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Un visiteur
0,5
Publiée le 31 août 2007
Dans "Secrets de tournage" il est écrit : "Un tournage sans scénario - Lynch a commencé le tournage d'INLAND EMPIRE sans avoir de scénario. Les scènes étaient écrites à la dernière minute, au fur et à mesure du tournage. " Cela ne donne pas un bon point au film, et pour cause, on peut l'affirmer haut et fort : ça se voit ! Si certaines personnes apprécient ce film, c'est tout simplement car il est signé Lynch, des spectateurs sans consistance comme ce film en somme... Mettez le nom de quelqu'un d'autre, et ce film n'aurait même pas sa fiche ici...
J'aime pourtant les films de Lynch ( Mullohand drive, woua...), mais alors la je l'attendais celui la. C'est simple, j'ai arreter de regarder au bout de 30 minutes, et en plus je me suis forcé pour arriver jusque la.C'est pas beau, la musique bof, ca a ni queue ni tête. Je comprend pas les critiques si ellogieuses sur ce film, pour que j'arrete de visionner un film, il faut vraiment y aller fort... C'est pas par ce que c'est ecrit Lynch que c'est bon...méditer la dessus !
Certaines critiques me font penser que personne au siècle dernier n'a été aussi calomnié et n'a suscité autant de dénigrement que Picasso. Le XXe siècle a eu Ulysse de James Joyce, le IIIe millénaire aura Inland Empire de David Lynch ; tout simplement hors catégorie, inévaluable. Chef d'œuvre.
C'est simple... je n'ai rien compris! Comme souvent dans les films de David Lynch, mais bon, on reste en terrain connu malgré tout: un téléphone qui sonne, une lampe rouge, des murs vert, une esthétique familière désormais. Et comme toujours chez Lynch, ces liens établis entre différentes scènes, ça nous triture le cerveau comme c'est pas possible, y'aurait donc un sens? Notre esprit simple cherche une narration, des repères dans le temps et l'espaces, il y en a, oui, mais pas là ou on les attends... David Lynch, celui qui libère le cinéma de lui-même!! (rien que ça, sisi)
Lynch on aime ou on aime pas,on comprend pas ou on comprend pas,il n'y a pas de demi mesure,mais un David Lynch,ca s'attend comme le Messie. Ce nouveau chef d'oeuvres expérimental ne risque pas de faire taire les mauvaises langues qui ne comprennent que dalle mais il ravira les autres; Toujours plus expérimental,Lynch se dote ici d'un casting auto-référentiel (avec entre autre Laura Dern...),tourne,écrit (parfois au jour le jour),et produit son film lui même,y incluant les fameux segments de son "Rabbits". Inland Empire c'est donc l'histoire d'une femme,une actrice,qui perd pied dans la réalité lorsque celle ci se mélange avec la fiction. Ceux qui ne connaissent pas le réalisateur risque d'être profondément perdu en commencant par ce film,mais les amateurs eux,risque d'en avoir pour leur argent,même si le film à tendance à trainer en longueur sur les dialogues parfois.
Labyrinthique et inquiétant, Inland Empire est un pur produit lynchien. Les fans dont je fais partie n'ont pas fini de se le repasser pour en analyser les multiples niveaux de lecture. Cependant, on ne peut s'empêcher d'y voir une redite de Mullholland Drive, des longueurs en plus et la beauté des images en moins.
Difficilement racontable. Merci à ce grand réalisateur de nous donner la possibilité de bouleverser nos repères dans ce délire bien maîtrisé. Une déclinaison onirique et toute en strates de la souffrance amoureuse liée à l’adultère. On sent à peine les trois heures passer hormis les trop nombreux renchérissements sur la fin.
d'accord lynch est un grand réalisateur mais ce n'est pas pour ca que l'on doit forcément a chaque fois bien noté ses films .Lynch est partit dans son délire tout seul sans penser au public,il a profité de son rang de grand réalisateur pour sortir une daube.Plus sérieusement si certains d'entre vous ont compris ,ils sont invités a m'écrire un message pour m'expliquer.
Long spectacle de près de 3h qui fascine ou qui irrite mais qui, en tous cas, ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil. Via la DV, le film gagne en intensité ce qu'il perd en beauté esthétique: une violente rupture dans l'oeuvre du cinéaste mais également la continuité de ses propres obsessions (poussées ici dans leur dernier retranchement) que sont les dérives mentales et inconscientes, le drame au féminin, la confusion des sens. En celà, INLAND EMPIRE fait figure de film-somme radical allant au bout du bout (sûrement avant de rebondir vers quelque chose d'autre). Par son aspect expérimental et jusqu'au-boutiste, I.E. rejoindrai presque Eraserhead (premier ovni filmique de Lynch) voire même quelques unes de ses toiles cauchemardesques. Ce film est évidemment aussi sombre que complexe: la temporalité n'a plus d'ordre, le rationnel n'a plus raison d'être, les mondes parallèles se superposent et interragissent selon des règles qui sont loin des nôtres et de nombreux thèmes assez graves sont abordés (avortement, prostitution/proxénétisme, adultère et violence conjugale). Seulement là, au bout de ce tunnel labyrinthique gît la lumière (le générique de fin est renversant). Chef d'oeuvre. A noter que les acteurs, 1ers comme 2nds rôles, crèvent tous l'écran.
Rien n'est laissé au hasard ce tourbillon hypnotique alliant une lumière dégagée par un jeu exceptionnel et cette pénombre lynchienne qui nous pousse dans nos retranchements cérébraux. La psychose se dessine, les sièges se vident, et le cinéma-caviar se met en bouche. Un vrai régal.
Il est certain que ce film est hypnotique. Mais a la maniere de l'hypnose de music hall. Aucun don particulier pour plonger le spectateur dans un etat de demi-torpeur, juste des trucs; des repetitions, des boucles de scenarios. Que fait lynch une fois son audience plongée dans cet etat second? rien. il le promene d'une scene a l'autre, le long d'une suite d'images juste assez decousue pour garder le parfum de l'etrangeté tout en gardant l'impression de suivre un film de cinema. mais c'est une illusion. il n'y a rien derriere cette apparente coherence dans l'incoherent. il n'y a pas de sens dans les chevauchements du recit. Peut etre, certains peuvent y voir des experiences cinematographiques passionnantes; c'est peut etre le cas, mais le passionnant de l'affaire est dans la theorie de la demarche; en pratique, le produit fini, le film qu'on visionne est tres tres loin d'etre passionnant et on se prend a regretter le lapin de donnie darko entre deux baillements.
un film qui cloture magnifiquement un tryptique ahurissant, et qui restera dans les annales du cinéma...
et puis la DV, contrairement à ce qui se raconte, ne dénature pas du tout le film, la caméra au poing renforce encore l'immersion, et participe à l'ambiance générale assez dogmatique, et je trouve, bien plus aboutie que dans les films qui ont précédé.
Croyez vous tout connaître de maître Lynch ? Il suffira de s'assoir dans la salle de cinéma 3 heures durant et vous comprendrez que non...
Entre expérience vertigineuse des sens (on regretterait presque que l'odorat et le goût soient absents, même si une indicible odeur de mystère et d'angoisse souffle..) et incompréhension totale, vous passerez par tous les états : "mais qu'est ce que je fais là ?", "fascinant !", "j'ai compris !!", "en fait non", etc...
C'est plus qu'un film Lynchien : c'est l'auto dérision par excellence du réalisateur, qui s'amuse à nous perdre PARCE QU'il a envie de nous perdre comme dans ses précédents films...mais encore plus, et il nous le fait sentir car cette fois-ci Lynch en semble conscient!
Les quelques mises en abîmes ne font que renforcer ce sentiment (qu'il vaut mieux avoir avant d'aller voir le film sinon vous serez perdu pendant plus d'une heure comme je l'ai été en criant intérieurement: "il se fout de ma gueule là, il va trop loin !!"), entre auto-personnification du réalisateur par Jeremy Irons et démonstration d'une relation passionnée avec l'actrice, qui ne s'en sort jamais indemne...
Bref, le délice est complet lors de l'apothéose finale : en fin de compte, on comprend que Lynch s'est quasiment autoparodié (il faut donc connaîtrre TOUS ses films et autres pilotes/séries- et classiques-, et malheureusement je ne les ai pas tous vu !), par les références à Mulholland Drive (les syrènes prostituantes d'Hollywood), Lost Highway (délirium tremens total), Twin Peaks (meurtre mystérieux), Rabbits (les lapins !), etc, et il a pris un malin plaisir à réutiliser tous ses propres poncifs.
Merci à Laura Dern, transfigurée (elle l'était déjà dans Sailor et Lula..), et pour finir je dirai que les fans risquent d'être déroutés, et quand aux autres....je ne peux pas dire tellement l'expérience est unique !