Le Poison
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Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2023
Alors qu'à l'occasion d'Assurance sur la Mort Billy Wilder s'était livré à un extraordinaire exercice de style à partir des figures imposées du Film Noir, Le Poison (Lost Week end) sorti un an plus tard et multi récompensé, obéit à une trame plus conventionnelle , reposant entièrement sur le personnage interprété par (l'injustement sous-employé) Ray Milland. impeccablement juste dans un grand numéro d'alcoolique invétéré, de ceux qui font les Oscar . il obtiendra meme le 1er prix d'interprétation pour le 1er festival de Cannes d'après-guerre.
Hotinhere

797 abonnés 5 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2023
Billy Wilder dresse le portrait percutant de l'obsession et de la folie auto-destructrice d’un alcoolique à la dérive, porté par l’interprétation magnifique de Ray Milland.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2022
En quarante-sept ans de carrière, Billy Wilder aura réalisé 26 longs métrages dont au moins sept sont presque unanimement considérés comme des chefs d’œuvre absolus chacun dans son domaine. « Assurance sur la mort » en 1944, « Poison » en 1945, « Boulevard du crépuscule » en 1950, « Le gouffre aux chimères » en 1951, « Sabrina » en 1954, « Certains l’aiment chaud » en 1959 ou encore « La garçonnière » en 1960, multi-récompensés sont intemporels et contribuent à faire de Billy Wilder l’un des plus grands réalisateurs ayant jamais exercé à Hollywood. Les autres films restant hormis peut-être six anecdotiques (« L’odyssée de Charles Lindbergh » en 1957), un peu moins inspirés (« La grande combine » en 1966, « Victor la gaffe » en 1975) ou hors de son champ de compétences (« La valse de l’empereur » en 1948) sont autant de réussites passionnantes et toujours parfaitement maîtrisées. « Poison » est un film à part, traitant pour la première fois de manière frontale et sans posture morale du drame de l’alcoolisme que Wilder venait tout d’approcher intimement après la fréquentation de Raymond Chandler qui avait écrit pour lui le scénario d’ « Assurance sur la mort » . C’est après avoir lu dans un train le roman de Charles R. Jackson qu’il décide avec Charles Brackett de l’adapter. Charles Brackett connaît lui aussi le problème de l’addiction à travers son épouse qui dû être internée plusieurs fois. Après avoir pensé à José Ferrer pour tenir le rôle principal de l’écrivain alcoolique en mal d’inspiration, Wilder se tourne vers Ray Milland qu’il a déjà dirigé dans « Uniformes et jupons courts » (1942). Le titre original « The lost week-end » s’il est moins explicite quant au sujet du film que sa transposition française, lève sans doute une partie du voile sur la conclusion heureuse de ce week-end qui n’est peut-être qu’un parmi une longue suite. Cette nuance non négligeable donne un autre éclairage a ce qui été jugé comme un happy-end convenu et typiquement hollywoodien par une partie de la critique française. Dans un New York voulu réaliste par Wilder, Don Birman n’est à l’image de l’agent d’assurance interprété par Fred MC Murray dans « Double Indemnity » qu’un quidam moyen n’ayant d’écrivain que la qualification qu’il s’est auto-attribué avec la complaisance un peu coupable il faut bien le e dire de sa petite amie (Jane Wyman) et de son frère (Phillip Terry), prêts jusqu’alors à toutes les compromissions pour sortir l’être aimé de son addiction. Suivant presque exclusivement Don tout au long de ce « week-end perdu » après qu’il a sans doute une fois de plus refusé une séance de travail à la campagne, Billy Wilder comme à son habitude n’occulte rien du sujet qui l’occupe, notamment toutes les petites bassesses (mensonge, dissimulation, vol, racolage,…) de celui qui est prêt à tout pour dénicher encore un peu de l’indispensable breuvage. Le réalisateur, on le sait, n’est jamais plus à l’aise que face à la tentation inassouvie et à la frustration qu’elle déclenche. Ne lâchant jamais un Ray Milland particulièrement convaincant dans un rôle à contre-emploi, Wilder crée une ambiance étouffante qui montre bien l’enfermement dans lequel se trouve celui qui est prisonnier de dame bouteille. « Dame bouteille » comme le titre du roman jamais commencé dont Don illusionne de pouvoir faire un best-seller. Il a laissé le soin à Billy Wilder de s’en charger. Bien lui en a pris.
Estonius

4 747 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2021
Ce n'est pas un film sur l'alcoolisme mais un film sur un alcoolique. Et à ce titre la performance de Ray Milland est hallucinante, tout en devant énormément au travail de mise en scène de Billy Wilder, qui évitant le piège du faux documentaire parvient à nous décrire l'addiction à la bouteille de Milland et tout y passe, des trucs de dingue pour cacher ses bouteilles, sa quête désespéré pour trouver de l'argent, ses délires. ses hallucinations, Et puis nous avons droit à quelques images très inventives comme les spoiler: marques de rond de verres sur le zinc du comptoir. Le problème c'est la fin, certes rien n'est réglé, Milland va essayer de ne plus boire, mais le patron du bistrot qui rapporte la machine à écrire
… j'ai trouvé ça un peu limite, mais bon on est au cinéma.
chrischambers86

16 196 abonnés 13 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2021
Le champion des Oscars 1946 : meilleur film, meilleur rèalisateur, meilleur scènario et meilleur acteur. "The Lost Weekend" est une nouvelle grande rèussite de Billy Wilder avec pas mal de notations psychologiques! Miland est Don Birnam, un alcoolique incurable qui veut être seul avec sa bouteille! ils l'ont raisonnè, traitè comme un enfant, surveillè comme des faucons, ils ont même essayè de lui faire confiance! Combien de fois son frère et sa petite amie se sont battus pour le sortir du caniveau! Mais rien n'y fait, Birnam retombe dedans à chaque fois! Une hallucinante gueule de bois pour Ray Milland dans un film superbe de Wilder! Ce n'est pas seulement l'addiction à l'alcool ou du dèlirium tremens qu'analyse le cinèaste, mais aussi celui de l'homme seul perdu dans l'immensitè de New York! Impressionnant de vèritè, Milland livre une performance admirable et n'aura pas volè ses multiples rècompenses à Cannes, aux Golden Globes et aux Oscars! C'est rèaliste, captivant, amer et forcèment inoubliable! A noter la musique marquante de Miklos Rozsa, à la lisière du film fantastique...
Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2021
Au vue du résumé, on se doute que ce film sera une ode à l'anti-alcoolisme façon années 60.
J'ai aimé le décor de New-York en NB, les personnages stéréotypés. Mon favoris étant le barman qui ressert toujours un verre en expliquant que ce n'est pas bien (satané capitalisme !)
Des scènes très découpées, presque du théâtre avec changement de décor.
Une autre ambiance, celle des années 60.
Ykarpathakis157

6 214 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2021
L'histoire d'un alcoolique qui s'empiffre le temps d'un week-end mérite d'être soulignée car elle aborde la psychologie d'un ambitieux réalisateur Billy Wilder qui n'a jamais été même bon. Cependant le cœur de cette étude de caractère est gâché par des dialogues surchargés, un développement des personnages à moitié raté, une narration insipide et une partition mélodramatique saturée qui aurait été mieux dans un film de science-fiction sur les mutants des marais nucléaires que dans un drame psychologique étudié de près. Le film brille surtout lorsque le frère du protagoniste joué avec subtilité et richesse par Phillip Terry apparaît tour à tour comme un gardien qui en a assez de tout ou qui est suffisamment sympathique pour mentir vaillamment afin de dissimuler la honte de son frère. Malheureusement cette performance n'a que peu de temps à l'écran. La plupart du temps nous sommes forcés de passer un week-end misérable avec notre protagoniste comme s'il s'agissait d'une leçon par cœur sur L'alcoolisme et sa spirale descendante. Pour couronner le tout nous obtenons à la fin un retournement de situation aussi facile que peu convaincant et insatisfaisant...
Liam Debruel
Liam Debruel

27 abonnés 104 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2019
Dire que l’alcoolisme est un fléau pourra paraître facile aux personnes qui liront cette critique. Cela sonne comme si on rappelait que l’eau mouillait ou le feu brûlait. Pourtant, si l’alcool n’est pas un élément comme les deux exemples cités, il n’en reste pas une force qui peut être destructrice pour tout individu. En ce sens, revoir ce film qui a presque 75 ans peut servir de rappel à certains que les dangers de l’ivresse restent toujours aussi présents de nos jours.
La descente aux enfers filmée par Billy Wilder est d’une noirceur terrible par sa nature réaliste et quotidienne. Le réalisateur n’hésite pas à suivre au plus fort la chute de plus en plus profonde d’un Ray Milland puissant de tragédie. Il y a quelque chose de déchirant dans son interprétation qui nous fait saigner le cœur au vu de ses déboires et de la portée cauchemardesque de son drame.
Les hallucinations dont souffrent Birnam sonnent comme une forme de défaite, une folie graduelle qui souligne la détresse d’une existence, écho à toutes les victimes de l’alcool, sans chercher à juger facilement et vainement son protagoniste. Une nouvelle fois, Wilder fait preuve d’un humanisme puissant aussi bien dans son écriture, dans sa mise en scène ainsi que dans une direction d’acteurs parfaitement impeccable, fruit d’un casting qualitatif à souhait.
La tristesse que balade notre héros est criante de douleur, l’homme ne sachant pas se trouver en tant qu’individu ni accomplir son ambition. Ce doute, que chacun d’entre nous a certainement connu, nourrit l’amertume de cette tragédie, nous poussant à nos propres questionnements intimes. On ressent ainsi le travail dans la rédaction du film sur l’effet de l’alcoolisme et le réconfort facile et ephémère procuré. C’est dans ce sens que notre empathie se voit souffrir devant cet être qui ne cherche qu’à se rassurer par une manière destructrice, fléau social aussi universel que dramatique. Savoir que le drame inhérent au « Poison » s’avère aussi moderne rend le visionnage aussi indispensable que déchirant.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2019
Film magistral sur les dégâts provoqués par l'alcool et la difficulté de sortir de cette dépendance. La mise en scène est brillante et la musique ajoute à l'intensité de nombre de passages, notamment ceux où l'écrivain alcoolique est comme pris de folie lors de chaque sensation de manque. Ray Milland campe le personnage principal avec beaucoup de conviction. Si au début du film nous le voyons mentir à ses proches pour parvenir à boire alors qu'il était censé être en plein sevrage, c'est en réalité à lui-même que nous le voyons le plus souvent se mentir, notamment à travers ses monologues devant le barman. Sa détresse et ses multiples moments de crise sont excellemment mis en scène. L'ensemble est poignant et forcément morbide spoiler: malgré une fin un peu plus optimiste.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Quatre oscars en 1946 pour ce film assez intéressant à regarder. D'abord parce qu'il fait penser au néoréalisme italien par son mélange de noirceur et de réalisme. Ensuite parce qu'il a un intérêt quasi-documentaire dans sa manière de décortiquer les mécanismes psychologiques de l'alcoolisme. Enfin parce que les amateurs de cinéma des années 40 y trouveront leur compte: flashbacks, jeux d'ombre et de lumière, musique grandiloquente... Le seul ennui, c'est qu'on passe les trois quarts du film à vouloir le contraire de ce que veut le héros, ce qui empêche d'adhérer complètement à l'histoire (mais pas d'apprécier le film).
Cinéphiles 44

1 681 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2018
En 1945, Billy Wilder bouleverse les codes cinématographiques en évoquant l’alcoolisme, un sujet tabou à Hollywood. Le thème n’est pas seulement abordé, il s’agit du point central du film Le Poison. Plus tentante et cruelle que la plus belle des femmes, la bouteille est la plus grande dépendance de Don. Cet écrivain est brisé de l’intérieur et rate tous les points clés de sa vie. Le scénario est loin d’être complexe, la victime plonge et replonge dans le mauvais démon et se remémore son passé de dépendant. Traité avec vivacité avec un Ray Milland étonnant, Le Poison explore toutes les options psychologiques de l’alcoolique avec une légèreté qui déconcerte et stupéfait !
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Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2018
Écrivain raté, paralysé par l'angoisse de la feuille blanche, Don Burnam est alcoolique depuis six ans. Son frère et sa fiancée, d'un dévouement exemplaire, veulent l'emmener en week-end à la campagne. Mais Don parvient à échapper à leur vigilance. Il a tôt fait de dépenser les gages que son frère avait prévus pour la femme de ménage. Pour se procurer à boire, il supplie un barman, emprunte de l'argent à une amie, vole le sac à main d'une cliente d'un restaurant. Il finit même par mettre en gage sa machine à écrire. Abruti d'alcool, il chute dans l'escalier et se retrouve dans un hôpital psychiatrique en proie à une crise de delirium tremens.

"The Lost Weekend" fut à sa sortie en 1946 un triomphe : quatre Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur acteur masculin), la Palme d'Or et le prix d'interprétation masculine à Cannes. Aucun film depuis lors sinon "Marty" en 1955 ne réussit plus le doublé Palme d'Or - Oscar.

Rien n'annonçait un tel triomphe. Billy Wilder - qui venait certes de tourner Assurance sur la mort - n'était pas encore l'immense réalisateur de "Boulevard du Crépuscule", "Certains l'aiment chaud" et "La Garçonnière". Ray Milland n'avait pas la célébrité d'un Gary Cooper ou d'un James Stewart. Surtout, le thème de l'alcoolisme flirtait avec la censure. Pour satisfaire au code Hays, Billy Wilder dut modifier la fin du roman et lui substituer un happy end convenu - qui n'est pas ce que le film a de meilleur.

Le Poison n'en reste pas moins un chef d’œuvre. Unité de temps (tout se déroule l'espace d'un week-end), de lieu (New York écrasé par la chaleur de l'été), d'action (la quête d'alcool sans cesse recommencée). Il est étonnant que le thème de l'addiction à l'alcool et de la désintoxication, si prégnant en littérature (on pense à Bukowski ou Burroughs), soit resté largement inexploré au cinéma. On pense à "L'Homme au bras d'or" (1955) de Preminger et, plus près de nous, à "Shame" (2011) de McQueen - qui ne traitait pas de l'addiction à l'alcool mais au sexe. On pense de ce côté-ci de l'Atlantique au "Dernier pour la route" (2009) avec François Cluzet et Mélanie Thierry, l'adaptation du roman autobiographique de Hervé Chabalier, qui avait plongé dans l'alcool et avait non sans mal réussi à en revenir.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2018
C'est un film qui montre le côté dévastateur de l'alcool à travers un personnage qui n'arrive pas à s'en sortir.
L'amour d'une femme va surmonter ce fléau qu'est l’alcoolisme.et contribuer à faire de ce film, un film important et utile.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2017
Le thème de l'addiction à l'alcool trouve l'un de ses plus beaux traitements avec "Le poison" de Billy Wilder. Un gouffre qui se creuse, une dépendance qui laisse impuissant, une obsession qui devient une raison de vivre, le metteur en scène nous partage une situation désespérante mise en valeur par de bons textes et de bonnes prestations, et qui se ressentira pleinement. Un coup de maître !
Alasky

459 abonnés 4 641 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2017
Drame puissant sur l'alcoolisme, interprété avec brio par Ray Milland, parfait dans ce rôle, et remarquablement mis en scène par le grand Billy Wilder, qui comme dans tous ses films prouve qu'il est le maître du noir et blanc impeccable.
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