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cinéman
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3,0
Publiée le 2 octobre 2020
Passé un début prometteur, on a une suite d'exécutions sanglantes sur les Arabes qui auraient organisé les attentats de Munich en 1972... Dommage car ça devient un peu trop répétitif, catalogue, et dépourvu d'intérêt, mais surtout ça met un peu trop les Israéliens sur le même pied d'égalité que les terroristes. Si le film a cette qualité de rester neutre et de ne pas faire de prosélytisme dans la haine qui oppose certains Arabes à certains Juifs, il nous fait trop vite oublier que dans ce cadre-ci les assaillants sanguinaires ce sont d'abord les terroristes arabes auxquels les services secrets israéliens n'ont fait que répondre. Ainsi observer la violence des Juifs durant 2h, fait presque oublier la cause toute aussi violente pour laquelle elle ne serait qu'une juste réparation.
Le Spielberg nouveau n’est pas seulement un brillant film d’espionnage. Le cinéaste montre, s’il en était encore besoin, qu’on peut être américain, et avoir une vision de politique internationale très affûtée; et ce, sans aucune complaisance pour quelque bord que ce soit. Car c’est bel et bien une attaque en règle que Spielberg fait ici à l’encontre de tous les gouvernements qui, d’une part, affichent leur volonté de lutter contre le terrorisme, mais d’autre part, assurent à ces mêmes terroristes une extraordinaire liberté de circulation. Les indécrottables adeptes de l’anti-américanisme primaire, que sont majoritairement les Français, feront la moue face à cette œuvre d’une force et d’une maturité incontestables. Les vrais cinéphiles, Français ou autres, qui auront pris la peine de s’informer, sans ornières, sur les évènements, y verront du grand art, mais aussi de l’histoire.
La main lourde sur les clichés, la lenteur de l'action, est un film très long, viennent gâcher un casting est un scénario qui autrement auraient pu tenir la route.
Pendant près de trois heures, Munich traque, tue et traque encore. Aucune indication quant à la date, au lieu, à la saison. Aucune information relative au passé des personnages, sinon un événement traumatique qui obsède Avner au point de venir le hanter, le soir, sous la forme de cauchemars. On parle anglais, français, allemand, hébreu, italien, russe. On traque, on tue. Le choix d’un resserrement du récit sur la mise en place puis l’exécution des attentats met le spectateur sous tension permanente, accentuée par la partition musicale de John Williams forte de motifs lancinants et d’un thème minimaliste qui continuent de vibrer une fois le générique venu. Steven Spielberg signe un chef-d’œuvre, un huis clos extérieur qui change la géographie urbaine en un dédale de carrefours fatals, qui fait de l’éclairage public le révélateur de la noirceur inhérente au genre humain, dessinant derrière chaque individu une ombre qui le suit et lui colle à la peau, jusqu’à fusionner avec lui lorsque le corps gît là, sur le pavé ou dans l’ascenseur. Munich articule deux notions essentielles au geste cinématographique de Spielberg : la famille et la violence. La famille se décline sous différents niveaux qui s’emboîtent les uns dans les autres : elle est conjugale, elle est nationale, elle est religieuse, et le père dans tout cela doit se battre sur tous les fronts, se faire le bras armé de tous les combats sans se rendre compte – ou trop tard – qu’appliquer ainsi la loi du talion ne placera pas les siens à l’abri du danger. Car la violence apparaît ici sous un jour en demi-teinte : à la fois constitutive de l’identité familiale puisqu’elle trace une ligne de partage entre amis et ennemis, membres et personnes extérieures – c’est d’ailleurs ce que « papa » Lonsdale rappelle à Avner – et origine du chaos qu’il faut affronter. Chaque agent est un soldat de Dieu en puissance envoyé sur place pour venger les siens et leur offrir la terre ancestrale qui leur appartient. Aussi le long métrage ne cesse-t-il de mettre en rapport les différentes familles pour mieux en exacerber les interférences, allant jusqu’à rompre la confiance et la communication lors de l’appel téléphonique avec « papa ». Cette interpénétration des familles se déploie sous la forme d’un crescendo dramatique qui resserre l’intrigue autour d’Avner, comme pris au piège de son propre engagement dans la violence. L’affiche de Munich représente un homme seul et plongé dans le contre-jour de la fenêtre qui, elle, resplendit de lumière. De part et d’autre, des rideaux dont la pourpre évoque la couleur du sang qui coule. Avner est un soldat de l’ombre, un frère, un fils et un père à qui la lumière supérieure reste occultée et inaccessible, encadré par les crimes qu’il a commis et qui le tourmentent. La construction du scénario privilégie à juste titre l’accélération comme vitesse dans laquelle le tueur trouve aveuglement et répit illusoire à son jugement, lui inévitable. Les missions ne sont que des reflets, des chimères ; le cinéaste multiplie les écrans, les miroirs, les carrosseries luisantes, les vitres recouverte de pluie dans lesquels se réverbèrent les acteurs, s’agitent les aveuglés. Le véritable tribunal sera sa famille, son domicile familial, sa chambre à coucher dans laquelle la souillure se mêle au sexe, empêche d’atteindre l’extase et de prendre son envol. Avec Munich, Steven Spielberg interroge la violence et le sens que lui donnent celles et ceux qui la revendiquent comme seule issue possible à une guerre perpétuelle. Transparaît à terme à pacifisme bouleversant, bouffée d’air après deux heures trente de suspense mis en scène avec brio et photographié avec génie par Janusz Kamiński. Chef-d’œuvre.
Un très bon film de Spielberg. Brillant et déroutant, le film tient sa route. Malgré ça, des scènes un peu durs sur l'esclavagismes seront au RDV... Faites gaffes !
Un sujet historique qui est trop traité comme un film d'actions à l'américaine, ce qui est peu décevant. Bonne illustration de la répétition des conflits, de la mise entre parenthèse d'une vie pour répondre au besoin une nation. Pas mauvais, pas excellent, un peu long.
“Munich” est un thriller politique qui s’inspire de “l’opération Colère de Dieu”, une opération secrète dirigée par le gouvernement d’Israël visant à assassiner les auteurs de la prise d’otages des Jeux Olympiques de Munich de 1972 où onze athlètes de la délégation israélienne furent tuées par des Palestiniens membres du groupe Septembre noir, déjà célèbre pour l'assassinat du Premier ministre jordanien Wasfi Tall un an plus tôt. Steven Spielberg signe un scénario complexe pour mettre en scène son film de 2h40. Il va sans cesse marcher sur des oeufs pour ne prendre le parti ni des arabes, ni des juifs et fait le choix d’allier les séquences de suspenses avec les longues explications politiques. C’est en s’entourant d’un casting international qu’il pense séduire. Mais Eric Bana, Daniel Craig, Mathieu Kassovitz, Mathieu Amalric ou Ciaran Hinds ne suffisent pas à nous convaincre. A force de jouer sur les deux tableaux et de prôner la paix et la tolérance, le réalisateur rend l’histoire confuse. Esthétiquement, l’image est vieillissante. Les séquences dans les capitales transpirent des clichés que les américains s’en font. Peut-être qu’un second visionnage nous permettrait une meilleure compréhension, mais le film a bien une heure de trop. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Pendant longtemps j'ai évité ce film pas parce que le sujet ne m'intéressait pas mais je craignais un peu le traitement par Spielberg ne le voyant pas réellement dans ce genre de cinéma. Pourtant Munich s'avère assez sombre et noir or je ne trouve pas que ce film soit vraiment convaincant c'est une succession de bonnes scènes (notamment celles d'actions qui sont remarquables), il n'ya pas vraiment de longueurs malgré la durée assez conséquente du film toutefois il y a un manque évident dans le scénario de réelle structure, c'est un peu confus, les personnages ne sont pas inintéressants mais certains sont négligés comme celui joué par Daniel Craig. Munich montre bien le côté inhumain et destructeur de l'espionnage dans cette oeuvre à découvrir mais qui ne m'a pas marqué plus que cela.
Ce film au casting international n'aborde pas tant la prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich de 1972 - qui se solda par la mort de onze sportifs, un policier et cinq terroristes - que l'opération de vengeance organisée par l'état hébreu baptisée "Colère de Dieu" qui suivit, consistant en l'élimination de plusieurs personnalités arabes en Europe et au Proche-Orient. Si une première grosse moitié peut laisser perplexe tant la succession d'exécutions s'enchaîne sans grands enjeux, installant une forme de train-train légèrement ennuyant, le propos devient clairement plus intéressant dans la seconde partie de ce long film, où la paranoïa des protagonistes s'installe spoiler: en même temps qu'ils prennent conscience de l'arbitraire de leur mission, de l'ambiguïté de leurs intermédiaires et de leurs donneurs d'ordre et qu'ils se questionnent sur l'utilité même de leurs actes qui s'avèrent de plus en plus contre-productifs. Une belle plongée dans les coulisses d'un monde parallèle, avec ses propres règles à la marge de nos démocraties, qui n'est pas sans faire penser à l'excellent Patriotes d'Éric Rochant, sorti en 1994.
Spielberg démontre une nouvelle fois qu'il est l'un des plus grands avec ce film sur un sujet difficile et peu connu du grand public, l'opération secrète israélienne en représailles de l'attentat des JO de Munich de 1972. Le jeu d'acteurs est très bon, notamment concernant Éric Bana en espion torturé. Excellent !
Un thriller à suspense très efficace qui traite une opération de vengeance du conflit israélo-palestinien suite à l'attaque des JO de Munich. L'ambiance est pesante et aucun parti pris politique n'est pris. C'est la toute la réussite de Spielberg. Eric Bana est excellent, et malgré quelques longueurs (inévitables si l'on ne veut pas bâcler le film) Munich est un réussite.
Histoire interessante pour découvrir des histoires méconnues suite aux attaques de Munich casting de malade mais malheureusement rien de vraiment prenant bien. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Difficile de faire plus pro-israelien que ça. Ce film est a l'image du monde et de la désinformation véhiculée par les médias au travers à présent du cinéma et sans aucun scrupule. Si ce n'était Spielberg le réalisateur on en parlerait meme pas. Si on mettait en scène le même film justifiant les meurtres côté palestiniens ce film serait censuré. Bref... Je retourne à ma retraite, ce monde est fou, les mauvais deviennent les gentils et les masses sont manipulées. On pensait qu'on en avait terminé avec les parti-pris cinématographiques après les bons vieux western déshumanisant les indiens, mais non. Les nouveaux cowboys sont les agents du mossad. Les USA se sont bâties sur l'extermination de millions d'Amérindiens, normal les indigènes n'étaient pas de gentils blancs, quoi de plus normal que son cinéma justifie qu'un état israélien soit fondé sur le massacre de méchants Palestiniens...pour le bien de l'humanite.