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Vincent, François, Paul et les autres
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Lilali_111
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4,0
Publiée le 22 mars 2026
Alors, je dois l’admettre : j’ai été positivement surprise par ”Vincent, François, Paul et les autres”. On part pourtant d’un scénario ultra simple: une bande d’amis, leurs galères du quotidien, et la façon dont ils s’en sortent (ou pas). Pourtant, on s’attache rapidement à ces personnages et à leurs histoires. Le film s’inscrit dans la même veine que «Les Petits Mouchoirs», mais avec plus d’authenticité. Ici, les enjeux sont plus tangibles, les émotions plus palpables, et l’ensemble gagne en crédibilité. Les acteurs, tous excellents, donnent vie à des personnages profondément humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. En somme, ”Vincent, François, Paul et les autres” est un portrait touchant et réaliste de la vie adulte, avec ses joies, ses doutes et ses petits bonheurs.
On suit bien les histoires de Vincent, François, Paul… et des autres. Il m'a semblé difficile de rentrer dans le film, la faute à une colonne vertébrale faiblarde. Où le scénario nous emmène t'il ? Quels sont les enjeux de ces amis cinquantenaires ?
Claude Sautet décide plutôt de nous livrer des vies ordinaires, sans grand fracas. Ces hommes se desillusionnent, échouent. Pendant ce temps les femmes se rebèlent et se libèrent.
La dernière partie du film permet de comprendre le phénomène Yves Montand. Dans son rôle du cador de fin de carrière, tour à tour poseur, colérique, malmené, mais se reprenant avec un sourire qui ne trompe pas (plus), jamais il n'est pris en faute dans son jeu. Un immense acteur !
Un film qui donne donc une sympathique impression finale. Il est dommage de suivre ces scènes du quotidien sans parvenir à y trouver un liant sur toute la première moitié de film, avant de ne commencer à s'attacher enfin à Vincent, François, Paul… et les autres.
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5,0
Publiée le 18 décembre 2025
Mais pourquoi diable ce sentiment gènèral qu'il faisait mieux vivre en France il y a cinquante ans de cela ? Tout simplement parce que le vrai bonheur, c'ètait de savoir apprècier les choses simples et belles! Claude Sautet l'avait bien compris en 1974 parce qu'il remettait en place les valeurs quasi-oublièes de la vie. "Vincent, François, Paul et les autres" s'inscrit donc dans un genre qui l'intèresse particulièrement : la comèdie dramatique chaleureuse et intimiste! Et quand Sautet donne la parole aux hommes, cela donne une radiographie absolument parfaite de la sociètè des seventies! Sa gènèrositè, sa chaleur humaine et la densitè psychologique de ses personnages font mouche à chaque sèquence! Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Regianni et Gèrard Depardieu forment quant à eux un quatuor d'acteurs d'exception, rendant avec brio le moindre de ses sautes d'humeur! Venez jouer une partie de foot et mangez une cuisine gourmande en leur compagnie, la merveilleuse musique de Philippe Sarde s'occupe du reste entre èclats de rire, crise de nerfs (le gigot s'en souvient encore), espoirs et dèsillusions...
Revu avec un immense plaisir sur Arte, Mr C Sautet au sommet de sa gloire. Les jeux d'acteurs sont époustouflants, le sourire enfantin de Montand dans les situations de tension , la célèbre scène "du gigot " avec un M Piccoli prodigieux de vérité de sensibilité d'écorché vif, que dire de S Reggiani, l'homme blessé , de l'art du grand art... A voir et à revoir
C'est magique, cette façon de filmer des êtres mouvants alors que je les perçois comme des portraits photographiques, car presque figés, comme pour peindre des tableaux de tranches de vie, mouvants, et émouvants... Certes le film a vieilli car ça fume vraiment beaucoup, trop, et les rôles de genre et de classe sont bien marqués, caricaturaux à présent, mais l'essentiel est là, sans que j'arrive pourtant à pouvoir le définir! C'est pas l'histoire, ce ne sont pas les acteurs non plus même si ils sont excellents, c'est cette façon de filmer qui me touche, les images, la caméra qui passe au travers des regards ou l'inverse, ou quoi d'autre, ce film qui me traverse et ...le besoin de l’écrire, même mal!
« Vincent, François, Paul… et les autres » est une très bonne comédie dramatique réalisée par Claude Sautet en 1974 avec un casting « 5 étoiles » : Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani, Gérard Depardieu, Marie Dubois et Stéphane Audran. Le film raconte l'histoire d'un groupe 3 amis d'enfance : Vincent (Yves Montand), François (Michel Piccoli) et Paul (Serge Reggiani), tous approchant ou ayant atteint la cinquantaine. Tous les dimanches, ils se retrouvent à la campagne avec d'autres amis, notamment Jean (Gérard Depardieu) un jeune boxeur, pour un rituel d'amitié, de repas et de football. Chacun des 3 amis traverse une mauvaise passe. L'entreprise de Vincent est au bord de la faillite, de plus sa femme Catherine (Stéphane Audran) l'a quitté. Le mariage de François avec Lucie (Marie Dubois) est en déclin et seul l'argent le motive dans son métier de médecin. Paul est un écrivain qui a perdu son inspiration et bloque devant sa page blanche, au contraire de ses 2 autres amis il forme un couple uni avec Julia (Antonella Lualdi). La scène du combat de boxe de Jean est culte ainsi que celle du repas avec la dispute à propos du gigot. La musique de Philippe Sarde donne au film une atmosphère mélancolique et nostalgique comme le voulait Claude Sautet. Jean-Loup Dabadie est toujours à l'écriture du scénario avec Claude Sautet et Claude Néron, l'auteur du roman dont le film est une adaptation.
Vincent, François, Paul et les Autres est un film de Claude Sautet sorti en 1974. Cette chronique sociale d'un groupe de quinquagénaires dans les années 1970 est saisissante. Sautet a le don de filmer des histoires simples, du quotidien, à hauteur des personnages, ses derniers se révélant d'une richesse et d'une profondeur énormes (la faute à un scénario bien construit par Sautet et Dabadie sur la base d'un roman de Claude Néron). Il s'entoure d'un casting 5 étoiles : les rolls Montand, Piccoli et Reggiani, le presque débutant Depardieu, les magnétiques Stéphane Audran et Marie Dubois etc. Les thèmes sont variés, propres aux tracas de l'existence (la maladie, l'âge avançant, les problèmes d'argent, l'avancée du couple etc.), et sont doublés d'une réflexion intéressante sur la manière d'aborder la cinquantaine dans un monde en perpétuel mouvement (et donc l'idée de se sentir dépassé dans un monde qui avance plus vite que nous). Le seul vrai regret réside dans le déséquilibre dans le traitement des personnages principaux (Paul étant plus en retrait, laissant la place à Depardieu spoiler: dans une scène de boxe d'anthologie ). Ce film mérite son statut de culte, certaines scènes restant dans l'inconscient collectif (spoiler: le repas autour du gigot, la scène de combat de boxe, les retrouvailles au café entre Vincent et son ex-femme etc. ). Un très bon Sautet.
Merveilleux univers que celui décrit par Sautet, le monde des copains soudés par la fraternité ! Et le récit plus ou moins réaliste de ces tribulations de couples qui se font où se défont tisse une toile de fond crédible dans ces situations humaines ordinaires ponctuées toutefois par le match où s'impose Deoardieu, le benjamin de la bande...
"Vincent, François, Paul et les autres..." ou l'industriel, le docteur, l'écrivain et l'ouvrier. Dit comme ça, ça ressemblerait presque à un fable de La Fontaine, n'est-ce pas ? Toujours est-il que, pour comprendre les films de Claude Sautet et en saisir toute l'intelligence, il est nécessaire de les replacer dans leur contexte. Au mitan des années 70, il n'y avait que deux classes sociales dans la société française : la bourgeoise plus ou moins argentée et la prolétarienne. Ça n'allait pas plus loin que ça. Tout l'enjeu était alors de savoir parler aux deux. Et en la matière, Sautet était imbattable. Parce qu'il avait compris depuis longtemps que derrière un bourgeois ou un ouvrier se cache tout simplement un homme et qu'il n'est ni meilleur, ni pire qu'un autre. Ceci étant acquis, tout le reste coule de source. Et l'on peut compter sur de grands comédiens (Montand, Depardieu, Piccoli, Reggiani, Dubois, Audran...) pour fluidifier encore plus le propos. Tout sonne juste. La France de 1974 était déjà frappée par la crise économique et morale (les deux allant de pair de toute façon) et n'en est jamais ressortie depuis. Mais, elle gardait espoir et elle ressemblait encore à la France : celle avec un peuple qui savait parler le Français, celle qui fumait la Gitane ou la Gauloise au restaurant, dans le train ou au troquet, celle qui tapait le carton au comptoir, celle qui mangeait le gigot ou le saucisson, celle qui l'arrosait de rouge ou de prune, celle où le mot amitié avait encore un sens etc...
C'est peut-être le film emblématique de Claude Sautet, celui ou son style et ses thèmes sont les plus manifestes. La vérité avec laquelle il décrit les choses ordinaires de la vie, simples ou compliquées, n'appartient qu'à lui. Entre deux week-end de camaraderie plus ou moind franche, d'apparente insouciance, Sautet explore les soucis auxquels sont confrontés trois amis et jeunes quinquagénaires distingués. Paul, écrivain, connait une longue panne d'inspiration; François, médecin, a des problèmes de couple; Vincent, entrepreneur, a des problèmes de couple et d'argent. Dans l'ordre d'importance à l'écran, Vincent, François et Paul affrontent une situation grave, épidermique, avant que, peut-être, la vie ne reprenne un cours plus paisible. Claude Sautet filme des existences qui se troublent, une amitié qui se déchire, des rires jaunes et des douleurs muettes. Formidablement dirigés, les comédiens composent avec justesse leur rôle de bourgeois et hommes vieillissants et comme aux prises avec le désenchantement. La musique de Philippe Sarde et l'affiche du film, ce dernier plan des trois, Montand, Piccoli, Reggiani, auxquels se joint Depardieu, sont dans toutes les mémoires (de cinéphiles).
Le film de Claude Sautet est un plaidoyer pour l'amitié. Il n'aborde que l'amitié virile, un signe de l'époque. Un air de nostalgie plane constamment au-dessus des personnages dont le destin est déjà largement entamé. Ce pourrait être l'heure des bilans mais chacun préfère faire comme avant. Les aléas les touchent d'une manière différente mais ils sont dans le même flot finalement. Avec l'envie de vivre le plus pleinement possible. Décrire avec finesse les rapports humains, voici à quoi s'attache le réalisateur.
Film trop long, trop ennuyeux malgré une belle brochette d'acteurs - et d'actrices -, scénario trop mince...
Groupe de "potes" sociologiquement improbable, menuisier en mal d'argent + cardiologue cossu + écrivain gauchisant raté et frisé + jeune boxeur... le tout encerclé de très jolies femmes... ça ne tient pas la route !
Une humanité propre à Sautet. Des personnages charnels comme du Steinbeck qui aimait tant les hommes et leurs imperfections. Idem Claude Sautet. Peinture précise de ces années là que j’ai vécu. Je ne me lasse pas des films de ce metteur en scéne, et puis les acteurs…………….
Je n'ai pas du tout aimé malgré le casting. Des banalités, des mondanités, des petits tracas, une bande d'amis qui se soutient sans réel soutien, des tromperies, des abandons... Déprimant
C’est un film d’un autre temps…mais dans lequel une bonne partie du cinéma français ultérieur semble avoir longuement infusé, car on y décèle des clichés qui sont ensuite presque devenus des normes, jusqu’à parfois lui donner des allures de patient alpha du genre. C’est un film choral, avec un casting parmi les plus prestigieux de son temps (Montand, Piccoli, Reggiani, Audran, Dubois…et même un tout jeune Depardieu), à une époque où ce n’était finalement pas si fréquent, et qui se contente de tenir la chronique au long-cours d’amitiés masculines. C’est un film où les scènes se déroulent souvent à table, autour d’une bonne bouteille de vin. C’est un film bourgeois, qui dresse des portraits d’hommes embourgeoisés dans lesquels le Français moyen aurait du mal à se reconnaître : cet élément, tout particulièrement, est resté profondément ancré dans les moeurs de ce type de cinéma, même s’il faut prendre en compte la subtilité que si ces hommes affichent toutes les apparences de la réussite, ils traînent pas mal de casseroles derrière eux, des casseroles qui sont aussi le ciment et le garant de leur amitié. Enfin, sur un mode plus léger, il a sans doute contribué à pérenniser l’image d’Epinal d’un cinéma français dont les personnages sont perpétuellement en train de cloper, à moins qu’ils ne soient en train de chercher leur paquet dans leur poche. Il y a d’autres aspects par lesquels, ‘Vincent, François, Paul et les autres’ est un pur produit de son temps et en acquiert dès lors une valeur rétro-sociologique. Par exemple, il relègue ouvertement les femmes au second plan, à moins qu’elles ne s’incarnent dans des figures archétypales de loyauté ou de versatilité (conformes au regard de l’époque). Pourtant, Sautet prend quand même acte des évolutions des années 70, à une époque où les femmes commençaient à refuser de sacrifier aveuglément leur existence pour le confort d’esprit et de cœur de patriarches ombrageux. Il souligne également le paradoxe d’un pays qui sortait à peine d’une révolte libertaire six ans plus tôt et se montrait déjà prêt à sacrifier ses valeurs et une certaine manière d’envisager le monde sur l’autel du capitalisme triomphant. Pour résumer un peu à quoi vous vous exposez en le regardant, imaginez un peu ‘Les petits mouchoirs’, avec encore moins d’humour, et qui se concentre exclusivement sur des hommes de cinquante ans, d’il y a cinquante ans.