Second volet adapté des mémoires de Marcel Pagnol (son enfance en Provence), après La Gloire de mon père (1990), on retrouve avec beaucoup de plaisir Philippe Caubère, Nathalie Roussel & Julien Ciamaca dans Le Château de ma mère (1990), suite directe du précédent opus. Après avoir quitté ses chères collines pour reprendre le chemin de l’école, il est enfin de retour en Provence, la vraie, celle où les grillons chantent toute la journée et surtout, celle où son amie de toujours : Lili, l’attend patiemment. Mais Marcel Pagnol y fera aussi une rencontre et pas n’importe laquelle, celle d’Isabelle, adorable petite fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui va faire de Marcel, son plus fervent esclave (en se faisant passer pour ce qu’elle n’est pas). Mignon de les voir ensemble, tout comme de voir cette famille réunie une fois de plus dans les fameuses collines où pour y parvenir plus vite, ils prennent des chemins interdits, bravant tous les dangers mais qui d’une certaine façon, leur aura permis de faire de très belles rencontres (notamment avec le personnage interprété par Georges Wilson). Un second volet, toujours aussi beau, splendide et magnifique (les paysages sont extraordinaires !!), Yves Robert rend un très bel hommage à Marcel Pagnol, avec ses deux classiques du cinéma Français !
Suite et fin du diptyque sur la jeunesse de Marcel Pagnol, sorti seulement deux mois après La gloire de mon père. Cette "suite" raconte donc comment, après avoir fait connaissance avec Marcel et sa petite famille si atypique, ce dernier va découvrir les joies des premiers amours auprès d'une petite peste fortunée vivant non loin des collines de sa maison de vacances. Même réalisateur (Yves Robert, toujours aussi simple et efficace), même équipe, mêmes acteurs cette fois-ci agrémentés de nouveaux personnages... Nous avons donc ladite peste (Julie Timmerman, brillante), son père (Jean Rochefort), poète alcoolique, ainsi que quelques autres protagonistes en la présence de l'excellent Jean Carmet en gardien du fameux château, ainsi que les gardes-champêtres Philippe Uchan, Jean-Marie Juan et Ticky Holgado, le premier étant un ancien élève de Joseph, le père de Marcel. Beaucoup plus sombre, plus triste et moins enjoué comme l'était la première partie, Le château de ma mère contient de nombreuses scènes attendrissantes mais qui sont rapidement phagocytées par des séquences terriblement poignantes. Étant tour à tour inquiétant (les traversées du château), mettant mal à l'aise (l'arrivée du gardien) ou encore tout simplement bouleversant (l'épilogue), le long-métrage flirte entre les interdits multiples, la rivalité entre frères ici légèrement appuyée mais aussi les révélations familiales et les problèmes de crise que celle-ci peut éventuellement rencontrer. Ainsi, Le château de ma mère diffère de son prédécesseur en abordant des thèmes plus graves et plus tristes, concluant avec beauté et maestria l'une des plus belles biographies françaises.
Avec Yves Robert, on a du classique, mais au moins on ne tergiverse pas dans les palabres inutiles. Après, rien d'exceptionnel, mais au moins ça peut avoir son charme pour qui apprécie ce genre de spectacle.
Il s’agit de la suite de « La gloire de mon père », toujours réalisée par Yves Robert en 1990. On retrouve les personnages du premier volume mais, cette fois-ci, on se concentre essentiellement sur la famille de Marcel Pagnol. Du coup, certaines scènes récurrentes (le raccourci par les châteaux privés par exemple) finissent par nuire au dynamisme du film. Moins savoureux que le premier opus, « Le château de ma mère » n’en demeure pas moins attachant, notamment en raison d’un final émouvant narré par la voix-off de Jean-Pierre Darras. Bref, un joli conte mais sans surprise.
Un très grand classique de Marcel Pagnol après La gloire de mon père. Ce film de mon enfance a gravé dans ma mémoire ces collines, les accents du midi et les cigales. Les acteurs sont tous excellents et l'histoire magique!
La suite des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, fidèlement portés à l'écran par Yves Robert. On replonge toujours avec délice dans cette Provence du début du siècle, avec cette seconde partie encore plus centrée sur les fameuses "collines". Si le charme opère toujours, le film me semble légèrement inférieur à son prédécesseur, trop axé à mon sens sur les traversées hebdomadaires du "raccourci", émaillées de rencontres insolites ou effrayantes. Du coup, c'est un peu redondant, au détriment des scènes de vie quotidiennes qui parsemaient "La gloire de mon père". De plus, Marcel a grandi désormais, et l'adolescent tombe sous le charme de la cruelle Isabelle, laissant un peu de côté le petit Paul, Lili et les villageois. En revanche, la fin du métrage, prenant soudain un ton tragique, est tout simplement bouleversante ; l'émotion est très forte, avec cette réflexion sur le temps qui passe et sur le caractère éphémère et fugace des jours heureux, dont on ne profite jamais assez...
La suite de la Gloire de mon père.... Un délice ! Quelle joie de retrouver tous les personnages de Pagnol. Les acteurs sont tous excellents même les enfants (ce qui est n'est pas toujours le cas). Mise en scène et direction d'acteurs au top ! Beaucoup de nostalgie, et d'émotions grâce à Yves Robert qui avait décidément bien du talent ! A voir en famille !
Encore une fois ce n est pas un mauvais film mais tout semble plaqué et figé. De plus certains comédiens n y sont pas du tout. Même si on donne des circonstances atténuantes pour les enfants le rôle de la petite fille est juste insupportable tellement elle est fausse . Le reste est plutôt bien même si il manque de l ampleur au final .
Aussi bon que sa première partie (la gloire de mon père) et avec les mêmes acteurs, dans une suite que Pagnol a su mettre en mots et en émotions en racontant sa vie. C'est à la fois théâtral et aussi exubérant, avec cette humanité qui appartenait à une autre époque disparue aujourd'hui. Et les drames sont juste égrenés sans qu'on en sache rien, comme de résumer la grande guerre à une phrase: "c'était cela, la vie des hommes". Un film à voir pour se rappeler une époque qui ne reviendra plus.
Un film qui transforme notre façon de parler en nous donnant l'accent marseillais. Suite de La Gloire De Mon Père qu'il faut absolument avoir vu avant, on suit le jeune Marcel dans les années d'insouciance de son enfance. Les paysages sont toujours aussi beaux. Les relations sont simples. Les protagonistes apprécient chaque instant et les petits plaisirs du quotidien. Le final est surprenant, saisissant le spectateur par la brutalité des difficultés de la vie, de la guerre et de la maladie. Magnifique conclusion d'un Marcel Pagnol devenant, fortune faite, propriétaire d'un château qu'il traversait enfant en famille sans autorisation, se rappelant au sujet de sa mère : "Blême, tremblante et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils." Magnifique !
Cette suite n’en est pas vraiment une car ces deux films forment plutôt un diptyque. On y retrouve avec joie tous ces personnages bienveillants vivant comme dans une parenthèse enchantée. Le Château de ma Mère est clairement coupé en deux avec une première partie sur les premiers émois amoureux du jeune Marcel. La suite offre une certaine tension jamais ressentie jusqu’alors mais globalement le film a perdu de la fraîcheur du premier film. La fin est beaucoup moins jovial et nous ramène de manière abrupt à la dure réalité de la vie. Globalement, j’ai trouvé ces deux films de qualité assez équivalente et méritent indubitablement d’être vus au moins une fois dans sa vie.
Plaisir prolongé après l'excellent "Gloire de mon père ", Yves Robert sublime encore le parfum d'enfance de Pagnol. On prend plaisir à suivre les mêmes acteurs. Une réussite !
Un deuxième volet à l’ambiance tout aussi chaleureuse qui sent bon le parfum des superbes paysages de Provence. On replonge avec délice dans l'univers du petit Marcel et ses vacances dans la garrigue. Une suite émouvante avec la très touchante Nathalie Roussel, une pléiade de seconds rôles excellents (Jean Rochefort, Jean Carmet…), bercée par la belle musique de Vladimir Cosma.