Edmond
Note moyenne
2,6
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33 critiques spectateurs

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Pierre L.
Pierre L.

20 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2014
Stuart Gordon avait forgé son identité de cinéaste et habitué son public de par ses nombreuses adaptations et inspirations de Howard Phillips Lovecraft. En effet, l'écrivain, parmi quelques autres du genre, lui ont en quelques sortes ouvert les portes du cinéma de la science-fiction horrifique, pour en réaliser quelques essais notoires, dans l'ombre de John Carpenter et David Cronenberg, pour rester dans la même époque. On en retient notamment Re-Animator, From Beyond ou encore Dagon. Il a généralement réussi à marquer un public bien spécifique, lui octroyant un bon nombre de fans, tout en restant largement à l'écart du show-business.

Avec Edmond, Stuart Gordon semble avoir emprunté une toute autre voie, laissant derrière lui pratiquement tout ce que faisait son identité de cinéaste si particulière. Ici, il n'y a pas d'expérience scientifique ni d'horreur organique ni d'hallucination. Au contraire, le réalisateur se concentre sur un sujet bien plus actuel et rationnel, élabore ses questionnements sur la socialisation de l'Homme, sa quête du bonheur, ses frustrations et sa déchéance. Visiblement, le changement, c'est maintenant et Gordon emprunte librement les chemins établis par Scorsese et Ferrara en implantant son personnage principal au milieu des rues new-yorkaises, en pleine nuit, accompagnée par une aire jazzy permanente.

S'il est possible d'y trouver la moindre similitude avec les antécédents du réalisateur, c'est bien au niveau du budget. Avec le strict minimum, Stuart Gordon élabore en main de maître une "épopée" urbaine sombre et fascinante, opérée par un William H. Macy mémorable. La marche nocturne et progressive d'un homme las de sa vie monotone, au questionnement existentiel et aux agissements démesurés laisse au spectateur une abondance d'interrogations sur son existence et sa destinée. Il en dégage du personnage principal une telle force humaniste que chaque dérangement ressenti de par ses manigances en devient un brin compréhensible, malgré son caractère imprévisible.

Stuart Gordon signe probablement ici son film le plus abouti. Il livre une odyssée humaine des plus sombres et des plus pessimistes. La révolution d'un homme, incompris par la société, sujet d'une véritable révélation qui lui octroie cette quête de bonheur permanent, ce sentiment d’accomplissement. Une descente aux enfers progressive et philosophique sur l'instinct humain primaire, rongé par son désir de domination et rattrapé par ce qu'il a construit. Edmond frise le chef-d'oeuvre mais garde son identité grâce à cette aura, si infime soit-elle, de film indépendant à la sincérité garantie.
vassagoLaine
vassagoLaine

29 abonnés 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2008
C'est un grand film dramatique. William H Macy est très bon acteur dans ce film troublant. Dommage que Jeffrey Combs n'ait eu qu'un petit rôle, lui qui est un trésor pour le réa de ce film.
manoj94
manoj94

55 abonnés 643 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2009
Un film très particulier et assez inégal. Un scénario de départ plutôt intéressant mais qui est quelque peu gâché car l'intrigue s'écoule excessivement vite. Un homme banal devient du jour au lendemain un tueur sans aucune raison : c'est tout de même déconcertant... Cependant, il faut avouer qu'il y a quelques scènes marquantes et intéressantes. Soulignons la belle prestation de William H. Macy qui est très convaincant en "Edmond". En résumé, c'est un film qui nous laisse indéniablement sur notre faim.
sunshine1
sunshine1

128 abonnés 480 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 février 2009
Rien à dire sur les performances, c'est vraiment le scénario et la réalisation qui m'ont rebuté.. C'est long et confus, les réactions des personnages sont souvent difficiles à comprendre, et ça prend trop de temps avant que le tout n'aboutisse... le film est brouillon et tourne en rond.
BlindTheseus

349 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mars 2008
Malgré des situations intéressantes, le film ne sort pas des clichés avec l'entourage du protagoniste uniquement constitué de yuppies & de bimbos sans âmes sans " points de vue " : On tourne en rond et on ne distingue pas l'idée finale - que notamment " Looker " avait mieux traité... -
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2008
Hé bé dis donc c'est ce que j'appelle un film bien "space", une représentation cinématographique de la prise de conscience démente d'un être humain... un film à ne pas mettre entre toute les mains, moi même il ne m'a pas laissé indemne... frustration, colère, extériorisation de ses pulsions, recherche de son eden, folie meurtrière... On part de Z et on arrive à A, on part de A et on arrive à Z. Que de questions dans ce film et aucune réponse...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 mai 2011
Stuart Gordon, le réalisateur, c’est fais connaitre grâce à ses films d’horreur harcore et grand guignolesque teinté d’humour noire qui en aura fait criés plus d’un. Mais, depuis quelques années déjà, le bonhomme c’est tourné vers un cinéma plus social, plus encré dans la réalité et d’une certaine manière plus humain, préférant dorénavant se préoccuper plus de ses personnages que de ses effets de styles. Un changement certes radical mais salvateur, Kings of the Ants et Suck étant sans aucun doute ses meilleurs films à ce jour. Edmond, œuvre mise en boite entre les deux films précité est du même acabit. Même si sa réussite majeur tient plus grâce au script dantesque de David Mamet, brillant scénariste venu du théâtre et qui a rédiger les scriptes, entre autre des incorruptibles ou de Homicide qu’il réalisera lui-même, qu’as Stuart Gordon, qui c’est tout de même rendre palpable la descente au enfer du personnage principale.Edmond, donc est un homme sans histoire dont le credo est : métro, boulot, dodo, une gentille femme, un bel appart, un bon job. Le problème c’est qu’Edmond n’aime plus ça, il se sent étouffé, broyer par la pression social par tout se conformisme. Résultat des courses, il plaque tout et le voila à errer dans les rues d’une ville tentaculaires où il va rencontrer toute une foule de personnages qui vont lui faire prendre conscience, des fois dans la douleur, de son véritable lui. Mais, David Mamet oblige, le film ne se résume pas a montré la folle nuit d’un homme parmi tant d’autre, mais grâce à se personnage parle de l’être humain dans tout sa complexité et des sociétés contemporaines dans lequel il évolue. Et cela d’une manière frontal et sans concession. Car se que va découvrir Edmond, et par conséquence le spectateur, c’est un monde qu’il croyait connaitre mais qui, au final, lui est totalement étranger. Notre monde. Où chaque acte, chaque rencontre à ses conséquences. Un monde de fou, gangrener par l’argent, le sexe, la violence, le pouvoir et cela au détriment de se qui devrai en faire sa force. L’ETRE HUMAIN. Ici, avant de faire l’amour, il faut négocier, idem pour une simple vente d’objet qui partira dans un débat économique en occultant totalement la compassion et l’entre aide. Ce qui au final, provoquera une aliénation sociétale qui culminera lors de cette scène,à priori anodine mais terrifiante, où le héros, dans le métro, dit à une femme que le chapeau qu’elle porte lui rappelle sa mère qui portait le même quand il était enfant et la femme ne trouvant rien de mieux que de l’ignorez et de s’assoir ailleurs, ce qui conséquence, va faire péter un plomb au héros qui va l’agresser et lui criant que la seul chose qu’il voulait c’était d’avoir une simple petite conversation. Une scène tristement représentative de notre monde moderne où notre petit confort entraine le mépris et l’égoïsme. Alors oui, le film n’est pas le chef d’œuvre du siècle et Stuart Gordon ne signe pas là son œuvre la plus brillante d’un point de vue visuel, mais grâce aux acteurs, dont un William H Macy habité par son rôle et une pléthore de second couteux savoureux, dont entre autre les habituer de Mamet ( Joe Mantegna, Rebecca Pidgeon) et ceux de Gordon (Mena Survini, Jeffrey Combs) ainsi que le brillant scenario de Mamet font de Edmond, l’un des films les plus intéressant au point de vu thématique de ses dix dernières années.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 janvier 2008
Oui ce film choque mais il n'y à pas de fond ce qui réduit énormément son interet.

Bof mieux vaut regarder:Fortress,Dagon de Stuart Gordon car se film ne m'a fait ni chaud ni froid.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2009
Adaptation correct de la pièce de David Mamet, cependant rien d'exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2010
Un film très intéressant sur la descente aux enfers d'un homme frustré qui plaque tout et qui a soif de liberté mais qui malgré sa naïveté va vite se rendre compte que seul face à un monde déshumanisé il n'y a pas d'issue. Ce film de série B engagé est plutôt bien foutu avec des personnages réussis dans un univers scorcésien (pour ses nuits chaudes) saupoudré d'une ambiance malsaine de film d'horreur réaliste qui fout les jetons. A ne pas mettre entre toutes les mains
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 septembre 2009
Le film, très efficace dans sa première partie, finit par se perdre dans ses propres méandres dans la seconde. L'impression finale est mitigée. On sait que l'on y a trouvé quelque chose, mais on ne se souvient plus très bien quoi. Une expérience déconcertante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2008
Le SEUL CONTRE TOUS Americain
Le meilleur rôle de William H Macy
On s'en souvient
Rien que ça
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 novembre 2016
Edmond Burke est de ces personnages qui SONT l’histoire à eux tous seuls. Et à mon avis, c’est un des méchants les plus passionnants qu’on ait pu voir sur une toile depuis que le cinéma existe. Faux brave homme bourré de frustrations se dissimulant sous un masque de conformité, Edmond a toujours tout fait « comme il faut ».
Mais quand la Middle life crisis s’en mêle, il réalise qu’il n’en n’est nulle part avec le bonheur, le plaisir, la réalisation de soi, ni même avec sa propre identité.
Alors il plaque tout et part zoner en ville, en pleine nuit, en quête de sa virilité, de sa vérité et voire même les deux à la fois. Mais cette virée d’un refoulé parti se défouler va tourner au gros, gros, gros pétage de plombs…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mars 2008
Un film sincère, très direct, violent, à la réalisation sobre, mais bien réfléchit. Gordon narre un monde presque chaotique, qui ressemble tellement bien au notre, qu’on pourrait presque croire que l’auteur du film n’a guère beaucoup de foi en l’Homme. Peut-être un tout petit peu moins pessimiste que son auteur David Mamet, Gordon réussit malgré tout, au bout de cette descente infernale, à ajouter une larmichette d’espoir, qui rend son film cicatrisant, mais mémorable.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 juillet 2007
Aucun interêt, aucun but...
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