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r0c-bribri
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3,5
Publiée le 9 septembre 2014
Souvent drôle et toujours fascinant, Arizona dream fait partie de ces films aux images obsédantes, des films qui restent longtemps en mémoire. Tout y est fantaisie et émotion, l'intrigue se déroule sans jamais se mettre en avant, tout y est fluide et seules comptent les images qui peuvent être vues et revues tant elles sont soignées et magnifiquement construites. Une mise en scène excellente qui donne envie de voir ou revoir la filmographie du réalisateur
première réalisation outre atlantique , arizona dream est un film très poétique et bouleversant pour la beauté de ses plans et le jeu de Vincent gallo et de jonny deep
Beaucoup beaucoup de choses à dire sur cette fable surréaliste d'Emir Kusturica.Un film qui fait effet de bombe à retardement.Sur le coup,"Arizona Dream" semble déjanté,sans queue ni tête(ouverture et fermeture au pays des Inuits).En réalité,il est tellement riche de symboles et de métaphores que ça peut en être déconcertant.Le thème principal,c'est bien sûr les rêves et les moyens de les réaliser.Axel(Johnny Depp,déja génial en 1992)se retrouve contraint d'aller au mariage de son oncle à Tucson,avec Paul,acteur narcissique(Vincent Gallo,grandiloquent).L'oncle(Jerry Lewis,et ses grimaces)qui veut lui faire reprendre sa concession de Cadillac.Mais Axel préfère suivre une veuve qui le subjugue(Faye Dunaway,grande performance d'actrice),tout en devant supporter sa fille suicidaire(Lili Taylor,bien barrée).Le film prend des chemins de traverse et se déroule en apesanteur.Dégager une signification nécessite un investissement largement récompensé.Des tas d'éléments indiquent les rêves de chacun,réalisables ou non:le poisson volant,la Lune,les tortues de Grace,son accordéon,la machine à pédalier.Axel ne réalise pas ses rêves,mais ceux des autres.Il passe à côté de sa vie,en n'aimant pas la bonne femme.Kusturica magnifie les plaines désertiques de l'Arizona,et retire de son film un sentiment de liberté totale.On a l'impression que tout est possible,sauf le bonheur des personnages."Arizona Dream" est désenchanté sous la crême burlesque.Et reste ancré dans les mémoires avec la BO sensationnelle d'Iggy Pop.Complexe et irrésistible.
Cette fable onirique nous permet de voir le rêve américain du point de vue -forcément poétique- d'Emir Kusturica avec son aspect commercial incarné par Jerry Lewis en vendeur de cadiac et son aspect cinématographique incarné par Vincent Gallo en acteur imitant à la perfection ses idoles. Mais au-delà de ça, c'est le l’histoire d’amour qui l'emporte dans ce film, avec un jeune homme désiré par deux femmes (une veuve et sa belle-fille aux tendances suicidaires), tous somptueusement interprétés par, en l'occurrence, Johnny Depp, Faye Dunaway et Lili Taylor. Si ce rêve amoureux ne se réalisera, nous voyons, grâce à de magnifiques effets visuels surréalistes les rêves de chacun se réaliser jusqu'à la scène finale qui est un superbe voyage imaginaire.
Dur dur de l'admettre. Mais honnêtement, Kusturica s'est planté dans son premier film hollywoodien. Comme cette histoire du réalisateur déjanté se révèle aseptisée et ennuyeuse... Le long-métrage entier semble avoir été passé au rouleau-compresseur étasunien pour qu'il ne déborde d'aucune manière... Une véritable erreur de parcours dans la carrière du génial cinéaste er de casting dans celle de comédiens plutôt talentueux!... A éviter absolument...
Un conte superbe, aux images marquantes. E.Kusturica démontre ici qu'il possède un sens rare de l'onirique, insufflant à son long métrage un esprit apaisant. Le casting, remarquable, ne saurait faire oublier le décevant final.
Pour moi ce n'est pa le meilleur Kusturika existant, mais en même temps c'est normal puisque c'est un ovni dans sa filmographie. L'histoire d'amour(pour ne pas direles) sont biensur présente ! Mais elles sont occidentalisé, comme le scénario ; le jeu des acteurs est particuliers puisque tous isue de la culture occidentale style vieille urope devant jouer à la culture balkanike/manouche....
Au final on suit un drame très bien réalisé, très bien joué où toute l'ambigüieté de l'intrigue dans la facon de joué des acteurs n'étant pas la leur et la manière de réalisé du réalisateur n'étant pas la sienne !
Pas le meilleur mais un très très grand film surtout si on connait la filmographie du réalisateur !
Pour apprécier ce film, il faut vouloir et pouvoir entrer dans le monde loufoque et poétique d'Emir Kusturica, apprécier la musique traditionnelle de Goran Brégovic, aimer retrouver les 2 stars Faye Dunaway et Jerry Lewis, être emporter par Johnny Depp, Lili Taylor et Vincent Gallo. Perso, j'ai accroché.
J'ai découvert ce film lors d'un roadtrip movie lors de la fête du cinéma en 2006. Je l'ai vu par envie de découvrir les premiers films de Johnny Depp, qui est vraiment l'un des meilleurs acteurs de sa génération et très polyvalent ! Ce film est une merveilleuse histoire d'un gamin qui apprend la vie et qui essaye de s'envoler de ses propres ailes. On passe du rire au larme et on se laisse transporter par l'ambiance magique du scénario. Un film culte.
Un jeune homme orphelin va se retrouver perdu en plein milieu de rêves divers créés par un groupe de personnages assez décalés, au fin fond de l'Arizona. Fable onirique sur la liberté (entre autres), "Arizona Dream" est un curieux film, possédant certes plusieurs longueurs mais surtout une poignée de belles interprétations (dont un cinéphile assez particulier...) qui donnent lieux à plusieurs scènes poignantes et à de nombreux clins d'oeil. Une oeuvre qui s'avère ainsi très poétique, à la fois attachante et triste.
Arizona Dream est un film qui laisse ses personnages vivre, qui les saisit à différents moments d’une existence à laquelle nous n’avons accès que par bribes – la longueur initiale, quatre heures, poussait plus loin encore la démarche d’une autonomie créatrice de fiction. Le récit projette des symboles dans des environnements changeants et impropres à les recevoir, à l’image de ce poisson géant qui s’envole de la banquise pour survoler les horizons ou de ce ballon rouge qui glisse d’un continent à l’autre, compositions surréalistes qui ouvrent l’espace et changent l’homme en un « rêveur définitif, de jour en jour plus mécontent de son sort » (Manifeste du surréalisme, André Breton, 1924).
Les protagonistes du long métrage apparaissent en effet tiraillés entre une peur de ressembler à leurs modèles parentaux et une dépendance à l’égard de ceux-ci ; leurs relations tumultueuses transforment la maison des Stalker en un théâtre de la cruauté sur les planches duquel se règlent des comptes : Axel devient un coq de basse-cour, Grace aimerait être réincarnée en tortue – d’où la présence de tortues à table et dans la chambre à coucher –, Elaine ne supporte plus son ancrage terrestre et essaie par tous les moyens de s’envoler dans les airs. Au cœur de l’œuvre, il y a « la folie qu’on enferme » et qui sert de guide au rêveur, comme Christophe Colomb s’entoura de fous pour découvrir l’Amérique. Le titre offre ainsi une variation au rêve américain : l’Arizona délocalise et explore l’idéologie de la société américaine ; pour autant, la critique apparente d’Emir Kusturica mute rapidement en déploiement d’un imaginaire fait d’objets bricolés, tenus ensemble par divers cordages : la Cadillac, expression de la réussite sociale, s’expose en épaves le long d’une route de terre telle une installation d’art contemporain, l’ambulance monte au ciel pour gagner la Lune, les avions font d’Elaine un esprit qui flotte au-dessus de l’immensité du monde et qui peut à son gré convertir la fiction en réalité.
Arizona Dream a l’aspect d’un mirage, tire de la complexité intérieure de ses personnages une puissance immersive remarquable portée par des comédiens talentueux et la musique mémorable de Goran Bregović. Un grand film.
Ne serait-ce que pour la chanson digne d'un trip "In The Death Car" d'Iggy Pop, le film Arizona Dream vaut le détour. Bien sûr; le film pourra surprendre par son côté "bordélique", et à juste titre : les acteurs eux-mêmes ont conseillés au pied levé certaines scènes, ont essayé des métaphores (comme celle du coq à roulettes, proposée par Johnny Depp juste à quelques secondes de tourner la scène) et l'on se retrouve avec une sorte de patchworks d'idées, d'essais, de métaphores bizarres de la vie... Mais subjectivement, j'ai aimé ce côté foutraque. Ces personnages doux dingues qui se disputent, s'aiment, s'envolent ensemble sur des machines volantes toutes plus farfelues les unes que les autres, on s'y attache, et on ne les quitte plus. Le duo Johnny Depp et (regretté) Jerry Lewis fonctionne très bien, deux comiques un peu fous de deux âges distincts, avec leurs personnalités propres qui évoluent au fil de l'intrigue. Un peu brouillon et foufou par moments, il faut aimer ce style. Mais si l'on doit retenir une leçon de vie d'Arizona Dream, c'est que les poissons ne sont pas ignorants parce qu'ils ne disent rien, au contraire ils savent tout et le gardent... A méditer, vous avez deux heures, le temps de voir Arizona Dream.