Le Poison
Note moyenne
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2026
Billy Wilder s’attaque à l’alcoolisme avec une frontalité rare pour son époque, refusant d’en faire un simple défaut de caractère ou un ressort mélodramatique. Ray Milland livre une interprétation impressionnante, captant avec précision les oscillations entre lucidité, autojustification et désespoir qui accompagnent la dépendance. Le film trouve sa force dans la description minutieuse de l’enfermement mental du personnage, transformant un simple week-end en véritable descente intérieure. Pourtant, malgré son audace et son efficacité dramatique, certaines résolutions et certains aspects psychologiques paraissent aujourd’hui un peu trop guidés par une logique démonstrative. Une œuvre importante et sincère, dont la modernité du sujet demeure frappante, mais qui touche davantage par son intention et son regard que par une émotion pleinement dévastatrice.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
Réalisé par Billy Wilder en 1945, Le poison traite des affres de l’alcoolisme, et par extension, de toutes les formes d’addiction. Il nous plonge dans la vie de Don Birnam, un écrivain en panne d’inspiration qui va se mettre à boire de manière déraisonnable, organisant progressivement tout son quotidien autour de la boisson, plongeant ses proches impuissants dans un profond désespoir. Vu d’aujourd’hui, le long-métrage impressionne par la radicalité de son focus sur le sujet de l’alcoolisme, thème très central de ce long-métrage à la modernité évidente, qui est aussi un petit bijou de mise en scène. Impressionnant.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juillet 2025
La qualité du réalisateur (Billy Wilder), et, à un degré moindre, le fait que le film ait obtenu la récompense suprême à Cannes me laissait augurer un grand moment de cinéma. Il n’en fût rien. Si le film est « estimable » par le sujet abordé, par son ambiance de « film noir » et par quelques scènes un peu plus marquantes (comme celle de l’hôpital), il est bien trop répétitif pour montrer, et insuffisamment subtil pour faire comprendre, la dépendance et le comportement du personnage central miné par l’alcoolisme. Parallèlement, le personnage de sa fiancée, Helen, est bien trop parfait pour être crédible….
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2025
Ce film de 1945 est impressionnant dans la représentation qu'il fait de l'alcoolisme et de ses conséquences dramatiques. Des idées de réalisation formidables mettent en image la psyché du personnage et toute l'emprise que l'alcool a sur lui, on bascule presque dans le film d'horreur tant certaines scènes sont flippantes - le service de psychiatrie, les visions du delirium tremens -. Encore une fois "Le poison" prouve que Billy Wilder était un immense scénariste/réalisateur.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2025
En 1946 "The Lost Weekend" fait sensation en remportant pas moins de 4 oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleur acteur. Quand on se replace dans le contexte du cinéma de l'époque, on se rend compte que ces récompenses sont méritées. Ray Milland excelle dans le rôle de cet alcoolique qui sombre peu à peu dans les abîmes de l'alcool, offrant ainsi un véritable plaidoyer contre l'alcoolisme. 8/10
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Pour la première édition du festival de Cannes, organisée en 1946, ce long-métrage de Billy Wilder remporte le Grand prix (l’équivalent de la Palme d’or). Également lauréat de l’Oscar du meilleur film, on peut aisément deviner qu’il s’agit d’un objet cinématographique de qualité. D’autant plus que le sujet évoqué reste intemporel et profondément dramatique. A l’aide d’une narration non linéaire, on suit la longue descente aux enfers d’un homme alcoolique. La force du récit n’est pas de donner un jugement moralisateur mais d’exposer les conséquences dévastatrices d’une telle addiction sur les relations sociales. Bref, une œuvre d’un réalisme psychologique vertigineux lui permettant de ne pas prendre une ride.
Aaym68
Aaym68

1 abonné 214 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2025
Le week-end d'un écrivain raté qui replonge dans l'alcool. Un film tragique qui traite de l'alcoolisme et des addictions, mensonges et démons d'un homme à New York. Certes, c'est bien filmé et mis en scène par Billy Wilder, mais je me suis un peu ennuyé avec une intrigue somme toute assez mince.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2025
Premier film hollywoodien abordant tragiquement le problème de l’addiction à l’alcool, primé à Cannes en 1946. Une sorte de pamphlet décrivant les ravages qu’elle provoque sur un écrivain forcément raté. Un opus parfois maladroit qui manque volontairement d’une finesse qu’on ne trouve que dans le court extrait de la Traviata de Verdi.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2025
Une magistrale reconstitution, pratiquement un docu-fiction, sur la maladie alcoolique. Un film terrible de vérité, pour raconter le drame intime de l’addiction, cet esclavage à la substance et toutes ses conséquences négatives. Un beau film.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2024
Coïncidence, j'ai découvert récemment "Un Singe en Hiver", qui traitait de l'alcoolisme de manière trop bienveillante à mon goût. Aujourd'hui, je visionne "The Lost Weekend", autrement plus réaliste. Il est d'ailleurs considéré comme le premier film à avoir pris au sérieux l'alcoolisme, là où le cinéma avait tendance à dépeindre cela avec humour. A tel point que le lobbies des boissons tentera de discréditer le film !
Il faut donc saluer l'audace pour l'époque. On suit, sur un long weekend (et des flashbacks) l'histoire de Don, auteur raté et alcoolique au dernier degré. Son frère et sa petite amie tentent de l'aider, malgré cela il s'enfoncera durant ces quelques jours dans une bassesse infernale.
J'ai malheureusement quelques connaissances qui sont alcooliques sévères. Certains s'en sont sortis non sans heurts, d'autres y sont encore. En tout cas j'ai parfaitement retrouvé leurs comportements et les dilemmes avec ce qui est présenté à l'écran. Les mensonges aux proches, qui induisent un manque de confiance. Les filouteries pour tenter, toujours, d'avoir de l'alcool sous la main. L'argent qui part dans les bouteilles de manière incontrôlé. Les séquelles physiques. La honte devant les autres. Les actes bas. Etc.
Preuve que le film est bien documenté, bien construit, et secoue la branche après (et avant) des années où cette thématique est traitée trop légèrement au cinéma. Avec en prime un Ray Milland complètement dans son personnage, sur lequel on décèle les vices, les manipulations, mais aussi la souffrance. Un rôle pas évident à jouer, tant il était facile de se livrer à un cabotinage de poivrot.
Billy Wilder dirige bien son film, se permettant à l'occasion quelques originalités de mise en scène qui font leur petit effet. Et, ironiquement, il parvient à traiter frontalement ce sujet, quand le Code de censure Hays était peu coulant sur les drogues à l'écran.
Je reprocherai un final qui n'est pas vraiment dans le ton du film. Et une BO au thérémine qui n'est pas du meilleur goût... mais je ne peux pas accuser le compositeur. Le thérémine était nouveau à l'époque dans les BO au cinéma. Et il avait un aspect inquiétant, avant qu'il ne soit massivement utilisé par des séries B de SF pour illustrer des sons de soucoupes volantes. D'où le décalage pour un spectateur moderne.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2024
Excellente mise en scène des ravages de l'alcool, la réalisation évite autant les effets de style psychédéliques que le surjeu, s'en tenant à la réalité de l'addiction à travers diverses séquences pertinentes, dont la narration non chronologique permet à la fois de conserver notre attention tout en revenant sur le soutien fraternel ou amoureux incapables apparemment de lutter contre cette vénéneuse bouteille... spoiler: (jusqu'à une fin discutable mais au message optimiste compréhensible)
Porté par un époustouflant Ray Milland, à la fois aigre et pathétique, le récit s'appuie également sur l'image de l'homme désespérément en quête de sens qui se rêve artiste (maudit!) pour renforcer son tragique propos. Une analyse fort bien menée!
Jp Roziere
Jp Roziere

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2024
le meilleur film que j'ai vu traitant de l'alcoolisme avec leaving las vegas même si la fin est invraisemblable.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Film noir dramatique, coécrit et réalisé par Billy Wilder, Le Poison est un long-métrage de grande qualité. L'histoire nous fait suivre Don Birnam, un homme incapable de percer malgré des débuts d'écrivain, notamment à cause de son addiction à l'alcool. Devant passer un week-end à la campagne avec son frère et sa petite amie, il va s'arranger pour leur faire faut bond afin de pouvoir picoler tranquillement après dix jours sans boire. Il va alors replonger et vivre une véritable descente aux enfers. Ce scénario, adapté du roman de l'auteur Charles. R Jackson, nous immerge immédiatement dans le vif du sujet et nous embarque pendant un peu plus d'une heure et demie dans un récit hautement tragique. En effet, l'intrigue traite avec une grande justesse et beaucoup d'authenticité la dépendance à l'alcool, montrant que c'est une maladie dont il est difficile de se défaire. Cela est parfaitement mis en scène à travers des séquences ou l'on ressent à la fois le manque de breuvage et la satisfaction quand il pénètre dans le corps de la victime. Tout le sel du récit se joue à travers les relations entretenues par cet homme et son entourage qui souffre tout autant que lui de le voir se détruire sans parvenir à le guérir de ses démons. Des rôles très bien interprétés par une distribution remarquable entre Ray Milland pour qui l'on ressent beaucoup d'empathie, Jane Wyman et Phillip Terry qui le soutiennent coûte que coûte, ou encore Howard Da Silva qui incarne un barman tiraillé. Tous ces individus entretiennent des échanges tournant autour de cette addiction, entre désir de faire plaisir et tentative de dissuasion. Des rapports soutenus par des dialogues fleuves touchant toujours leur cible. Sur la forme, la réalisation de Billy Wilder est d'une efficacité incroyable. Sa mise en scène est assez sobre mais parvient à chaque fois à parfaitement montrer l'état dans lequel se trouve son personnage principal. Ce visuel en noir et blanc est accompagné tout du long par une b.o. aux compositions étouffantes et enivrantes collant à merveille avec le propos à travers leurs notes. Cette tentative de cure de désintoxication s'achève sur une fin subtile à la hauteur du reste du récit. En conclusion, Le Poison est un film à voir absolument tant il traite parfaitement son sujet difficile.
L'Arpenteur
L'Arpenteur

23 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2024
D'un réalisme poignant, Le Poison de B. Wilder nous exhibe l'alcoolisme et ses ravages. Le scénario est sagement construit et les acteurs interprètent leur rôle à la perfection. A tel point qu'en regardant le film j'ai ressentis l'addition qui tourmentait Birnam. En outre je trouve que le film est doté d'une bande originale qui illustre sonorement les différents états des personnages. Après c'est vrai que la fin est tirée par les cheveux. Mais ça reste toutefois un film à savourer plusieurs fois.
Phil
Phil

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2023
Le film émeut et Ray Milland n'y est pas étranger. Billy Wilder réussit progressivement à installer une tension en lien avec l'addiction à l'alcool et la déchéance sociale qu'elle génère pour le personnage principal . On en viendrait presque à regretter la fin et son "happy end" qui sabote la dramaturgie si bien échafaudée par Billy Wilder tout le long du film.
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