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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mars 2014
Et je continue ma découverte du cinéma de Bergman. "Le Septième Sceau" raconte l'histoire d'un croisé retournant dans son pays, alors ravagé par la peste. La Mort vient alors en personne le prendre à sa vie. Toutefois, il propose à ce dernier un défi aux échecs. Si il gagne, la Mort devra le laisser en vie. Si il perd, la Mort pourra le prendre à son triste sort. Bergman disait vouloir peindre ses personnages avec sa caméra comme le peintre au Moyen-Âge. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'en sort admirablement. La beauté plastique du film en fait sa grande force. Chaque plan est intelligemment construit et rappelle de nombreuses oeuvres picturales, pas que du Moyen-Âge toutefois. Il paraît que Bergman a été inspiré pour son scénario par une peinture d'Albertus Pictor montrant la Mort jouant aux échecs avec un homme. Que cette inspiration fut bonne, tant le scénario reste toujours très maîtrisé, Bergman signant des dialogues toujours de grande qualité, agrémenté ici d'un aspect esthétique remarquable. Toutefois, je dois admettre avoir été moins touché par "Le Septième Sceau" que par "Les Fraises sauvages" ou "Fanny et Alexandre", quoi que ça reste très subjectif ce que je dis là. Objectivement parlant, "Le Septième sceau" reste au même niveau que les autres films de Bergman que j'ai vu jusqu'à présent, le film fleurant bon une certaine poésie et beauté liée aux croyances de l'époque, ainsi qu'aux mythes et légendes. Le casting est aussi très bon, Max von Sydow étant remarquable dans son rôle de croisé, de même que l'habituée Bibi Andersson, qui viennent rajouter une dimension véridique à l'histoire contée par ce cher Ingmar.
"Le Septième Sceau" démarre sur la sombre image d'une mer et d'un ciel crépusculaire, avec un homme errant sur la plage, avec d'abord des chœurs puissant et religieux en fond sonore puis une voix-off. Ce chevalier, revenant des croisades, rencontre alors la mort, à qui il va proposer de jouer aux échecs pour gagner du temps de vies, scène qui deviendra un des symboles du film et qui reste gravé dans les mémoires. "Le septième sceau", entre autre récompense au festival de Cannes, permis à son réalisateur d'acquérir un peu plus de notoriété et de se faire connaitre. Avec ce film, Bergman nous fait réfléchir, nous propose des réflexions, parfois métaphysique autour de la mort, de la vie, la religion, l'espoir, l'amour ou encore la maladie à travers une excellente, fine et intelligente écriture ainsi que des personnages, notamment ce chevalier, eux aussi bien écrit et intelligent. Teinté de fantastique, il rajoute des touches d'humours souvent bien trouvées ainsi qu'une intensité dramatique qui sait se faire présente. En plus des scènes d'échecs, beaucoup de scènes sont mémorables à travers ce film sombre, où il fait souvent nuit avec un ciel qui gronde. Si la lenteur peut paraitre dérangeante, ce sentiment disparait très vite et on est peu à peu captivé et fasciner par ce récit. La belle réalisation de Ingmar Bergman est impeccable, tout comme la photographie en noir et blanc. Les interprétations sont très bonne et en premier lieu Max Von Sydow et Bengt Ekerot. Un film intelligent sans jamais être trop lourd, une belle œuvre, sombre et fantastique dont les symboles et messages sont nombreux et souvent puissant.
Tout ici semble classique (le thème de la mort dans un Moyen-âge peu à peu anéanti par la peste), et pourtant le regard de Bergman est à l’opposé . Il se veut très léger, souvent drôle et en devient ironique face à l’hystérie collective que la rumeur peut provoquer. Les questions métaphysiques qu’il soulève prennent la forme de saynètes mélangeant les genres artistiques. Il y a beaucoup de plaisir dans sa façon de les filmer. Et Max Von Sydow en chevalier de retour des croisades, alors très très jeune est immanquable, aux côtés de Bibi Anderson, déjà très très belle. Pour en savoir plus
Le 7eme sceau, je l'ai vu, et franchement, c'est un navet (ou nanar, ou ce que vous voulez)... Il a peut être eu plusieurs récompense il y a 50 ans, mais il a très mal vieilli, ce n'est plus regardable. Comment est-ce possible de s'emmerder autant pendant toute la durée du film, si vous réussissez à tenir jusqu'au bout ?
Encore un vieux film auquel je n'ai probablement rien compris puisque je lui mets une note de merde. Comme Satyricon, ce film m'a emmerdé au possible quand j'étais réveillé et même en l'ayant vu deux fois (je dois être masochiste quelque part pour faire ça mais enfin bon) je n'arrive pas à comprendre l'admiration qu'il suscite chez les cinéphiles qui l'ont vu, même en admettant que c'est le film qui a fait découvrir Bergman au monde entier. D'autant qu'il a fait une ribambelle de films bien meilleurs que celui-là. Car avec sa reconstitution passablement ratée du Moyen Âge, sa platitude de mise en scène et des personnages qui n'ont aucun charisme, je n'appelle pas cela un film réussi. Encore une grande déception.
Le chef-d’œuvre de Bergman. Une très belle fable avec un réel impact philosophique sur le spectateur qui découvre l’œuvre pour la première fois (comme ça a été mon cas). La scène où Max von Sydow et la Mort joue aux échecs sur une plage est incroyable, sublime.
Je ne pense pas pouvoir dire que j'ai compris ce film. A vrai dire j'avais beaucoup apprécié Scènes de la vie conjugale, dont les propos philosophiques liés au couple et à la vie m'avaient vraiment captivé. Peut-être devrais-je revoir -ce que je ferais sans doute- ce film, mais tout m'a semblé trop fabriqué, trop absurde et je ne suis pas parvenu à entrer dans le film. Pourquoi la mort accorde-t-elle un délai au chevalier, pourquoi cette partie d'échec ? Pourquoi cette danse funèbre ? Autant de questions auxquelles j'aimerais répondre. Ce n'est pas un mauvais film, mais je ne l'ai pas apprécié. Rendez-vous au prochain visionnage...
Très beau film aux images magnifiques et teinté d'humour noir; le dialogue entre le chevalier et la mort à travers leur partie d'échecs est très prenant. A voir!
Je viens d'avoir le plaisir de visionner ce film dans le cadre du festival Lumière de Lyon en présence de son acteur principal l'immense Max Von Sidow, qui en a assuré la présentation et expliqué comment il avait été recruté par Bergmann pour tourner ce film... ce film est magnifique sur les plans formel et esthétique. Le thème : celui du caractère inéluctable de la mort, avec laquelle on peut toutefois un peu négocier (via une partie d'échec en l'occurrence). Il propose aussi, à travers des représentants des différentes couches de la société, une vision un peu caricaturale à mon avis, du moyen âge : croisades,peste, sorcières, fanatisme religieux, laquelle s'oppose à celle du chevalier croisé qui est dans le doute absolu et celle de son écuyer qui symbolise le bons sens, la droiture et l'optimisme. Les seuls qui sont vraiment sympathiques, ce sont les saltimbanques. Ils contemplent de loin, dans la dernière scène, la danse macabre des autres personnages entraînés en ombres chinoises par la Mort et sa grande faux... Ceci étant dit, il n'est pas facile de rentrer dans le film et on se surprend parfois à s'ennuyer un peu
Il existe des sujets souvent évoqués de façon maladroite au cinéma. La Religion en est un parfait exemple. Elle occupe pourtant la place centrale du classique d'Ingmar Bergman, car elle hante tous les esprits d'une communauté ravagée par la peste. Les hommes ne peuvent plus croire en Dieu, ne prennent du plaisir qu'en humiliant autrui, et ne savent pas comment et s'il faut apprivoiser la Mort. "Le Septième Sceau" pourrait donc déprimer par son pessimisme ambiant, mais éblouit surtout par une mise en scène très personnelle. Un rythme plutôt lent, des symboles bibliques jamais primaires, et un sens du cadrage élaboré maintiennent le film dans un mystère d'une rare beauté. Des réponses nous sont enfin données (même si elles ne sont pas une finalité) dans un final où l'espoir apparait de façon tout à fait surprenante. Beaucoup de questions métaphysiques traitées avec conviction, mais aussi un regard nuancé sur la Société. Un film auquel on ne peut rester indifférent.
Un joyau. Un travail d'orfèvre de Bergman. Cet artiste était un perfectionniste, il faut voir son travail à l'oeuvre, c'est tout bonnement impressionnant de savoir-faire. Le Septième Sceau est un « Memento mori » ''romanesque'', crépusculaire et métaphysique de chevalier, gentilhomme et saltimbanque, a caractère religieux, qui entremêle des événements de l'histoire en rapport avec une certaine morale religieuse pour étendre son intrigue (dans l'esprit un peu théâtral et ironique) : spoiler: Jeanne D'Arc, la crucifixion (ce Jésus en jouet, amusant) , l'ancien chevalier des croisades, La Mort (et sa noirceur cabalistique et ténébreuse, j'adore). Bergman (bon cela va paraître prétentieux de ma part) nous fait la démonstration minutieuse de ce qu'est une direction d'acteurs, de comment doit bien être placé une caméra, de comment doit être utilisée la lumière, le champ et le déplacement des corps etc. Tout un travail d'artisan au service de l'art.
Sous ses aspects rustres et sombre, "Le Septième Sceau" est une très belle invitation à la philosophie existentialiste et la réflexion cinématographique.
Film plutôt accessible, "Le Septième Sceau" est peut-être l'oeuvre la plus sombre de Bergman mais n'en reste pas moins complexe. D'une étonnante richesse philosophique et en symboliques, il nous propose des scènes inoubliables et d'anthologie comme la fameuse scène de la partie d'échecs entre le chevalier et la mort. La réalisation est de toute beauté. Une nouvelle leçon de cinéma.
Magnifique. Surtout après un "Persona" qui ne m'a pas beaucoup plus, j'ai été agréablement surpris par ce "Septième Sceau". Parler des choses qui n'ont pas de réponses, et faire des réflexions (très pertinentes) sur l'être humain et tout ceci à la fin de Croisades tient du génie. C'est tellement bien écrit, les dialogues, tous pertinents, le propos, la chasse aux sorcières, les protagonistes et enfin la mort qui joue un rôle primordial dans le long-métrage. Chaque apparition de celle-ci est accompagnée d'une musique grave et stridente, presque effrayante. Encore plus appuyé avec le visage blanc de la faucheuse. Un film incroyable (et dur à comprendre, il faut le revoir une deuxième fois) à voir absolument! Bravo!!!!
Un film médiéval mystique et métaphysique mais pas hyper captivant où l’image de la mort, robe noire et visage terne jouant aux échecs sur la plage avec un croisé (joué par Max Von Sidow) plein d’interrogation sur le foi en Dieu, reste gravée.