The Servant
Note moyenne
4,2
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75 critiques spectateurs

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rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2016
Chef d’œuvre qui crée encore aujourd’hui un malaise puissant chez le spectateur, The Servant n’est pas une œuvre facile qui se livrerait comme cela à la première vision. Dominé par une réalisation absolument brillante, mais qui n’est jamais démonstrative, le long-métrage parvient à instaurer un climat malsain et d’une parfaite inquiétude. Inconfortable du début à la fin, le scénario d’Harold Pinter se joue des attentes du spectateur pour mieux le désarçonner. Illustrant de manière impressionnante la lutte des classes, l’auteur ne cherche aucunement à accabler l’ensemble des personnages tout en se refusant à désigner un seul héros. Non le majordome n’est en aucun cas un modèle de prolétaire qui agirait par conscience de classe, mais bien plutôt un opportuniste qui joue de son pouvoir de séduction pour prendre l’ascendant sur son maître et profiter ainsi de ses avantages. Non, le maître incarné avec justesse par James Fox n’est pas un individu veule et égoïste, mais il est juste d’une fainéantise incroyable. Le tout sur fond de dépravation sexuelle (toujours suggérée, y compris une éventuelle trace d’homosexualité) et d’une Angleterre qui connaît une lente, mais certaine révolution sociale. Absolument brillant.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2011
Harold Pinter au scénario, Joseph Losey à la mise en scène, Dirk Bogard, Sarah Miles, James Fox... et l'histoire d'un majordome qui prend progressivement l'ascendant sur son maître. La précision du cadrage et l'interprétation subtile des acteurs renforce la tonalité sèche de l'histoire. Mais malgré la haute tenue du scénario, les tenants et aboutissements de l'histoire sont rapidement cernés. Et l'on a l'impression d'assister à un long cours théorique sur le conflit des catégories sociales opposées. On culpabiliserait presque de trouver le temps aussi long et de s'ennuyer. Mais le pensum ne passe pas.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2013
Film sublime et critique envers les rapports de domination dans le cadre de la hiérarchie sociale.
les acteurs et les actrices sont magnifiques.
L'image et le cadrage sont à tomber parterre.
une merveille
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 décembre 2012
Premier film de Losey que je découvre et je suis séduit d'emblée par ce noir et blanc profond, l'utilisation des ombres inquiétantes et la virtuosité de la mise en scène sous forme de huit clos.
La déliquescence de la bourgeoisie, l'immoralité crasse des personnages et la fin que l'on pressent dramatique soulèvent beaucoup d'espoir et l'on attend le moment de basculement.... qui n'aura pas lieu... la perversité restant sans mobile, le scénario sans critique sociale réelle, l'on se dit que tout ce talent pour nous dire simplement l'indécence et la dépravation des Hommes laisse un goût d'inachevé et de déception....
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2020
De l'influence perverse d'un domestique sur son maître... Sur un excellent scénario d'Harold Pinter (c'est le début de la collaboration Losey-Pinter), le réalisateur signe un film plein d'ambiguïté, de subtilité retorse et de machiavélisme feutré. Il explore la dialectique maître/esclave en inversant insidieusement les rapports de domination et de soumission. Visuellement, cela se traduit par une alternance de plongées et de contre-plongées, des effets d'ombres et de lumières, des jeux de miroirs. On note également un souci des détails qui font sens et une exploitation de plans-séquences élégants mais qui distillent quelque chose de vénéneux. La droiture et la diligence du serviteur, associées à une forme d'insolence déconcertante, prennent un tour de plus en plus troublant et malsain au fil du film. Et la réaction de l'aristocrate n'en est pas moins étrange. Masochisme, homosexualité latente se devinent en filigrane. Jusqu'à la décadence finale, sombre et assez monstrueuse. Dirk Bogarde est fascinant.
tomPSGcinema

882 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2017
Sans être le chef-d'oeuvre que j'espérais visionner, "The Servant" est tout de même une oeuvre assez marquante dans son genre. Les interprétations de l'imposant Dirk Bogarde et de la très sensuelle Sarah Miles sont franchement admirables. De plus, ce huis-clos possède une mise en scène assez inventive de Joseph Losey et une superbe photographie en noir et blanc qui apporte une bonne dose de malaise à l'atmosphère du film. Par contre, l'histoire ne m'a pas particulièrement conquis et ce malgré une première heure assez aguichante.
AMCHI

6 955 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2012
Affrontement de 2 mondes pour un Losey qui est très apprécié pour ma part je lui reconnais de la qualité à ce film et dans sa 1ère heure The Servant m'a vraiment plu mais je ne sais pas après j'ai commencé à me fatiguer devant ce film. Peut-être trop suggestif pour moi, vers la fin je m'attendais presque à ce que le lord et le butler se roulent un patin mais The Servant (époque oblige entre autres) reste latent sur cette question. Un bon film oui avec une interprétation forte (surtout de Bogarde) mais avec une fin qui m'a un peu déçu.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2021
Si vous saviez que le serviteur et le maître étaient censés échanger leurs places qui est le point central du film vous serez extrêmement déçu. Cela aurait pu être très bien fait et cela semblait être une intrigue intéressante. Plutôt que de progresser doucement d'un état à l'autre ce film s'attarde sur chaque état pendant un certain temps. Par exemple vous voyez l'état où le serviteur et le maître sont à leur place puis ils changent vraisemblablement de place dans les dernières minutes de l'histoire. Ce n'est pas convaincant. Au lieu que le maître soit trompé il est simplement incapable de faire quoi que ce soit sauf peut-être de respirer et boire. Le valet n'est pas rusé il est juste là. Vers la fin il gémit et se plaint tu es si méchant le maître répond je suis désolé et le valet dit va me chercher une bière ce que fait le maître. Je peux seulement supposer que cela signifie qu'ils ont échangé leurs places parce que je n'ai pas vu d'autres indices et même après cela on ne voit pas vraiment le serviteur donner des ordres au maître. Pourquoi ce film dure-t-il deux heures car même s'il avait durer une heure et je n'aurais rien manqué...
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Un an après une « Eva » fort bien réalisée mais m'ayant peu intéressé, Joseph Losey fait part d'un talent identique derrière la caméra tout en racontant une histoire infiniment plus captivante. Alliant une maîtrise de tous les instants à un scénario subtilement malsain signé par un Harold Pinter en forme olympique, « The Servant » livre un portrait insolent de la société anglaise sans que celle-ci ne soit ridiculisée ou humiliée gratuitement. L'étrange relation unissant l'aristocrate et son valet va bien au-delà, d'autant que son évolution, progressant vers quelque chose d'aussi dérangeant que fascinant, est toujours filmée avec une insolente élégance, certains plans illustrant admirablement le travail de Losey derrière la caméra. Plongé dans un noir et blanc du plus bel effet, la maison apparaît également vite comme un protagoniste à part entière, que l'on finit par connaître par cœur, confortée par la fluidité avec laquelle chaque scène y est tournée, parfois de façon vertigineuse, notamment à travers l'utilisation des escaliers ou encore lorsque spoiler: la vérité explose au visage
de James Fox et Sarah Miles (tous deux très bons), hallucinant moment. Un film de sensations, étrange et beau jusqu'au point de non-retour, pensée de façon millimétrée, inévitablement moins scandaleux qu'à sa sortie, mais toujours aussi remarquable dans son regard sur les rapports humains, livrant une subtile analyse sur la « lutte des classes » et la domination, l'emprise spoiler: que peut insidieusement exercer un être (en l'occurrence Dirk Bogarde, magistral) sur un autre, sans même que ce dernier n'en soit réellement responsable ou ne s'en rende compte lorsqu'il est encore temps
... Une œuvre complexe, profondément troublante : le cinéma anglais (ici par un réalisateur américain!) à son meilleur.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2018
Un huit-clos étouffant d’une perversité folle, filmé dans un magnifique noir et blanc, avec le génial Dirk Bogarde. Un classique.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2021
Wow, grand film. Une véritable réussite à tous les niveaux. L'intrigue est complexe, la mise en scène soignée, le noir et blanc impeccable, les acteurs/actrices excellents. L'atmosphère est telle, que le côté rétro du film ne lui confère pas d'effet vieillot, au contraire, mais arrive à en faire un film "moderne" et angoissant, tout en détails et en subtilité. J'adore. Et je suis ravie de voir tant de critiques élogieuses.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2022
Les films de genre sont parfois moqué pour leur absence de crédibilité pourtant un peu inhérente au genre. L'important c'est d'y croire mais quand ce travers concerne es récits à dimension psychologique c'est bien pire... Il m'était tout à fait impossible de croire en l'ascendant pris par Dick Bogarde (formidable au demeurant) sur son maître. Tout simplement parce que c'est trop rapide, trop claire. Comment peut-on supposer qu'un homme ayant de hautes responsabilités puisse accepter de tels comportements ? La mise en scène brillante et oppressante de Joseph Losey ne peut rien y changer... Cela ressemble plus à une peur de grand bourgeois, ce film finalement.
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2025
Un classique parmi les classiques. Un des films les plus pervers jamais faits. Car, et c'est fait exprès, on ne saura jamais qui tire réellement les ficelles de cette géante manipulation. En dehors de la réflexion sur l'éternelle relation entre le dominant et le dominé, jamais on ne pourra m'enlever de l'esprit que cette histoire était aussi le vecteur d'une vengeance à accomplir. Pourquoi ? Parce qu'à mes yeux, il y a, et ce dès le départ, un mépris de classe flagrant. L'aristocrate regardant de haut le domestique. L'hypothèse est d'autant plus crédible lorsque l'on sait en quelles idées Losey croyait. Rappelons qu'il fut un de ceux à être placé sur la liste noire. Le contraignant à s'exiler en Angleterre après la guerre. Sinon, en ce qui concerne tout le reste, que ce soient les autres éléments de l'histoire, (notamment cette homosexualité suggérée) la mise en scène, l'esthétique et l'interprétation (la délicieuse Sarah Miles, 22 ans, entrait par la grande porte), je ne peux rien ajouter à ce qui a déjà été dit. Même si j'ai quand même bien envie de m'attarder sur le cas de Dirk Bogarde. A vrai dire, il n'aurait même pas eu besoin de jouer ou ne serait-ce que de parler, sa seule présence suffisait à instaurer un climat malsain. On s'en rendait déjà compte à l'époque, mais je crois que ce n'est qu'aujourd'hui que l'on se rend réellement compte que cet immense acteur s'est bâti la prestigieuse carrière que l'on sait en ne tenant pratiquement que des rôles d'une complexité extrême. "The servant" faisait partie de ce que le cinéma anglais pouvait offrir de meilleur à une époque où nos amis d'Outre-Manche envoyaient l'artillerie lourde.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2021
D'une maîtrise technique indubitable et parcouru d'une atmosphère dérangeante, inquiétante, le film hésite cependant entre réelle portée politique par la lutte entre maîtres et valets ou traditionnel jeu de manipulation amoureuse, rendant le propos hésitant et même bancal dans la dernière partie où les réactions psychologiques des bourgeois perdent en crédibilité. A voir pour le jeu de dupes mené par un fascinant Dirk Bogarde.
NammJones
NammJones

140 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2020
L'idée est bonne, le casting aussi.
Difficile de comprendre si on ne suit pas en détail à cause des flashback notamment mais dans l'ensemble, c'est plutôt une réussite.
On sent la touche Shyamalan.
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