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Camusduverseau
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4,0
Publiée le 4 mars 2007
Peut-être l'un des meilleurs films de Maurice Pialat. D'habitude, je n'aime pas beaucoup Pialat, mais là il a réussi à faire un film quasi documentaire sur la police. On y croit.
3 monstres pour un film. Pialat au sommet de sa forme avec toujours cette facon de filmer le reel, le social, entre film et documentaire, sans artifice. Ca sent le vrai, on est dedans, c'est un polar mais aussi de vrais moments de tranches de vie d'un commissariat, presque une chronique sociale. Depardieu lui est au sommet de sa forme de Depardieu jeune, pousse a son maximum d'intensite par Pialat. Et puis Sophie Marceau, jeune, encore un peu boulotte, creve l'ecran, est charismatique dans son role de mauvaise fille mais aussi victime. Elle est belle de talent et de presence. Un tres bon film qui a un peu vieilli mais qui reste un must du cinema francais.
Porté par Gérard Depardieu et Sophie Marceau, Police de Maurice Pialat est rythmé et efficace. Le cinéaste semble offrir une grande liberté d'interprétation à ses acteurs, qui se matérialise par de nombreuses séquences brillantes, quelques autres plus maladroites. Un thème et une manière d'aborder son film qui font immanquablement penser à L627 de Bertrand Tavernier, tourné juste quelques années plus tard.
Je m'attendais à voir une sorte de documentaire sur la vie des policiers, à la "L.627" que j'avais adoré. En réalité il s'agit de l'histoire d'un flic, Gérard Depardieu, et de ses amours parfois interdites. Du coup j'ai été déçu, surtout qu'on s'ennuie un peu. Gérard Depardieu tire pourtant le film vers le haut.
Pialat, l'un des cinéastes le plus doué de sa génération, nous emméne dans la police, le cinéma policier et dans un commissariat, dans le monde de la nuit. Marceau, en nuance, est parfaite dans son rôle. Depardieu en fait des tonnes mais on aime gégé. Anconina fait du cabotinage mais on a l'habitude. Sandrine Bonnaire dans l'un de ses premiers rôles!!!
Ce n'est pas un film facile à regarder je trouve. D'accord c'est du Pialat. Mais à priori on se dit qu'il y aura un peu d'action et que ce sera facile à regarder sans trop réfléchir. Mais non le scénario n'est pas si simple. Le film s'intéresse aux rapports humains, entre la police, les mafieux, et leurs avocats. Bref c'est de longs dialogues.
Mise à jour du 12/02/2019: Ce film est un peu à part dans la série des polars et policiers. Les personnages, dont Mangin en tête de liste, sont à l'image de ce qu'on attend d'une police forte, insoumise et qui enfreint un peu comme elle le veut certaines règles, pour le résultat et le chiffre. Depardieu porte le film, c'est encore l'acteur à la fois jeune et en pleine gloire, comme on l'aime quoi. Il est à la fois bourru, méchant et sensible. D'ailleurs il n'a jamais tiré sur personne. Il est aussi macho et un peu porté sur la boisson. Et de l'autre côté on a le bon Anconina en parfait avocat véreux. Et on finit avec les voyoux, avec Marceau en tête. L'histoire est simple, elle n'est pas le sujet principal du film, au contraire ce sont les personnages et leurs discussions que veut nous faire partager Pialat. Ce n'est donc pas toujours un film "facile" à regarder, c'est du Pialat si je peux dire. Et le problème c'est qu'on peut peut-être s'ennuyer au bout d'un moment...un peu plus d'action peut être aurait fait un peu de bien.
Un titre comme "Police" m'inspire automatiquement ce mot ci: gâchis. Le film prend pourtant un excellent départ, en proposant plusieurs scènes de huis-clos qui, si elles n'en atteignent pas la puissance, rappelant certaines scènes de "Garde à vue", sorti 4 ans plus tôt. Mais ensuite, le film prend une tournure bien trop classique. Donnant l'impression que Pialat envoie paître tout ce qu'il avait réussi à créer. Règlements de comptes, trafics de drogue, passages à tabac. Enfin bref, les éléments inhérents au film policier. En soi, ce n'est pas condamnable, mais après un tel début de film, c'est clairement frustrant. En plus de ça, Pialat a la mauvaise idée de faire naître une idylle entre Gérard Depardieu et Sophie Marceau. Et je dis mauvaise, car de par son académisme, elle n'apporte strictement rien au film. Pire, elle le pénalise lourdement. Dommage, il y avait vraiment toute la matière nécessaire pour faire beaucoup mieux.
Une police dans tous ses états pour tenter d'arrêter un trafic de drogue. Dès le premier interrogatoire, Pialat appuie le décalage entre les réponses attendues et les réponses données en désynchronisant le montage. Le champ / contrechamp prend du retard, puis le rattrape, et donne souvent plus d'importance à la réaction de l'interlocuteur qu'à l'information donnée.
Les violences policières sont filmées sous leur forme physique – gifles, bousculades, accrochages – et psychologiques – intimidation, vocifération, abus d'autorité. En plus d'être inappropriées, ces méthodes sont inefficaces : acculés, les délinquants mentent, omettent ou se taisent. Et certaines des victimes, stressées par le climat anxiogène, sont orientées dans leur témoignage.
Mangin obtient des informations importantes non par sa brutalité, mais grâce à spoiler: la relation qu'il noue avec Noria. Pourtant violentée et méprisée au début, elle se résigne à l'aimer, autant dans le but de se protéger que d'échapper au milieu criminel. Mangin, dans sa misogynie, voit ce rapprochement comme l'occasion de se livrer aux plaisirs charnels, mais aussi une forme de rédemption .
Reste que spoiler: cette romance , aussi ambivalente soit-elle, redirige le film vers un registre plus quelconque, plus lent et moins en phase avec les deux premiers tiers.
Première vision d'un film de Pialat et je reste plutôt mitigé. En effet ce polar réaliste quasi documentaire dans son traitement nous plonge dans l'intimité d'un commissariat avec ses interrogatoires musclés, du moins durant la première moitié du film. On se rend compte ensuite qu’en fait le genre du polar est un prétexte pour nous livrer une chronique sociale et humaine sur les flics et les voyous où le frontière est parfois très mince. C'est sur cette partie que le film est moins réussi, virant presque au mélo. Depardieu et Marceau sont parfaits dans leurs rôles.
Le film policier à la sauce Maurice Pialat? Le film contient beaucoup de scènes de commissariat. Et beaucoup d’interrogatoires. Le film tourne autour de Gérard Depardieu, son travail de flic, sa relation particulière avec le milieu, sa vie personnelle, désertique sur le plan sentimental, qui tourne forcément autour de sa vie de flic. Avec Sophie Marceau (coiffure affreuse) dont il s'amourache, qui est une manipulatrice au sein d'un monde de trafiquants de drogue. Son personnage ne suscite aucune empathie. C'est plus le personnage de Gérard Depardieu qui est le centre du film; que le spectateur a du mal à cerner, qui finalement à l'air perdu, ce qui le rend intéressant. Et à ce titre, le film peut aussi être vu comme une histoire sentimentale. Le film s’en sort par son ton original, qui peut faire penser à du documentaire, mais qui n'en est pas, tout en donnant l'impression que cela en est. Les différents interrogatoires sont passionnants à suivre. Le film ne contient pas de musique, ce qui donne un poids et une densité aux images. La mise en scène joue beaucoup avec la profondeur de champ et donc tout ce qui se passe, à voir ou comprendre, n'est pas forcément au premier plan.
Un polar assez réaliste dans lequel les flics comme les truands ont leur qualités et leur défauts. Pialat qui est bien le dernier réalisateur à qui l'on aurait pu penser pour réaliser ce genre de film s'en tire fort bien grâce également à une belle brochette d'acteurs à son service. En premier lieu Depardieu, épatant en flic à la fois tendre et violent et qui essaie de comprendre les motivations de chacun qu'il s'agisse d'un truand ou d'un personne lambda. Ensuite, Sophie Marceau, qui malgré son jeune âge à l'époque (19 ans) livre une prestation d'une incroyable maturité. Les seconds rôles sont également exemplaires comme Anconina très à l'aise en avocat "borderline" ou Sandrine Bonnaire dont il s'agit ici de l'un de ses premiers rôles à l'écran. On pourrait reprocher à Pialat le manque d'action de son film mais c'est également ce qui en fait son charme, car en regardant "Police" on a une représenation assez fidèle de ce que devait être la vie d'un inspecteur parisien dans les années 80. Un agréable moment de cinéma.
Un bon film policier, après avoir vu le Polisse de maïwen je ne peux que constater que la ressemblance en matière de réalisation ce côté très réaliste qui est le grand points commun de ces deux films. Mais ce police m'a aussi donné envie de découvrir l'oeuvre de Pialat, des films intimistes, de bons acteurs, de l'émotion. J'ai quand même regretté que le suspense et le côté enquête policière n'est pas été poussé plus loin. Bref un bon film, qui a un peu vieilli, mais qu'on prend plaisir à suivre.
Police est un excellent film, servi par de superbes comediens (depardieu deborde de naturel). La très belle musique donne une dimenssion dramatique au film.
Très bon film, excellent duo d’acteurs Depardieu Marceau encore jeunes. excellent rythme très captivant, même si le Paris 18e/19e interlope des années 80 à été traité 1000 fois en ́long en large au cinéma (voire à la télé cf Navarro). ́ Le film montre les liens poreux entre les truands, leur entourage (famille, conjoints, commercants) complices plus ou moins actifs, et le monde de l’ordre (avocats, policiers) aux méthodes discutables. Une scène emblématique : un individu gifle en pleine rue une policière nouvellement arrivée et à l’ étonnement de cette dernière l’expérimenté inspecteur Depardieu lui notifie qu’il ne compte pas l’interpeller.