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JoeyTai
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2,5
Publiée le 25 avril 2025
Un baroudeur qui a passé sa vie au service tantôt de l’État, tantôt de puissants intérêts économiques, est embauché par de riches éleveurs réactionnaires pour faire cesser le vol de bétail. Ils lui donnent carte blanche pour remplir sa mission... Steve McQueen campe avec conviction ce tueur peu scrupuleux au regard un peu perdu. Le visage fatigué de Steve McQueen, déjà malade, m’a d’ailleurs frappé, surtout quand on connaît l’intensité habituelle du regard de cet acteur. Cela vient renforcer le côté crépusculaire de ce western. La mise en scène n’est pas flamboyante, mais une scène m’est restée. Tentant de s’évader, Tom Horn s’élance dans la prairie en direction des montagnes, tandis que des cavaliers se lancent à sa poursuite. De chasseur professionnel, Tom Horn est devenu l'homme traqué, aux abois.
L’avant-dernier film de Steve McQueen. Un western sombre et mélancolique qui ne s’est pas fait sans mal mais peine à convaincre dans son intégralité. Alors que la première partie est assez bonne, j’ai fini par décrocher durant la seconde où il ne se passe finalement plus grand chose, malgré un final surprenant.
Raconter la fin de l'époque du Far West avec ses cowboys dépassés par la modernisation, ce n'est pas spécialement une nouveauté au moment de la sortie de ce film. Le faire avec un Steve McQueen au crépuscule de sa carrière (ce que tout le monde ignorait, sauf peut-être lui...) mais encore pétri de son talent pour incarner avec désinvolture cette figure mythique, confère aujourd'hui à l'ensemble un cachet et une aura singuliers. Le film fonctionne bien car les seconds rôles, un peu nombreux sans doute, remplissent leur office, et le King of Cool démontre à nouveau, s'il en était besoin, que sa carrière ne reposait pas sur le hasard et la bonne fortune d'être arrivé au bon moment. Pas original mais le film touche sa cible dans son évocation presque mélancolique d'un temps révolu.
J'ai trouvé ce western plutôt sympa, il nous raconte la vie, plutôt la dernière partie, de Tom Horn, une figure légendaire du Far West. Interprété par McQueen avec la présence de Linda Evans, ce film décrit un Tom Horn, taciturne et nonchalant, aux relations humaines un peu limitées, d'ailleurs il est presque en marge de la société. Et notamment lors de son procès, il se détache complètement de ce qui lui arrive: il reste serein, ne faisant rien pour se défendre, acceptant son destin tout simplement.
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3,5
Publiée le 24 mars 2025
Qui d'autre que Steve McQueen pouvait incarner à merveille ce hèros de la Conquête de l'Ouest ? Le monde change très vite et il faut changer avec lui! McQueen sera « Tom Horn » , le cowboy nonchalant d'un western en forme de testament! L'histoire vraie d'une lègende du Far West qui a du mal à s'intègrer à son èpoque! il peut paraitre absurde de rèduire l'oeuvre de William Wiard à cette seule adaptation du roman autobiographique d'un pionnier du Far West! Règle du jeu oblige! Mais on se souvient de certains tèlèfilms estimables (thriller, suspense, slasher...) avec Donna Reed, Joan Bennett ou Suzanne Pleshette! Ce bon faiseur de la tèlè qu'ètait Wiard, en passant au grand ècran, se payait le luxe de changer carrèment de crèneau, à la recherche d'une cruautè et d'un rèalisme plus nourris, spoiler: en tèmoigne l'exècution finale aussi lente qu'inoubliable! L'avant dernier film de la lègende Steve McQueen se voulait donc beau, violent et crèpusculaire...
Tom Horn devient une sorte de tueur à gages dans une Amérique qui tente de dépasser son passé de farwest sanguinaire. Tom est resté le même et il fait ce qu'il sait faire le mieux, à savoir viser et tuer des hommes, ces voleurs de chevaux qui sont la plaie des éleveurs. Seulement ces derniers finissent pas craindre pour leur réputation. Le début du film est réussi puis il s'enlise un peu et finalement nous raconte une histoire assez terrible. La dernière partie est exemplaire d'une justice qui porte mal son nom.
L’homme est présenté comme plutôt naïf et simple d’esprit. Tout en étant très intelligent quand même. Il fait ce qu’on lui dit. Même à la fin lors du procès, il se laisse enfermer et juger. Il y a cette partie difficile et en même temps la première dure et sans concession en y rajoutant quelques envolées lyriques avec la femme mais un bonheur somme toute furtif. J’ai beaucoup aimé ce western atypique.
Un western crépusculaire et nostalgique qui aborde à la question de la fin de l'âge d'or du Far West aux niveaux historique et cinématographique. « Tom Horn » symbolise la fin et la mise à mort des héros « cow-boys » remplacés par les futurs « héros » auto-proclamés des temps modernes capitalistes que sont les hommes d'affaire ; cyniques, narcissiques et impitoyables. La première partie du film est passionnante, le piège qui se referme sur Tom Horn. La deuxième traine en longueur. L'agonie du héros est pénible. Difficile de ne pas faire le parallèle avec la maladie qui ronge Steve MacQueen à cette époque (l'année de sa disparition). Un film sombre qui s'apparente à un film testament (?). Linda Evans (future star de « Dynastie ») est la seule touche de fraîcheur de ce film déprimant et démoralisant. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1).
Évocation de la dernière partie de la vie d’une légende de l’Ouest, un western crépusculaire épuré et prenant, malgré un manque d’émotions, porté par la prestation touchante de Steve McQueen, atteint d’un cancer des poumons durant le tournage, pour son avant-dernier rôle. 3,25
Un bel exemple de western crépusculaire. Steve McQueen dans son dernier rôle, la fin d’une époque avec cette légende de l’ouest sauvage dans un monde qui n’est plus le sien et même d’un genre tout simplement car il faut bien le dire le western était passé de mode au début des années 80. Ce Tom Horn montre aussi un pays qui s’est construit sur le sang où les possédants font désormais la loi, ou le meurtre et la justice sont des notions curieusement emmêlées. Les décors assez ternes sont pourtant magnifiés par une caméra moderne, car ce Tom Horn est un film désabusé et critique très éloigné du western classique.
Seul et unique long métrage signé William Wiard, qui a fait toute sa carrière à la télévision pour un nombre incalculable de séries. C'est aussi et surtout un des dernier film de Steve McQueen qui se savait déjà malade lorsqu'il le tourna. En fait ce projet a été un désastre du début à la fin, cinq réalisateurs se succédèrent durant le tournage: Don Siegel ("L'inspecteur Harry"), Elliot Silverstein ("Un homme nommé cheval"), James William Guercio ("Electra glide in blue" et qui ne resta que 3 jours), Steve McQueen qui finit le film lui-même et enfin William Wiard qui signera officiellement le film simplement parce que, juridiquement, un acteur ne peut pas devenir réalisateur d'un film commencé par un autre réalisateur aux USA. Mais cela ne s'arrêtera pas là, le film fut aussi un désastre commerciale et fut retiré des écrans en quelques jours. Le concurrent United Artist, qui voulait aussi faire un biopic sur Tom Horn se ravisa et recycla son projet en simple téléfilm. Pourtant avec le recul, le film n'est pas si mauvais et il est même assez soigné artistiquement. Mais il est vrai que l'histoire n'est pas des plus originale, on peut même dire qu'elle enfonce des portes ouvertes par plusieurs décennies de westerns avant celui-ci. Surement est-il sortie durant une période de lassitude du genre. Dix ans plus tard avec le triomphe de "Danse avec les loups" aurait-il fait recette.
Inspiré du personnage du Tom Horn, ce film montre un Far West en pleine mutation, on sent que ça ne sera plus jamais comme avant. Steve McQueen qui joue dans son avant dernier film est déjà malade lors du tournage, ce qui rend son rôle très touchant. On sent que ça lui tenait beaucoup à coeur. A la fin lors de la pendaison on a pas envie que ce personnage meurt. Les paysages du Wyoming sont très beaux et très bien filmés. C'est un western dramatique,réaliste, humain et au rythme lent comme je les aime.
Tom Horn est un film qui aurait collé au style de Peckinpah enfin pour son personnage et sa première partie. Car pour ce qui est de l'image on est plus proche des séries tv des années 70 que du cinéma. Il faut dire que le réalisateur à œuvré essentiellement dans ce registre,ce western sera son seul et unique essai au cinéma. Le personnage incarné par McQueen est plutôt drôle et ironique,il à un regarde juste sur ses contemporains et sur sa destinée. Le personnage et riche historiquement cependant le film ne se concentre que sur la fin de vie de celui-ci,c'est un parti prit. C'est la fin d'une époque et avec elle la fin des conquérants de l’ouest,un peu comme dans le film de Don Siegel Le Dernier des géants. La première partie du film tient la route pour ce qui est de la seconde celle de l’accusation et du procès elle reste en dessous du reste. Un peu trop mollassonne et elle possède un manque d’intérêt que rien n'arrive à combler. Dommage car le personnage méritait mieux que ce que propose son réalisateur.
Tom Horn est déjà un tireur d'élite réputé lorsqu'il arrive dans cette petite bourgade un peu paumée, dans laquelle il va se faire embaucher par John Coble, riche propriétaire de terres et de bétails, pour remédier à des vols de troupeaux. La méthode utilisée sera d'ailleurs laissée à la discrétion de notre héros, du moment que les troubles soient estompés et les renégats punis. Et le détective de bétail fraichement nommé va alors employer la manière forte à coup de fusil de chasse, donnant lieu à de nombreuses scènes de duel toutes différentes les unes des autres.Steve McQueen incarne le rôle principal tout en étant producteur du métrage et on sent tout le long du récit qu'il lui tenait à cœur de jouer ce cowboy chasseur d'élite sans peur et implacable, un peu hors-la-loi par ses méthodes mais en ayant malgré tout une certaine idée de la justice. Tom Horn nous est ainsi montré comme une sorte d'être parfait et du coup un peu déshumanisé tant aucun sentiment ne semble le toucher; que ce soit la femme qui le quitte ou les jugements portés à son encontre... Sans doute, un peu plus de subtilité à ce niveau aurait rendu le personnage plus empathique aux spectateurs.Pour finir, ce western ne restera pas comme un modèle de réalisation, aucun plan ne venant innover ce qui a déjà été fait auparavant mais l'on suivra avec plaisir les pérégrinations de ce cowboy dans ce monde fourbe du far-west jusqu'à ce final saisissant, apothéose d'un film jusque là quelconque, très loin des standards hollywoodiens de l'époque et même de maintenant...
Un western certes crépusculaire,mais médiocre malgré tout. La valse des réalisateurs n'a pas du arranger son sort,le film brillant par son manque de cohérence narrative,en passant fréquemment du coq à l'âne. Steve McQueen entreprenait son avant-dernier rôle. Le charisme intact,mais physiquement atteint,et encore plus mono-expressif qu'à l'accoutumée,il ne peut donner chair à ce héros de guerre,injustement condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Au moins,dans "Tom Horn"(1979),les justiciers ne sont pas idéalisés. Ils se contrefichent de leur sort,à partir du moment où ils ne peuvent intervenir sur l'injustice. Le final est surprenant de sécheresse. Le montage est assez catastrophique,comme déjà dit,et les caractéristiques des différents protagonistes ne sont que survolées. Une belle photographie cependant.