La Vie et rien d'autre
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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2021
Un film de guerre ou la guerre est passée mais pas terminée. Le major Dellaplanne (merveilleux Philippe Noiret) est chargé de mettre un nom sur les disparus des tranchées alors que sa hiérarchie tente de minimiser le massacre qu’a été la première guerre mondiale. Ce film montre une société qui tente de panser ses plaies, qui survit dans la nostalgie de la vie d’avant alors que plus rien ne sera jamais pareil. Une société de ruines et de fantômes qui hantent ceux qui restent. Un film d’une grande sobriété dans tous ses aspects mais d’une efficacité redoutable. Une des belles réussites de Bertrand Tavernier.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2018
Nous sommes en 1920 et la Première Guerre Mondiale est achevée depuis deux ans. Philippe Noiret est dans « La vie et rien d’autre » le Commandant Dellaplane. Ce soldat obstiné recherche minutieusement les disparus du conflit. Il recense les amnésiques, les morts ou encore les amputés. Sabine Azéma est ici une bourgeoise en quête de son époux disparu. Ils vont se rencontrer dans un hôpital de province. Si l’Armistice a sonné le 11 novembre 1918, les plaies sont encore ouvertes. « La vie et rien d’autre » est un film hommage à cette après-guerre douloureuse. Dans une atmosphère froide aux couleurs très travaillées, Bertrand Tavernier prouve son attachement au réalisme en reconstituant les décors, costumes et objets le plus fidèlement possible. Le réalisateur donne également son point de vue lors de la séquence sur le tirage au sort du soldat inconnu. La métaphore est grande lorsque son protagoniste annonce qu’il faudrait onze jours entiers et onze nuits entières pour permettre aux victimes de défiler sur les Champs Elysées en formation et au rythme règlementaire. Ce drame est une fiction aux recherches historiques poussées et rares sont les cinéastes qui auraient pu délivrer autant de profondeur à ce sujet.
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Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2023
Ce 11 novembre 2020 j’ai revu « La vie et rien d’autre » (1989) de Bertrand Tavernier qui conte l’histoire du major Dellaplanne (Philippe Noiret) qui (et c’est la première fois que ce sujet est traité à l’écran) s’acharne en 1920 à essayer de mettre un nom sur les disparus de la Grande Guerre et à en comptabiliser les morts. Il travaille sur un « gisement », un train composé de wagons militaires avec des obus et des bombonnes de gaz, et de wagons d’un train sanitaire, qui a été enfoui sous un tunnel miné par les allemands. Et les veuves de venir essayer de reconnaître les objets sortis des décombres pour identifier tous ces morts sans nom. Parmi ces femmes, Irène de Courtil (Sabine Azéma) qui est la belle-fille d’un sénateur qui harcèle de lettres les services de l’armée et la femme d’un riche industriel dont les usines ont été épargnées par les allemands (on saura le pourquoi). Cette « antilope », toujours accompagnée du chauffeur de son Hidalgo, a hanté depuis la fin des hostilités les hôpitaux pour arriver à ce tunnel. D’une relation d’hostilité liée au lettres du sénateur et au caractère hautain d’Irène, on passera à une « compréhension » de la misère de la guerre puis pour elle « à l’apaisement de penser que son mari est mort » dans ce tunnel… voire plus si le major avait voulu prononcer les 3 mots !
Sur cette histoire, se greffent la recherche par une jeune institutrice de son fiancé mort également dans ce train et dont le destin croise étrangement celui d’Irène ; un sculpteur qui est aux anges (« C’est l’âge d’or ») car il y a 35 000 monuments aux morts à construire par 300 sculpteurs et – plus intéressante – l’histoire de Perrin (François Perrot) qui avec son équipe d’annamites doit déterrer un soldat inconnu bien sûr « français, ni british ou noir » pour la cérémonie qui aura lieu à Verdun, à savoir le choix le 8 novembre 1920 par le soldat Auguste Thin « pour la Patrie, le Droit et la Liberté » (Maginot, ministre des pensions) du cercueil qui sera le soldat inconnu déposé sous l’arc de triomphe il y a exactement 100 ans jour pour jour.
Le film parfait en termes de reconstitution historique, est magistralement réalisé avec une photo froide et brumeuse, des décors mornes et un rythme volontairement lent traduisant la difficulté des recherches. Mais il y aussi et surtout les répliques chocs du major Dellaplanne désabusé par toutes les horreurs qu’il a vécues, telles que - à propos du soldat inconnu - « Ça me désole car un seul pour oublier les 1 400 000 autres soldats morts » et qui arrivant à Verdun en retard dira « J’étais en panne mon général, en panne de tout » sans oublier surtout son calcul « Il faudrait 11 jours entiers et 11 nuits entières pour permettre aux victimes de défiler sur les Champs Elysées en formation et au rythme règlementaire ». Un Noiret superbe qui a amplement mérité son César.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2015
Sixième film que je découvre de Bertrand Tavernier. C'est celui qui m'a le moins passionné, pourtant il est extrêmement intéressant mais un poil trop long. Le texte est quand à lui toujours aussi remarquable, la beauté des mots est toujours ce que je préfère chez Tavernier, même la grossièreté sied à merveille et se mélange à ravir avec la grâce de certaines phrases. Je me suis un peu perdu par instants, j'ai toujours repris le fil mais c'est vrai qu'il manque un peu de rythme. C'est dommage car le propos en vaut réellement la peine, le regard que porte son personnage principal à savoir le commandant Delaplane ( Noiret ) sur la situation et la mesquinerie de certains de ces chefs haut placé est brillant et très sombre. Philippe Noiret est encore une fois remarquable, il séduit par son charisme et sa prestance. Il est possible de faire pareil conclusion avec Sabine Azéma, très belle et toujours juste, la scène dans la voiture à la fin est forte et jolie. Le final m'a touché, cette lettre est ravissante et pleine de douceur, les images qui accompagne ce moments sont les plus délicate du long métrage.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2018
Baigné d'une lumière époustouflante qui donne à ce film se déroulant dans les décombres de la Première Guerre Mondiale une atmosphère crépusculaire, La vie et rien d'autre est bouleversant. Porté par des acteurs superbes, Philippe Noiret et Sabine Azéma en tête, celui-ci aborde la thématique des soldats disparus et des cicatrices impossibles à refermer pour des milliers de familles françaises. Réflexion sur le besoin de vérité et la nécessité du deuil, ce réquisitoire pacifiste offre aussi un portrait saisissant de la France d'immédiate après-guerre, et des solutions inventées par l'État pour tenter de résoudre un problème a priori insoluble, celui de la mémoire des anonymes et disparus sur le champ de bataille, à travers l'installation de la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe - la recherche d'un corps non identifié à ces fins sera d'ailleurs l'objet de nombreuses séquences cocasses.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2018
Sujet passionnant (la recherche des disparus de la grande guerre et du choix du soldat inconnu). Mise en scène soignée quoique un peu lente parfois. Le film c'est surtout l'occasion de rappeler que Philippe Noiret était un immense acteur et que sa présence à lui seule suffisait à magnifier la pellicule...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 septembre 2012
Superbe reconstitution de l'époque d'après 14-18, l'ambiance du film est triste et pessimiste. Le pays est dévasté (villages en ruines, terres boueuses, ...) mais aussi les personnages (Noiret est parfait dans ce rôle). Bien filmer avec une belle et terne photo, les dialogues sont beaux.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2021
Belle reconstitution des charniers de la seconde guerre mondiale lorsque les femmes cherchaient leurs maris souvent de façon désespérée. Le duo Philippe Noiret/ Sabine Azema fonctionne à merveille.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2021
Il flotte un parfum de Voyage au bout de la nuit sur ce film d'après première guerre mondiale qui mêle constat historique et anti militariste, et histoire d'amour. La reconstitution est fidèle la réalisation précise quoique un peu longue et Noiret est immense.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2008
Intéressé par la Grande Guerre, Bertrand Tavernier réalise un diptyque avec «La Vie et rien d’autre» (France, 1989) et «Capitaine Conan». Si le second est une plongée déliquescente et éffrénée dans la mort, le premier éveille une lueur d’espoir vers un retour à la vie. A la fin de la première guerre mondiale, l’Armée française s’occupe à reconnaître les cadavres et à chercher les corps disparus. Perpétuellement installé dans un lieu inapproprié, le commandant Dellaplane (Philippe Noiret) s’attèle à la lourde tâche qui occupe les survivants d’une guerre et poursuit les recherches de cadavres. Sur son passage, il fait la rencontre de deux femmes, provenant de milieux très différents mais dont il tombe amoureux. Attaché à la mort par le souvenir qu’il conserve de la guerre et par le travail qu’il doit effectuer pour l’Etat, Dellaplane se rattache à la vie par le biais des sentiments. Tout le cinéma de Tavernier se résume à retrouver l’indice de la vie au travers des émotions. Le parcours que trace le film (grâce à d’immenses décors, des mouvements de caméra aussi impressionnant qu’ils le seront dans «Capitaine Conan» et la musique tragique d’Oswald d’Andrea ) permet d’accomplir un retour à la vie, un surgissement vital des émotions aussi essentielles que celles de l’amour. Ce sentiment renait grâce à une bourgeoise et une jeune serveuse. Toute deux à la recherche de leur époux/fiancé, elles trouvent en Dellaplane la figure sur laquelle transférer leur affection. De même Dellaplane, plongé sans cesse dans des lieux qui ne lui correspondent pas et dans des situations qui le rappellent à l’effroi de la guerre, transfère sur les deux femmes son besoin de vie. Trois ans plus tard, Tavernier réalise «La Guerre sans nom», le documentaire-somme où d’anciens soldats de la guerre d’Algérie témoignent quatre heures durant de leurs souvenirs. Un autre moyen pour la mémoire de percer au grand jour. «La Vie et rien d’autre» réussit l’exploit de glisser de la mort à la vie.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2023
Comme toujours avec les films de Bertrand Tavernier, on a le droit à une reconstitution historique de très grande qualité. Cette fois-ci, il nous transporte à la fin de la Première Guerre mondiale. A travers la rencontre d’un commandant (Philippe Noiret) chargé d’identifier les corps des soldats morts au combat et d’une femme bourgeoise (Sabine Azéma) à la recherche de son époux disparu, le réalisateur décrit un contexte social et humain particulièrement sordide. Il dénonce notamment le commerce lucratif des monuments commémoratifs, le désarroi des familles en deuil, la déliquescence de l’armée française, etc.. Bref, ce long-métrage austère et dramatique repose essentiellement sur l’excellente interprétation de Philippe Noiret, ce qui lui vaudra le César du meilleur acteur en 1990.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2017
La Vie et rien d'autre est un beau film de Bertrand Tavernier.
Les acteurs sont parfait dans ce film. Philippe Noiret est tout simplement magistral. Sabine Azéma est excellente, comme d'habitude.
L'histoire est assez prenante et originale, choisissant de traiter plutôt l'après-guerre que la guerre en soi.
J'ai bien aimé.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2021
J'ai regardé La vie et rien d'autre il y a environ un an. Eh bien ce film m'a marqué. Et j'avais vraiment envie de le revoir. Alors je l'ai regardé une deuxième fois. Et certaines choses sont devenues plus claires le message central est évidemment que la guerre est un désastre pour tout le monde. Et qu'il ne faut rien faire pour cacher cette vérité à quiconque. C'est la conviction de Delaplane c'est son combat et c'est son code moral. Il y a une histoire d'amour qui vient s'immiscer dans son devoir ennuyeux et déprimant. Pourquoi les gens ne voient-ils pas qu'un homme comme Delaplane ne peut pas gérer son amour surtout au milieu d'un combat aussi horrible. La Vie et rien d'autre est un beau film touchant un peu lent certes mais le sujet exige que l'on prenne le temps de connaître tous les détails afin de mieux comprendre la nature de ce drame humain. Qu'est ce qui pousse tous ces gens à chercher des vestiges de leurs proches juste pour avoir la preuve de leur mort. Ce que nous ne comprendrons peut-être jamais pour ne pas avoir vécu ca . Ce n'est pas un grand film d'action c'est plutôt un film sur la réflexion. Un film que beaucoup de gens qui voient la guerre comme quelque chose de glamour auraient dû voir mais ne le feront probablement jamais...
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2025
Film merveilleux, sublime, vrai chef d'oeuvre d'un de nos plus grands cinéastes, Bertrand Tavernier. Ce n'est pas son seul film sur la première Guerre mondiale, mais il y aborde une question importante jamais traitée auparavant. C'est d'autant plus méritant. Ce film a sans doute aussi fait du bien (le terme peut paraître anachronique) à ceux qui ont été concernés dans leur famille par un ancêtre disparu, dont on a ou pas retrouvé la trace : les oubliés de la Grande guerre, à qui il faut redonner une existence à défaut de les identifier. Je suis concernée par ce sujet, et historienne en plus. Donc ce film m'a passionnée, émue, bouleversée à juste titre.
Un beau scénario qui est loin de s'éloigner en traitant de manière secondaire de façon romancée la recherche d'un soldat pour choisir le soldat inconnu. Il aborde encore d'autres thèmes peu connus ou traités encore : les troupes coloniales qui ont des croyances différentes, ce qui rend difficile les recherches de corps, les destructions de la guerre et les dangers à reprendre la culture là où il y a encore des centaines de bombes, les traumatisés de la guerre, internés ne se souvenant plus de rien, etc La guerre totale vécue pendant plus de quatre ans a tout désorganisé. Si bien que traiter ces sujets, certains plus sur le plan matériel, d'autres sur le plan humain, c'est aussi le sujet de son film, qui ne se centre pas sur le "duo" entre les deux principaux protagonistes. Et c'est ce qui fait la beauté et la grandeur de ce film, qui se rapproche vers une vraie étude historique.
Rendez-vous compte que j'ai lu ici, que le film se passait à la fin de la ...seconde Guerre mondiale. Il faut être attentif quand on regarde un film, le voir, le revoir et réviser ses connaissances s'il y a des lacunes. Car ce film instruit aussi, autant qu'un cours ou un livre d'Histoire. Le réalisateur prend deux être que rien n'aurait pu réunir et nous montre ce que la Guerre a fait d'eux, ce qu'ils vont devenir après l'un des plus grands séismes qu'ont pu connaître les Hommes. Comment se reconstruire après un conflit ? Sujet intemporel !
De belles pages écrites par certains des contributeurs sur Sabine Azéma et Philippe Noiret. Je ne reprends pas ici des propos que je partage totalement. Juste des impressions sur deux merveilleux artistes, que j'adore l'un et l'autre. Mon sentiment est qu'ils sont au sommet de leur art. Mais la force de Bertrand Tavernier et c'est pour cela que j'adore ce réalisateur, c'est de peaufiner les seconds rôles autant que les premiers ! C'est l'apanage des grands, selon moi. François Perrot y est extraordinaire. Ce n'est qu'un exemple.
Tout cela fait de ce film, une œuvre poignante, bouleversante, que j'aime revoir, comme un "film de chevet". A chaque fois, j'ai de nouveaux sentiments qui se rajoutent aux précédents. Je découvre toujours quelque chose.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 avril 2011
ce film n'a pas réussi à me convaincre, les acteurs ne m'ont pas donné l'impression d'être en 1920. Philippe Noiret est superbe mais Sabine AZEMA est complétement décalée.
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