"La métamorphose des cloportes"(1965)fait partie de cette tradition bien française(surtout dans les années 60)des parodies de films de gangsters.Contrairement aux "Tontons Flingueurs" et aux "Barbouzes",il privilégie l'aspect film noir,la truculence des dialogues et des situations ne venant qu'en second lieu.Il faut dire que Pierre Granier-Deferre n'était pas George Lautner.Par exemple,il scalpe le milieu intellectuel de St Germain des Près,la petite bourgeoisie naissante,aux origines pourtant très populaires.Il montre aussi à quel point même dans le milieu du banditisme,l'honneur et la loyauté ont tendance à se perdre.Lino Ventura,impeccable,en fait les frais en passant par la case prison à 2 reprises.Ce qui est bien avec Ventura,c'est l'aisance qu'il dégage dans ce genre de films,pouvant passer aussi bien pour un véritable gangster,que pour le tourner en dérision.Cette qualité rarissime,complée aux dialogues chantant de Michel Audiard,provoque quelques scènes très savoureuses(notamment les monologues du personnage lésé).La réalisation plan-plan et le script limité,ne suffisent malheureusement pas à compenser la gouaille de la troupe d'acteurs.
Un film de gangsters assez bon. Avec des dialogues plutôt bien écrit et plusieurs perles, un peu d'humour. Par contre par moment le récit s'avère plus grave (car il y a plusieurs spoiler: meurtres ). Le casting est réussi, j'ai bien aimé la charmante Irina Demick (que je ne connaissais pas du tout). On peu regretté une certaine lenteur dans la mise en scène.
Le titre est joli, le générique aussi. Mais s'il suffisait d'avoir un casting de rêve pour réussir un film, ça se saurait. C'est long, c'est lent, ce n'est pas très intéressant, c'est mal foutu et parfois assez confus. A sauver la très jolie Irina Demick qui nous fait un très intéressant (et toujours d'actualité) cours de cuistrerie sur l'art contemporain.
La Métamorphose des cloportes. Une certaine modernité dans la réalisation pour cette époque. On peut voir au tout début, Isabelle Balkany, dans un petit rôle celui de la pourvoyeuse du chalumeau. Le reste est moyen. Deux étoiles et demie.
Malgré le casting, le réalisateur et le synopsis qui pourrait laisser penser, le film est décevant. Semblant ne pas trop savoir vers quel comique se diriger et perdant rapidement son intérêt.
Même si le scénario n'est franchement pas original il est redoutablement efficace. Les acteurs principaux jouent vraiment bien. Un bon moment de divertissement.
Un classique du cinema français, quoique un peu oublié quand même. Cela fait un petit moment que la métamorphose des cloportes est sortit, mais il n'a pris aucunes rides. Il reste toujours aussi drôle et poignant. L'amitié dans le film est traité d'un ton juste et objectif. La scène entre Lino Ventura et Charles Aznavour dans la maison du fakir en dit long sur leur rapport, et démontre que le film n'est pas toujour derriere le protagoniste. Objectif donc. La métamorphose est une sorte de film de gangster à la française. Un beau noir et blanc, des femmes fatales, des menaces, des trahisons, fait de la métamorphose un film noir riche en rebondissement et en dialogues pensées, millimétrées par M.Audiard. Une ribambelle d'acteurs géniaux enrobe le tout. C.Aznavour, naturel, le regard qui parle pour lui, prouve qu'il est un vrai comédien. Pierre Brasseur méconnaissable d'un personnage à l'autre, jouant la pourriture précieuse. Et L.Ventura, dont la présence pleine d'energie vengeresse, nous fait peur et nous identifie totalement au personnage. Ses potes, tous aussi lâche et faible les uns que les autres lui ferons payer chère sa bonne amitié. Mais vous feront rire aussi. Derrière ses airs de gangster la métamorphose nous parle d'amitié et de fatalité dure à avaler pour Ventura, ainsi que pour nous. Le dernier plan dans la prison, avec les détenues comparé à des cafards, est pour moi un plan magistral qui mérite d'être vu.
Pas de quoi se taper la tête contre les murs de jubilation à vrai dire....Les thèmes de la couardise et de la vengeance ne sont pas originaux, tout comme le scénario que quelques répliques bien senties d'Audiard viennent sauver du nanar. Décevant. J'ai aussi trouvé la musique spécialement ratée.
Un film méconnu de ce qu'on appelait alors "le cinema de papa". Pas encore réédité en DVD au moment ou j'écris ces lignes, il mérite amplement le détour : Audiard y est à son meilleur niveau et la distribution époustoufflante : Pierre Brasseur est parfait en marchand d'art vereux, Ventura, Aznavour, Biraud, Géret, Fratellini, Demick, Ceccaldi, Rosay sont tous dans le bon ton. La musique de Jimmy Smith (alors au sommet de sa popularité) apporte indéniablement un plus. Je toujours trouvé ce film très réussi, et je prends plus de plaisir à le revoir que "les tontons flingueurs" ou "les barbouzes" par exemple. Les dialogues sont du caviar, les réflexions de Ventura en voix off sont jouisives et l'ensemble du film est cynique à souhait... Une petite perle sous-estimée!
Sans un bon casting, avec le grand Lino Ventura et les excellents dialogues de Michel Audiard cette comédie aurait sans doute rejoint la catégorie des "nanars". Ce film comporte quelques bonnes scènes, mais je l'oublierai très vite.
Je me suis sacrément ennuyé dans ce film pourtant rempli de vedettes de l’époque. La préparation du hold up est laborieuse et la recherche des truands qui n’ont pas été la hauteur est fastidieuse. C’est long et peu palpitant.
Excellent film bien qu'un peu lent. Y défile toute une cohorte de "gueules" d'époque sur des dialogues ciselés par Audiard. Sorti après Les Tontons Flingueurs, il n'en a ni la verve ni l'humour, d'où une petite déception mais c'est un régal de voir tous ces comédiens réunis.
Evidemment ce film policier possède un casting de tout premier ordre et assez prestigieux, mais cela ne suffit malheureusement pas pour passer un grand moment de cinéma. La mise en scène de Pierre Granier-Deferre à tout de même bien mal vieilli et il n’est pas non plus aider par un scénario ne proposant pas beaucoup d’originalité. Bref, un film à voir quasi uniquement pour la très bonne interprétation des comédiens (mention spécial pour le grand Lino Ventura) et pour les dialogues toujours aussi délicieux de Michel Audiard.
Encore un film noir bien dans l’époque profitant d’une distribution de haute volée et des savoureux dialogues de Michel Audiard. Comme à l’accoutumée, Lino Ventura fait preuve d’un abattage impressionnant face à une pléiade de talents, notamment Irina Demick au charme indéniable. Mais malgré une réalisation originale jouant beaucoup des effets de profondeur, l’histoire tourne rapidement en rond, sur un rythme en plus particulièrement lent. Au final, aucune scène mythique, peu de dialogues mémorables : on est bien loin des « tontons ».