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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Le film est décousu, on attend du liant et la sauce ne prend pas. Des recherches de paumés, c'est pas passionnant. Un fort goût d'inachevé, dommage. après un Lost in tranlation super Bill Murray se perd.
Un film mou et chiant qui n'aboutit à rien. Voilà ce qu'il faut retenir de ce film. Réservé à un public qui apprécie se faire bercer par la lenteur. Une lenteur qui n'apporte rien de plus. Cette lenteur, aux plans longs et inutiles se conjuguent avec un manque d'équilibre et de sens. Ennuyeux... On en ressort frustré et écoeuré d'avoir payé 8 €.
Dans ce film Bill Murray campe un désabusé de la vie.En pleine remise en question sur le sens veritable de sa vie passée present et a venir,le film s'oriente sur un road movie décalé et nous peint aux travers de scenes douces amer une reflexion sur nous meme.Toujours égal a lui meme Bill arrive par quelques legeres facecies reussi a lui tout seul a transcender un film qui aurai pu raté étant joué par un autre. L'humour ne manque pas, on souris,on ris franchement aux exentricitées imprevues,aux seconds roles,parfois meme avec un pincement.Le jazz aux sonorités ethiopiennes transporte avec poesie cette quete deseperée d'un sens a une vie . Du cinema intelligent,la bonne surprise du moment.
Comme tous les films de Jim Jarmusch, Broken Flowers est du grand art. Bien loin des clichés habituels et baignant dans un indépendantisme remarquable, le cinéaste de Dead Man et Coffee And Cigarettes déroute à l'aide de dialogues décalés, de personnages déjantés (La Lolita inspirée de Kubrick, la communicatrice pour animaux, l'ami pseudo-détective,...), de séquences humoristiquement déprimantes (Certains passages sont amusants et d'autres carrément émouvants comme celui du cimetierre) et d'un scénario mystérieux tout bonnement anticommercial dont le déroulement et le final en déconcerteront plus d'un. Bill Murray, Jeffrey Wright, Sharon Stone, Jessica Lange, Chloë Sevigny, Julie Delpy, Christopher McDonald et les autres se fondent tous à merveille dans l'univers jarmuschien de Broken Flowers, le dernier chef d'oeuvre en date de l'homme à la chevellure argentée...
A mes yeux, ce film est excellent, tout simplement. L'enquête que mène ce Don Juan est intriguante, puis devient peu à peu touchante. Nous sommes en vérité en face d'un portrait sensible et pessimiste d'un homme qui a passé sa vie à jouer avec l'amour et qui en subit les conséquences à cause de cette mystérieuse lettre rose... Bill Murray prouve encore une fois que c'est un grand acteur, qui paraît fadasse, mais en vérité est tout simplement bien plus fin et subtil que les autres. Un film touchant, voire bouleversant... une grande réussite.
Difficile de comprendre les divers reproches que lont peut lire ou entendre sur ce film, Jarmush ne fait ni plus ni moins que du Jarmush. Par sa mise en scène, il filme dailleurs lAmérique rurale et ses habitants comme personne. Quant à lhistoire mélancolique de ce pauvre Don Juan taraudé par de vieux démons à lheure du bilan, elle touche ou elle laisse indifférent, mais elle nen est pas moins compté et interprété avec beaucoup de sincérité, sans moralisme aucun, ce qui est plutôt rare avec un tels sujet.
c'est un film que l'on voudrait aimer mais qui nous frustre car il ne va nulle part. les seconds rôles sont bien trempés mais bill murray déçoit car il réitére son rôle de lost in translation, sans se forcer. sentiment d'amertume à la sortie de projection
Jim Jarmusch traîne ses guêtres dans le cinéma américain depuis vingt ans. Indépendant, il suit invariablement ses propres dogmes. Il nous offre cette année avec ce bouquet de fleurs brisées une nouvelle vision très personnelle des états unis flanqués de stéréotypes de tous ordres. Un homme prévenu par lettre anonyme de sa paternité vingt ans plus tôt prend la route pour retrouver quatre de ses maîtresses dalors. Lune delles pourrait être lauteur de ce courrier et par conséquence la mère potentielle. Magnifique démarrage pour un film. Non ? Il va rencontrer ces quatre femmes. Toutes représentent une façon de vivre de « lamerican life ». Lextravertie qui prend tout comme ça vient, la sage et lisse coincée dans son conformisme, la névrosée qui préfère comprendre les animaux plutôt que les humains et la marginale furieuse. Ces rencontres sont tout simplement magiques et nous touchent par leurs sincérités et leurs charmes. Mais ce qui pêche un peu dans le film, cest lhomme. Il ne courre plus après les femmes, tout au plus après un fantasmatique fils. Cet homme amorphe, dont on se demande pourquoi il est encore en vie, cest Bill Murray. Acteur salué par la critique pour son énorme et géniale prestation de Lost in translation. Il duplique une fois encore (une fois de trop ?) le rôle du mec passif, désabusé, éteint. Cette prestation est accentuée par la réalisation de Jarmusch qui axe lhistoire sur cet état larvaire au point den devenir irritante. Il aurait fallu un peu plus daudace, doriginalité et de contenu dans le scénario pour faire, de cette uvre honnête, un grand film.
Après deux oeuvres majeures ("dead man" et "ghost dog") et une petite pause café (l'excellent "coffee and cigarettes"), voici donc le nouvel opus de Jim Jarmusch, très attendu. Même si ce "broken flowers" se situe un cran en-dessous des oeuvres précédemment citées, on ne peut nier le charme qui se dégage de ce nouvel opus. Toujours dans un style très dépouillé, le cinéaste indépendant traite avec beaucoup de sensibilité et de retenue de thèmes aussi essentiels que la solitude, le désir de paternité et surtout, finalement de l'absence. Il se sert ici d'un prétexte pour lancer son "héros" sur les routes et filmer un road-movie désenchanté assez proche de l'univers d'un Wenders. Malgré tout, on trouve toujours l'humour décalé et à froid du cinéaste, magnifiquement porté par un Bill Murray tout droit sorti de "Lost in translation". L'ensemble est paisible et zen, mais pointe tout au long du film une forme de nostalgie et de désenchantement. Une belle réussite.
Certes Bill Murray est une nouvelle fois admirable. Certes, le film est drôle, touchant et subtile. Mais je n'aime pas ce genre de film, qui pourrait durer en 40minutes en retirant les blancs ou les plans fixes sur la conduite de Bill Murray. Certains appellent ça un chef d'oeuvre, sans doute. Pour moi, modeste spectateur, c'est une succession de longueurs qui font que le film devient malheureusement long et lassant à force de subir de longues minutes d'absences de dialogues. Je dis malheureusement car comme je l'ai dit en ouverture, Murray est encore excellent. Heureusement qu'il est là d'ailleurs.
C'est très bon. Toujours ce même mélange assez étrange de Jarmusch, entre lenteur et intensité. Il a toujours autant de talent derrière la caméra, et il est une fois de plus aidé par la très bonne performance des acteurs (Bill Murray en tête qui donne l'impression de ne pas savoir ce qu'il fait là, ce qui pour une fois est une immense qualité). La musique est moins omniprésente que dans ses films précédents, mais son importance est d'autant plus flagrante qu'elle coupe de longs moments de silence. Une scène d'anthologie, le repas chez les agents immobiliers, glauque à souhait et drôle, très drôle. Bref, ce n'est pas le meilleur Jarmusch, mais cela fait tellement plaisir de revoir un film de cet auteur que l'on ne peut bouder sa joie.
Bill Murray campe ce rôle d'homme mûr plus ou moins abattu qui prend de la vie ce qu'elle lui offre encore. Il l'interprète cette fois-ci avec une petite touche presque imperceptible de séducteur déchu. Le style du film est profondémment marqué par Jarmush, avec une bande originale de qualité et un rythme très particulier que beaucoup traduisent par de l'ennui. Une petite musique lancinante (synthé années 70) souligne les transitions entre les scènes, avec de bons vieux fondus au noir... Mais ça marche, de plus les acteurs sont vraiment bons, avec une mention très spéciale pour Sharon Stone et sa fille dans le film qui sont époustoufflantes. Le spectateur balance entre ce faux rythme, et l'envie de rencontrer toutes ces femmes... A travers la vacuité de la démarche du personnage principal, c'est la vacuité de sa vie qui suinte. Quelques plans magnifiques, des scènes véritablement cultes, des acteurs slpendides. Du cinéma !
Ce film est un très bon Jarmusch. Peut etre pas son meilleur mais qui dit "très bon Jarmusch" dit "excellent film". Meme si un avertissement devrait etre donné aux spectateurs potentiels : Si vous ne jurez que par les films d'actions et les comedies romantiques "académiques", passez votre chemin ! (ça nous eviterait les critiques à zéro étoile completement à coté de la plaque des dernières de ces pages). Si vous n'avez pas aimé "stranger than paradise", "dead man" ou "ghost dog", économisez 8 euros ! Si vous etes près à vous immerger dans un film qui laisse de la place au spectateur, qui prend son temps pour suggerer les choses plutot que de grossir le trait, pas "intello" mais profondemment sensible, confortable comme de bonnes pantoufles, foncez !
Certes, ce n'est pas le meilleur Jarmusch et il y a même quelque chose de dérangeant à voir ce cinéaste, plutôt modeste en général, se laisser aller à une certaine facilité égotiste en décrivant un univers si évidemment "jarmuschien". Mais bon, il sera difficile à ceux qui aiment son style de ne pas se laisser emporter par cette petite procession qui voit un homme qui n'est déjà plus là se raccrocher à une improbable paternité. L'humour pince-sans-rire et un peu misanthrope pourra en irriter certains comme en ravir d'autres. La présence de Bill Murray est ce qui éléve le film car s'il y a bien un acteur qui peut coller à l'univers de Jarmusch, c'est lui. Son inexpressivité apparente donne vie bizarrement à un personnage qui aurait pu n'être qu'antipathique. Et ce sont les ellipses du film (comme la fin ou la très touchante scène du cimetière) qui donne une profondeur réelle à ce qui, entre d'autres mains, n'aurait été qu'un fastidieux exercice de style.