Superbes images, admirable travail de prise de vues (dommage que la caméra portée n'ait pas plu à tout le monde, en particulier dans la première partie du film, où elle était en effet indispensable). C'est le montage précis et intelligent qui raconte l'essentiel de l'histoire ! Une histoire forcément débarrassée des aspérités qu'on imagine dans le vrai morceau de vie qui a inspiré ce film. Incidemment, cette simplification donne une bonne idée de ce qu'est la communication telle qu'elle s'établit entre les deux protagonistes principaux -- spoiler: via traducteur en ligne . L'ensemble est très émouvant du début jusqu'à la fin grâce à l'interprétation si convaincante de Marina Foïs... Pour jouer ainsi, il faut y croire. Là est sans doute la clé de ce film : pour y adhérer, il faut se sentir concerné par ce dont il parle, et même avoir soi-même vécu des bribes de ça. Ainsi s'expliquent peut-être les jugements si contrastés des spectateurs ?
Un très beau film dont j'avais loupé la sortie. Parmi les meilleurs que j'aie pu voir sur ce thème douloureux des réfugiés. Béatrice, jeune veuve d'un policier qui vient de mourir, voit sa vie transformée par sa rencontre dans la "jungle" de Calais avec Mokhtar. Non seulement, elle voit sa pensée jusqu'ici étriquée s'ouvrir à la tolérance mais elle se re-découvre également en tant que femme. Le sujet politique se double donc ici d'une passion amoureuse admirablement filmée par une caméra délicate et sensuelle. Magnifiquement humaniste en tous points.
Ils sont vivants est un film à la fois puissant, tragique et presque engagé, qui aborde le sujet des nombreux migrants tentant de traverser la Manche depuis Calais et sa région pour rejoindre l’Angleterre. C’est une réalité que l’on connaît, mais qui ne nous touche pas toujours, tant il est difficile de se mettre à la place de ces personnes qui fuient leur pays et risquent leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur. Le film parvient justement à créer cette empathie, notamment grâce au personnage interprété par Marina Foïs. Après la perte de son mari, elle se retrouve impliquée dans une association venant en aide aux migrants, tout en jonglant avec son travail à l’hôpital et son rôle de mère d’un adolescent. Peu à peu, elle s’investit totalement dans cette cause et tombe amoureuse d’un migrant iranien. Déterminée à l’aider, comme elle le fait pour d’autres, elle ira jusqu’à franchir les limites de la légalité. C’est un film bouleversant, qui met en lumière la souffrance des migrants, mais aussi celle des bénévoles, des aidants et même des habitants confrontés à cette réalité. Malgré quelques longueurs, le film reste poignant et marquant jusqu’à la fin.
"Grosse raciste !" dit la femme de l'association après que Béatrice (Marina Foïs) ait déposé les fringues de son défunt mari. Drôle de façon de la remercier. Une façon qui donne le ton de la première partie du film. Cette femme fait son deuil à sa manière et se confronte à un milieu qu'elle ne connaît pas : les migrants de la jungle de Calais et les associations qui les aident. Les premiers prennent ce qu'on leur tend. Les seconds se servent sans demander puis en faisant mine de s'excuser. L'histoire d'amour avec Mokhtar (Seear Kohi) survient au détour d'un regard. L'attirance entre eux est animale, physique. Il faut dire que Google Translate est leur seul moyen de communiquer en parlant. Avec les corps au moins, pas besoin de traducteur ! Marina Foïs est remarquable dans l'incarnation de cette femme et donne de sa personne en frisant le porno. Les émotions sont palpables, parfois brutales, toujours sincères, autant les pleurs que les orgasmes. Le film surfe sur la bien-pensance du traitement des migrants sans tomber dans l'écueil de culpabiliser ceux qui ont un point de vue différent. Mais il s'en faut d'un rien et le début laisser présager du pire. Jusqu'à ce que l'histoire d'amour prenne le dessus. Sans toutefois pousser la réflexion plus loin. Au final, plutôt un bon film qui laisse quand même planer la question du respect des lois.
Un film sur la jungle des migrants de Calais, une lourde charge contre le racisme ordinaire, qui, malgré la performance de Marina Foïs, n’atteint pas ses objectifs, la faute à une mise en scène alternant lourdeurs (interminables échanges de textos, longs préliminaires de coït...) et négligences (relations mère-fils...)
Un beau film d'amour, porté par M. Foïs, dont on ne pourrait chanter les louanges pendant des lignes ! on est ému par sa démarche et sa liaison avec le bel Iranien, même si certains revirements chez d'autres personnages peuvent paraitre rapides. Mais pourquoi ne pas avoir gardé le titre original du livre (Calais mon amour) pour cette expression passe-partout (ils sont vivants) ?
J’ai rarement autant pleuré devant un film… ça peut paraître stupide parfois mais j’avais l’impression de porter la douleur de cette femme et je trouve cette histoire si profondément humaine que j’en suis encore bouleversée.
Tiré de faits réels, jeremy elkaim a mis en scène cette histoire d amour entre une une veuve et un migrant iranien. Il réalise un film militant et courageux dans le fond mais pas dans la forme, en effet la façon de filmer ce couple ne m a pas convaincu même si marina fois est pas mal en jouant cette femme dur à l extérieur, assez sec qui peu à peu va s ouvrir au monde, mais le jeu est trop inégal car son partenaire a l écran est pas très bon ce n est que mon avis. De plus je n arrive pas à comprendre, comment cette femme qui au début manifestement déteste ses migrant et du jour au lendemain elle heberge cette population malheureuse aux destins tragique, on ne voit pas à quel moment la bascule s opére ou tout du moins je ne l ai pas senti.
Ce film de 2022 est terriblement d'actualité car il nous immerge dans les difficultés que vivent les migrants et les habitants du Pas de Calais qui sont sur leur route vers l'Angleterre, Il témoigne d'une partie de ce que Olivier Norek nous a si bien, et dramatiquement, partagé dans son livre "Entre deux Mondes" L'idyle qui se noue entre Béatrice et Mokhtar entraine des gestes de tendresse et des caresses érotiques respectueuses totalement éloignées des vidéos pornographiques ! De mon point de vue masculin, c’est un film très réaliste et maitrisé dont l’aspect sentimental, s’il est important, n’est pas essentiel !
Bienvenue dans la jungle. Là bas, libre continent sans grillage. Moi tarzan, toi Jane, la lionne rêve de marécage et de zones humides, lui de courage. Harmonie charnel magnifiquement mit en valeur. Et toi tu rêves de partir.
Sincère et touchant sont les deux mots qui me viennent juste après avoir regardé "Ils sont vivants". Marina Fois est bouleversante de réalisme en femme révoltée et amoureuse. Vraiment une très beau rôle pour une très belle actrice.
La renaissance d’une jeune veuve qui découvre la solidarité et retrouve le désir dans la jungle de Calais. Un drame charnel mais souvent caricatural et tirant en longueur, porté néanmoins par l’interprétation vibrante et émouvante de Marina Fois. 2,75
Inspiré d’une histoire vraie, le premier long-métrage de Jérémie Elkaïm, sorti en 2021, évoque la relation amoureuse entre une femme française (impeccablement interprétée par Marina Foïs) et un clandestin iranien en transit dans la jungle de Calais. Le titre du film reste astucieux avec cette double lecture qui rappelle que ces sans-papiers sont avant tout des êtres humains et que leur destin n’est pas funeste. Au-delà du sujet de fond, abordé avec une maîtrise parfois proche d’un documentaire, l’histoire sentimentale entre ces deux individus manque de conviction. L’approche qu’en fait le réalisateur comporte des raccourcis et des maladresses. On a du mal à y croire et à être emporté. Bref, une œuvre dramatique avec des qualités mais malheureusement inaboutie car trop axée sur une relation charnelle.