Derniers Avis : Good Night, and Good Luck. - Page 12
Good Night, and Good Luck.
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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 octobre 2006
Un thême intéressant, le travail et les problèmes déontologiques sont bien retranscits, mais le tout est plombé par un rythme trop lent et un manque d'épaisseur psychologique des différents personnages. Un peu décevant donc...
Passionnant récit d'un épisode douloureux vécu par l'amérique des années 50 !! Et comme le transfert sur ce qui se passe actuellement outre-atlantique est évident, cela donne un film d'une brulante actualité .... C'est super bien monté, admirablement joué, et donne au final un reportage captivant ... Bravo G. Clooney!!! Bravo David Strathairn !!!
Clooney en réalisateur s'en sort bien, trés bien même pour un sujet pas facile à traiter surtout aux US et pour un film passionnant. Les comédiens sont tous trés bons. A voir et à revoir.
Esthètiquement réussi, ça il l'est. Clooney a insufflé un souffle magique qui procure à son Good Night, and good luck, une ambiance brillament reconstituée. La mise en scène travaillée n'y est bien évidemment pour rien, la très juste utilisation des archives non plus. Seulement, quant il aborde le fond, le réalisateur pêche par un manque certain d'analyse, une peinture qui semble inachevée, un conflit qui s'achève vite, frustrant. L'ambiance prend, le jeu des acteurs également, mais l'oeuvre de Clooney est faible.
Un film maîtrisé de bout en bout, sobre et passionnant. Un David Strathairn parfait en impeccable Edward R. Murrow. Sa complicité avec Fred Friendly (George Clooney) est bien retranscrite tout comme l'époque ou le milieu de la télévision. Une leçon de journalisme toujours valable aujourd'hui. Bravo Mister Clooney!
Ovni cinématographique par excellence, ce film fait parti de cette nouvelle vague engagée qui semble secouer Hollywood ces derniers temps. On ne sen réjouira dailleurs jamais assez ! Georges Clooney signe un film/documentaire passionnant sur le MacCartysme. Le parallèle avec aujourdhui naura échappé à personne, car finalement les choses nont pas beaucoup évolué en 50 ans : la peur reste toujours le moteur le plus efficace pour imposer ses idées (Aux USA, en France ou ailleurs).
Après le prometteur "confessions d'un homme dangereux", je n'en attendais pas moins de Mr CLOONEY réalisateur : - scénario politiquement engagé, et bien d'actualité si on lit entre les lignes du quasi-documentaire qu'on nous montre à voir (poids des médias, lutte pour la liberté d'expression et de pensée, conscience citoyenne malgré les pressions politiques...); - distribution remarquable de justesse ; - technique de réalisation totalement maitrisée : couleur noir et blanc servant à merveille le film, moments du rupture avec une musique d'époque appropriée, décors d'une précision impressionnante... et pourtant, le tout est monté avec une telle sobriété! BRAVO!!! J'attends le prochain!
Sous le couvert d'un documentaire sur la croisade anti-McCarthiste de deux journalistes, GN&GL expose une vision de l'information qui a bel et bien disparu du PAF actuel. Les différents points de vue sur le rôle de la télévision s'affrontent, et la période est suffisament caricaturale avec le recul de l'histoire pour ne pas faire le rapprochement immédiat avec nos médias. Mais en y songeant à nouveau, on s'aperçoit que de nos jours, il n'y a pas de Murrow (incarné par un David Strathairn étincellant d'intelligence froide et posée) ni de Friendly (à part Drucker, au sens strict de la traduction) pour remuer un peu la classe politique. Mais bon, vous me direz qu'il n'y a pas non plus de chasse aux sorcières en ce moment... quoique...
L'intérêt historique est indéniable, la critique de la télévision, de son pouvoir orienté et de la politique actuelle aux usa, aussi... le film m'a cependant paru longuet... belle photographie mais beaucoup d'images d'archives avec macArthur, etc. Le film fait presque documentaire... et comme tout documentaire, il y a peu de rebondissements.. Le tout reste assez plat... Pour les fans de George et de sa plastique, laissez tomber ! il ne se met pas du tout en valeur, intentionnellement, on n'a donc même pas ce plaisir !... Que les personnes passionnées de Jazz et de la civilisation/politique de l'Amérique des années 50 se précipitent... Les autres, allez y bien éveillés !
C'est indéniable et maintenant prouvé (et de quelle manière !) : George Clooney est un vrai et grand cinéaste, intelligent, inventif, qui a le sens du propos, le talent pour l'illustrer et l'audace de le démontrer. "Confessions d'un homme dangereux" nous le laissait pressentir mais n'avait pas connu en France le succès de curiosité auquel il aurait du prétendre, il faut donc espérer que ce petit bijou-là va connaître l'audience qu'il mérite. Au travers du courageux Ed R. Murrow et de son combat acharné contre le sénateur Mac Carthy, Clooney nous invite à une réflexion bien plus subtile sur les travers de la politique dans son grand pays, chantre de la démocratie. On est bien sûr en permanence plongé en pensée dans une autre actualité, la nôtre. L'utilisation du Noir et Blanc donne au film une véracité et une saveur exceptionnelles. L'introduction très intelligente des images d'archive sert le propos avec acuité. Les pauses musicales, tout à fait remarquables, cadencent les différentes parties du film. L'interprétation est irréprochable, bref, que pourrait-on dire de plus pour vous inciter à y courir ?
Un film engagé qui (re)définit (il en était besoin !) le rôle des journalistes au sein de toute démocratie qui se revendique comme telle. Plaidoyer pour la liberté de la presse et hommage à son père, le film de Clooney ne fait pas oublier par le fond, ses égarements formels. La confusion de la narration et l'absence de style rappellent qu'il ne suffit pas d'images d'archives pour faire un documentaire ou d'abolir la couleur pour faire de l'art. Dommage, le sujet aurait dû mériter un autre traitement que ce docu-fiction sans réelle ambition.
Jai une théorie selon laquelle les acteurs américains ont plus denvergure politique et cinématographique que les nôtres. Le deuxième film de Georges CLOONEY traite du combat contre le Maccarthisme par une équipe de CBS au début des années 50 (la période du film débute en 53 pour se terminer par un discours en 58).
Inutile de cacher que le cadre a un écho actuel avec les lois prises après les évènements du onze septembre et sur la politique au proche orient menée par lactuel président des Etats-Unis. Film moderne même si son traitement passe par des images noir et blanc et à des films darchives qui jamais ne poussent au documentaire mais montre le caractère injuste et surtout inconstitutionnel des pratiques de ce sénateur luttant contre le communisme.
Georges Clooney, sil est présent à lécran ne sattribue pas le rôle principal du journaliste qui va se lancer dans une lutte aineuse) - qui lui laisse une marge de manuvre réduite face à un adversaire qui joue sur le sentiment patriotique mais aussi de délation qui peut mener à lhystérie collective.
Ce qui intéresse aussi les scénaristes, puisque lon retrouve aussi crédité CLOONEY dans ce rôle, ce sont les relations entre les journalistes, le monde politique, militaire mais aussi et surtout le monde de la télévision naissante qui va prendre le pouvoir avec les divertissements et gagner des galons de crédibilité.
Hommage aux journalistes et clin dil au film de Clint Eastwood avec la musique jazz (Birdy), au son entre autres de la musique de Cole Porter, le film se conclut presque comme il a commencé par un discours ouvert, rempli despoir et qui montre que le courage et la ténacité dindividus font toujours avancer le sort sinon dun pays, voire de lhumanité.
Georges Clooney réussit avec ce second film à entrer dans la catégorie des auteurs que lon veut suivre, loin de ses films commerciaux et proche sûrement dune humanité qui ne le rend que plus attachant. Ce qui confirme ma théorie.
J'ai été très déçu par la démonstration car les scènes se répètent à l'infini de façon très formelles et identiques. Je trouve que c'est mal joué. Du coup, aucune réflexion ne ressort de ce film alors que le sujet s'y prêtait pourtant... Dommage.