Dans une banlieue pavillonnaire, des ingénieurs développent en secret une machine capable de leur permettre de faire des voyages temporels…
Couronné du Grand prix du jury au festival de Sundance en 2004, le premier film de Shane Carruth n’est pas passé inaperçu, surtout lorsque l’on sait que le budget total avoisine les 7000$ et que le tournage a duré à peine plus d’un mois.
Ce petit film de science-fiction va en décontenancer plus d’un. Si vous vous attendez à une énième histoire de voyage dans le temps, bardée d’effets spéciaux, vous allez être déçu. Tourné à l’économie, c’est avant tout un film de dialogue plutôt qu’un film à grand spectacle. Davantage tourné vers la psychologie et la philosophie.
Malgré une durée relativement très courte (75min), le temps ressenti avoisine pourtant le double et pour cause, on se retrouve noyé sous un flot sans discontinuer de dialogues tous plus pompeux les uns que les autres, avec un p’tit côté masturbatoire à se gargariser de mettre en aussi peu de temps, autant de termes techniques et imbitables pour le commun des mortels.
J'ai beaucoup de mal à comprendre l'engouement autour de ce film. D'accord, le film a un tout petit budget (il s'agit d'un premier film) et le film a le mérite de proposer une méthode de voyage dans le temps plutôt novatrice dans le cinéma. Mais il est profondément ennuyeux et pénible à regarder. Et ce, alors qu'il ne dure pourtant que 75 minutes (certains films sans beaucoup plus de budget pellicule en ont plus du double). Artistiquement, le film n'a pas vraiment de valeur, l'image est de mauvaise qualité. Mais ce point est à imputer au budget (le budget a d'ailleurs poussé à adopter des choix plutôt malins pour limiter les besoins en effets spéciaux, pourtant inhérents à la thématique SF). C'est plus scénaristiquement que le bât blesse, on s'ennuie ferme, les dialogues sont beaucoup trop longs et manquent complètement de chaleur. Ça gâche la bonne idée du film qu'est le mode de transport pour les voyages temporels. C'est dommage.
Un film de seulement 1h et 16 minutes mais d’une richesse incroyable, un vrai bijou ! Primer est la preuve qu’on peut aborder des thématiques complexes et parler de physique quantique sans être barbant une seconde. Grace à un savant mélange entre dialogues sophistiqués et vulgarisation scientifique, tout est fait pour nous permettre de ne pas se sentir larguer et comprendre le fonctionnement de "la boite" et la plupart des enjeux dont font face nos deux protagonistes. Bravo à Shane Carruth d'avoir réalisé cette pépite avec une enveloppe de seulement 7000$ !
Pas de budget mais des idées et de l'ambition. "Primer" aborde la thématique du voyage dans le temps en s'attardant surtout ses paradoxes. On sent l'effort dans l'écriture du scénario pour ne pas laisser le spectateur inactif mais le faire réfléchir, le pousser à l'interprétation. De ce point de vue, "Primer" présente quelque chose de très lynchéen. Mais n'est pas l'auteur de "Mulholland Drive" qui veut. "Primer" m'a perdu et je n'ai pas pris de plaisir à être perdu comme cela peut arriver dans certains longs métrages. Ici que d'ennui lié à une histoire souvent confuse, parfois trop technique et surtout mal servie par la mise en scène. J'ai pris plus de plaisir à lire les diverses interprétations des spectateurs que de voir le film lui-même.
J'ai mis quatre visons du film pour vraiment comprendre toutes les trames de ces films. Et encore je n'ai probablement pas tout compris. C'est de l'Art sans beaucoup de comparaison dans la sf actuel. La plupart abandonneront à la première vision. Mais les Hardcores de la SF voudrons comprendre toutes ses/ces scènes.
Primer est un film énigmatique et passionnant, du moins dans sa première partie. Quatre amis ingénieurs se retrouvent dans un garage pour mettre au point des expériences scientifiques dans le but d'homologuer leurs éventuels brevets. Les acteurs jouent plus vrai que nature, on a presque l'impression que tout est vrai tans leurs dialogues tient la route, l'intrigue est forte car on attend avec impatience ce qu'il prépare, ce qui va sortir de leurs inventions. Nous voilà revenu à l'époque de Bill Gates et Steve Jobs dans leur garage. La deuxième partie est plus brouillonne, on s'y perd un peu et le résultat de leur découverte n'est pas très clair (j'ai dû relire le résumé du film pour mieux comprendre). J'aurai aimé que le scénario s'attarde un peu plus sur l'explication de leur découverte et élargisse ses possibilités.
Grosse déception. Moi qui aime tant les voyages dans le temps j'ai eu ici un peu ce qu'on peut nommer la plus mauvaise option pour ce sujet. Le film nous noie dès le début en utilisant des termes qui tournent autour du pot et ne va pas au but. Ça parle ça parle ça parle, mais pour finalement perdre encore plus le spectateur. La photographie est très belle mais c'est bien le point fort du film, le reste est un amas de bout de ficelle, de voix off et d'incompréhension fatigantes.
J'aurais aimé pouvoir être indulgent envers un film réalisé avec seulement 7000$. Malheureusement, même si j'adore les scénarios traitant de voyage dans le temps, Primer est incompréhensible, totalement brouillé par un langage scientifique dont je n'ai pas saisi un traitre mot. Je n'ai rien suivi des différentes boucles temporelles et j'ajouterai que, sans avoir lu le synopsis auparavant, j'aurais eu du mal à comprendre qu'il s'agissait d'une machine à remonter le temps...Pourtant il nous donne envie d'aller chercher des explications a-posteriori sur le net (un bon point, cela veut dire que notre cerveau a été titillé) mais sans pour autant désirer se lancer dans un deuxième visionnage. Timecrimes me parait plus clair sur ce sujet des boucles temporelles.
Je découvre ce film bien après tout le monde. Ayant vu beaucoup de films tordus dans le genre, à la première vision j'avais en gros compris l'intrigue et la conclusion. Il me manquait quelques timelines certes et quelques détails, mais rien qui empêche de ne pas comprendre le film. C'est le gros reproche du film, on peut faire un film avec une histoire compliquée, mais le film doit être précis et ne pas rajouter d'éléments qui complexifient l'histoire pour rien. Rajouter le jour où l'heure à chaque scène aurait permis d'y voir plus clair. Je vais donc rentrer dans la partie spoil pour être plus précis. spoiler: Dans l'histoire il y a 3 Aaron: Le Arron 1 qui est enfermé dans le grenier, Aaron 2 qui est en France et raconte l'histoire et Aaron 3 que l'on va suivre pendant l'histoire. Aaron 2 ne sert à rien ou quasiment à rien dans l'histoire. Juste pour faire le narrateur et dire que sa ligne temporelle était différente et qu'il n'a pas fait les mêmes choix. Au final on s'en moque dans l'histoire. Le narrateur serait Aaron 3 qui laisserait une casette à Aaron 1 et on enlève une ligne temporelle inutile. Aaron 3 drogue Aaron 1 et puis c'est fini pourquoi faire que Aaron 2 drogue Aaron 1 et qu'Aaron 3 essaie de droguer Aaron 2, mais il n'y arrive pas alors lui dit de partir. Pourquoi ne pas avoir simplifié ça? C'est compliqué pour du compliquer.
La timeline avec M.Granger. Pourquoi avoir rajouté un voyage temporel avec un autre personnage. Juste pour comprendre qu'il y a quelque chose qui cloche? Mouais ça aurait pu être fait plus facilement je pense (un objet qui ne doit pas être là aurait suffit).
Le nombre de machines temporelles qui peuvent se plier et donc se déplacer dans le temps. Mouais ça aussi je suis à moitié convaincu encore que ça peut servir dans l'histoire.
L'idée est donc bonne, mais il aurait fallu faire un travail d'élagage dans l'écriture pour que le spectateur puisse se concentrer que sur l'aspect principal de l'intrigue.