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kray
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5,0
Publiée le 24 avril 2010
Carné prouvait avec hotêl du nord que même sans prévert il pouvait réaliser de très grands films. Arletty , jouvet , des répliques passées à la postérité , un vrai classique.
Si l'on retient principalement de ce film mondialement connu la réplique d'Arletty "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?", l'hôtel du nord de Marcel Carné recèle d'autres répliques et situations tout aussi pittoresque. Les comédiens, même les seconds rôles, sont excellents et forment un puzzle de personnalité qui rendent au film son unité de lieu, de sens et d'action. L'on reste ébloui par les décors d'Alexandre Trauner. Un film pour l'histoire, un film de belles histoires.
Histoire sans intérêt, couple de jeunes premiers assez fades, fameuse atmosphère rebachée, paris des prolos reconstitués en carton-pâte et arletty qui peut taper sur le système. Diable, pourquoi mettre trois étoiles alors ? Une étoile pour les dialogues de Jeanson, une étoile pour la photo, et encore une étoile pour Louis Jouvet, simplement admirable. Pas le meilleur Carné, loin s'en faut, mais une gourmandise assez agréable tout de même.
On ne peut qu'apprécier le duo Arletty / Louis Jouvet, si charismatique qu'il en fait passer l'intrigue de base (le suicide programmé de Pierre et Renée) au second plan. Pourtant pas vraiment habitué aux films des années 1930, j'ai passé un bon moment devant celui-ci. A voir, rien que pour se rendre compte qu'en 1938, les gens voulait déjà changer d'atmosphère..
Marcel Carné (Le Quai des brumes - 1938) adapte le roman homonyme d'Eugène Dabit, une œuvre assez sombre mais qui a le don de faire sourire à la vue des différents protagonistes qui évoluent ici. Des personnages haut en couleur, où chacun apporte sa pierre à l’édifice, leurs prestations ou leurs répliques savoureuses, chacun d’eux retient notre attention, et plus particulièrement Louis Jouvet, Bernard Blier & Arletty (cette dernière n’aura de cesse de nous faire rire, on retiendra surtout d’elle, sa réplique devenue mythique « Atmosphère, atmosphère ? Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »). On retiendra aussi les superbes décors, puisque une partie du quartier du canal Saint-Martin (ainsi que l’Hôtel du Nord) furent reconstitués en studio pour les besoins du tournage, on s’y croirait, tellement la reconstitution y est minutieuse. Marcel Carné réussit ici un très beau drame, devenu avec le temps, une œuvre emblématique des années 30.
Un classique du cinéma français avec des répliques cultes et de très bons acteurs. Mais aussi cet univers empli de petits (ou grands) drames et bonheurs de la vie de tous les jours. Un très bon film qui a certes vieilli...
Dans les échos d’«Hôtel du Nord» (France, 1939) de Marcel Carné, c’est le titre d’un film d’Henri Decoin qui résonne à l’esprit et dans lequel joue également Jouvet : «Les amoureux sont seuls au monde». Mais il y a très peu d’autres analogies à conter entre Carné et Decoin, le premier se faisant bien plus illustre que le second. Cette fameuse réputation que détient Carné provient de son style de mise en scène (aux dépens des décors de Trauner ou du jeu des acteurs), tout autant que de l’allégresse rythmée des dialogues de ses scénarios. L’«Atmosphère ! Atmosphère !» débité par Arletty conserve son humour non pas tant pour la pirouette de la réplique que pour le rythme vulgaire avec lequel elle est dite. Echange de rythme, match de tempo, le film se fait le canevas sur lequel brodent les cadences de chaque acteur. Cette notion de rythmique sémillante propre au cinéma français de l’époque, où les acteurs viennent du théâtre populaire, n’a rien d’essentielle à «Hôtel du Nord», elle n’a de fonction que de relever la profonde mélancolie du film, au risque d’en voiler, justement, l’atmosphère joviale. Réalisé en 1939, alors que la France entre en guerre contre l’Allemagne, Carné fait du «réalisme poétique» le tissu d’un désespoir national dans lequel s’exprime toute une ambiance d’époque. Les habitants de l’Hôtel du Nord sont un échantillon de la vox populi. De ces ingrédients humains, Carné en extrait un film léger autant qu’il se peut grave. Avant la drôlesse de la réplique d’Arletty, Jouvet lui apprend qu’où qu’il soit, ça n’ira pas. Le malaise des personnages prétexte la joie des dialogues, mais il est également nécessaire à la résurrection de chacun. Jouvet incarne cet être du malaise et de la mélancolie. Il lui faut quitter le personnage d’Arletty pour que celui de Blier retrouve un amour et ce n’est que mort qu’il peut enfin combler Annabella. En vue d’«Hôtel du Nord», ce ne sont pas que les amoureux qui sont seuls au monde.
Cette histoire d'amour virtuose orchestrée par Marcel Carné (réalisateur du magnifique "Les enfants de parais) avec ses acteurs fétiches reste encore aujourd'hui très convaincante, alliant avec force humour et mélancolie. C'est un voyage semé de doutes et de choix pour véritable souffle de vie et de liberté. Un classique du cinéma français.
Voici l'epoque ou le cinéma français etait de tres haute qualité. Arletty et Louis Jouvet sont excellent dans ce classique filmé de tres belle maniere par Marcel Carné.
Un très bon film avec d'excellents acteurs qui nous mentre sans concession la vie de Parisiens juste avant la seconde guerre mondiale. Il y a à la fois du drâme et de la comédie, surtout grâce à Arletty.
Alors, je ne vais pas cracher sur le film, loin de là, j'ai même plutôt aimé. Mais je me refuse néanmoins à lui mettre plus de deux étoiles, il ne faut rien exagérer...Tout ce qui est vieux n'est pas forcément génialissime... Les temps morts ne manquent pas, malgré de belles prestations...Louis Jouvet, évidemment, mais aussi la belle Anabella, ainsi que le tout nouveau-venu, Bernard Blier !