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Christian Duhourcau
121 critiques
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4,0
Publiée le 8 juin 2026
Jason Bourne est encore traqué dans le monde entier par de mystérieuses officines pour des raisons inconnues qu'il s'efforce de découvrir. Le rythme des déplacements de Jason et des Opérations montées contre lui est ébouriffant !
Apothéose d'une saga qui aura marqué son époque, La Vengeance dans la peau est un bloc de tension pure. Le film ne se contente pas de conclure l'histoire ; il pousse la recette de Paul Greengrass dans ses derniers retranchements pour offrir un spectacle d'une nervosité inégalée.
Une horlogerie narrative : La structure du film est un modèle de gestion du temps et de l'espace. Qu'il s'agisse de la séquence magistrale de la gare de Waterloo ou de la traque sur les toits de Tanger, le récit est une course contre la montre qui ne perd jamais son spectateur. Chaque décision tactique de Bourne est filmée comme une partie d'échecs à haute vitesse, où la moindre seconde de retard signifie la mort.
Le choc des matières : Le film refuse l'aseptisation. Tout ici est physique : le bruit des carreaux qui volent en éclats, le contact du béton contre les carrosseries, l'impact des corps lors d'un affrontement dans une salle de bain qui reste l'un des plus secs de l'histoire du genre. La réalisation nous plonge dans une immersion sensorielle où l'on finit par ressentir la fatigue et la poussière accumulées par le protagoniste.
Le retour à l'essentiel : En bouclant la boucle de l'identité de Jason Bourne, le film donne une profondeur supplémentaire à la prestation de Matt Damon. Plus laconique que jamais, il incarne l'efficacité faite homme, tout en laissant transparaître une lassitude morale qui donne du poids au final. Le système, représenté par des bureaux froids et des écrans de contrôle, semble dérisoire face à la réalité du terrain et à la détermination d'un homme qui n'a plus rien à perdre.
En résumé : Un chef-d'œuvre de montage et de mise en scène. La Vengeance dans la peau clôt cette trilogie originale avec une intensité qui laisse la concurrence sur le carreau. C’est du cinéma brut, intelligent et d'une efficacité redoutable qui n'a pas pris une ride.
D'un opus à un autre, la saga Jason Bourne devient de plus en plus confuse, et l'histoire de moins en moins intéressante. En même temps, ce qu'on demande surtout, c'est qu'il y ait de l'action, et sur ce plan, on est toujours autant servis, même si Paul Greengrass abuse un peu trop de sa caméra sans cesse en train de bouger. La poursuite, cette fois à New-York, est très impressionnante. Mais bon...
Je continue mon immersion dans la saga Bourne avec ce troisième opus qui vient raccorder les deux premiers et mettre enfin toute l'histoire en lumière. Je dois cependant avouer qu'il m'a fallu un certain temps avant de réellement accrocher. Ici, on entre dans un cycle de vengeance pure : obtenir des réponses ne suffit plus au héros, il lui faut désormais faire tomber le système. C’est ce côté "revanche" qui m'a un peu moins séduite au départ, jusqu'à ce qu'une scène vienne tout basculer.
Le déclic est survenu lors de la reprise d'une scène finale du film précédent. Ce rebondissement est réutilisé à un moment où on s'y attend le moins, et c'est là que j'ai pris une véritable claque : la timeline n'est pas du tout celle que j'imaginais ! Cette révélation m'a forcée à une concentration totale pour la suite du récit.
Dans cette histoire, Bourne tente de vivre paisiblement, mais l'apparition d'un nouveau programme secret du Département de la Défense le place à nouveau comme la cible prioritaire à abattre. Pour garantir leur secret, ses anciens employeurs doivent éliminer tous les survivants du programme précédent. S'engage alors une traque mondiale absolument incroyable, nous faisant voyager de Moscou à Paris, en passant par Londres et Tanger.
Même si ce film reste dans la lignée qualitative des deux premiers, j'ai commencé à ressentir un petit essoufflement. Il y a sans doute une forme de lassitude face à ce genre d'action "nerveuse" qui a saturé les écrans durant les années 2000. Selon moi, il était temps de boucler la boucle ici. C'est une conclusion efficace qui répond à toutes les questions et nous laisse sur une note de satisfaction.
Un final de trilogie intense et maîtrisé, marqué par un jeu de temporalité brillant. Si la lassitude pointe le bout de son nez, le plaisir de voir les pièces du puzzle s'assembler reste total.
Réutilisant habilement des éléments du volet précédent, ce troisième opus reprend les codes de ses prédécesseurs (quitte à abuser des cuts, empêchant de profiter pleinement des chorégraphies pourtant très réussies des combats), s'en démarquant grâce à deux excellentes séquences de traque qui lorgnent même du coté du slasher. A la quête de vérité de Bourne s'ajoute cette question centrale pour les Américains notamment de l'impunité des services secrets étatiques. Efficace.
Dans la lignée des deux précédents opus. Haletant, explosif, Jason Bourne nous plonge dans une chasse à l’homme gagnée d’avance, de par son art de l’infiltration et de la dissimulation. Très bonne saga. 4/5
Paul Greengrass est à nouveau le réalisateur d'un "Jason Bourne" et ma critique de son film précédent "la mort dans la peau" est toujours d'actualité : Pourquoi certains réalisateurs pensent que pour filmer des scènes d'action, il faut assembler des plans durant des micro secondes tout en remuant sa caméra. Que c'est fatigant visuellement. Le film est trop porté sur des poursuites en voiture, en scooter ou à pied. Le scénario est minime. Reste que ce Jason Bourne reste regardable.
C'est un film qui a trop vu de films, plus rien n'est réel, ils en font trop. Un assassinat en plein Londres, pirater les caméras d'une gare en une seconde... vraiment rien ne va dans ce scénario. Si la CIA était aussi forte, beaucoup de drames auraient été évités.
Jason Bourne VS , troisième volet !!!! Bon on ne va pas se le cacher j'aime beaucoup le rôle campé par Matt Damon. Le film reste dans la lignée de ses prédécesseurs , peut être un poil répétitif et au final peu d'idées nouvelles. Et toujours cette caméra qui pour moi gâche tellement les scènes d'action qui sont pourtant très nerveuses . J'enlève des points sur cette saga à cause de cela ... sinon Bon film.
Suite captivante à l’épisode précédent, cette nouvelle intrigue originale et sympathique introduit un nouveau méchant. Le seul bémol réside dans la complexité à se souvenir de chaque nom de code.
Tout est too much : Les mouvements de caméra non-stop, un montage façon clip-vidéo psychédéliques, Jason Bourne (le mec est maintenant omniscient). Le scénario : ce n’est que du cache-cache et course poursuite (le tout dans le noir 80% du temps) avec des mouvements de caméra qui font que j’ai un vrai mal de crâne et qu’il faut que j’arrête ce film pour raison de santé (!) après 45mn. Cette réalisation est catastrophique et je n’arrive pas à comprendre cette note stratosphérique d’Allociné …
Un rythme effréné, une caméra dans le vif du sujet, une tension qui ne se relâche jamais. En 2025, ce type de cinéma manque beaucoup. Une mention spéciale au monteur qui a fait un boulot monstre !