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LAvisDuNeophyte
4 abonnés
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5,0
Publiée le 27 septembre 2021
Scenario très fort, univers féminin subtil, fort, débrouillard. Atmosphère et décor d'une Espagne traditionnelle si envoûtante. Le personnage principal est magistralement interprété. Quelques passages drôles.
loin d'être mauvais, c'est bourrée de petit défauts. les actrices sont toutes très talentueuses mais de nombreux point du scénario reste assez flou ou sont assez vagues dommage parce qu'en allant plus loin dans le scénario il y aurait pu y avoir quelque chose d'exellent.
Mais que trouvent-ils tous à Almodovar ? Certes, les couleurs sont belles, dominante rouge, les seins de Penelope Cruz mis souvent en valeur, mais le scénario est débile et l'action nulle. Il ne suffit pas de célébrer les femmes pour faire un grand film. Du grand n'importe quoi la plupart du temps. Surfait.
« Volver » est un film qui nous bouleverse à plusieurs reprises. Tout commence avec une histoire de meurtre d’un père alcoolique et de fantômes hantant le monde des vivants afin de trouver la paix, mais Almodóvar délaisse progressivement la figure masculine et laisse place aux femmes. Penélope Cruz (absolument magnifique), interprète Raimunda, une femme au caractère fort, malicieuse et touchante. Ce qui est génial dans ce film, c’est la manière dont Almodóvar vient complexifier et compléter l’écriture de ses personnages tout le long du récit en faisant éclater de terribles vérités. « Volver » est alors un film d’une drôlerie irrésistible et d’une immense tendresse, d’un réalisateur au sommet de son art.
Comme toujours avec Almodovar des émotions (la chanson Volver), des couleurs, plus quatre actrices lumineuses, Pénélope Cruz en tête, mais un scénario scabreux où les hommes sont réduits à l’état de sexes. Revu le film et assez déçu. Le scénario est fort (prise en compte du meurtre par la mère) mais invraisemblable et mélo. Restent les yeux de Pénélope, l’ado au top, la patte du réalisateur (c’est probablement ça qui s’émousse avec le temps), la BO avec la chanson Volver et une pointe d’humour.
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0,5
Publiée le 17 mars 2021
Ce film était presque intéressant jusqu' après la scène du meurtre et quand Cruz a jeté le gars dans la glacière. Il semblait que le film allait se diriger vers un intéressant mystère de meurtre pourquoi l'a-t-elle fait et allait-elle se faire prendre. Puis il a pris un cours étrange sur les relations familiales que j'ai personnellement trouvé très ennuyeux. J'ai trouvé les personnages de Penelope finalement assez détestables. J'ai eu du mal à rester éveillé pendant ce film car je n'arrêtais pas de regarder l'horloge pour voir la fin mais cela ne valait pas la peine d'attendre. La sous-intrigue de l'inceste semble avoir été rajoutée comme un tabou obligatoire. Elle semble forcée et peu convaincante au milieu de la sentimentalité du film. Je suggère à Almodovar d'appeler son prochain film "Passe à autre Chose". Quelque chose de plus intéressant car il est temps qu'il le fasse...
Encore une fois, Almodovar traite avec brio le sujet mère/fille. Il est le seul à pouvoir faire jouer aussi bien les femmes et à en parler. Ce film qui pour une fois, ne déborde ni dans le glauque ni dans le grotesque, oublie son héritage « movida » pour nous offrir un vrai drame familial.
Même excellence. Même ingrédients, fantaisie, humour, stylisation technique réussie. Même chevaux de bataille : machisme déboulonné sans appel, poids excessif de la religion sur les âmes, devenues superstitieuses. Petite différence à noter dans cet Almodovar : plus de sobriété et de retenue dans la mise en scène, et une focalisation plus intimiste et plus attendrie de la femme en Espagne que dans toutes les précédentes études transgénérationnelles et sociales Almodovariennes. Gracias Pedro. Ya estamos esperando el nuevo.
C’est en tressant deux fils narratifs qui n’ont a priori rien à voir l’un avec l’autre – procédé de narration cher au cinéaste – que Pedro Almodóvar signe, avec Volver, une puissance et bouleversante réflexion sur le deuil, sa signification, sa portée au sein d’une petite société qui est celle du pueblo avec ses rumeurs, ses non-dits, ses épouses endeuillées qui se retrouvent dans divers espaces de sociabilité. Il y a le récit d’un vivant qui, voulant abuser de sa fille, passe de l’autre côté de la vie, finit non sans peine dans le congélateur du restaurant de quartier ; il y a le récit d’une défunte revenue d’entre les morts (du moins c’est ce que nous croyons) pour remédier à la solitude, accomplir quelque chose avant de partir définitivement. Ce faisant, le cinéaste articule la vie et la mort par une double présence fantomatique source de douleur, de nostalgie et de bonheur, traitée sur le mode du thriller ou de la comédie, changeant le mari en poids et la mère en mendiante russe mais habile coiffeuse ; il rend ainsi physique ce qui d’ordinaire reste abstrait, invisible. Volver est un film sur la croyance, celle que l’on hérite de sa mère, de sa grand-mère, de sa tante, et que l’on transmet à sa fille, une croyance sans foi précise sinon celle de la famille espagnole, ses maris et pères défectueux, ses femmes nécessairement fortes et contraintes d’assumer la survie des leurs en rassemblant en leur sein goût pour la vie et soin apporté à la mort – en témoigne l’ouverture dans le cimetière. Et un motif n’a de cesse de revenir : le baiser bruyant que l’on donne à la famille, aux amies, à celles qui nous ont quittés ; c’est comme si le baiser agissait à la manière d’un point de contact entre des individualités certes, mais aussi et surtout entre les vivants et les morts. Quoique sa clausule rétablisse un attachement au réel, la caméra se plaît çà et là à se désaxer de sorte à obtenir une image étrange, héritée du cinéma d’épouvante, cadrant les éoliennes telles des menaces planant au-dessus de la tête des femmes ou Agustina et Raimunda venue lui rendre visite à l’hôpital comme unies par un lien surnaturel – et un secret – qui leur échappe encore. Art de l’écriture des dialogues, virtuosité de la composition des plans, génie de la direction d’acteurs. Volver travaille au corps l’idée de disparition et rend présentes la nécessité de la réconciliation, l’importance de la vérité afin de conjurer les corps d’un destin (masculin) qui s’acharne et que seul l’amour véritable peut sauver.
Ah les "mama"... Celles qui nous font répéter des "oui maman..." épuisés, et qui pourtant nous manquent cruellement dès qu'on les perd de vue... Pedro Almodóvar célèbre les mères comme des reines, leurs offre des retrouvailles d'une incroyable tendresse avec leurs enfants, et réussit à y mêler des intrigues plus crues (abus sexuels et meurtres au programme) pour ne jamais tomber dans le film de bons sentiments. Penelope Cruz est comme toujours solaire et pousse la chansonnette que l'on écoute sans un bruit, et l'on se régale de l'ensemble du casting féminin qui représente les femmes dans ce qu'elles ont de plus osé (une meurtrière et une complice, elle-même fille d'assassine, puis l'on découvre une voisine généreuse qui n'est autre qu'une péripatéticienne décomplexée) mais aussi de plus tendre (l'amour des vivants et des morts, sans limites). La maman qui est "moins morte" que prévu est source de gags lorsqu'elle est prise pour un fantôme, source de révélations sidérantes lorsqu'elle parle avec son aînée de la monstrueuse jeunesse qu'elle a vécu (spoiler: abusée et enceinte de son propre père qui s'enfuit ensuite... Si la mère n'a pas d'allumettes pour le faire brûler, on lui tend volontiers notre briquet), et évidemment source de soupirs transis d'amour maternel lorsqu'elle profite de cette seconde chance pour renouer avec ses filles et petite-fille. Almodóvar signe certainement sa plus belle ode aux femmes avec ce chant d'amour aux mères entre gags absurdes et sentiments sincères. Aussi plaisant que touchant.
Une des plus grandes réussites de Pedro Almodovar, mélo flamboyant où brille de mille feux une Penélope Cruz dans ce qui est probablement son plus beau rôle. Incontournable.
Je suis sous le charme ! Quelle histoire ! Quelle distribution ! Quelle musique ! Un film qui vous marque. En plus d'une superbe description des rapports mère-fille et mère-filles (pas la même mère dans les deux cas, enfin, je me comprends !), il nous montre tout le charme de la vie dans les villages, de l'entraide entre voisins et s'offre même le luxe de critiquer certains des programmes de télévision les plus vils. Un film à voir pour son scénario qui sort des sentiers battus et pour cette extraordinaire sensibilité mise en avant avec talent par Pedro Almodovar.
Volver est un film qui m'a moyennement convaincu. S'il est plutôt réussi sur le plan technique et visuel, il est assez caricatural. L'histoire part un peu dans tous les sens malgré de bonnes intentions. Almodovar fait une véritablement déclaration d'amour aux femmes (ce n'est pas la seule fois, il l'avait également fait pour Tout sur ma mère). Malheureusement, cette déclaration va trop loin et on peut regretter tout de même l'absence de personnage masculin qui ne soit pas un sale type, à l'image de Paco, véritable monstre, prêt à violet sa propre fille spoiler: (même s'il n'en est pas le père biologique) , alcoolique, pervers et assisté par sa femme. Almodovar succombe complètement à sa tentation des mélodrames spoiler: (le viol, la pédophilie, le cancer, le deuil) et toutes les femmes ici sont des victimes des atrocités que la vie peut leur réserver : le paroxysme étant atteint lors des révélations finalesspoiler: sur les circonstances de la mort du père du Raimunda et sur les origines biologiques incestueuses et immondes de Paula) . Le réalisateur ne résiste pas non plus à son habitude de mettre en avant des personnages marginaux et subversifs dans ses films (ici, c'est le personnage de Regina, la prostituée au grand cœur, toujours prête à aider son prochain ou plutôt sa prochaine). Pedro Almodovar multiple les intrigues dans tous les sens avec pleins de secrets et de non-dits, mais arrive au final à retomber sur ses pattes (et ne reste vraiment irrésolu à la fin du film). Côté casting, il faut reconnaître que Penelope Cruz est parfaite dans le rôle principal. Son charisme est inévitable et campe à la perfection la femme forte et fragilisée à la fois. Les autres actrices et acteurs ne m'ont pas semblé mal jouer mais restent clairement dans l'ombre de la plus célèbre actrice espagnole. Si le côté mélodramatique est très exagéré et frôle le ridicule parfois, il faut reconnaître que le film est tout de même très bien fait.