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lilybelle91
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3,5
Publiée le 2 février 2013
Une comédie policière méconnu et pourtant magnifiquement interprété par une belle brochette de comédiens servit par des dialogues ciselé comme des diamants étincelant du génie Michel Audiard : "Tu connais pas ta force. Barre-toi pendant que tu te contrôles encore" ! Extra !!!
Jeu des acteurs Ventura et Aznavour excellent. Scenario sans surprise mais bien construit. Dialogues d'Audiard : un vrai régal avec une mention spéciale à la scène avec la prostituée qui se termine par un "... sinon, je te commence à coups de lattes et je te termine au rasoir !"
La Métamorphose des cloportes est un polar français réellement inégal, la mise en scène de Pierre Granier-Deferre a parfois un aspect minimaliste (peut-être une influence de la Nouvelle Vague), pas mauvais mais j'ai vu mieux dans le genre. Le casting n'est peut-être pas le plus flamboyant qui soit notamment dans les seconds rôles (durant une brève apparition on peut voir Jean Carmet, jouant une sorte d'adepte du woke version sixties), mais c'est solidement joué en particuliers le rôle principal tenu par Lino Ventura. Il incarne un gars qui va se lancer dans un casse avec 3 complices, casse qui foire et il sera le seul à se retrouver 5 ans en prison. Pendant toutes ces années il rumine sa vengeance, il veut écraser ses cloportes. Ce premier tiers du film est la partie la prenante, sans être épatant, ça marche bien. Dommage que la suite du film se vautre un peu, le rythme est soudainement moins soutenu, la phase vengeance manque de force, le problème aussi c'est que l'histoire devient embrouillant. Cela se termine de manière cynique, je regrette quand même que ce polar passe à côté de son potentiel. La musique signée Jimmy Smith apporte du style au film, certains morceaux un peu trop utilisés deviennent redondants.
De bons dialogues, de bons acteurs... et c'est à peu près tout. En effet, à l'image des forts sympathiques «Le Cave se rebiffe » et « Les Tontons flingueurs » (bien que le film se situe tout de même un cran en-dessous de ces derniers), c'est avant tout par ses répliques et le jeu de ces excellents comédiens que « La Métamorphose des cloportes » se distingue, a contrario d'un scénario très moyen et franchement banal, ainsi que d'une réalisation un peu laborieuse. Le plaisir est toutefois un minimum là, tant l'entreprise s'avère en définitive modeste et honnête dans ce qu'elle prétend offrir, à savoir une bonne comédie policière, ni plus ni moins. A noter au passage une fin vraiment savoureuse, où le talent de Lino Ventura devant la caméra et de Michel Audiard à l'écriture trouve une parfaite osmose, offrant à l'oeuvre une de ses toutes meilleures scènes... Pas un grand cru donc, mais pas non plus déplaisante cette « Métamorphose ».
Un bon film policier, distrayant. Les acteurs sont tous excellents, mais nous n'avons pas le droit, dans ce film, aux envolées habituelles de Michel Audiard.
Un bon vieux film bien ficelé avec un final assez surprenant, toutefois on est un peu déçu que ventura une fois sorti de prison ne distribue pas plus de baffes. Bref c'est pas mal mais sans plus.
Comme le disait un pote à moi : "La métamorphose des cloportes", c'est le film de tous ceux qui étaient capables de faire nettement mieux. Que ce soit Simonin à l'adaptation d'un roman de Boudard. Que ce soit Granier-Deferre qui livre une mise en scène avec bien peu d'idées et de personnalité. Que ce soit Michel Audiard rendant des dialogues de faible facture. Ou que ce soit Lino Ventura, Daniel Ceccaldi, Maurice Biraud, Charles Aznavour, Georges Géret, Françoise Rosay et Pierre Brasseur tous en service encore plus minimum que minimum. La première partie du film, jusqu'au casse manqué est prenante. C'est tout ce qui vient ensuite qui est laborieux et pénible à suivre. Et rien de tout ça n'est arrangé par Irina Demick qui joue comme un pied. Je comprends tout à fait la nostalgie de notre cinéma d'avant, en étant moi-même atteint. Mais je n'oublie pas que parfois, elle aussi peut être médiocre conseillère.
un film qui ce n'est pas intéressant durant les 40 premières minutes le film commence vraiment à nous passionner et nous intéresser à partir de 45 minutes avant c'est vrai que c'est pas terrible il ne se passe rien de bien passionnant même les dialogues sont faible pour un scénario et des dialogues de Michel Audiard en revanche une fois ce temps écoulé on regarde avec plaisir ce film qui commence vraiment à hausser le niveau écriture de ton et meme l' interprétation de ces acteurs à ce moment là ça devient intéressant. interprétation de Lino Ventura et Charles Aznavour d'excellente qualité et de haut niveau comme toujours avec eux quelques second rôles connu par la suite vient de faire une apparition ici comme c'est le cas de Jean Carmet mais aussi de Henri Guybert . résumer :
Alphonse (Lino Ventura), dit « Le Malin », un habile voleur de tableaux, de vendre un tableau de Braque pour avancer les fonds et de se joindre à eux, en lui faisant miroiter un magot bien plus gros qu'il ne l'est réellement : le coffre contiendrait cent « briques » !
mais ce dernier se fait arrêter il se retrouve en prison et se rencontre que aucun de ses amis ne lui a écrit ainsi qui n'a reçu aucun colis et visite il décide donc à sa sortie de retrouver son magot et se venger
Polar français assez atypique où Lino Ventura semble déjà affuter un personnage voisin de celui qu'il nous livrera un an plus tard dans LE DEUXIEME SOUFFLE, même si là, on est quand même loin de la tonalité melvilienne. Il campe ici un truand endurci et revanchard qui nous prépare quelque peu à Gu Minda du DEUXIEME...George Geret est à la fois succulent dans son personnage mais aussi quelque peu irritant dans son jeu, mais c'est là une opinion personnelle. Des situations assez peu banales, comme celle où Géret, se sentant traqué par Ventura, va directos le trouver à son magasin d'antiquité pour lui prouver son amitié - regardez alors la tronche de Ventura, qui s'attend à tout sauf à ça. Surprnant, non? et rarement vu au cinoche. Et ensuite Ventura qui apporte son soutien à Géret lorsque ce dernier lui apprend la mort de son épouse; Ventura alors déclare qu'il ne savait pas, comme qq pris en faute. Pour quelques minutes plus tard dans le film aller spoiler: liquider Géret sur son manège....Rupture de ton du personnage qui n'a en fait rien oublié de son obsession de vengeance. Un perso de gangster revanchard qui finalement spoiler: se fait avoir comme un gros bouffon; et là on est à mille lieues du DEUXIEME SOUFFLE. Oui, c'est réellement un petit bijou du polar français à redécouvrir. Avec toutefois des scènes que l'on oublie rapidement, mais compensées par d'autres qui nous enchantent littéralement de par la nostalgie et la tendresse qu'elles dégagent; notamment celles avec Françoise Rosay.
Un vrai polar de la grande époque. En noir et blanc comme il se doit. Mais compte tenu du casting de première, Ventura, Aznavour, Maurice Biraud et Pierre Brasseur, on est forcément un peu déçu. Surtout qu'ils se sont mis à 4, les cadors, pour pondre ce scénario : Simonin, Boudard, Pierre Granier-Deferre et Audiard. Et pour les dialogues, on peut pas dire que ce soit les meilleurs du grand Michel.
Le type même du vieux film policier en noir et blanc à la française, un film de gangster plutôt, dans la veine des "Tontons flingueurs" ou des "Barbouzes" avec une distribution haut de gamme sur une histoire tout de même basique du malfrat qui écope d'une peine de prison et qui veut régler ses comptes avec ses ex-comparses qui eux y ont échappé et se sont insérés dans la vie civile en l'oubliant derrière les barreaux. Mais c'est servi par des dialogues ciselés comme on n'en entend plus, parce que les codes dialectiques sont changé... ou plus vraisemblablement parce qu'on ne sait plus faire quelque chose d'enlevé, d'élégant et de chargé en signification. Evidemment le spectacle ne ravira pas ceux qui n'attendent que le l'action. ici c'est la situation et le dialogue qui priment. On pourra noter également la partition jazz entêtante - et pénible pour ma part - mais qui sied finalement bien à l'atmosphère.
Bonjour, Voici un bon film de gangster à l'ancienne, avec une distribution solide, une histoire simple et efficace Un Polar à la française respectant les schémas connus du genre, avec dialogues d'Audiard et des gueules d'acteurs. Déja en 1960 pour « Un Taxi pour Tobrouk » Lino Ventura, Charles Aznavour et Maurice Biraud étaient présent. Un trio qui se retrouve avec des dialogues comme on les aime. A voir ou revoir
Excellent polar dont les années 60 avaient le secret. Il nous fait côtoyer un monde ignoré ou les voyous abondent et les règlements de compte une coutume. Le scénario est classique dans ses débuts mais finit par bien se corser pour le plaisir de tous. Je regrette juste une fin un peu trop triste tristounette ; j'aurai préféré une fin ou la jeune fille se retrouvait en prison prise à son propre piège par un vieux bien plus retors qu'elle ne l'imaginait. Mais c'est ainsi, on ne peut pas refaire un film. A voir par tous les amateurs de polar, et de Lino Ventura toujours aussi charismatique dans un rôle de truand.
« Ah pour les mômes, l’école, c’est plus dangereux que tout. »
Avec une réalisation à l’ancienne (Pierre Granier-Deferre, dont ce n’est pourtant que le second long métrage), sans innovation, avec des dialogues et un scénario qui glorifient l’homophobie et les gifles assénées aux femmes, avec des acteurs qui en font des caisses (notamment Aznavour et Géret), la première partie de ce film nous indique que celui-ci a beaucoup beaucoup vieilli. Peut-être le style d’Audiard avait-il du charme à l’époque, le parfum suranné de la gouaille parisienne d’autrefois, mais sans les envolées magnifiques et le comique de situation des Tontons Flingueurs, ça tombe souvent très à plat. Heureusement, il reste le sobre et trop rare Maurice Biraud, un Pierre Brasseur en contre-emploi pleurnichard et un Lino Ventura parfait. Côté scénario, plutôt bien soutenu par une musique de fond rythmée, on notera le trio des pieds nickelés qui se rêvent mousquetaires.
Tout change à la demi-heure, spoiler: quand Alphonse se fait serrer. Le temps de son passage en prison, égrainé par les actualités entre philosophie de comptoir et humour de répétition, et on bascule dans un tout autre film, à la réalisation résolument plus moderne, à l’image du monde qui a changé spoiler: à la sortie d’Alphonse . Les dialogues s’espacent pour donner plus d’amplitude à l’image, au mouvement, à un Paris métamorphosé, à un soupçon de poésie même. Pierre Granier-Deferre donne alors le meilleur de lui-même.
La dernière partie, enfin traîne en longueur et ne raconte plus rien, n’exhale plus aucune émotion, ni le rire, ni la surprise, ni même la tendresse fugace de la précédente. On sent le scénario écrit à la va-vite, qui peut faire les grands romans (comme celui dont est inspiré cette œuvre) mais demande autrement plus de talent pour en faire un film qui tient la route. D’autant que l’homophobie et le culte des violences sur les femmes demeure, ce qui est, malgré le recul, un vrai problème.
Cspoiler: omédie triviale qui vire au drame, c ette Métamorphose des Cloportes aurait pu être un film culte s’il avait bénéficié d’un grand scénariste, ce que ne fut pas Albert Simonin, qui a par ailleurs travaillé pour un journal collaborationniste et fut condamné à 5 ans de réclusion à la Libération.