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inspecteur morvandieu
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3,0
Publiée le 31 juillet 2025
En démocrate et citoyen engagé, George Clooney revient sur la période du maccarthysme à travers la résistance audacieuse, courageuse, d'une poignée de journalistes de CBS face à l'inquisition liberticide du très fameux sénateur McCarthy. Traité de démocratie et de journalisme intègre, contre l'interventionnisme politique...et publicitaire, "Good night, and good luck" -la phrase avec laquelle le journaliste Murrow conclut ses émissions, n'est pas non plus sans intégrité -à l'image du rôle modeste, en retrait, que s'accorde Clooney- porté par une intention didactique au risque d'apparaitre austère. La réalisation, élégante, en noir et blanc -ce qui permet d'être "raccord" avec les nombreuses images d'archives- la mise en scène pour l'essentiel confinée dans les studios de CBS, la sobriété des personnages (étonnante composition de Murrow par David Strathairn, visage fermé, tendu et grave) n'ont pas vocation à créer les conditions d'un thriller spectaculaire et palpitant. Le film se borne à défendre un principe de justice contre l'intransigeance sécuritaire et paranoïaque d'une commission d'enquête. Clooney fait le choix de la dialectique plutôt que de l'action. Néanmoins, si le film a les idées claires, son point de vue est celui de protagonistes dont l'absence de notoriété, en France, fait d'eux des personnages un peu théoriques, par contraste avec les nombreuses stars d'Hollywood qui ont alimenté la chasse aux sorcières, les gazettes et la légende, et qui n'existent guère au-delà du discours qu'ils tiennent, des idées qu'ils défendent. En d'autres termes, ils n'ont pas l'aura et le prestige d'un Bogart s'opposant à la Commission.
On connaissait l’acteur séducteur, puis engagé. On avait découvert le réalisateur maniéré en 2002, avec le décevant Confessions d’un Homme Dangereux. On retrouva George Clooney avec ce drame politique en 2005.
Si son premier long métrage était un film bourré d’effets de réalisation à la Soderbergh un peu vain avec un scénario très abscons, le deuxième film de Clooney est lui bien plus clair, très politique, comme son auteur, ici accompagné de son collaborateur proche Grant Heslov. Narrant, dans un Noir & Blanc prodigieux, la guerre ouverte entre Edward R. Murrow et Joseph McCarthy, Good Night, and Good Luck arrive à faire cohabiter une bonne dizaine de personnages tous très travaillés, passionnants et assez nuancés (même si Clooney s’offre le beau rôle du producteur empâté et dévoué). A ce petit jeu-là, c’est Ray Wise qui s’en sort le mieux, parvenant à émouvoir toute en retenue , aidé par une mise en scène parfaite, qui privilégie les gros plans en contre-plongée, comme pour montrer que même s’ils sont une équipe, les journalistes sont tous seuls dans cette galère. Le film est étrangement concis, ce qui peut parfois pousser à se demander si le sujet n’a pas été assez traité en profondeur.
Good Night, and Good Luck, ne serait-ce que pour sa forme parfaite, est un film indispensable à tout amateur de cinéma, à défaut d’être une vraie enquête sur le Maccarthysme. Le (premier ?) chef d’œuvre de George Clooney.
McCarthysme ou la chasse aux sorcières : aux Etats-Unis, arrêter (souvent sur délation) toute personne étant ou ayant été sympathisante ou militante communiste. Une doctrine qui sévira partout, y compris dans le monde du cinéma. Mon premier contact avec le cinéma de George Clooney me laisse un très mauvais souvenir. En effet, j'avais littéralement détesté "Monument mens" qui m'avait fait mourir d'ennui. Mais là, je dois avouer que j'ai été soufflé. Vraiment. Dans l'absolu, je sais bien que ce film n'est pas un chef d'oeuvre, mais il m'a pleinement conquis. La grande qualité de ce "Good night and good luck" ? Assurément sa finesse et son intelligence dans l'écriture. En aucun cas Clooney ne prend parti. Son film n'est absolument pas une charge contre le communisme. Bien sûr, on entend des propos négatifs sur ce courant de pensée, mais ça n'est pas du dénigrement. Mais c'est pour montrer la haine qui sévissait contre les communistes à cette époque si peu lointaine. Un peu plus de soixante ans, dans l'Histoire d'un pays, ça n'est rien. On notera aussi une très belle esthétique avec un noir et blanc très propre. Sans oublier une remarquable interprétation de tous les acteurs : David Strathairn en tête. De l'intelligence dans le propos, une esthétique soignée, de très bons acteurs, voilà qui confère à ce film tous les atouts d'un beau moment de cinéma.
Honnêtement j'avais vraiment envie de le voir avec toutes les bonnes critiques qu'il a eu et j'étais curieux de découvrir un film de George Clooney parce que j'ai pas vu son premier film. Grosse déception que ce film, chiant et ennuyeux d'un bout à l'autre. Il ne fait que survoler sont sujet. Franchement je me suis fait chier et j'ai du mal à aller jusqu'au bout alors qu'il ne fait qu'une heure trente. Reste la volonté de faire un bon film et des excellents acteurs. Je comprend qu'on puisse aimer mais moi franchement j'ai pas du tout adhérer.
Si le film est en lui-même relativement classique, l'intérêt est historique. C'est la petite histoire qui fait la grande, ou comment le pouvoir civil et citoyen arrive à mettre à bas l’extrémisme politique public. C'est un hommage à des personnes qui ont risqué leur liberté et parfois leur vie pour tenter de rétablir ce qui est juste. Le tout est porté à l'écran avec classicisme mais avec élégance aussi.
Les points forts de ce film se résument en deux points : son histoire en béton armé et ses acteurs de grande classe. Une histoire passionnante et prenante sur ce duel à distance entre un journaliste et un sénateur. L'époque n'est pas la même, mais l'ambiance est posée et fonctionne du tonnerre. Les émissions nous réservent de très grands moments tandis que tout ce qui se passe derrière l'écran est purement génial. On est plongé au coeur de l'élaboration de ces émissions, dans le monde de la TV des années 50 est on se régale littéralement. Le casting de rêve est d'un bon niveau sur l'ensemble du film, que ce soit pour les rôles principaux ou secondaires, mais David Strathairn survole littéralement tout le monde dans une prestation fantastique. Son attitude, son regard, sa façon de parler...purement génial ! Autre point fort, la mise en scène : tout en restant très sobre, elle propose une myriade de plans plus super les uns que les autres, permettant une mise en abîme de plus en plus profonde au court du film. C'est tout simplement magique du début à la fin. Le choix du noir et blanc aide profondément dans cette immersion et donne une photographie particulière à ce film, le servant admirablement. Un film à voir absolument !
Regardez Good Night And Good Luck pour 2 raisons : l'élgance qui se dégage du film (magnifiée par le nior et blanc) et pour votre culture générale sur le rôle des médias dans l'anticommunisme des années 50. en dehors de ça, c'est d'un ennui total...
«Good Night and good Luck», telle était la formule rituelle employée par Ed Murrow à la fin de ses chroniques sur CBS dans les années cinquante. Présentateur vedette de la chaîne, il en avait été le correspondant à Londres pendant la guerre, et il était un des pionniers de la télévision. Entouré de son équipe de fidèles, bénéficiant de la confiance de ses dirigeants, il doit affronter la campagne du tristement célèbre sénateur McCarthy. Obligé comme tous les Américains employés à des postes de responsabilité de jurer n’avoir jamais approché les communistes, Ed Murrow rentre en résistance contre cette chasse aux sorcières en diffusant un reportage sur un lieutenant chassé sans jugement de l’U.S. Air Force.
Puis il s’attaque de front à McCarthy, présentant un montage des pires déclarations du sénateur du Wisconsin. Malgré la contre-attaque de ce dernier, l’émission de Murrow sonne le réveil des médias qui précipitera sa chute. Mais cet victoire aura un coût : la déprogrammation de son émission, et le suicide d’un de ses poulains, attaqué par la presse ultraconservatrice.
Inutile de s’interroger longtemps sur les raisons qui ont poussé Georges Clooney à écrire et à réaliser ce film. En première ligne contre l’intervention américaine en Irak, il a dû subir les attaques de la droite belliciste. «J’ai grandi dans les coulisses des médias, dit-il, et ce dont je suis le plus fier dans mon pays, c’est de la liberté d’expression. La perte des libertés civiques acquises pendant trente ans est une catastrophe.» Tourné dans un superbe noir et blanc, «Good Night and good Luck» s’inscrit dans la tradition des grands films politiques américains : « M.Smith goes to Washington » de Franck Capra, «Tempête à Washington» d’Otto Preminger ou «Les Hommes du Président» d’Alan Pakula.
Malheureusement, la générosité du propos ne se retrouve pas dans l’écriture du film. Le contexte historique n’est pas suffisamment (re)situé et de nombreuses ellipses rendent la compréhension difficile pour un spectateur français. La présence de nombreux passages d’archives renforce le côté documentaire du film, et la caractérisation des personnages est insuffisante pour permettre de s’attacher à eux. Et suivre les dialogues de ce film assez bavard avec dans la salle deux grognasses discutant pendant une heure et demie et grignotant leur pop-corn pestilentiel (séance de 14 h 40 à l’UGC Maillot, elles se reconnaîtront) demande une concentration épuisante... http://www.critiquesclunysiennes.com/
Seconde réalisation pour l’acteur et désormais réalisateur George Clooney, après son excellent Confessions d'un homme dangereux (2003), il revient avec un nouveau fait divers ayant fait grand bruit dans les années 40 & 50, à savoir : le MacCartysme ou plus communément appelé : « La chasse aux sorcières ». Mise en scène sobre et filmée en noir & blanc, ce qui renforce l’atmosphère du film puisque des images d’archives y ont été incorporées, Clooney y dénonce et révèle au grand jour (bien que ce ne soit pas nouveau) le sort réservé aux communistes et dresse un état des lieux de la liberté de la presse, sans cesse sous pression et surveillée pour ne pas dire, censurée. Good Night, and Good Luck (2006) est un brûlot révélateur sur ce qu’était la liberté de parole et de pensée aux Etats-Unis, porté par d’excellents acteurs, dont David Strathairn en tête, aux côtés de Clooney, Robert Downey Jr., Jeff Daniels & l’apparition furtive de Robert Knepper.
Une réalisation un peu austère et longuette mais un casting brillant (David Strathairn signe un come-back fracassant, George Clooney égal à lui-même, Robert Downey Jr, Ray Wise...) et, au final, un film utile qui dénonce les dérives du McCarthysme (pas vraiment d'actualité, c'est vrai) mais surtout les dérives du pouvoir (l'attaque anti-Bush est à peine voilée). Le fait d'avoir utilisé les images du vrai McCarthy sont une des bonnes idées du ce film plus politique qu'historique!
Ma méconaissance de l'histoire américaine -McCartysme, chasse aux sorcières- aurait pu me faire passer à côté de ce film, mais son propos, son approche du monde des médias et de l'information tend vers l'universel. On s'aperçoit que les choses n'ont pas tant changé et ça fait froid dans le dos. En tout cas, Clooney surprend avec ce Good Night & Good Luck, engagé, servi par un noir et blanc et des acteurs irréprochables, un peu austère parfois mais autrement plus consistant que son précédent film "Confession d'un homme dangereux".
Beau film qui mêle habilement l'atmosphère intimiste qui règne dans une équipe de rédaction et les retombées politiques que peut avoir un vrai travail de journaliste. La réalisation très soignée fait ressortir la personnalité des différents protagonistes de l'histoire, il n'est pas question de héros ici mais simplement d'intégrité et d'honneur. Une belle leçon.
G.Clooney réalisateur celà nous promets de bons films vu la qualité de celui là !
Je ne peux m'empecher d'y voir la complicité liant Soderbergh et Clooney dans ce film...
Côté film on nous raconte une partie de la vie professionnelle d'un grand journaliste d'outre-atlantique des années 50 ! Et l'on en sort attrister de voir que l'apathie des medias d'information de nos jours sont toujours au même point !
Les lenteurs du films semblent être plus choisis pour une atmosphère que par incohérence et ne perturbe que les personnes refusant l'idée que le "film de chambre" puisse exister comme la "musique de chambre" !
un brin trop lent tout de même mais le thème (la liberté du journaliste) et le traitement de Clooney réalisateur montre une très grande maitrise et maturité.
Clonney s'attaque à un sujet difficile, controversé en son temps et qui a fait couler beaucoup d'encre au niveau de la presse. Réunissant une belle brochettes d'acteurs très convaincants, tous mené par un David Strathairn bien charismatique, le réalisateur nous sort un grand film, une leçon de journalisme et une belle confrontation entre le sénateur McCarthy et le journaliste Murrow. Clooney a réussi à créer des dialogues qui captent toute notre attention et à fournir un aspect réaliste des plus remarquables grâce au rendu noir et blanc mélangé aux images réelles du passé.