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JCADAM
6 abonnés
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3,5
Publiée le 3 septembre 2020
Bon thriller mais que je trouve surestimé, en effet c'est bien mené, l'intrigue reste intéressante mais le scénario n'a rien d'extraordinaire, il manquait pour moi un peu de tension sans doute à cause du fait que le réalisateur ait voulu donner un côté burlesque à l'histoire, quant à l'ambiance elle cadre parfaitement avec le film, à savoir très sombre en témoigne les meurtres sous la pluie par exemple. Après le duo fonctionne à la perfection et le récit noir a quelques traits d'humour. Concernant le final il reste frustrant mais j'en tiens pas compte car c'est tiré d'une histoire vraie et le réalisateur la suit à la lettre.
Après avoir vu Parasite qui m'avait un peu déçu, j'ai cependant eu envie d'explorer l'univers de Bong Joon-ho et je suis tombé sur Memories of Murder. Et je dois bien l'admettre: c'est de la frappe ! On a une histoire sinistre inspirée de faits réels qui s'éloigne des scénarios hollywoodiens et tient le spectateur en haleine du début à la fin. La séquence finale est mémorable et ne laissera pas indifférent. Bref, un vrai régal !
Petite merveille que ce polar. Réalisé d'une main de maître avec des acreurs géniaux et une atmosphère pesante. Le film sait aussi être drôle tout en restant anxiogène. Un véritable tour de force.
Dans la tradition des films coréens, ce film est tout en contraste entre burlesque et noirceur. Ce qui ressemble d’abord à une farce et pourrait faire décrocher tourne progressivement au drame, l’intrigue et la tension prenant le pas sur le ridicule. Un film à apprécier dans son intégralité, avec du recul et qui s’avère être une mécanique extrêmement bien huilée et très efficace.
Un polar sombre et d'une intensité rare, le film monte en puissance du début a la fin, on commence par découvrir ces flics complètement médiocre qui nous offre des scène burlesque, ils en font des caisses et accumule les erreurs et les saute d'humeurs presque cartoonesque. Et plus le visionnage ce poursuit, plus le film s'enfance dans les ténèbres avec un sens du réalisme de plus en plus prononcer. Les différents protagoniste vont subir de plein fouet cette monter de l'horreur jusqu’à ce changer eux même, ils ne seront plu les même avant et après cette histoire terrifiante. La mise en scène, le choix des plans, l'ambiance pluvieuse et sombre de ce "mémories of murder", rien est laissé au hasard par Bong Joon Ho. Rigoler devant un film aussi noir que celui-ci sans pour autant casser l'ambiance est une prouesse incroyable. On ressort de ce film secouer et horrifier par les horreurs que les hommes peuvent accomplir et l'on comprend que les convictions des personnages comme les notre peuvent très vite voler en éclat fasse au mal absolue.
J’adore les films de Bong Joon Ho ! Les personnages sont déjantés, du suspens, du comique, de l’horreur, une enquête spoiler: absolument frustrante puisqu’on ne connaîtra pas l’assassin à la fin !
L'ambiance est si particulière qu'au début c'est assez prenant, ensuite on sent que les choses patinent et n'avancent que difficilement. L'ennui s'installe, puis le scénario s'égare en nous laissant sur notre faim. On en sort frustré d'autant de rien pour rien. Sans doute parce que l'histoire était basée sur des faits réels, le burlesque provoque autant d'effroi que l'horreur de ces crimes. Rien de plus, en tout cas, ça ne fait pas sourire.
Bong-Joon Ho est comme souvent très efficace dans son jeu de registres: le passage du comique en première partie avec les flics incapables et corrompus à une fin de film toute en tension dramatique est impressionnant de fluidité. De la même façon, l'arc narratif des deux officiers évolue inversement de façon très intéressante pour démontrer que, finalement, retrouver le tueur n'est pas une question de moyens humains, et que peu importe le caractère des flics et leur différences exposées en première partie, l'horreur de ce qu'ils vivent et voient les transforme.
Un film qui comme tous les film policier ou thriller issue de dait réel faudrait mieux de regarder en journée car le soir sa peux nous perturber avant d'allez dormir, pas pour la,violence ou le sang qui ne sont pratiquement pas présent dans le film mais plutôt pour histoire et la façonnée filmée et raconter qui est angoissante voir anxiogène. Histoire d'une série de mettre de jeune femme et dont les inspecteur n'arrive pas à arrêter et trouver sa trace, mais 2 film sont sur l'affaire et une piste avec 2 méthode très différente 1 d'entre eux et plus râleur et à le sang chaud et ne réfléchit pas tandis que l'autre et plus poser et prend le temps de tous analiser. la cohabitation est difficile surtout que les mort ce multiplie. Un film plutôt sombre et triste de ce dire que ça c'est réellement passer !
Un polar coréen poisseux de captivant soutenu par la mise en scène brillante de Bong Joon Ho et par un scénario riche qui mêle savamment atroce et burlesque.
Mon premier Bong JOON-HO visionné, il y a quelques années. Un polar mélancolique, doux-amer, sobre, brut, sans paillettes à l'hollywoodienne, qui décrit tant la violence des crimes perpétrés par un tueur en série dans un petit village de la Corée du sud, que l’impuissance et le manque de moyens de la police sud-coréenne non habituée à ce genre d’affaires à l’époque. A voir absolument !
"Memories of Murder" s'inspire de faits réels : l'enquête autour d'une série de meurtres commis en Corée du Sud à la fin des années 1980. Polar sur la forme, le film est surtout l'occasion pour Bong Joon-ho se tacler le système sud-coréen de l'époque. Dictature, police dépassée, et surtout aux méthodes grossières, allant de la torture de suspects au chamanisme ! L'enquête confronte également deux flics diamétralement opposés, un local fonctionnant à l'instinct (excellent Song Kang-ho) et un citadin préférant le raisonnement et l'analyse. Un moyen scénaristique classique, hérité du cinéma américain, et qui est ici bien utilisé. On pense d'ailleurs parfois à David Fincher, avec "Seven" ou "Zodiac" qui sortira quelques années plus tard. On relève toutefois quelques longueurs dans l'intrigue, ce qui est dommage car celle-ci est très documentée (tournage sur les lieux des crimes !). Mais la forme est très soignée, avec entre autres une jolie photographie, qui annonçait déjà un belle carrière pour Bong Joon-ho. Le gros succès commercial du film en Corée aidera d'ailleurs à propulser le réalisateur sur le devant de la scène. spoiler: Enfin, pour l'anecdote, signalons que les crimes au centre du film sont restés non élucidés jusqu'en 2019, où la coupable a finalement été identifié !
Compte tenu de son récent statut de nouveau géant du cinéma depuis l’oscarisé ‘Parasite’ (et même depuis ‘Okja’, même si les raisons de l’exposition étaient un peu différentes), la filmographie antérieure de Bong Joon Ho devrait connaître un regain d’intérêt, ce qui serait tout à l’avantage de travaux de jeunesse restés connus des seules franges plus spécialisées du public : Il n’est donc sûrement pas superflu de revoir ‘Memories of murder’, thriller criminel noir et brutal venu de ces années où le cinéma coréen commençait seulement à exploser à l’international, notamment avec des films comme ‘OldBoy’ de Park Chan Wook. Revoir aujourd’hui ce polar inspiré de faits réels - les premiers meurtres en série de l’histoire du pays - provoque évidemment un choc moindre qu’à l’époque car on a intériorisé ces poncifs du cinéma coréen qui reviennent de films en film : une fois de plus, on note ce rapport compliqué que le pays entretient avec ses forces de police, méprisées car méprisables, paresseuses, violentes et trop vite satisfaites d’elles-mêmes (à sa décharge, ‘Memories of murder’ est chronologiquement situé dans les dernières années de la dictature, avec le climat tendu et le sentiment d’impunité que les forces de sécurité pouvaient alors éprouver), on s’étonne de ce machisme toujours aussi ouvertement assumé et exprimé et on note, dans l’atmosphère par ailleurs oppressante de ce coin de campagne qui macère dans la boue et l’ennui, quelques pas-de-côté surréalistes, comme ce flic qui recourt à une chamane ou infiltre un sauna pour identifier un suspect dont il est convaincu qu’il est glabre, sans qu’on sache si ces éléments ont pour objectif de détendre l’atmosphère ou de renforcer le côté pathétique de ces enquêteurs du dimanche. La noirceur reprend d’ailleurs vite ses droits et, confronté à l’enquête qui piétine, le jeune inspecteur progressiste venu de Séoul succombe à ses pulsions souterraines, tandis que le rustaud de la cambrousse acquiert une sorte de sagesse devant l’adversité et le constat des conséquences de son incompétence. Il ne faut jamais oublier que les productions coréennes du début des années 2000 ont eu le mérite de donner un fameux coup de pied dans la fourmilière en révélant l’existence d’un public friand d’approches plus frontales, qui en avait raz-la-casquette qu’on lui précise avec autant d’insistance qui étaient les gentils et les méchants de l’histoire : confronté à un cinéma hollywoodien friand de sujets glauques mais incapable de sortir du manichéisme le plus bête et à un cinéma européen confit dans le statisme, le succès de l’outsider coréen était inévitable, et il n’est pas jusqu’au cinéma chinois qui n’en ait tiré des leçons utiles (‘Une pluie sans fin’ de Dong Yue s’impose aujourd’hui comme le descendant direct de ‘Memories of murder’). A présent que le cinéma policier occidental a tiré les leçons qui s’imposaient de ce camouflet et a lui-même trouvé (plus ou moins) un nouveau souffle à la lumière de ce qui venait d’Asie, les productions coréennes détonnent moins et ont sans doute un peu perdu de leur superbe, mais l’âpreté et le nihilisme d’une référence fondatrice de la trempe de ‘Memories of murder’ lui a instantanément fait gagner ses galons de Classique.
J'ai du mal à replacer ce film dans la filmographie de son auteur, car malgré son indéniable qualité, sa mise en scène complètement folle et son ambiance pesante tout du long, Memories of Murder place au second plan les thèmes de son auteur. La question de lutte des classes est rapidement abordée, uniquement par l'opposition entre les deux policiers, mais l'enquête prend vite le pas, et ce n'est pas spécialement un mal vu l'exécution. Reste un film bien plus maîtrisé que Barking Dog (le passage de l'un à l'autre est vraiment étonnant), tant dans son rythme que dans sa façon de faire piétiner l'enquête, ce qui provoque un agacement qui s'accentue de plus en plus. J'ai compris à quel point ce film a influencé Zodiac, cette sensation d'être parfois si proche du but, mais de rester dans le flou. Ce tourbillon est très bien retranscrit par la mise en scène, notamment dans la scène où les flics arrivent au chantier après avoir poursuivi un suspect, avec cette caméra qui tourne autour de Song Kang-ho nous fait ressentir pleinement son anxiété, et cette perte de contrôle. Parler trop longuement de Memories of Murder est une porte ouverte au gâchis de l'intrigue, ce n'est pas un film qui se raconte, tout simplement un film à vivre.
Je découvre le cinéma de Bong depuis la sortie de Paraiste. Et il y a une telle fluidité dans la narration mais également une telle liberté foisonnante, dans des films très écrits mais qui ne le font jamais sentir. C'est en plus d'une beauté renversante. Je pense que je viens de trouver de quoi passer mon temps pendant la fermeture des cinémas.