Plein de projets Georges Bailey s’apprête à visiter le monde sans s’apercevoir que tout ce qu’il désire connaître existe déjà localement.
Une amitié profonde est à savourer à deux pas grâce à l’immense bonheur de contempler les transformations dans le temps d’une faune accompagnatrice.
Du policier au chauffeur de taxi en passant par le pharmacien et le premier et unique amour tout pousse en même temps que soi dans un univers ou les comportements évoluent en même temps que les morphologies.
Ici le malheur est le bienvenu car il déclenche une solidarité à toutes épreuves appuyée par des analyses célestes démontrant que chaque vie est indispensable.
Le refus d’exister carbonise des schémas de vies. L’absence est terrible et ne dois pas être. D’une manière ou d’une autre faire ses bagages ne sert à rien, il suffit d’avoir la force de se fondre dans un environnement ou tout ce qui vous entoure se répète en réclamant votre soutien.
Ici voir les mêmes visages chaque jour est un gage d’équilibre.
Ensemble il faut vivre et lutter afin d’empêcher le déploiement d’une ville perdue avec comme apothéose finale la concentration d’un magma gigantesque d’amis de toujours venus spontanément vous sortir du bourbier.
« La vie est belle » est une œuvre magistrale, un constant rappel à l’ordre de tout ce que nous ne savons plus ou ne pas faire, regarder les autres au plus près en sacrifiant toutes envies de briller hors de ses terres.
L’indifférence est à des lieues de ce travail hors du temps consistant à reformater à l’aide d’un groupe sédentaire un esprit à terre.
Le contenu offre une démolition sans pitié contrée par un panorama solidaire somptueux. Les prières montent au ciel, le cas Bailey étudié émeut des ressources contemplatives se décidant enfin à intervenir.
Sur la terre comme au ciel un plan d’urgence se met en marche. L’homme bon est béni des Dieux et des siens dans un contexte de vie répétitif qu’il a su percevoir comme le parcours d’une existence entière entourée de ce que l’on voit grandir et vieillir le tout n’étant finalement que soi-même.
Une fable au ton particulièrement moral, qui a l'intérêt de traverser plusieurs épisodiques historiques comme les Années folles, la Crise de 29 ou la Seconde Guerre mondiale. À tour de rôle, comique, romantique puis dramatique, le film de Capra peut séduire par cette alternance entre légèreté et gravité. Toutefois, La Vie Est Belle peut également agacer par son côté gentillet où les méchants perdent toujours et où les bons gagnent, notamment grâce à la foi religieuse. Si l'on prend ce dernier aspect avec beaucoup de recul, on passe effectivement un agréable moment, car ce qu'il est important de retenir c'est plus la persévérance et la fidélité en ses convictions du personnage, plus que de savoir s'il est du bon ou du mauvais côté. Enfin, James Stewart, élégant et charismatique, joue ici peut-être le meilleur rôle de sa carrière.
Le film de Noël par excellence.Celui qui redonne foi,et permet de croire que tout est possible.celui qui agit comme une thérapie du bonheur sur le spectateur."La vie est belle"(1946)est l'étendard chaleureux et irrésistiblement optimiste de Frank Capra.A l'époque,il fut beaucoup décrié,car il ne reflétait pas du tout la réalité(la gueule de bois de l'après-armistice),et qu'il semblait semer des opinions pro-communistes(critique acerbe des banques).Aujourd'hui,le débat est dépassé et la fable de Capra se déguste en famille.Les valeurs de la solidarité,de la communauté soudée,du sens du devoir et des responsabilités familiales est exacerbé.Bailey,prêteur de fonds pour les logements des déshérités,y est une sorte de Bon Samaritain,qui trouve intolérable de ne pouvoir faire plus envers son prochain.C'est presque une figure christique,même si cette thèse prend du plomb dans l'aile,lorsqu'il veut se suicider,et qu'un ange tombé du ciel,est chargé de lui remettre les idées en place.Toute la grandeur humaniste et l'utopie communautaire de Capra est là.James Stewart,déguingandé,naïf,pieux,joue divinement de sa proximité avec les habitants,et par rebond avec le spectateur,très impliqué affectivement.En cas de déprime,ce genre de prescription s'impose!
Beau film avec James Stewart en homme bon, intègre et généreux, dépassé par la crise, par la seconde guerre mondiale, par la cupidité de l’affreux Monsieur Potter. On pourra dire que ce film est manichéen, terriblement naïf et fleur bleue, ce qui est indéniable, mais le charme et l’émotion l’emportent. Les deux heures du film passent bien, malgré quelques passages un peu plats. On est transporté par cette destinée à la fois ordinaire et très belle. On se souvient de quelques belles scènes : la nuit de noces dans un petit hôtel sous une pluie battante, notamment. La partie fantastique du film arrive, étonnamment, très tardivement, mais passe plutôt bien. Dommage que les dernières minutes tombent trop dans le poussif et le gentillet. Mais, malgré son âge, c’est un film qui enchante encore, et qui plaira encore longtemps.
Difficile de rivaliser. A voir en version original, absolument. Certainement l'un des meilleurs "vieux films" que j'ai vu. C'est un film totalement maîtrisé, très classe, mais aussi un film qui ose pas mal de chose assez incongru et ça fait plaisir. James Stewart est tout simplement éblouissant.
George Bailey est une jeune américain la tête remplie d'ambition et de rêves de voyage. Le décès de son père l'oblige à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C'est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l'aider à sortir de cette mauvaise passe... Film de Noël aux Etats-Unis, considéré comme le chef-d'oeuvre de Frank Capra, It's a wonderful Life contient tous les thèmes fétiches du cinéaste sur l'espoir d'une vie meilleure, l'esprit de sacrifice pour le bonheur commun, la lutte contre les puissants symbolisée ici par Potter, un financier sans scrupules guidé par l'appât du gain. La différence ici est que Bailey, contrairement à Deeds ou Smith dans d'autres oeuvres de Capra, subit ce qui lui arrive et est systématiquement obligé de mettre de côté tous ses rêves (un voyage en Europe, des études, son voyage de noces) et la vie ne semble pas lui vouloir lui rendre la pareille. Aussi, quand il envisage le pire, Dieu décide de lui ouvrir les yeux en lui envoyant un ange qui va lui faire un des plus beaux cadeaux à un homme en plein doute. Je ne sais pas si c'est le meilleur Capra mais il est sans aucun doute celui qui a la fin la plus émouvante et il est impossible de rester de marbre devant le dénouement qui redonne le sourire et donne l'envie de croquer dans la vie à pleines dents malgré les coups durs qu'elle peut réserver. Ajoutez à cela des acteurs merveilleux dont le couple James Stewart-Donna Reed formidable et vous obtenez un film devenu à juste titre un chef-d'oeuvre. Frank Capra est un génie !
La vie est belle est un vrai chef-d'oeuvre du cinéma, un film unique et bouleversant qui révèle tout le génie de Frank Capra. Il s'agit véritablement d'un hymne à la vie avec une portée philosophique incroyable, et qui nous offre alors l'occasion de relativiser nos problèmes. On en sort tout a fait différent, et on ne peut s'empêcher de réfléchir sur ce que nous aussi avons fait de bien pour nos proches; choses qu'on oublie rapidement au détriment de nos soucis. Quant au fabuleux James Stewart,que j'avais découvert dans Rendez-Vous , il montre à nouveau un talent immense, son jeu est incroyable, et son personnage Georges Bailey est très émouvant.
Que dire ? Ce film est un chef d'oeuvre , un véritable petit bijou qui est devenu un classique et pour cause . C'est une merveilleuse histoire humaniste porté par un James Stewart , vraiment extraordinaire dans son personnage tourmenté , insastisfait , déprimé , qui pense avoir tous rater et ne servir à rien, jusqu'à qu'un ange gardien vienne à son secours et lui montre que sa vie est précieuse et que chacun , sans s'en rendre forcément compte, contribue au monde. Avec une morale aussi belle , Franck Capra réalise là son meilleur film, un véritable enchantement . A voir si ce n'est pas encore le cas!
Un jeune homme aux projets de vie ambitieux et gourmand de vie va se retrouver par les circonstances de l’existence cloué dans la bourgade qu’il espérait tellement quitté. De grands projets et de grands espaces rêvés, son quotidien va lui sembler tout petit et son existence sans grand intérêt. Alors que ! Pensant mettre fin à ces jours, le surnaturel va l’aider par une soirée de Noël. Quel plaisir de revoir plus de 20 ans après, ce compte de Noël américain que l’avais adoré enfant. Plein de bons sentiments sans être guimauve, voilà un film qui démontre au combien tous pouvont avoir une action positive sur notre environnement aussi restreint soit il. Ce film réhabilité les petites gens et l’ambition de faire à sa mesure de son mieux pour son entourage proche. C’est un hymne à la vie loin et des causes modestes. Loin des héros à la Potter, un film simple avec des gens simples. Parfois un peu enfantin, c’est un parti pris. La première scène avec les anges donne le ton d’entrée de jeu. Pour ceux qui n’ont jamais vu ce très grand classique de Franck Capra ; c’est à voir absolument… adulte ou en famille vers Noël.
Film phare du 7ème Art et certainement le plus connu de Capra La vie est belle est un joli hymne à la vie et ses aléas, un film fondamentalement touchant avec un grandiose James Stewart. Un film optimiste mais jamais mielleux, un peu longuet pour ma part dans sa 1ère heure d'ailleurs ce que je regrette un peu c'est que la partie du film ou le personnage de James Stewart voit comment sa ville serait sans lui ne soit pas plus développée car c'est assurément le moment le plus passionnant de La Vie est belle. Autre scène assez marquante c'est celle ou James Stewart complétement déboussolé jette sa rage contre sa famille. En tout cas La Vie est belle est à découvrir.
Mon film préféré beau, poétique, mythique. La fraternité contre la cupidité. Des scènes d'anthologie. Une mise en scène et des acteurs remarquables. Magnifique, merveilleux. Merci James et Franck, Donna, Lionel, ...grâce à vous la vie est belle.