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Arthur Debussy
189 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2018
Un film à vous couper le souffle, à vous faire sauter de votre siège, à vous tordre d'exaspération ou au contraire à vous faire rire aux éclats, à vous faire réfléchir et méditer ou au contraire à vous captiver... Comme les personnages, vous passerez par tous les sentiments possibles et inimaginables en 2 heures. La raison : le talent de cinéaste, de directeur d'acteurs et d'auteur de Bong Joon-Ho. Dès le début le ton est donné : mise en scène magnifique, rythme parfait (l'équilibre entre passages contemplatifs et fulgurances sous adrénaline est impressionnant), interprètes charismatiques et pourtant crédibles, un mélange salutaire d'humour et de gravité... Si la narration de «Memories Of Murders» est quelque peu classique, elle n'en demeure pas moins extrêmement prenante, d'autant plus que les thématiques qu'elle implique s'avèrent passionnantes. C'est certainement l'un des seuls films du genre à avoir su saisir l'essence du travail des policiers, leurs motivations, leurs interrogations, leurs doutes ou leurs faiblesses, qui sont en fait le lot de tout être humain. S'il touche à quelque chose d'universel, le résultat est à mille lieues d'un quelconque conformisme, tant la sincérité de Bong Joon-Ho évite un à un tous les clichés. Et les personnages, excellemment bien écrits, s'avèrent tous inoubliables. Alors certes le second long métrage du cinéaste coréen comporte quelques maladresses ici et là, mais sa force et sa virtuosité (sans pour autant en faire des tonnes) sont telles qu'on ne peut qu'être estomaqués par tant de talent, de la part de Bong Joon-Ho comme de ses fabuleux interprètes. Excellent et marquant, un long métrage à voir absolument!
L'originalité de Memories of murder tient dans la confrontation visuelle entre le caractère sugrenu du quotidien et de ses détails , et le logistique huilée des crimes. Une fantasmagorie liée à un mélange inédit de précision sociologique, de cruauté froide, d'irréalité bleutée et de chamanisme.
Chef d'oeuvre, après The chaser que je viens de voir, les Coréens affichent une maitrise absolue, bien plus que les Français sans aucun doute. Tiré d'une histoire vrai, le film met un peu de temps à démarrer mais on est complètement immergé. J'ai adoré.
Petite merveille que ce polar. Réalisé d'une main de maître avec des acreurs géniaux et une atmosphère pesante. Le film sait aussi être drôle tout en restant anxiogène. Un véritable tour de force.
Assez décevant, au final, malgré l'exotisme. Une mise en scène tape à l'oeil,mais ça n'avance pas, et l'enquête policière est mince ; franchement, ce thriller n'apporte rien de neuf.
Memories of Murder naquit alors que le gigantisme d'un jeu d'acteur rencontrait une écriture sans pareille. Song Kang-ho à son sommet dans un univers de pourris, retranscrit à l'image par une réalisation léchée du maître Bong Joon-ho. Cette pellicule est non sans rappeler le chef-d'œuvre qu'était Citizen Kane en son temps. Rugueux, rêche, grenu, raboteux, âpre, granuleux, grumeleux, le récit de cette Corée post années 80 ne cesse de transir par la médisance de son propos, reflet d'une ère encore inachevée.
Excellent filmspoiler: , aboutissant à un monumental dilemme entre rigueur morale et intime conviction : comme un poisson pris au bout de l'hameçon, le malheureux se débat, faut-il le remettre à l'eau, faut-il en finir ? Scène poignante.
Le mélange des genres est assez perturbant au début mais il faut bien admettre que le récit gagne en densité dans sa dernière partie. Le glauque est archi-présent mais la ténacité du policier est là pour contrebalancer les meurtres et le final tout à fait perturbant et magistralement amené.
"Memories of Murder" s'inspire de faits réels : l'enquête autour d'une série de meurtres commis en Corée du Sud à la fin des années 1980. Polar sur la forme, le film est surtout l'occasion pour Bong Joon-ho se tacler le système sud-coréen de l'époque. Dictature, police dépassée, et surtout aux méthodes grossières, allant de la torture de suspects au chamanisme ! L'enquête confronte également deux flics diamétralement opposés, un local fonctionnant à l'instinct (excellent Song Kang-ho) et un citadin préférant le raisonnement et l'analyse. Un moyen scénaristique classique, hérité du cinéma américain, et qui est ici bien utilisé. On pense d'ailleurs parfois à David Fincher, avec "Seven" ou "Zodiac" qui sortira quelques années plus tard. On relève toutefois quelques longueurs dans l'intrigue, ce qui est dommage car celle-ci est très documentée (tournage sur les lieux des crimes !). Mais la forme est très soignée, avec entre autres une jolie photographie, qui annonçait déjà un belle carrière pour Bong Joon-ho. Le gros succès commercial du film en Corée aidera d'ailleurs à propulser le réalisateur sur le devant de la scène. spoiler: Enfin, pour l'anecdote, signalons que les crimes au centre du film sont restés non élucidés jusqu'en 2019, où la coupable a finalement été identifié !
Un polar coréen poisseux de captivant soutenu par la mise en scène brillante de Bong Joon Ho et par un scénario riche qui mêle savamment atroce et burlesque.
Un faux film policier, très décalé, assez atypique. Bong nous régale d’une sorte de satire d’enquête, d’un roman de « pieds nickelés », de policiers looser. Une équipe de policiers est sur la trace d’un serial killer qui s’attaque à des jeunes filles les soirs de pluie et les tue, après les avoir violées. Mais les traces se mélangent toutes, chaque policier est un looser ,voir même un psychopathe ,l’enquête n’avance pas vraiment et les meurtres s’enchaînent. Un climat très particulier de dérision, et un final en queue de poisson assez inhabituelle dans les thrillers.
un policier surprenant car dès le début l'enquête semble par deux fois bouclée et être pris à la rigolade puis les meurtres s'intensifiant l'enquête avec l'arrivée d'un troisième policier devient plus scientifique et nous fait froid dans le dos, avec un final grandiose.