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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2016
Mon premier Wilder et une réussite. La mise en scène est impeccable, Ray Milland est habité, on finit par se prendre d'affection pour son personnage pourtant méprisant par moments. La descente aux enfers est efficace, y a pas à dire, impossible d'y rester insensible... Quand à la fin... Je suis partagé spoiler: d'un côté j'étais content que le héros triomphe par sa volonté et l'amour de sa femme, parce que je l'appréciais, mais de l'autre, ça aurait mérité de plus approfondir son combat, histoire que sa "rédemption" ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe . Très bon film rien à dire de plus.
Film à thèse qui dénonce les méfaits de l'alcoolisme. L'ensemble n'est pas mauvais mais on peut trouver qu'il manque un peu de nervosité, est parfois bavard (scènes avec le barman), et qu'il manque d'effets susceptibles de relancer l'action. On pourrait avoir l'impression que tout tourne un peu en rond mais c'est pour mieux nous immerger dans l'obsession maladive du personnage. Et il y a de très bons passages où la patte de Wilder fait mouche : la scène introductive avec la bouteille sous la fenêtre, l'opéra, l'évasion de l'hôpital, la scène du vol du sac à main au restaurant.
"Le poison" est un bon petit film sur les effets de la dépendance à l'alcool. Le genre de problématique jamais traité dans les films de l'époque, ce que fait Billy Wylder avec réussite. Ray Miland tient bien son rôle, aidé en cela par des seconds rôles à la hauteur. La lente dégradation de son personnage est visible, tant grâce à son jeu que grâce à la réalisation. Pas grand chose de remarquable à part ça.
Malgré une histoire engagée ayant pour but de faire changer les consciences et qui est menée par un très bon Milland, l'histoire reste trop simpliste avec aucun rebondissement donnant l'impression qu'il n'y a pas de fil conducteur.
Alors Billy Wilder je le connais peu mais j'aimerais le connaître d'avantage, il est quand même l'auteur de Certains l'aiment chaud, ma comédie préférée très probablement. Et le voilà dans un tout autre registre, profondément tragique, j'ai bien aimé. J'ai pas trouvé ça dingue pour autant mais quand même c'était fort intéressant. Précisons aussi que l'alcoolisme c'est vraiment pas ce qui m'intéresse comme sujet comme tout ce qui tourne autour des drogues mais quand c'est fait par un bon réalisateur j'y vais volontiers. Alors je ne sais pas trop quoi en dire c'est somme toute très convenu parce que c'est le genre de sujet où on a pas grand chose à dire dessus, le plus intéressant c'est ce qui gravite autour et là c'est une histoire d'amour quelque peu classique mais c'est tout de même très bien fait. On sent bien la progression du personnage, les acteurs sont bons même si je suis un peu déçu par le jeu de Ray Milland. Par contre je suis très surpris par cette fin, je pense que c'est quand même un peu gros qu'il s'en tire à si bon compte dans son état mais bon... La musique aussi est assez insupportable, omniprésente et pas vraiment géniale avec ses cordes grinçantes. Bon voilà je m'attendais quand même à mieux mais ça reste de bonne facture, très bonne, tout en restant très simple et tout de même assez attendu.
Eh ben ! C'était pas mal, pas mal du tout ! Je ne reviendrai pas sur la fin qui est assez nulle tout le monde en conviendra et je pense que ce n'est pas lié au type de fin choisie mais bien au traitement de cette fin, on aurait pu faire ça de manière quelque peu plus subtile. Enfin tout le film n'est guère subtil, c'est un film sur l'alcoolisme qui va vraiment au fond des choses et qui n'hésite pas à en rajouter peut-être un peu... mais ça marche... et ça marche même très bien !
Pourquoi ça marche bien ? Ben parce que Wilder est à la mise en scène ! Que c'est très bien joué ! Du coup ce personnage non seulement j'y crois mais en plus j'éprouve de l'empathie pour ce gars. J'ai envie qu'il s'en sorte, qu'il fasse le bon choix, qu'il arrive à devenir un auteur connu, qu'il soit aimé par sa fiancée, que tout s'arrange...
En gros ce type est un parfait connard à cause de la boisson, mais on le comprend, la mise en scène arrive à nous faire ressentir l'effet du manque d'alcool (sans tomber dans des effets visuels immondes) alors forcément on est empathique et ça c'est beau... réussir à faire qu'un type qui est un connard soit aussi attachant.
En tous cas c'est rare de réussir à le faire aussi bien.
Vraiment il y a juste cette fin en demi-teinte qui m'a déçue, sinon tout le reste est excellent. J'aime beaucoup sa fiancée qui refuse d'abandonner je trouve ça extrêmement touchant parce que c'est beau une femme aussi dévouée, aussi aimante...
La quête pendant ce "week-end perdu" d'une bouteille d'alcool va emmener cet homme à côtoyer le frisson, l'épouvante, la terreur et même la peur. Sur un traitement de film noir, on devient témoin de l'errance de cet homme seul aux prises avec ses démons. Au fil des rencontres, c'est la panique et l'obsession qui dominent. Beaucoup de recherche esthétique mais le fil de l'action est relativement fin.
Un film de Billy Wilder qui, entre dépendance, obsession, folie, déchéance, dresse le portrait à la fois dramatique et ironique d’un homme alcoolique. Le réalisateur ne déroge pas à la règle et nous présente une mise en scène et une photographie brillantes. Ray Milland, quant à lui, livre une superbe performance. Cependant, le scénario peine à nous captiver, il trouve vite ses limites et tourne en rond. Une réalisation qui reste correcte mais qui ne s’avère clairement pas aussi intense que "Boulevard du Crépuscule" ou "Assurance sur la Mort" !
Billy Wilder est un bon réalisateur et là encore il n'y a rien à redire sur la mise en scène ou la photographie. Non, le problème vient de l'histoire elle-même qui peine à captiver malgré quelques passages sublimes et dignes d'intérêt (notamment au début et à la fin). En effet, la lutte de l'alcoolique contre sa dépendance trouve vite ses limites et le film à tendance à tourner en rond. On attendait un peu plus de mordant et de percutant pour un tel sujet mais le résultat n'en reste pas moins correct avec notamment une bonne performance de Ray Milland.
« Le poison » ou «The Lost Week End » de Billy Wilder fait partie de ses deux films à avoir été palme d’or et meilleur film au festival des oscars. Il nous fait suivre la déchéance de Don, qui malgré l’aide depuis six années de son frère et de sa petite amie, est alcoolique.
C’est une véritable descente aux enfers, filmée de manière très réaliste par Wilder et comme il le fait si bien, il dépeint un fait social, de manières dures, réalistes et poignantes. L'écriture est de grande qualités, que ce soit à travers le scénario ou les personnages. Le coté dramatique et révélateur sur l’alcool est grandement réussi et surtout il arrive à le rendre poignant et frappant, à l'image de la scène de l’opéra, révélateur de la détresse et du problème de Don où l’on voit ses hallucinations en pleine représentation (tout comme une des dernières scènes dans son appartement où il est en proie à des hallucinations morbides). Wilder frappe là où ça fait mal, déjà sur l'addiction puis sur la folie où cette fois-ci, c'est la scène de l'hopital qui devient marquante tant elle réalisé de manière froide, dure et réaliste. Sa mise en scène est superbe et il est techniquement au sommet, les jeux d’ombres et de lumières sont très bien faits, (notamment dans l’hôpital). La photographie en noir et blanc est superbe. Et tout en subtilité, Billy Wilder arrive à glisser quelques touches d’humours noirs et cyniques. Dans le rôle principal Ray Milland est parfait, il accumulera meilleur acteur aux oscars et prix d'interprétation à Cannes. On retrouve bien la folie de son personnage à travers son interprétation. Les seconds rôles sont impeccables, à commencer par Jane Wyman qui joue la petite amie de Don.
Décidément Wilder nous montre une fois de plus sa maitrise du cinéma et ce dans divers genres, il a signé des grands films noirs, comédie ou encore drame et c’est une grande œuvre qu'il nous livre avec "The Lost Week-end", cruelle, réaliste et poignante. 70 ans après sa sortie, ses propos sont encore pertinent et le film marquent et inoubliable.
Le long week-end de déchéance et d'alcoolisme d'un écrivain déprimé, magistralement interprété par Ray Milland. Une descente aux enfers sans concession, et dont le sujet sensible et plus que jamais d'actualité trouvera forcément son écho parmi les innombrables témoins et victimes du "poison". Mis en scène avec sobriété et précision, dotée de plusieurs passages saisissants, cette descente aux enfers d'un personnage au demeurant sympathique s’achève en apothéose. Une oeuvre majeure de Billy Wilder qui fut couronnée de succès et qui demeure l'un des rares films récompensés à la fois aux Oscars et à Cannes : en un mot, indispensable !
Abordé sur un ton ironique, une œuvre qui vise particulièrement juste et qui tape assez durement sur un sujet très sensible et encore plein de tabou : l'alcoolisme. Même si la mise en scène comporte quelques longueurs un peu lourdes, on a là un grand film plein d'empathie mais où on ne juge pas le protagoniste magnifiquement interprété par un Ray Milland absolument stupéfiant.
Le poison est parfait en plus de ne pas avoir pris une ride. Ray Milland est génial, il joue à la perfection les périodes de manque et jusqu'ou ça peut mener. Le réalisateur ainsi que Milland ont bossé pour rendre crédible l'état d'esprit triste et dépressif propre aux drogués, ça a très bien marché. The Lost Weekend est novateur, essentiel, intemporel, dénonciateur mais juste. Il émouvant avec notamment une fin à la hauteur de l'oeuvre.
Un Wilder plutôt réputé qui obtenu de nombreux prix mais qui personnellement ne m'a pas enthousiasmé. J'ai bien aimé lé début qui par moment fait penser à un suspense mais passer un certain moment je dois avouer que l'histoire de Le Poison malgré un sujet fort ne m'a pas passionné des masses, Ray Milland joue bien sans que j'ai eu non plus l'impression d'avoir une prestation époustouflante (peut-être du au fait que je ne suis pas particulièrement un admirateur de cet acteur), Jane Wyman est un peu nunuche. Comme le dit une autre critique Le poison n'est pas un mauvais film mais seulement un film qui ne m'a pas particulièrement engoué et bien qu'en soi il n'a pas vieilli, il est quand même peu percutant pour un spectateur de notre époque.
"Le Poison" est l'histoire de Don Birnam, un alcoolique tiraillé entre son amour pour une femme et son amour pour la bouteille. Au cours d'un weekend mouvementé, Birnam va se laisser absorber par l'alcool à petit feu et toucher le fond. De bars en bars, d'hôpital, de prêteur sur gages, de delirium tremens et d'humiliation, Birnam va vivre le pire. Billy Wilder et Charles Brackett ont écrit un véritable réquisitoire contre l'alcool et tout ce qu'il entraîne, à tel point que Frank Costello, qui régnait sur le marché de l'alcool à l'époque voulut racheter les copies du film pour les détruire. Mais le scénario n'en fait jamais trop et se contente de montrer, au fur et à mesure, tous les mauvais aspects que l'alcool peut avoir. Aucune séquence n'est de trop et la mise en scène reste toujours sobre pour être plus efficace. Ray Milland, dans le rôle de Birnam qui lui obtiendra un Oscar et un Prix d'Interprétation à Cannes, est tout simplement parfait, tour à tour odieux, cynique, lyrique, charmeur et désespéré. Le tout souligné par l'excellente partition de Miklos Rosza.