La Vie et rien d'autre
Note moyenne
4,0
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85 critiques spectateurs

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Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2009
Enquête sur l'origine du fameux "soldat inconnu", une lâcheté pour gommer les autres, innombrables "morts pour la patrie" à la guerre de Quatorze, sortez ou je tire... Oeil de lynx de Tavernier, à travers le portrait d'un officier honnête mais écoeuré de ce que sa fonction exige. Tout le contraire de funèbre, ce film a donné le vertige aux producteurs (ils trouvaient que c'était remuer la m...). Quoi qu'il en soit, depuis le ministère de l'identité nationale sarkozyste, il reprend du galon... Ce n'est pas guerrier (aucun combat interminable comme dans "Conan le Barbare" par exemple) et on est aidé par la petite intrigue injectant du romantisme, jamais trop non plus car tempéré par la relative fidélité des militaires : houleuse intrigue donc, infinité de détails historiques autour de l'administration des disparus, le tunnel aux abords de Verdun, cette usine épargnée par l'ennemi, etc. Une reconstitution cinématographique saluée par des éminences comme reflétant au plus juste l'endroit ainsi que les événements de 1920. Certes un peu troufion au début, "La digue du...", mais ça s'humanise, on en bave et on festoie dans le cadre des recherches autour de la table à reliques, les personnages sont à vif... Scénario plein de profondeur grâce à une pointure de la télé repérée par Bertrand Tavernier, le méticuleux Jean Cosmos. Jargon du coin repris, pur bonheur, ainsi que cet orchestre de dixieland avec Zanini... Duchaussoy en grinçant supérieur, le regretté Noiret déchiré entre devoir et penchants, Azéma hors de ses fréquents rôles de minaude, ici en suffragette de milieu privilégié, fondante sous la voilette malgré ses raideurs, bien mise en valeur par une caméra de peintre. Outre la matière qu'il dispense sur un pan de notre Histoire, ce film devient en 2009 "un excellent Tavernier" !
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2008
Intéressé par la Grande Guerre, Bertrand Tavernier réalise un diptyque avec «La Vie et rien d’autre» (France, 1989) et «Capitaine Conan». Si le second est une plongée déliquescente et éffrénée dans la mort, le premier éveille une lueur d’espoir vers un retour à la vie. A la fin de la première guerre mondiale, l’Armée française s’occupe à reconnaître les cadavres et à chercher les corps disparus. Perpétuellement installé dans un lieu inapproprié, le commandant Dellaplane (Philippe Noiret) s’attèle à la lourde tâche qui occupe les survivants d’une guerre et poursuit les recherches de cadavres. Sur son passage, il fait la rencontre de deux femmes, provenant de milieux très différents mais dont il tombe amoureux. Attaché à la mort par le souvenir qu’il conserve de la guerre et par le travail qu’il doit effectuer pour l’Etat, Dellaplane se rattache à la vie par le biais des sentiments. Tout le cinéma de Tavernier se résume à retrouver l’indice de la vie au travers des émotions. Le parcours que trace le film (grâce à d’immenses décors, des mouvements de caméra aussi impressionnant qu’ils le seront dans «Capitaine Conan» et la musique tragique d’Oswald d’Andrea ) permet d’accomplir un retour à la vie, un surgissement vital des émotions aussi essentielles que celles de l’amour. Ce sentiment renait grâce à une bourgeoise et une jeune serveuse. Toute deux à la recherche de leur époux/fiancé, elles trouvent en Dellaplane la figure sur laquelle transférer leur affection. De même Dellaplane, plongé sans cesse dans des lieux qui ne lui correspondent pas et dans des situations qui le rappellent à l’effroi de la guerre, transfère sur les deux femmes son besoin de vie. Trois ans plus tard, Tavernier réalise «La Guerre sans nom», le documentaire-somme où d’anciens soldats de la guerre d’Algérie témoignent quatre heures durant de leurs souvenirs. Un autre moyen pour la mémoire de percer au grand jour. «La Vie et rien d’autre» réussit l’exploit de glisser de la mort à la vie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 novembre 2008
Tout simplement magnifique : scenario, dialogues, acteurs, mise en scène, plans... C'est drôle, émouvant et Philippe Noiret trouve ici son plus beau rôle : BOULEVERSANT !!
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2013
A travers une belle mise en scène feutré et une photographie aux teintes hivernales, Tavernier fait passer quelques fâcheuses vérités sur la première guerre mondiale. Situant son action après la guerre, il pointe du doigt le commerce cynique des monuments historiques, l’utilisation méprisante des troupes coloniales, le racisme ordinaire au sein de l’armée (surtout pas de « nègre » pour le soldat inconnu) les liens commerciaux plus qu’ambigu que certain industriel entretenaient avec l’ennemi.
D’ailleurs cette quête du soldat inconnu vire à la farce burlesque par moment.
Pourtant tout cela passe avec élégance et tact, à travers l’interprétation irréprochable des acteurs, et une histoire sentimentale touchante. « La vie et rien d’autre » relève presque du tour de force.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juin 2008
Un film absolument génial. Sombre, errant, mélancolique. On se croirait à l'armée. Les acteurs sont totalement sublimes (et j'appuie sur le sens, littéraire, du mot "sublime"), Philippe Noiret tout en finesse et Sabine Azéma très bien dirigée. Les personnages sont profonds et épaissis d'un noir opaque, lézardé de lumières et d'espoirs. La guerre est finie, la France a remporté la plus grande victoire de son histoire, et pourtant, quel désastre. Nous sommes en 1920, alors la guerre, on ne la voit pas. Mais on la comprend. On découvre le chaos sans nom qui lui a succédé, et comment alors ne pas laisser son esprit se remplir de hantises inspirées par cette horrible boucherie. C'est l'histoire d'une société française démolie et éparpillée, de vies qui se reconstruisent sur du vide, de personnages détruits et à la recherche perpétuelle de l'essentiel, eux qui ont tout perdu, sauf elle, la plus indicible et la pus belle de toutes les lumières : la vie. Et rien d'autre.
yoyoseb
yoyoseb

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2011
Reconstitution méticuleuse de l'ambiance et des décors de l'époque, jeu précis des acteurs, mise en scène fluide et dépouillée. Rien à dire d'un point de vue formel.
Le film est esthétiquement parfait et historiquement intéressant mais il s'en dégage parfois une légère impression d'ennui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 novembre 2007
Grand, très grand Noiret dans un film qui prend son temps, tout son temps, merci Tavernier de nous laisser le temps sans nuire au rythme cependant... Dommage que tous les comédiens n'articulent pas suffisamment, ce qui donne des dialogues qui échappent à l'oreille parfois. Dommage, car toutes les scènes font mouche. Belle reconstitution qui laisse aussi le temps... d'imaginer ce que ça a pu être...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2007
Ce film est une pure merveille. Dans des décors dépouillés, l'immédiate après guerre, deux fortes personnalités se rencontrent, s'affrontent, s'apprivoisent et s'aiment avec l'urgence qu'éprouvent ceux qui ont vécu l'horreur du conflit.
Sabine Azéma y est lumineuse et Noiret grandiose. Du très bon Tavernier ou du moins à mon goût.
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 décembre 2011
Mouais, ce n'est pas du très grand Bertrand Tavernier...Après l'âge d'or du cinéaste ( tous ses films co-écrits avec Jean Aurenche: L'Horloger de Saint Paul, Le Juge et L'Assassin et bien sur Coup de Torchon...), La Vie et rien d'Autre s'affirme comme étant un film mineur dans sa filmographie. Philippe Noiret n'est pas trop mauvais, mais son jeu est emphatique, et même parfois téléphoné. Sabine Azéma joue plus d'une façon théâtrale que cinématographique, elle n'est pas vraiment crédible: ainsi, le film souffre de son interprétation un peu trop démonstrative. L'idée originale de Jean Cosmos est plutôt intéressante, mais le scénario n'est quant à lui pas vraiment captivant: deux femmes ( dont l'une est institutrice ) repartent à la recherche de leur mari aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale. L'atmosphère du film de Tavernier rappelle les romans de Zola ( on pense à Germinal ), et l'intrigue fait songer au roman de Sébastien Japrisot: Un long Dimanche de Fiancailles...Un petit Tavernier sans grande envergure. Dommage.
Caine78

7 789 abonnés 7 402 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2010
Un bon film, bien mis en scène et retracant une période intéressante. Azéma et Noiret sont bons, mais ce film est glacial. Il ne s'en dégage quasiment aucune émotion, et c'est vraiment dommage car cela provoque du même coup une certaine lenteur a certaines scènes, et même parfois un certain ennui. Dommage.
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