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Arthur Morgan
21 critiques
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4,0
Publiée le 13 juillet 2026
Une descente aux enfers paranoïaque et une conclusion puissante.
Le constat : Moins fluide que le premier et moins épique que le second, Infernal Affairs III n'en demeure pas moins une conclusion fascinante. En faisant le choix d'un montage éclaté entre passé et présent, le film se transforme en un puzzle mental exigeant qui explore les conséquences psychologiques destructrices de la vie d'infiltré.
La force du film : Le long-métrage vaut avant tout pour sa noirceur et l'incroyable face-à-face psychologique entre Andy Lau et le petit nouveau, Leon Lai. La trajectoire de Ming, rongé par la culpabilité au point de perdre la raison et de s'identifier à l'homme qu'il a trahi, est d'une tragédie absolue. Le retour de Tony Leung apporte la mélancolie nécessaire pour lier le tout et offrir à cette saga la fin désespérée et brillante qu'elle méritait.
Verdict : Un final complexe, parfois sinueux, mais d'une richesse thématique rare. Une très grande conclusion pour l'une des meilleures trilogies du cinéma mondial.
Clôturer une telle trilogie sans faiblir est un exploit, et ce troisième volet est la pièce finale, complexe et nécessaire, d'un puzzle monumental. Si le premier était le choc et le deuxième la fresque, ce final est une plongée psychologique vertigineuse dans l’enfer promis par le titre. C’est du "Béton" labyrinthique qui demande une exigence totale du spectateur.
Une structure narrative audacieuse : Le film jongle entre deux époques (avant et après la mort de Yan) pour mieux illustrer la chute mentale de Ming. Ce montage alterné n'est pas un artifice, c'est le reflet d'une conscience qui se fragmente. L’écriture est d’une densité rare, chaque scène venant éclairer d'un jour nouveau les événements des précédents films.
La paranoïa à son paroxysme : Andy Lau livre ici sa performance la plus habitée. On suit la descente aux enfers d'un homme qui veut désespérément devenir "bon", mais qui est rattrapé par ses fantômes. L'arrivée de nouveaux visages (notamment Leon Lai) ajoute une couche de mystère et de froideur qui renforce l'idée que dans ce monde, personne n'est à l'abri.
Le point final d’une tragédie : Le film boucle la boucle avec une maîtrise formelle impressionnante. La mise en scène, toujours aussi sobre et élégante, souligne l'isolement des personnages. La fin n'offre pas de rédemption facile, mais un constat amer et puissant sur la culpabilité.
En résumé : Un final magistral qui refuse la linéarité pour mieux explorer la psyché de ses protagonistes. *Infernal Affairs III* achève de transformer cette saga en un chef-d’œuvre indépassable du cinéma policier. Un 5/5 qui salue une prise de risque artistique totale et une conclusion parfaite pour une trilogie sans aucune fausse note.
La trilogie se conclut avec ce troisième opus dont les évènements se déroulent après le premier film tout en insérant des flash-back servant de liens au récit. La réalisation est toujours aussi précise demeurant une nouvelle fois au service d’un récit dont la double temporalité est d’une limpidité appréciable. C’est un clap de fin en apothéose pour les protagonistes de cette histoire.
Ce troisième opus est surprenant. En effet, il est aussi dynamique et haletant que les précédents, mais on y ajoute une dimension psychologique. Le personnage principal, Lau, l'infiltré chez les policiers, est très tourmenté, et cela se traduit à l’image par des visions des différentes personnes mortes dont il est en partie responsable, ce qui nous trouble dans la compréhension de l’histoire. Le film a une chronologie très floue, ne faisant qu’alterner entre l’avant-mort et l’après-mort de Yan vu dans le premier volet. Le film nous perd, tout comme le personnage principal, qui est lui-même perdu avec ses visions et ses remords. À la fin, on ne sait même plus qui est infiltré ou clean, tant le personnage de Lau est confus, dans une scène finale déroutante. En point d’orgue, on a le personnage de Yeung, qu’on pense corrompu tout au long du film. Cela s’avère ambigu, car le final montre que Lau projetait sa propre image sur ce dernier, il veut obtenir une rédemption et devenir un flic intègre, mais il est toujours rongé par son passé d’infiltré. On assiste aussi au développement de certains personnages jusque-là secondaires, comme la psychologue, qui nous permet de voir que la douleur mentale de Lau et celle de Yan sont très semblables, malgré leur opposition totale. Le film est peut-être le plus brouillon de la saga, mais c’est sûrement le plus intéressant et innovant.
Fin de la trilogie pour un film qui est nettement en dessous des 2 premiers. Les thématiques tournent un peu trop en rond, les nouveaux personnages sont moins attachants et l'intrigue, avec de profonds coups de mou, m'aura laissé un peu en dehors. Il n'était peut-être pas nécessaire de faire ce 3e film qui même légèrement ennuyeux, reste néanmoins intéressant à suivre.
Ce dernier volet de la trilogie Infernal affairs clôt la saga avec classe et efficacité. Encore davantage que dans les deux précédents épisodes, les flashbacks et les retournements de situation en tous genres s’enchaînent à un rythme soutenu, et il faut s’accrocher pour suivre l’intrigue dans les détails. La mise en scène, fluide et percutante, est toujours au rendez-vous.
Troisième et dernier volet de la trilogie "Infernal Affairs", le film vient conclure les aventures de Lau Kin Ming. Situant son histoire après le premier volet (le 2e étant un préquel), Infernal Affairs III pêche par une narration très confuse, multipliant les flashback, les ellipses et autres sauts chronologiques. Ainsi, toute l'écriture s'en retrouve impactés, que ce soit les relations entre les personnages ou la trajectoire de Ming qui devient totalement incompréhensible. La mise en scène vient un peu relever le niveau, tout comme l'interprétation des acteurs, mais encore faut-il ne pas avoir totalement décroché...
Retrouver Lau, l'infiltré repenti, cherchant à se racheter, est un réel plaisir, notamment grâce à des scènes marquantes comme les visions de Lau avec ses collègues décédés et la double thérapie. Ce film clôture parfaitement le premier épisode de la saga. Malgré quelques longueurs et une certaine complexité, il reste crédible et cohérent dans son ensemble. Le film, bien qu'un peu moins rythmé et plus cérébral, reste une réussite pour conclure la trilogie. On y retrouve avec plaisir les acteurs du premier film, et malgré des moments de confusion bien entretenus par les scénaristes et réalisateurs, le scénario continue d'être intrigant et riche en émotions. Les notions de bien et de mal restent floues, plongeant les personnages dans un monde de mensonges et de trahisons. Bien que cet épisode final soit peut-être le moins abouti de la trilogie, il reste un très bon film et conclut de manière impressionnante et surprenante l'histoire la saga. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Ce troisième volet conclut cette trilogie de manière assez mélancolique, avec un épisode beaucoup plus calme mais qui se concentre beaucoup plus sur l'intériorité des personnages. Il est beaucoup moins bien rythmé et mémorable que le premier, mais a le mérite de conclure brillamment cette trilogie, contrairement au deuxième que j'avais personnellement trouvé très quelconque.
Un troisième opus qui perd en lisibilité, qui s avère être plus confus alors que sa trame est pourtant intéressante. C est clairement un épisode final où on a l impression que les personnages doivent payer la facture de leurs actes. Les notions de bien et de mal sont toujours aussi floues et les différents personnages sont plus que jamais perdus dans leurs mensonges, omissions et trahisons. La caractérisation des personnages est toujours une réussite, leur iconisation par le cadre et la mise en scène également. Après deux premiers épisodes qui sont des modèles de polar ce troisième opus est un peu décevant mais reste très bon.
La boucle est bouclée avec 3ème opus d'Infernal affairs qui revient à une trame plus proche du 1er film de la série Infernal affairs après un 2ème volet plus ou moins décevant. L'histoire toujours intéressante tiens en haleine jusqu'à la toute fin. Assez complexe néanmoins avec un manque de clarté. Les fans de grand film policier apprécieront. On retrouvera l'inévitable montage dynamique compliquant une intrigue déjà bien alambiquée, les inévitables jeux de dupe et sous-entendus bien sentis, les acteurs charismatiques campant des rôles ambigus balancés dans un scénario aux rebondissements multiples et souvent imprévisibles. Pendant toute la durée de ce troisième épisode, Andrew Lau et Alan Mak donne l'impression de poursuivre ce qui avait si bien marché dans le premier sans jamais l'atteindre pleinement. Il y a bien des rebondissements efficaces et une intrigue bien ficelé mais les enjeux s'avèrent peu prenants. Il se compose toutefois en majorité de flashbacks, nous permettant ainsi de retrouver chacun des grands personnages de la série cinématographique hong-kongaise. Ces retour dans le passé s'avère d'ailleurs nettement plus intéressant que l'histoire présente qui, elle, manque d'un scénario consistant et poignant.
Après un second épisode décevant, les deux réalisateurs Andrew Lau et Alan Mak remplient pour un troisième opus, sorti en 2003, la même année que le précédent, qui est clairement le moins bon de la trilogie. Si le second opus était un préquel, celui-ci est une suite du premier dans laquelle Ming s'intéresse au sujet des autres taupes infiltrées dans la police. Dans le même temps, nous avons une série de flashbacks nous montrant Yan qui perd peu à peu la confiance de Sam. J'étais pourtant assez curieux à l'idée de revenir aux bases du premier opus, ce que le second n'avait pas su faire en nous montrant un préquel assez classique qui perdait de vue ce qu'avait fait le succès du premier. Et ici, nous avons un peu l'effet inverse, c'est-à-dire que les réalisateurs semblent vouloir recréer l'atmosphère du premier en réinjectant ce côté thriller au film, ce dont le précédent était dépourvu, mais ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne pas car il n'y a plus rien à raconter, le premier était très bon mais surtout, il se suffisait amplement à lui-même ! De plus, le film tend à perdre son spectateur entre le présent, les flashbacks mais également les visions de Ming, ce qui donne à l'intrigue ce côté presque illisible mais surtout décousu ! Malgré des aspects pourtant intéressants, comme celui de développer le personnage de la psy qui fait clairement partie des moments les plus réussis du film, on finit alors par se désintéresser de l'histoire qui n'apporte encore une fois pas grand-chose. On a tout le temps ce sentiment de "suite de trop", les réalisateurs essayant maladroitement de développer un univers qui n'était pas voué à l’être, ce qui donne cette impression de "forcing". Malgré une volonté de revenir aux bases du premier, "Infernal Affairs III" est maladroit, confus et n'arrive surtout pas à la cheville du premier film !
Infernal Affairs III est le 3ème et dernier volet de la saga Infernal Affairs, saga hongkongaise qui aura marqué par un très bon premier film (au point qu'il aura eu son remake américain signé Scorsese) suivi de deux films bien ternes et peu inspirés derrière. La faute à une fausse bonne idée ; si l'idée de suivre la situation laissé à la fin du premier film pouvait être plaisante (le personnage de Ming se retrouve sans chef ni objectif), elle donne surtout lieu à une intrigue peu inspirante (la schizophrénie du personnage principal). Les acteurs jouent correctement et ce film, même s'il est légèrement plus intéressant que le 2ème volet (qui n'avait pas vraiment de plus-value par rapport aux autres films de gangsters), manque cruellement d'inspiration pour être à la hauteur du premier.
Un troisième volet qui manque de rythme et dont le scénario est complètement décousu. L'épisode trop qui n'apporte pas grand chose à l'histoire originale.