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Un visiteur
0,5
Publiée le 14 mai 2012
Ce fut long. Mais je suis courageuse, je l'ai regardé jusqu'au bout. N'ayant jamais entendu parler de ce film, mais attirée par la belle brochette d'acteurs jouant dedans, je l'ai visionné sans le moindre à priori. Et, plus ça allait, plus je pensais à ce que des Anglais m'avaient dit sur le cinéma français, qu'ils ne l'aimaient pas parce qu'il n'y a jamais de début ni de fin. Sur le coup, je dois dire que l'Enfer m'a bien remise en question sur le non véhément que je leur avais servi, surtout que je l'attendais impatiemment, la fameuse fin. Fin qu'on nous a fait miroiter, qui ne prend pas, qui n'arrive même pas à étonner, la fin étant tout le propos du film, petites touches distribuées ça et là durant ces interminables une heure trente, mais bien trop tard pour faire tenir le tout, pour donner un sens à l'Enfer. Tout ce que je retiens, c'est un étalage dramatique à donner la nausée (ou à faire rire), de symboles et esthétisme ronflant, de morceaux de vie aux interprétations bonnes, mais sans réelle grâce. Un bien ennuyeux ratage.
Un pitch intéressant, étonnant même. Mais le traitement du scénario est bien superficiel. Gamblin et Béart tiennent les scènes à bout de bras mais ne peuvent cacher la foret.
Les drames et les secrets de famille ont, certes, été déjà beaucoup mieux traités que cela au cinéma. Mais ce deuxième long métrage de Danis Tanovic (après No man's land couvert de louanges et de récompenses) ne manque pas de charmes et de qualités. La première est sans conteste le casting. Les trois soeurs et leur mère séparées par le-dit drame de famille, sont interprétées avec pudeur et justesse par un magnifique quatuor d'actrices : Emmanuelle Béart l'ainée, Karin Viard la cadette, Marie Gillain la benjamine et Carole Bouquet la mère. Accompagnées par les hommes : Jacques Perrin, Jacques Gambin, Guillaume Canet et Miki Manojlovic, tous très sobres.
L'histoire se déroule dans une atmosphère lourde et pesante. Une belle musique bien que parfois un peu trop appuyée et omniprésente, une très belle photo et un rythme assez lent, permettent de bien apprécier la montée de la tension, jusqu'à la révélation finale. Des vies perdues, gâchées, torturées pour un malentendu sexuel, dont personne ne se remettra jamais vraiment, mais une fois cette vérité finalement éclatée, un espoir naîtra où chacun vivra un peu mieux en paix avec lui-même.
Une imposture et rien d'autre. Il faudrait dire à ce cher Danis machin-chose qu'une distribution alléchante ne suffit pas pour faire passer une histoire racoleuse à souhait et qui tombe dans un pathos des plus affligeants. On est dans une dramaturgie grotesque voire caricaturale qui frise le burlesque. Je me demande ce que Karine Viard, Marie Gillain, Canet et Gamblin, aux parcours assez irréprochables, sont venus foutre dans un film pareil. Je ne parle pas d'Emmanuelle Béart que, personnellement, je n'aime pas beaucoup. C'est sans nuances, bourré de clichés à 2 balles, ridicule quoi. Reste les 2 étoiles que j'attribue pour le plaisir de retrouver les acteurs sus-nommés.
Et oui, le titre se justifie pleinement : ce film est un enfer de platitude, de bêtises, de lourdeurs, on semmerde ferme et on se demande franchement comment de tels acteurs (Karine Viard, Emmanuelle Béart, Marie Gillain & co) ont pu se fourvoyer dans ce nanar (besoin de thunes ??). A fuir.
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0,5
Publiée le 20 octobre 2021
Il y a longtemps que je n'avais pas vu une telle camelote extrêmement bien faite. C'est le genre de film qui vous permez de faire un test de goût en quelque sorte. La pseudo profondeur et les grosses histoires qui ne tiennent pas debout bien que caractéristiques d'une certaine partie du cinéma français ne font vraiment pas un bon film. Je préfère regarder une dinde comme Independence Day dix fois de suite plutôt que de regarder une fois de plus ce film. C'est l'enfer sans aucun doute mais pour le public...
Assez surprise par le dénouement que prend le film......le film est noir est noir et ennuyeux jusqu'a un peu plus de la moitié on voit pas bien ou le réalisateur veut en venir mais petit à petit les pièces s'emboitent et le film retrouve de son intérêt.
Il y a des jours où l'on se sent las pour le cinéma français. Vu en Espagne étant le seul film français qui passait ac La Môme, L'Enfer ne pourrait pas mieux porter son nom. Le film cumule toutes les maladresses, pesanteurs du mauvais film. Acteurs dirigés jusqu'à la caricature, longs silences censés être lourds de sens mais en fait vides de tout sauf de lourdeur. Scénario lourdingue au possible, dialogues insipides au possible. Une bonne grosse daube française prétentieuse qui se paye le luxe de se proposer comme une révision de la tragédie de Médée. Ridicule
Il n'est jamais bon de se féliciter de la mort de quelqu'un ! Toutefois, ici, le décès remonte à 10 ans ou presque et il nous a permis d'éviter que Krzysztof Kieslowski tourne lui-même ce scénario de "l'enfer" écrit pour lui. Alors j'assume. D'autant plus que que celui qui l'a récupéré n'est autre que Danis Tanovic, le réalisateur bosniaque de "No Man's Land" et le résultat, dans un registre très éloigné de celui de son premier film, est proche du chef d'oeuvre. Certes, dans la mesure où Les Inrocks et Pierre Murat de Télérama n'avaient pas aimé ce film, je m'attendais à le trouver à mon goût, mais, franchement, le résultat dépasse mes espérances. En tout début du film, dans 2 scènes brèves, Danis Tanovic introduit une atmosphère qui, tout au long du film, se traduit par une tension sous-jacente, une espèce d'angoisse feutrée. On devine ce qui a amené ces 3 soeurs à entretenir avec les hommes des rapports aussi difficiles, on devine le rôle qu'a pu tenir leur mère. Contrairement à ce qu'on aurait eu avec Kieslowski, rien n'est appuyé, même si le film est riche de quelques scènes d'une très grande intensité, formidablement mises en scène, formidablement interprétées. En effet, même si le résultat est avant tout dû à Tanovic, il ne faut pas oublier les actrices et les acteurs, toutes et tous excellents. Peut-être pour la première fois, j'ai même trouvé Karin Viard excellente ! Quant aux côtés techniques du film (image, cadrage, mouvements de caméra, son) c'est du grand art. Un grand, un très grand film.
Un film lent et ennuyeux dans lequel il ne se passe rien à part des bavardages, des bavardages et encore des bavardages... Bref, l'enfer, c'est de rester 1 h 35 devant son écran à regarder ce film. Idéal pour s'endormir...
Avec un tel casting et un scénario qui allait nous émouvoir, on était en droit à s'attendre à un film réussi, inoubliable...la fin est maladroite, la rythmique trop lente et le film se cherche dans la facilité. La mayonnaise ne prend pas.
Adapté de l’œuvre triptyque inaboutie du grand Kryzsztof Kieslowski et de son scénariste attitré Kryzsztof Piesiewicz, L’ENFER, second volet de la trilogie originelle, est un film d’une grande force, qu’il doit en grande partie grâce à ce scénario virtuose, mais également à une réalisation codifiée, stylisée, sublime de sa photographie méticuleuse mais plus particulièrement de ses multiples plans hommages/pastiches au défunt génie Kieslowski, pour les connaisseurs qui sauront les identifier et les savourer. Doté d’une tournure très intellectuelle de tragédie familiale grecque - qui sied élégamment à son quatuor d’actrices (Béart, Viard, Gillain, Bouquet, quatre jeux douloureux et tout en nuances) et à son acteur (Canet, profond, mystérieux et fascinant) - le dénouement est magnifiquement troublant, et de par son effet distillé, en devient presque étourdissant sur la durée restante, jusqu’à son amplification finale, qui s’illustre par un effet kaléidoscopique, superbe symbole d’un vertige progressif qui atteint son paroxysme. On regrette Kieslowski plus que jamais, mais on se réjouit en contrepartie de voir que son cinéma est toujours aussi communicatif, pour les cinéastes comme pour les cinéphiles.
Film intellectuel très noir issu d'une oeuvre littéraire d'un homme d'Europe de l'est, et cela ce sent. Impressionnante pléiade d'acteurs et actrices. Tout ça n'est pas super réaliste mais j'ai apprécié le puzzle qui se constitue au fur et à mesure. Beaucoup n'ont pas apprécié ce film, mais si on prend du recul, ce n'est pas si mal. En tous cas mérite un peu mieux que la moyenne.