3576 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
173 critiques spectateurs
5
63 critiques
4
59 critiques
3
23 critiques
2
18 critiques
1
5 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
teofoot29
109 abonnés
648 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 4 avril 2010
Le cinéma Suédois dans toute sa splendeur, un chef d'oeuvre Moyen-Âgeux sur la mort. Une reconstitution digne du Nom de la Rose. A voir necessairement une fois dans sa vie.
Mystérieux et riche, ce film est d'une profondeur métaphysique captivante. Après l'avoir vu, on n'a de cesse de repenser à chacune des scènes et à des nouvelles manières de les comprendre. Dieu, la vie et -donc- la mort sont au coeur des interrogations du chevalier et ces doutes se sentent aussi bien par la mise en scène magistrale et extrêmement recherchée que dans les dialogues qui semblent parfois n'être que vers en prose pleins de secrets tout en étant évidents. Les personnages secondaires ne sont en rien "secondaires", chancun offrant une approche différente de la vie, la mort et la foi. Une oeuvre sublime qui témoigne du génie de Bergman. A voir, revoir et penser.
Un très beau film sur l'angoisse métaphysique devant le silence de Dieu, sur l'incompatibilité de la foi et du savoir. Beau formellement bien sûr, les images "médiévisantes" étant magnifiquement rendues par un splendide noir et blanc. Beau sur le fond également, Bergman étant le plus philosophe des cinéastes, même si le message passé n'est pas aussi profond que ça et induit même une certaine répétitivité. La preuve toutefois qu'on peut faire du cinéma aux belles images, intelligent ET accessible, car le septième sceau est sans doute l'un des meilleurs Bergman, mais aussi et l'un des plus abordables.
Absolument indépassable, un chef d'oeuvre de psychologie, de mise en scène, d'une finesse absolue. Vraiment déroutant à la vision, il est difficile de se faire une idée pdt le film, même après. Passionnant de refaire le film dans sa tête. Bergman impressionne par sa liberté artistique, il capte l'attention à chaque seconde, questionne, bouscule, destabilise et donne une leçon de mise en scène. Surement un des plus grands cinéastes de toute l'histoire du cinéma. En espérant que son oeuvre, singulière et exigeante, reste accessible aux plus grands nombres et ne disparaissents au profit de ce cinéma commercial, symbolisé par Luc Besson. En effet, plus facile aujourd'hui de se procurer le dvd De Bienvenue chez les ch'tis qu'un coffret de l'intégrale de Bergman... En fin , revenons à ce film d'une profondeur d'esprit absolue, dont l'apogée dramatique est symbolisée par les scènes avec la sorcière, qui symbolisent le pouvoir absolu qu'ont pris les croyances quelconques sur l'être humain. Les personnages sont captivants, les dialogues incroyablement précis et virtuoses. les scènes avec la Mort sont hallucinantes. Bref, c'est du cinéma à l'état pur, et j'adore ça.
Etonnamment intemporel, ce classique aux plans somptueux mêle les genres avec une habileté fascinante. Bergman sort victorieux de cette partie d’échecs contre le temps, qui n’a pas dévoré son œuvre.
De tous les trips de Bergman, c’est peut-être le seul qui me parle un temps soit peu. Comme quoi, on en dira ce qu’on voudra, en sortant un temps soit peu du réel concret, on touche parfois davantage d’universalité et d’intemporalité. Seulement voilà, même si l’histoire de ce Septième Sceau m’a intéressé, et même certaines scènes disposent d’un véritable charme, je dois bien avouer que certaines longueurs m’ont une fois de plus haché mon plaisir. Est-ce que j’attendais des techniques de narration moderne dans un film des années 1950 ? Bien sûr que non. Je ne peux d’ailleurs pas en vouloir à ce « Septième sceau ». Mais bon, malgré tout la réalité est là. Quand on est habitué à faire du cyclisme avec un vélo en fibre de carbone, récupérer le bicloune de Louison Bobet fait vite mal au mollet au bout de quelques kilomètres. Pas trop de plaisir jouissif pour moi donc, même si malgré tout je dois bien reconnaître, pour quelques minutes, une satisfaction intellectuelle réelle à connaître ce classique du cinéma.
Hormis une etude sur une epoque pas si éloignée, ce mythe contient de multiples details sur ces modes de vie speciaux reservés à des terres particulieres ainsi qu'un panoramique revelateur sur le drame de l'inculture: on ne peut qu'être choqué et soulevé par l'effroi avec ces pauvres gueux forcés de vivre dans une sale promiscuité à cause de ce Seigneur cruel.
Max Von Sydow est excellent. Son personnage est attachant et pose des questions existentielles intéressantes. La fille sur le bûcher marque le plus les esprits, à mon sens, car son regard exprime toutes les émotions que l'on peut ressentir au cour d'une vie. Le Septième Sceau est un film poétique et prophétique, une danse funeste qui nous entraînera tous avec elle.
L'image et la mise en scène sont absolument superbes, splendides, géniales. La forme vaut 5 étoiles. Mais le fond, les débats sur la vie, la mort, dieu ou le néant, au premier degré et sans grande originalité ni subtilité, c'est surfait. Ce film est une succession de scènes magnifiques, mais le scénario et la trame de fond censés liés le tout sont un peu faibles.
Second film que je vois du réalisateur, c'est bon, bien qu'un peu trop lent (ou alors c'est le noir et blanc qui fait ça) à mon goût, une très belle histoire, superbement réalisée, des passages fascinant.
Une étude fascinante sur la vie, la mort, la religion et bien d'autres sujets. Bergman réalise là un film très poétique, superbement réalisé et superbement interprété.
Evidemment vu la date de sortie du film on ne peut qu'être admiratif devant la modernité du style. Une grande pureté dans les expressions et des acteurs superbes, cependant je suis plus réservé sur le scénario qui manque de continuité. En dehors du coté anti religieux et philosophique du film, il faut aussi retenir son aspect comique qui n'a d'ailleurs pas échappé aux monty python. En résumé un film étonnant mais pas totalement satisfaisant.
C'est bien simple, c'est mon Bergman préféré. Partant d'un concept complètement trippé (un croisé de retour en Suède s'interroge sur le sens de ses actes, de sa vie et de Dieu, et alors que la Mort vient le chercher, convaint celle-ci de faire une partie d'échec pour gagner du temps et essayer de lui extirper des informations), Ingmar restitue un univers médiéval d'une grande authenticité et pose les questions clées sur les thèmes qui sont ses obsessions. La modernité des dialogues, des personnages, dirigés à la perfection (Bibi Anderson est d'une fraicheur réjouissante, et Von Sidow ainsi que son écuyer sont incroyables), l'intelligence des situations... C'est désormais certain, le film ne vieillira pas. Il s'agit pour moi du film qui, plus encore que Fanny et Alexandre, représente ce mélange d'intelligence, d'accessibilité parfaitement dosée et d'intérêt qui caractérise l'oeuvre de ce grand cinéaste. Inoubliable.