Inland Empire
Note moyenne
3,0
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447 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 mars 2007
Je suis arrivé en retard, j'ai raté le début mais quelle importance ? L'avantage du désordre, c'est qu'en un sens on s'y retrouve toujours: "je ne sais pas ce qu'y arrive en premier, ni ce que je fais là..." affirme Laura Dern au gré de son cauchemar. "moi non plus" , je répondais en silence assis sur mon fauteuil, martyrisé par ce cauchemar de 3 heures, sans queue ni tête, dans ce chaos narcissique dont le telescopage d'images floues, de fausses piste et de sensations toujours désagréables ponctue le délire. J'ai oscilé pendant tuout le film entre l'exaspération et la curiosité: j'espérais la fin du supplice et pourtant, j'attendais la scène d'après, vu que Lynch est peut-être au fond moins fou que les bons elèves incapables de faire un film sans début ni fin. N(empêche: il ne suffit pas de photographier le désordre de l'esprit pour en tirer du génie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2007
Vous ne sortirez pas indemne de ce film. Lynch en s'amusant comme un diable avec sa caméra familiale, nous renvoie à un malaise somme toute délectable. Eraserhead,Répulsion(Polanski)et L'heure du loup (Bergman)ne sont pas loin, le Cri de Munch et Francis Bacon non plus. Rares sont les cinéastes qui nous emmènent aussi loin(surtout après la séance). Une expérience unique à vivre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mars 2007
Ce qui est génial chez Lynch, c'est que plus les années passent, plus les techniques visuelles de cinéma évoluent, et plus le cinéaste envoie des bras d'honneur à tous ceux qui restent figés sur des schémas conventionnels. D'autres ont fait ca avant: les Beatles avaient abandonné les concerts, faute de pouvoir reproduire les sons qu'ils avaient en tête avec les instruments de l'époque.
INLAND EMPIRE, c'est probablement la vision la plus fidèle de l'idée que se fait Lynch d'une oeuvre cinématographique. Un enchevêtrement de ressentis, d'angoisses et d'émotions, que la DV et le numérique lui permettent de saisir au mieux désormais. C'est avec une immense audace qu'il nous prend la main pendant 2h50 et nous plonge presque contre notre gré dans les tréfonds de nos peurs, de nos désirs, de nos angoisses. Tout ici ressemble à des choses qui nous ont touché à un moment ou a un autre. Délire mégalo du réalisateur? Je ne pense pas, je vois plutôt le condensé d'une oeuvre. INLAND EMPIRE, c'est un cadeau qu'a fait Lynch a ses fans. Tant pis si d'autres ne suivent pas. Qui pourrait être surpris par Lynch aujourd'hui? Les innombrables repères qui jalonnent le film sont autant de références à de précédents films (jusqu'au regard de Laura Harring à la fin du film). ALors oui, on peut être dégouté, ennuyé, regarder sa montre, être oppressé, regretter le manque de cohérence à tout ca, on peut pester, quitter la salle au mileu du film; on peut aussi débrancher tous les cables et se laisser embarquer. Et on a intéret à avoir le coeur bien accroché. Car seul Lynch peut nous balancer de plein fouet ses cauchemars les plus dingues avec un tel sans-gêne, et une telle assurance de nous voir revenir en en redemandant encore, et encore.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2007
Sans doute le plus grand Lynch.
Encore plus tortueux que Lost Highway et encore plus captivant que Mulholland Drive.
Une mise en scène exceptionnelle, des acteurs incroyable...
A voir et revoir de préférence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2007
Une accroche annonciatrice de l'angoisse : la voisine qui vient de la maison d'en bas (Wes Craven ?),la malédiction du scénario. Que Lynch dise n'avoir aucun rapport avec les artistes modernes du cinéma, c'est un mensonge. Peut etre le sait il pas , que son inconscient le trahit. Plein de "clins d'oeils" m'obligent à penser cela.Exemples: son arret subit sur le mur BLANC, les questions psychanalitiques et sociologiques qu'il apporte -> Odyssée de l'espace, La porte-> Shining ; le tournevis dans le ventre ainsi que la tache de sang sur le tee shirt -> videodrome, le lapin-> Donnie Darko ( très forts liens scénaristiques) ; caméra Dv + cadres + l'idée de la glace qui se brise ->Lars von trier, Nancy sinatra par la force qu'elle donne au film -> Kill Bill... Je pourrai continuer longtemps. Deuxième point qui me tourmente, pourquoi les personnages qui ont l'air si précieux en premier plan sur la continuité du film sont effacés par d'autres : Le voisin ,la clocharde et la chinoise( l'histoire du chimpanzé excellent!), la troupe ... Il créé un paradoxe en sublimant la seule qui reste debout mais qui souffre, Laura Dern, par des moyens de transition sur les questions du couple, la révolution sexuelle apportée par les prostitués etc. D'après les critiques, c'est la force du film ou du moins ce qui à en retenir. Je pense au contraire que mes deux préoccupations sont deux prétextes pour encore une fois envoyer des couteaux à l'industrie du cinéma et aux "biens pensants" et à montrer sa passion commune aux plus grands artistes: la femme. Défenseur de belles idées, il arrive par de beaux moyens assez expérimentaux d'identifications à faire entrer le spectateur dans son film ( jeune fille témoin,personnage à lunette... )ainsi que de se mettre même à la place d'un personnage(la clocharde)"C'est normal tu es entrain de mourir",ressemblance troublante par rapport au contexte et à la méditation transcendentale qu'il pratique; assez representatif du réalisateur, non ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 mars 2007
Les applaudissements, les bravos, les hourras pour Mulholand drive ont encouragé D Lynch. Pourquoi se fatiguer quand on sait que les fans trouveront une multitude d'indices et de sens cachés auquels le réalisateur n'avait pas pensé lui meme?
Un grand film de David Lynch, on applaudis l'artiste s'il vous plait, masquez sont nom sur l'affiche et on criera à la fumisterie...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mars 2007
Je suis allé voir Inland Empire et j'avoue que je ne pensais pas que beaucoup de monde apprécierait ce film. Mais je suis surpris de constater que même des habitués ne le cautionnent pas.
S'il est évident que ce genre de film suggère une certaine approche de la lecture cinématographique, le réalisateur se laisse aller plus loin dans l'exercice de l'abstraction.

Lynch nous dépeint ici l'état de confusion dans lequel se trouve une actrice qui s'investit pleinement dans le rôle qu'elle interprète au point de mettre en danger sa propre perception de la réalité et d'elle-même.
Son tour de force est de mettre le spectateur dans ce même état de confusion et d'angoisse.

Le problème du scénario au cinéma soulevé par de nombreuses critiques négatives du film est en fait une question similaire au problème de la représentation en peinture qui a pu être soulevé au temps de Kandinsky par son abstraction (Kandinsky est une des références picturales de Lynch par ailleurs). Dire qu'un film n'en est pas un parcequ'il n'a pas de scénario, c'est tout simplement nier 100 ans d'histoire de l'art.

Lynch ne raconte pas une histoire, il partage des sensations.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 mars 2007
Nullissime ! Ce film, c'est 3 heures de cauchemar en images et son. Les seuls souvenirs qu'il me reste après l'avoir vu il y a une semaine : des lapins humanisés plutôt drôles et une actrice ressemblant bizarrement à Steffi Graff et qui a autant d'expression qu'un personnage de Derrick ! Quant à cette fin qui n'arrive jamais et à la musique pseudo hitchcockienne insupportable... No comment !!! Ce type d'ennui n'est pas descriptible...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mars 2007
Ce que le film m'a apporté ?
Un tel sentiment d'avoir été escroqué que, du coup, je me suis inscrit à AlloCiné afin de pouvoir être solidaire des nombreuses victimes de ce guet-apens cinématographique. J'en veux beaucoup plus aux critiques, abusivement encenseuses, qu'à Lynch qui, ma foi, a bien le droit de se prendre les pieds dans le tapis. Je me suis toujours fait fort de ne jamais m'endormir devant un film, cette fois encore, je n'ai pas dérogé à la règle, grace, je dois le dire, aux ronflements des autres spectateurs...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2007
il est inutile d'en rajouter sur ce qui est dit sur ce film pour lequel la chose de première importance est de le voir... dédale, labyrinthe, parcours mental et tortueux, Lynch continue de nous guider dans un monde complexe et captivant.
sunshine1
sunshine1

122 abonnés 471 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 mars 2007
Quel interet de regarder un film ou l on ne comprend rien ? Aucun !!!!!!
Film éprouvant qui m a donné mal a la tete .Ce film a du lui etre bénefique pour lynch car fimmé en dv ce film ne lui a rien couté avec un scenario completement ambigu et illogique . Toute ces annéé de réalisation pour une construction personnel qui nous donne l impression de suivre un cours de theatre .Cette fois ci lynch commence a etre fatigué et devrai se remettre a reprendre des cours .Le cinema est fai pour donner des émotions et non pas a réflechir pandant trois heures pour une fin qui n a pas lieu.Lynch s est perdu en chemin et nous avec .
Une perte de temps ,passer votre chemin , vous risqué de detester le cinama artistique .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2007
Le Chef d'oeuvre ultime. Oui le Cinema est un Art avec un grand "A" et il suffit de voir INLAND EMPIRE pour s'en convaincre. Lynch pousse la limite entre Film et Tableau et on ne sait plus trop ce qu'on regarde, ce qu'on sait c'est qu'en sortant de la salle on est dans un état second, comme revenant d'un voyage imaginaire ! Et que par la suite on ne fait qu'y penser, à quoi ? On ne sait pas et on ne saura jamais... Tant mieux au final ! Une seule chose est certaine, INLAND EMPIRE marque à vie !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2007
Plus qu'un film, une experience. Un aller retour dans un cerveau malade. Impressionnant. L'utilisation du son est proprement stupefiante. David Lynch n'est pas qu'un realisateur, c'est un auteur, un artiste. Devant Inland Empire comme devant Eraserhead, Mulholland drive ou le génial Blue Velvet on vit une experience forte, on est manipulés, on va au delà du cinéma. Je plains les spectateurs qui ont mis 0 à ce film, trop habitués qu'ils sont à voir des films ultra calibrés. Avec Lynch, il faut toujours rester en eveil, c'est un jeu de piste cérébral pour spectateur averti. Le meilleur film sorti au cinéma depuis 5 ans.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 mars 2007
Bon, au bout de 20 ans, D.Lynch nous ressert un film hommage à sa filmograhie, on attendait autre chose... J'ai vu tous ses films, et je peux dire que celui-ci est parfaitement répétitif, ennuyeux. Rien de nouveau à l'ouest - j'ai eu le sentiment pendant 3h de me faire resservir la soupe. Lynch, malgré son talent, nous hypnotise comme un magicien sur le retour : avec de vieilles ficelles. Acteur et actrice torturés par des gros plans, filles dénudées aguichantes gratuitement, bande orginale vieillotte des années 80, kaléidoscope visuel à la mode littéraire américaine des années 50 (cup-up, fold-up de W.S.Burrough's). Bref du déjà vu bien pépère et sans vraiment de fond. Un ovni qui passe, quoi, loin au fond dans le ciel, et qu'on oublie aussitôt. D'ailleurs L.Dern, très bonne d'ailleurs et comme d'habitude, a préféré coproduire le film - on la comprend, elle n'aura pas tout perdu... Mais nous, eh bien sans doute un peu de notre argent mais plus sûrement de nos illusions concernant ce réalisateur que je sais de grand talent. Affaire à suivre...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2007
Est – ce qu’on peut aimer un film sans l’avoir compris ? Oui si on le considère comme une œuvre d’art dont on n’est pas obligé de comprendre toute la signification pour l’apprécier. Il serait donc intéressant de savoir ce que Lynch a compris de son film quand on sait qu’il a commencé à le tourner sans scénario et que son titre a été choisi seulement pour sa phonétique … Ce film labyrinthique, apparemment non structuré apparaît comme l’œuvre cinématographique la plus libre et expérimentale de David Lynch. On y peut ressentir comme dans ses derniers films une ambiance de quelque chose qui se trame, un univers malsain, une atmosphère oppressante et morbide. Inland Empire reprend donc les mêmes procédé que Mulholland drive mais en se radicalisant au maximum. Le danger pour le réalisateur, si il ne renouvelle pas dans ses prochains films est qu’ils risquent de devenir une caricature de lui-même. Néanmoins, David Lynch reste un grand créateur puisqu’ il a inventé le cinéma abstrait.
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