Derniers Avis : Tom Horn, sa véritable histoire - Page 2
Tom Horn, sa véritable histoire
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TheDarkKnight74
47 abonnés
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4,0
Publiée le 17 mars 2013
Dans les années 80, le western commencent à décliner, la vague des westerns spaghettis qui avaient apporté un renouveau au genre dans les années 60 s'est éteinte, et les codes du western américain disparaissent. L'héroïsme des aventures géantes de John Ford n'est plus de mise, la réalisation se consacre à l'élaboration de grands films épurés en paroles et effets spéciaux, filmant les grands espaces balayés par le vent qui prennent le dessus sur l'homme, tout petit face à la nature. Danse avec les Loups approche à grand pas. L'heure n'est plus aux sonorités retentissantes des batailles et des contes de brigands, l'approche se montre plus documentaire. C'est là que Tom Horn surgit, basé sur une histoire vraie, accouché dans la douleur par un Steve McQueen ayant dus faire des pieds et des mains pour mener à bien la mise en scène de ce film dont il était l'acteur principal. Sa persévérance a porté ses fruits, son œuvre est d'une qualité exemplaire, et se distingue des innombrables histoires trop de fois répétés du Far West par son scénario en rupture nette avec l'image que l'on se fait d'un western classique. Tom Horn n'a rien du héros léonien, ni dans sa démarche, ni dans ses paroles, et encore moins dans la finalité de ses actes, mais ses derniers l'en rapproche. Il sait manier le winchester mieux que personne, et abat des voleurs de bétails avec une facilité déconcertante. Cependant le film adopte en tout point une approche réaliste ne se permettant aucune facilité édulcorée, ce qui ne l'empêche pas pour autant d'être spectaculaire dans ses poursuites, surtout dans la beauté des contrées sauvages qui s'étendent sous nos yeux à perte de vue, et qui sont très bien placées en avant par la mise en scène ample et cinématographique de William Wiard à qui échut au final la fonction de réalisateur. Il effectue un travail d'excellente facture alors qu'il n'était que débutant dans le domaine de la TV. Cet atout s'allie à une narration fluide, bien orchestrée, qui démarre rapidement sans traîner (la bagarre qui présente le caractère franc de Tom Horn tout en signalant que ce n'est pas un super héros non plus, c'est à dire que sa franchise lui vaut une raclée) pour se poser en une arborescence de trames qui préparent plusieurs voies (la petite fête de John Cobble, ou des pistes au spectateur concernant la suite de l’historie s'offrent à nous, elles sont d'ordre politique, amoureuse, économique, dualité...on s'attend bien sûr à ce qu'elles s'entremêlent et complexifie ainsi les choses, mais finalement Tom Horn reste un film relativement linéaire et très simple). On se laisse facilement emporter dans la vie de cet ancien soldat qui inspire tout de suite une grande humanité. Steve McQueen est vraiment très brillant dans ce rôle, composant une figure d'une humilité très touchante, dont les quelques réactions violentes (après la mort de son cheval) sont humaines et parfaitement compréhensible. La dernière partie du film lui permet de déployer tout son talent d'acteur pour nous amener à saisir pleinement la mentalité de cet homme d'une grande bonté, et plus nous le comprenons lors de ce procès, plus les dernières secondes seront insoutenables. Ce dernier quart de Tom Horn tranche radicalement, là aussi, avec le duel final (ou la charge, la bataille ou autre séquence d'action mémorable) qui caractérise si bien le genre. C'est un film à la fois humble et grand, toujours minimaliste sur le plan émotif formel, mais agissant puissamment dans le for intérieur.
L'un des meilleurs westerns crépusculaires que je connaisse. A la fois profond et touchant, porté un Steve MacQueen excellent et émouvant quand bien même qu'il s'agit de son avant-dernier film. Belle histoire un peu triste. Très bonne découverte.
LE film crépusculaire par excellence... . Pourquoi découvrir ce western ? Laissez moi vous donner trois raisons amis spectateurs. La première, c'est l'idée originale du scénario, qui, sur un thème plein d'humanité (celui du vieux briscard nonchalent), conteste celui de la vengeance. Voici le script : un ancien héros de guerre, accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, entreprend de connaître la vérité... . La deuxième raison, c'est le personnage campé par Steve McQueen (Tom Horn) en ancien routier, qui de par une interprétation ô combien majestueuse, arrive à infliger au film un regain d'intérêt au western (dont le genre a bien été usé). De plus, son rôle lui colle extrêment dramatiquement à la peau, quand on sait aujourd'hui qu'il est mort peu de temps après la sortie de Tom Horn au cinéma (mais aussi qu'il était déjà malade pendant le tournage !). Un rôle parfait, époustouflant, une performance majuscule pour un western épuré. Encore chapeau McQueen !! Le style de la la mise en scène est la troisième raison. Moments magiques, violence, émotion, sentimentalisme et scènes de fusillades sont abordés de manière implosive comme si la caméra allait en découdre avec son sombre héros. William Wiard (qui signait ici sa seule incursion cinématographique !!), de par cette façon de filmer, imprègne une ambiance complètement crépusculaire et s'appuie ainsi sur une photographie implacable qui a l'art d'apaiser. Merci John A. Alonzo (Scarface et Chinatown, c'est lui !!) ! Pour résumer, Tom Horn ne manque pas d'atouts pour être RE-découvert par les amateurs de western. Un spectacle racé, mcqueenien, qui n'en démord jamais. Crépusculairement vôtre.
Incontestablement classique, « Tom Horn » n'en est pas moins une belle évocation de l'Ouest vieillissant, essayant de se donner bonne conscience et respectabilité alors qu'il est en réalité toujours aussi immoral et lâche. Voir Steve McQueen jouer ce personnage victime d'une justice incompétente est d'ailleurs tout un symbole : lui, l'ancien « mercenaire », l'ancien « Nevada Smith », le voilà totalement impuissant face à ce piège se refermant sur lui, le tout traité de façon sobre et intelligente. Alors effectivement le résultat manque un peu de passion et d'émotion, mais cela se justifie par la démarche réaliste souhaitée par William Wiard, le film retraçant un authentique fait-divers. Pas de quoi sauter au plafond donc, mais une œuvre imposant le respect et ayant manifestement quelque chose à dire : une réussite.
Tom HORN : cowboy, mercenaire ou assassin. Lui mème ne sait pas vraiment répondre à cette question. Il arrange tout le monde jusqu'au jour ou cela en devient génant et cela se retournera contre lui. Résigné face à son destin, il se laisse condanner puis pendre par une potence automatique, personne n'ayant le courage d'éxécuter la sentence. Steve Mac Queen est remarquable et Linda Evans est un rayon de soleil dans les neiges du Wisconsin.
Tom Horn est un western pur et dur, qui m'a beaucoup plu par rapport à cette histoire qui ne ménage pas les personnages. L'histoire est bien menée. On retrouve un très bon Steve McQueen même si on ressent que l'acteur est fatigué et en bout de vie. Il n'a pas le même éclat que dans ses autres films. Tom Horn est cependanr un très bon film.
Tom Horn, le-hors-la loi (1980) est un western atypique qui ne relate qu’une partie infime de l’histoire de cette légende du Far-West (le film est centré sur la dernière année de Tom Horn, de son accusation de meurtre à sa pendaison). Alors que le film devait être réalisé par Don Siegel, ce dernier abandonna le projet, c’est alors James Guercio (Electra Glide in Blue - 1973) qui entrepris le tournage, avant de se voir congédié au bout de quelques jours. Steve McQueen de son côté se proposa d’assurer la réalisation en plus de son rôle principal, mais se mettant à dos les syndicats Hollywoodiens, c’est finalement William Wiard (spécialiste des séries télévisées et autres téléfilms) qui pris les commandes de ce western (le film reste à ce jour, son seul et unique long-métrage de cinéma). A tous ceux qui s’attendaient à un grand western crépusculaire vont être déçus car ici le film offre une toute autre image de l’idée que nous renvoyais Hollywood concernant les héros des westerns. Ici, le personnage principal est fatigué, se résigne très rapidement et se contrefout de ce qu’il peut bien advenir de lui (échappera t-il à la peine de mort ?). La réalisation manque réellement de punch et d’envergure, reste de très beaux paysages et un Steve McQueen à la fois fragile mais qui en impose toujours autant face caméra. Pour la petite anecdote, c’était ici son avant dernier rôle (il décéda en 1980 suite à son cancer des poumons.
Dernier baroud d’honneur de Steve McQueen ; western sobre comme son rôle, basé plus dans les intentions que dans les dialogues. Un personnage intrinsèquement violent sous des dehors faussement tranquille. Rythme un peu lent mais néanmoins on ne décroche pas pour autant de la mécanique du complot. Enfin, complot or not complot ? Tom Horn, un héros fatigué, las et résigné ne nous rassure pas en refusant de se défendre...
Film qui est dans le genre western dans la première moitié car ensuite cela ressemble plus à un drame carcéral. Steve Mc Queen est déjà très loin et n'a pas le tonus qu'on lui connait habituellement. Des fusillades réalistes et des situations crédibles, la fin est vraiment spéciale je n'en dis pas plus.
Je dois bien avouer que l'histoire de ce " Tom Horn " ne m'a pas toujours totalement emballer. Néanmoins, grâce à une mise en scène rigoureuse de William Wiard et surtout par rapport à la très bonne performance de Steve Mc Queen dans le rôle principal, j'ai suivi avec un certain intêret ce western assez sombre et mélancolique.
Pas mal du tout, ce western porté par la figure charismatique de Steve McQueen bénéficie de moments forts et intenses. La première partie du film est à la hauteur, avec une histoire prenant place patiemment, et des acteurs jouant sobre mais efficace. La deuxième partie est plus décevante, prenant une tournure moins passionante.