ses anciens compagnons. Comme si, devant un réel glissant et sordide, c'était au regard lui-même de se réapproprier l'idée de transcendance. Un mouvement de repli de l'humain sur lui-même face à des constats jamais débarrassés d'un lourd scepticisme, quand j'aurais préféré un mysticisme baroque et inachevé pour rendre le film moins fermé et son empreinte plus durable. Du coup, ce décalage forcément très marqué entre ce flirt avec l'absolu et la réalité animale du moyen-âge en proie à la peste noire, Bergman l'illustre à grand traits, ne se refusant pas même des saillies comiques qui rendent le rythme cahoteux et cassent un peu la fibre souterraine que Le Septième Sceau commençait à tracer dans ma conscience. Je préfère largement La Source, et de très loin le cinéma d'Andrei Tarkovski, grand admirateur de Bergman mais qui poussait bien plus loin sa religiosité et la profondeur de ses élans mystiques.
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2020
Bergman, c'est pas vraiment ma tasse de thé. J'ai en revanche toujours entendu parler du septième sceau, un film "qu'il faut avoir vu dans sa vie". Et je dois reconnaître que j'ai trouvé ce film particulièrement captivant, malgré quelques scènes un peu longues. Il y a une atmosphère, quelque chose de métaphysique, de barbare, et surtout quelque chose d'inéluctable, quelque chose dont on a peine croire, pour se rendre finalement compte, que c'est nôtre lot à tous......
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2016
Pas de réalisme sur ce film d'époque de Bergman mais une tragédie mélangée à l'ironie à tendance moralisatrice sur la repentance de personnages pathétiques ou enfermés dans leur optimisme et pessimisme sur le monde envahi par la peste. Il y a le chevalier avide de réponses sur Dieu, son écuyer plus radical que lui, le mari facilement manipulable, la femme pêcheresse ... Les archétypes sont tous représentés dans le film, portes-paroles de la religion et de la mentalité de la société. Le cinéaste réussit l'écriture d'une fable cruelle et poétique, se servant de métaphores et de symboles pour renforcer l'image et le scénario, malgré une bande-sonore pauvre qui sent le post-synchronisé à plusieurs reprises.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2016
Cris et Chuchotements m'avait ému bien au delà de mes espérances, j'étais donc très impatient de découvrir ce que Ingmar Bergman pouvait faire en partant du synopsis du Septième Sceau, certainement l'un des plus prometteurs du cinéma. Le film s'ouvre sur la rencontre entre un chevalier revenant des croisades et Mort, qui aboutira sur cette fameuse partie d'échecs. Elle se déroule sur une plage déserte, donnant un sentiment de "bout du monde" à la scène. J'avais envisagé le film comme un long dialogue métaphysique entre les deux personnages, entrecoupés de flashbacks. Finalement, le réalisateur se détache rapidement de cette scène pour montrer le retour au foyer du croisé et de son écuyer. Ce voyage au cœur d'un pays ravagé par la peste est l'occasion de se confronter aux habitants, tous en proie à la peur et la folie. Cette époque sombre est parfaitement retranscrite par une ambiance extrêmement pesante. En outre, plusieurs scènes apportent au spectateur un sentiment d'irréel, de cauchemar juste avant la fin du monde. C'est le cas par exemple de l'arrivée inattendue du cortège des personnes faisant pénitence, qui cherche à faire culpabiliser les villageois de manière écœurante et désespérée. Dommage qu'on ne retrouve pas la même intensité quand Bergman représente la famille de troubadours. Ils sont montrés avec tellement de simplicité qu'ils me paraissent détachés du reste, des malheurs des personnages comme du film en général. C'est voulu par le réalisateur, mais cela ne parvient pas à m'intéresser autant que le quotidien des paysans et les questionnements existentiels du chevalier, qui parviennent à donner des vertiges. De plus, le récit s'attarde sur certains personnages qui n'ont pas grande importance. C'est le cas de la femme du forgeron et la fille du village abandonné, qui n'ont pas de rôle précis à jouer. Elles ont l'air d'être là pour que le groupe soit composé de six personnes à la fin...Cet aspect du film est beaucoup plus inégal. L'aspect dramatique du Septième Sceau est exemplaire. Le film est en effet parcouru de scènes captivantes (toutes les apparitions de la Mort) qui soulèvent intelligemment de grandes questions sur la mort et la religion (grâce à l'opposition entre le chevalier et l'écuyer). Le ton positif est plus hésitant, parfois mal amené. Bergman a du mal à jongler avec les deux et celui-ci tombe un peu aux oubliettes, si l'on excepte ce final de toute beauté.
LALALALALERE
LALALALALERE

21 abonnés 199 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 janvier 2016
A partir du moment où l'on s'ennuie dans un film, ce n'est pas bon signe. Dans ce film bavard, composé à l'outrance où rien ne semble libre, spontané, Bergman s'interroge via une métaphore alambiquée. La mort joue aux échecs avec Von Sydow. La peste rôde. Il y a aussi des comédiens. On ne croît pas en grand chose, la lumière est artificielle à souhait, les acteurs sont tous affectés. Encore un chef d'oeuvre qui ne plaît qu'aux vieux, très vieux cinéphiles !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Mon premier Bergman. On m'avait décrit Le septième sceau comme son film le plus accessible. Et bien je me demande comment sont les autres Bergman, car accessible n'est pas le premier mot qui me vienne à l'esprit quand je vois ce film. On a là une sorte de trip médiéval et métaphysique indescriptible, un film intelligent, lent, fascinant et complexe, disposant d'excellents acteurs (le grand Max Von Sydow en particulier) et de passages glauques et même drôles par moments.
Je pense que c'est un film auquel on ne peut rester insensible, un film certes compliqué à visionner, mais qui vaut le détour.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2015
Un film époustouflant de beauté et de profondeur. Cette réflexion sur la mort et sur l'amour est une fable bouleversante, filmée avec énormément de soin. Les dialogues sont ciselés et les personnages sont très drôles, malgré le désespoir qui transpire et cette course contre la mort, pourtant perdue d'avance. Superbe !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 juin 2015
Film historique de Ingmar Bergman, le septième sceau est un des films les plus justes sur la philosophie et la théologie du moyen âge. On voit bien les horreurs de l'Inquisition mais on ne tombe pas dans le cliché comme la plupart des films récents qui évoque ce sujet .
D'un point de vue purement esthétique le film est très réussi, les cadrages sont très travaillés et lourds de sens, malheureusement la photographie est quasiment inexistante car la plupart des scènes sont tournés en extérieur . Les acteurs sont très bons notamment l'écuyer et le personnage de la mort .
De plus Le film propose de nombreuses pistes de réflexion notamment à propos du rapport à la mort et à la place de la religion aux cours des ravages de la peste noire.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2015
Avec "Le Septième Sceau", Ingmar Bergman nous pond un pur chef d'oeuvre de noirceur et de pessimisme. Le sujet se prête bien à ce genre d'atmosphère sombre et pesante puisque ce n'est ni plus ni moins à une réflexion sur la mort que nous invite le cinéaste suédois. Et quoi de plus approprié que de placer l'action durant une épidémie de peste en pleine pèriode médiévale. Le propos est intelligemment porté par d'excellents dialogues et des acteurs possédés. Cette fable macabre est un bijou cinématographique incontestable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 avril 2015
Que dire du Septième Sceau si ce n'est qu'il est la quintessence même de l'Art qu'est le cinéma ! La Beauté métaphysique de l’œuvre est sans pareil dans toute la filmographie de Bergman dont on perçoit distinctement en regardant ce film l'influence qu'il a eu sur multiples réalisateurs de renom ( tel que Woody Allen) ... Dieu existe t-il? L'homme cette animal qui tue est-il voué au néant?
Dans ce monde chaotique et ravagé d'après croisade comment croire en Dieu , comment croire en l'Homme , ou placé sa foi et sa force ? Bien sure , il n'y a pas de réponse a la question de l'existence de Dieu, bien au contraire ce que filme Bergman avant tout c'est la QUÊTE ! De façon magnifique et glacial Bergman signe avec une forte ironie l'une des plus belle œuvre qu'il ai été donné de contempler !
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2015
J'aime beaucoup Bergman avec sa mise en scène complètement magistrale, son esthétique du noir et blanc somptueuse. Après bien que je trouve ce film excellent et réussi sur tous les aspects, je suis juste un chouia déçu par son aspect métaphysique, j'aurais espéré plus que ça, je trouve que c'est un peu simple mais c'est vraiment pour pinailler parce que non seulement c'est déjà très bon mais en plus tout le reste est incroyablement réussi. Certaines scènes sont particulièrement marquantes je pense entre autre à toutes celles où il joue aux échecs avec la mort, mais aussi la scène où la mort coupe l'arbre, ou plein d'autres situations qui en imposent clairement. Bref du grand art !
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2015
Après un début de carrière mené sur un rythme effréné (17 films réalisés entre 1946 et 1957, dont Jeux D'Eté (1951), Monika, La Nuit Des Forains (1953) et Sourires D'Une Nuit D'Eté (1955)), Ingmar Bergman réalise en 1957 son premier succès international. Sorte de fable médiévale et gothique, Le Septième Sceau est beaucoup moins solennel et sérieux qu'il n'y paraît. En effet, l'image la plus connue du film est celle du héros jouant aux échecs sur une plage rocailleuse avec la Mort, alors que le reste du film est beaucoup plus "champêtre" et parfois même drôle. Tout au long du film, le héros, un chevalier de retour des Croisades retrouvant les terres suédoises infestées par la peste tente de retrouver le sens de la vie. L'histoire va, de ce fait, mettre en avant les plaisirs simples de la vie, par le biais d'une troupe de forains. Le personnage principal est incarné par Max Von Sydow, connu par le grand public pour son rôle de prêtre exorciste dans... L'Exorciste. Côté mise en scène, Bergman est assez fervent de tout ce qui a trait au symbolisme, notamment religieux ou ésotérique (ex : la Danse macabre). En conclusion, le Septième Sceau est un film à l'esthétisme assez gothique, fort de son symbolisme religieux, mais qui possède également un aspect plus comique et pastoral.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 juillet 2014
M'attendant à un chef d'œuvre, j'ai trouvé un bon film sans plus. Le réalisateur se contente d'opposer la nescience d'un héros tourmenté par des questions existentielles sans réponses au nihilisme de son écuyer, et d'apporter en réponse la joie de vivre offerte par l'existence simple d'une famille d'itinérants. Rien de révolutionnaire, peut-être l'était-ce plus à l'époque, auquel cas Le Septième Sceau a mal vieilli. Le jeu d'acteurs flirtant avec le cabotinage et la réalisation étant peu soignée, on a parfois l'impression de regarder un film d'amateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juin 2014
Une grosse claque cinématographique, vraiment... Ce film, au delà d'être un grand chef d'oeuvre ayant marqué la mémoire cinéphile, est une des plus grandes réflexions métaphysique sur la mort qui ait été faite. Et même, le septième sceau c'est beaucoup plus que ça: que dire de la superbe scène de procession de chrétiens se flagellant pour arrêter la peste, bercé par des chants lyrique effrayants ?
Que dire de la poésie avec laquelle Bergman filme la troupe de comédiens ? Que dire des apparitions de la mort, toute à la fois fascinante et terrifiante ? Et que dire du visage éclairé de Max Von Sydow ?
Le septième sceau c'est tout ça et tellement de choses encore. A voir absolument dans sa vie.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2014
J'ai eu un peu de mal a adhérer a ce film mais il faut avouer que c'est du haut niveau!
Ce film philosophique a pour thème principale la mort (un chevalier essaye d'échapper à la mort en lui proposant une partie d'échec). C'est très bien réalisé avec des passages fascinants.
Juste un brin trop pessimiste...
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