Memories of Murder
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505 critiques spectateurs

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Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2024
Gadget et les Gaffeurs: Un Thriller de Bong Joon-ho qui ne Manque Pas de Mordant

C'est l'histoire d'une équipe de Sherlock Holmes du pauvre, en Corée du Sud, qui galère plus à résoudre des meurtres qu'un joueur de "Among Us" à trouver l'Imposteur sans preuves concrètes. Bong Joon-ho, maître de la mise en scène, nous plonge dans un bain de meurtres non résolus avec une finesse à la fois terrifiante et comiquement tragique. Imaginez une bande de policiers qui aurait plus sa place dans un épisode de "Police Academy" que sur une véritable scène de crime.

Au cœur de la campagne coréenne, où même Google Maps aurait du mal à ne pas se perdre, les autorités semblent sorties tout droit d'une époque où taper sur une machine à écrire était encore considéré comme du hacking. Le film peint ces personnages d'un pinceau chargé d'humour noir, soulignant leurs méthodes d'investigation qui feraient rougir un Scooby-Doo en fin de carrière. Le contraste est aussi marqué qu'une saison de "Game of Thrones" sans morts.

C'est un ballet rustique entre un détective local qui se croit dans un mauvais épisode de "Columbo" et un inspecteur de Séoul qui a sans doute cru qu'il serait le Neo de "Matrix", esquivant les balles de l'incompétence crasse de ses collègues. Mais la réalité est moins glamour : ils sont tous les deux des pions sur un échiquier où le roi est un tueur insaisissable, qui les mate sans montrer son visage – un peu comme V dans "V pour Vendetta", mais sans le charme des citations littéraires.

L'un des points culminants du film est cette dépendance tragique aux méthodes archaïques. L'absence de technologie de pointe est si criante que même un épisode de "Star Trek" des années 60 aurait offert plus de solutions futuristes. La police se retrouve à combattre un mal invisible avec des outils qui feraient rire un technicien de "CSI Miami".

Vers la fin, "Memories of Murder" se transforme, passant de la comédie noire à une tragédie qui glace le sang. C'est comme si le Joker de "The Dark Knight" prenait le contrôle du récit, laissant Gotham – pardon, la campagne coréenne – en proie à un désespoir profond. L'enquêteur, hanté par ses échecs, ressemble à Batman sur le point de raccrocher sa cape, désillusionné et vaincu.

Bong Joon-ho nous offre une œuvre qui est autant un chef-d'œuvre stylistique qu'une critique acerbe d'une société dépassée par ses démons. "Memories of Murder" est un film qui, tout en vous faisant rire jaune, vous plonge dans une réflexion sombre sur l'humain face à l'inexplicable mal. On en sort un peu comme après un marathon de "Black Mirror" : amusé, mais surtout terrifié et bizarrement nostalgique.

Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 février 2023
Un Polar humain mais trop long et lent, qui prend tout son sens juste à la fin, le reste est froid et chiant ... Assez moyen.
Appeal
Appeal

180 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2013
En V.F. Il m'a fallu attendre jusqu'à la fin des 2h10 de films pour me faire un avis définitif. Enfin, cela parait logique, on ne juge pas un film avant d'avoir tout vu, mais la progression de ce Memories of Murder est si particulière que l'impression qu'on en a varie vachement. Pour cause, si je regarde rétrospectivement, je pense que je lui aurait attribué 8 en intro, 7 ensuite, remonté un 8 ensuite, pour conclure sur un 9. Je ne donne pas dans la moyenne donc je conserve cette dernière note. Attention, possibles esquisses de grandes lignes dans mon commentaire, mais j'essaye d'éviter au maximum les spoilers.

Parce que nous avons bien plusieurs genres dans ce film qui se côtoient, qui parfois se mélangent ou sont au contraire bien séparés. Ainsi, l'ouverture est presque une comédie. Song Kang Ho fidèle à ses rôles de tarjés, est un policier de campagne un peu simplet, aux méthodes limite limite, qui se trouve à enquêter sur une sordide histoire de meurtres. Malgré la gravité des actes, le ton est presque décalé, ironique. On rigole a moitié sur le cadavre, on prend l'enquête à la légère, les interrogatoires musclés s’enchaînent sur ce même ton. L'arrivée de Kim Sang Kyung, policier de Séoul, va donner lieu aux habituels confrontations entre policier bouseux des campagnes et gendre idéal des villes. Mais petit à petit, une autre ambiance s'installe. Les echecs arrivent, le blocage, les dérapages. Un tournant dramatique se met en place. On rigole toujours pas mal, surtout parce que les policiers ramenent au commissariat tout les crétins du coin. Mais malgré tout, l'ambiance n'est pas la même. Le sérieux, le doute commence à gagner les protagonistes. Les tensions entre les deux héros ne sont plus les mêmes, si c'était sur des querelles de manières, c'est maintenant presque un cri désespéré qui les déchirent. A chaque fois que l'enquête avance, l'espoir revient, le ton comique aussi. Mais la rechute, derrière, est encore plus terrible. Les trente ou quarante dernières minutes sont assez incroyable. La transition opérée par Bong Joon-Ho est remarquable, un peu comme il l'a fait avec The Host après. Le réalisateur coréen bouleverse totalement sa mise en scène : lumière sombre, scènes plus longues et lentes, moins de dialogues mais une caméra fixée sur les regards. Nous n'avons plus du tout envie de rire. Nous ressentons, comme les héros, une crispation, et partageons sans effort le désespoir d'un Song Kang Ho et d'un Kim Sang Kyung, vraiment nickels dans leurs rôles. Les dernières minutes finissent de nous achever dans l'intensité dramatique.

Memories of Murder s'avale bien, sans temps mort, le rythme est soutenu grâce à la savante progression de l'oeuvre. La photographie est parfois soignée, même si on est le plus souvent dans un huit clos, quant aux acteurs une nouvelle fois, surtout les deux principaux, sont parfaits. Memories of Murder est vraiment un très bien policier, qui a en plus le mérite d'évoquer le cas des serials killers d'une manière très intelligente. Ainsi, si les américains ont cette façon de faire impudique, qui donne souvent dans un spectaculaire un peu répugnant, Bong Joon Ho a clairement choisit de se concentrer sur l'influence psychologique qu'apporte ce genre d'affaire aux enquêteurs.

Memories of Murder tape pour moi très fort, et se situe clairement dans les meilleurs films policier que j'ai vu. Oeuvre que je vous conseil de voir vivement.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2008
Ce polar est vraiment génial et a de quoi renvoyer toutes les autres productions du genre au tapis
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2013
Dotés d'une histoire captivante basé sur un fait réel - à savoir celui d'un serial killer coréen qui as commis des meurtres entre 1986 et 1991-, et d'une mise en scène pleine de rigueur de la part du réalisateur de "The Host", ce polar se visionne avec toujours autant d'intérêt. L'enquête possède son lot de rebondissements, il y a pas mal de violence et en plus le casting est excellent. Une oeuvre sud-coréene assez radicale, très sombre durant sa seconde partie et assez angoissante, et il n'est donc guère étonnant qu'elle est remporter le Grand Prix du festival du film policier de Cognac en 2004.
Beachben
Beachben

5 abonnés 208 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mai 2025
Quand je vois les notes, je me dis que je suis passé sûrement à coté de ce film coréen ! Mais dans le style noir de ce pays, on est à des lustres de Old Boy. Je me suis ennuyé. C’est plat, c’est long, les flics sont d’une nullité extreme (forcément pour une histoire vraie, ça ne leur donne pas une super image). Bref, finalement tout ça pour ça… c’est décevant. Et cette fin… spoiler: le mec se « réveille des mois et des mois » après pour retourner sur un lieu de crime et découvre un gamine qui lui parle… le truc improbable…
Bref l’ennuie complet pour ma part… j’ai perdu mon temps…
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2019
Pour son deuxième long-métrage, le réalisateur Bong Joon-ho s'émancipe en 2003 et impose sa patte à travers le monde en proposant Memories of Murder, énième thriller issu de la nouvelle vague du cinéma sud-coréen remportant moult prix mondiaux et notamment en France où il gagne le premier prix du Festival du Film Policier de Cognac en 2004... Nous y découvrons tout le savoir-faire du metteur en scène coréen, sa capacité à mélanger les genres sans jamais se détourner de son objectif premier, délivrant à chaque plan une mise en scène léchée et travaillée autour d'un scénario intelligent qui tiendra en haleine jusqu'à la fin. L'histoire vraie d'une enquête policière dans la campagne coréenne des années 80 où, fait rare, un serial killer particulièrement pervers sévit. Utilisant le classique stratagème du buddy movie avec deux flics que tout oppose (Park Doo-man le campagnard superstitieux aux méthodes arriérées et Seo Tae-yoon le flic de la ville qui croit aux méthodes scientifiques), piétinant sans cesse dans une interminable enquête qui ne peut avancer lorsque les policiers n'arrivent pas à délimiter une scène de crime, effacent malgré eux les preuves, tabassent constamment les suspects et se basent sur des spéculations douteuses, le tout dans une Corée en pleine libéralisation politique où règnent encore couvre-feux et manifestations pour la démocratie naissante du pays. À travers cette enquête aussi sombre que foncièrement drôle, Bong Joon-oh délivre une société typiquement coréenne, confrontant les classes sociales, critiquant l'incapacité de la police locale et pointant allégrement du doigt les travers d'une société pas si lointaine que ça. Mixant avec génie polar désespéré et comédie à l'humour terriblement noir, Memories of Murder est une réussite totale constamment époustouflante où l'impressionnante mise en scène de son réalisateur nous happe sans lâcher, où l'interprétation aux petits oignons de sa galerie d'acteurs déjantés (dont Song Kang-ho, qui restera fidèle durant toute la filmographie de Joon-ho ou presque) et où le message quasi-pamphlétaire, finement inséré au récit, prouve que le cinéma coréen, déjà en 2003, pouvait côtoyer les plus grands polars avec une aisance déconcertante.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2012
Je suis étonné de voir que ma critique à propos de ce film ait disparue du site. Donc, je vais tenter d'en refaire une d'après mes souvenirs. Il faut préciser que seuls les asiatiques peuvent réaliser des long-métrages du genre thrillers de cette qualité. L'histoire est magnifique et je pense que la plupart d'entre nous ne pourra pas résister à son charme car il y règne une poésie mais également une force extraordinaire. Le temps passe à une vitesse inimaginable et on peut dire que "Memories of Murder" est dans la veine d'un "The Chaser" ou d'un "Old Boy" dans sa conception. C'est du grand art et du début à la fin, il n'y a pas grand chose à jeter. Il faut bien avouer que c'est l'un des plus beaux films qui m'ait été donné de voir et franchement, après tout ceux que j'ai vu, c'est un compliment plus qu'honorable ... Les acteurs sont magiques, la bande originale est douce et efficace, la photographie est sublime, le synopsis est envoutant, que demander de plus sérieusement ? Je me le demande encore, c'est une perle du 7ème Art mais comme je dis toujours : "Personne n'est parfait" donc ils résident surement quelques petits bémols, mais ceux-ci sont réellement minimes. Je vous laisse maintenant découvrir ce bijou et il me reste plus qu'à vous souhaiter un bon film ! 15/20.
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2011
Bon film policier. Les personnages sont fouillés, l'histoire et le contexte sont intéressants.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2017
Ressortie le 5 juillet de ce chef-d'oeuvre du polar contemporain et du cinéma sud-coréen. Bong possède une maitrise innée du suspense et des codes du genre policier, mais son ambition en franchit les frontières habituelles. Cinéaste-enquêteur bien plus efficace que les policiers dépassés qu’il met en scène, il exhume avec méthode les errements de la police coréenne rurale au mitan des années 1980, soit à la fin de la dictature militaire. Film policier, Enquête sociologique, réflexion sur la culpabilité, ce film est tout cela à la fois. A ne pas manquer. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
Pour une première expérience en terme de cinéma coréen, je suis épaté par la représentation du film d’un point de vue réaliste. Tout comme "Monster", j’avais déjà entendu parlé des faits réels. Pour le coup, c’est réussi car ça met bien en avant spoiler: l’incompétence de la police et
des méthodes qu’ils employaient pour s’occuper de l’affaire. Malheureusement, le film est lent : pourtant, ça commençait très bien et j’avais vraiment envie de connaître la suite.
Le casting en revanche n’a rien à voir avec la catégorie hollywoodienne : les acteurs semblent balancer un style d’humour complètement différent de ce que je connais et se battre avec un style d’art martial. Park et Seo ont des méthodes de travaux différentes mais ils vont évoluer au fil du film spoiler: qu’ils deviennent l’inverse de ce qu’ils étaient
.
Bong Joon-ho est peut-être un des réalisateurs sud-coréens les plus connus au monde et je dois reconnaître que sa mise en scène offre un style particulier au cinéma sud-coréen : la colorimétrie grisâtre et désaturée renforce le côté année 80 du métrage, tel une vieille photo. La musique a des morceaux au piano doux et mélancoliques. Grâce aux décors, j’ai une vision plus claire du mode de vie des Sud-coréens.

"Memories of Murder" est le premier film sud-coréen que j’ai regardé et je dois avouer que j’en attendais plus, surtout après les louanges que j’ai entendues. Je me suis ennuyé beaucoup de fois : spoiler: comme si ce n’était qu’à la fin du film que je retrouve un certain intérêt car la fin est une des grandes réussites
. Néanmoins, je salue la performance des acteurs, la mise en scène de son réalisateur et de la représentation de l’histoire par rapport à la réalité. Malheureusement, j’en attendais mieux pour être plus curieux envers le cinéma sud-coréen.
Adam67
Adam67

6 abonnés 552 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2024
Memories of Murder, réalisé par Bong Joon-ho, est un thriller coréen fascinant, inspiré de faits réels, qui explore l’enquête sur une série de meurtres non résolus dans une petite ville de Corée du Sud dans les années 1980. Dès les premières minutes, le film nous entraîne dans une atmosphère à la fois étouffante et captivante, mêlant l’obscurité des crimes à des éléments de comédie noire qui, loin d’alléger le propos, renforcent l'absurdité des situations auxquelles sont confrontés les enquêteurs.

Ce qui rend Memories of Murder unique, c’est la manière dont il met en lumière l’impuissance des policiers locaux, qui se retrouvent dépassés par des crimes d’une violence inédite. Le film pose un regard critique sur le système judiciaire et policier de l’époque, montrant des techniques d’enquête archaïques, souvent brutales, et des enquêteurs qui se perdent dans leurs propres émotions et frustrations. Les deux acteurs principaux, Song Kang-ho et Kim Sang-kyung, sont magistraux dans leurs rôles d’inspecteurs aux approches radicalement opposées. Leurs performances transmettent toute la complexité et le désespoir qui animent leurs personnages.

Visuellement, Bong Joon-ho maîtrise chaque plan, créant une tension palpable qui nous accompagne tout au long du film. L’ambiance humide, brumeuse et oppressante des décors participe à renforcer le sentiment de malaise, comme si la ville elle-même était marquée par la noirceur des crimes qui s’y déroulent. Le suspense monte crescendo, avec une réalisation qui nous tient constamment en haleine, même dans les moments de silence.
spoiler: La dernière scène du film est particulièrement marquante, non seulement pour ce qu’elle raconte, mais aussi pour l’aura d’inachevé qu’elle laisse. Au moment de la sortie de Memories of Murder, le tueur n’avait toujours pas été identifié, ce qui donne à ce dernier regard face caméra un impact immense et glaçant. C’est cette incertitude, ce mystère persistant qui confère au film une profondeur et une aura unique. La dernière scène de Memories of Murder est particulièrement puissante, car elle conclut le film sur une note d’incertitude troublante et poignante. Dans cette scène finale, le détective Park Doo-man, devenu civil, revient des années après sur les lieux du premier meurtre. Il est visiblement marqué, usé par les années d'enquête infructueuse. Lorsqu'une petite fille passe par là, elle lui mentionne que quelqu’un est venu observer cet endroit récemment, un homme « tout à fait ordinaire ». Ce détail ravive immédiatement l’obsession de Park, et il se penche pour scruter l’endroit une dernière fois. À ce moment-là, Park regarde directement dans la caméra, un regard lourd et chargé de sous-entendus. C’est un moment intense, car il est clair que Park n’adresse pas ce regard au spectateur. En réalité, il sait que le tueur, où qu'il soit, pourrait regarder ce film un jour. Ce face-à-face silencieux est donc dirigé vers ce meurtrier insaisissable, comme un défi muet ou une invitation à enfin se dévoiler. C’est la manière de Park de dire « Je sais que tu es là », un appel provocateur à ce tueur qui, même après toutes ces années, échappe encore à la justice. Ce dernier regard, empli de rage contenue, de douleur et de résignation, est un appel aussi désespéré que symbolique. En brisant le quatrième mur, Bong Joon-ho nous fait ressentir l’obsession de Park, son sentiment d’impuissance et sa haine inexprimée envers ce criminel qui a détruit tant de vies. C’est comme si Park, n’ayant jamais pu faire justice, voulait, au moins par ce regard, atteindre l’âme du tueur où qu’il soit, lui signifier qu’il ne sera jamais libre de ses crimes. La profondeur de cette scène réside donc dans ce lien étrange, cette connexion ténue que Park espère créer avec le tueur. Il ne peut plus le poursuivre, mais il sait qu’il est là quelque part, comme une ombre sur sa vie, le spectre d’un crime impuni. Ce moment donne au film un impact durable : le mystère persiste, et avec lui, le malaise et l'obsession qui hanteront Park toute sa vie.
Carne
Carne

106 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Memories Of Murder est un film très original qui relate l'histoire du premier serial-killer coréen qui n'a jamais été arrêté.
Pendant tout le long du film, le doute subsiste et lorsque l'on croit avoir une réponse ou faire un pas dans l'enquête, tout redevient flou comme dans Mulholland Drive.
La mise en scène est parfaite en nous offrant une atmosphère trouble et dérange qui colle à la peau ainsi qu'un lot de plans séquences magnifiques et très bien joués ainsi qu'un final inattendu et stupéfiant. C'est tellement bon qu'on en redemande à chaque fois plus...
Quant à la débilité de certains flics, c'est absolument génial de nous les présenter ainsi et ça permet de nous faire rire à plusieurs moments (Dans le sona, quand ils sont tous bourrés dans le bar,...).
Le cinéma coréen - avec des films comme Sympathy For Mr Vengeance, Old Boy ou Printemps, Eté, Automne, Hiver,... Et Printemps - est entrain de devenir de plus en plus populaire en France et nous change de tous les navets américains qui se ressemblent tous.
Vivement que d'autres films coréens sortent... Même si c'est de moins en moins rare au pays du fromage et des collabos...
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2008
Si "Memories of murder" surprend c'est parce qu'il joue avec les codes du genre pour mieux les détourner, c'est qu'il tente et je dis bien tente de donner une dimension humaine à ses personnages en cherchant au delà des clichés que cela peut apporter mais sans s'en départir non plus. Donc le film de Bong réalisateur de The Host, cherche quelque chose de neuf et ne le trouve pas complètement. Relatant un terrible fait diver qui secoua la Corée au milieu des 80(s) (tueur en série qui assassinnat 10 femmes dans un rayon de 2km), le film ne fait rien de plus qu'exposer le plus fidèlement possible, je pense, la traque du tueur. L'enquête devenant de plus en plus démentiel, les choix des inspecteurs se font de plus en plus absurdes et surtout inefficace. Içi pas de héro qui arrive et à qui tout reussi puisque même l'envoyé de Seoul (prototype du mec plus intelligent que ceux du village) se plante et s'embourbe autant que ses compagnons dans la chasse. Là où dans un film nous venant des Amérique ou d'Europe on aurait qualifier les personnages de "douteux", dans memories of murder ils sont simplements ce qu'ils sont avec ce qu'ils comportent comme defauts et qualités. Nos avis changent souvent sur les protagonistes car ils ne suivent pas un trait de caractère préscis durant tout le film. Bong a su trés bien le démontrer tout au long du récit et non dans un final pirouette dans lequel chacuns montre sa veritable nature ou quelque chose de cet ordre là. Mais le point fort du film reste essentielement son histoire : filmé "à l'americaine" avec ce qu'il faut d'efficacité, de suspense et d'action (trés belle scène de course poursuite), memories of murder a trouvé sa veritable originalité dans les lieux où se déroule l'action et dans le fait diver raconté avec un final qui ma sidéré. Car il ne sait pas lancé dans un de ces twist ending machiavelique, mais est resté dans l'esprit du film qui cherchait la crédibilité avant tout.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2013
J'ai lu beaucoup de bien sur Memories of Murder et c'est avec une certaine appréhension que j'ai regardé ce polar et au final c'est plutôt une déception. Le film est bon mais je ne peux pas dire qu'il m'ait ravi, si la mise en scène et de qualité elle est aussi assez classique et l'intrigue est peu palpitante, l'ensemble manque de suspense. J'imaginais Memories of Murder plus sombre et haletant, je ne me suis pas réellement ennuyé mais il y pas mal de longueurs comme le début qui s'installe trop lentement. Quelques instants sont prenants comme cette poursuite se terminant dans une carrière.
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