Billy Wilder réussit sans le moindre doute un véritable coup de génie en dépeignant au vitriol un portrait corrosif d’un écrivain raté et alcoolique. Sans cesse poussé à boire, il se détruit petit à petit (d’où le titre). Le héro sombre dans la déchéance au fur et à mesure, et pour la première fois, on assiste à un véritable électrochoc tant les images sont criantes de réalisme. Les séquences sont d’une telle justesse, qu’elles justifient à elles seules les nombreuses récompenses (7 nominations et 4 Oscars remportés dont ceux du Meilleur Film & de la Meilleur Mise en Scène). Une œuvre très noire, très réaliste et qui par la même occasion, offre un très beau rôle à Ray Milland.
Une belle réalisation sur le thème de l'alcoolisme, c'est à la fois bien traité et admirablement joué par ray milland, un petit regret les trop brèves apparitions de Doris Dowling dans le film.
Excellent polar hitchcockien sur le sujet de l'addiction et la paranoia, et contenant de nombreux simulacres littéralement confondants - surtout par ex pour les scènes de la 'représentation' de la conscience à plusieurs niveaux de Birnam -; plein de ces dangers virtuels que vient finalement endommager une réalité.
On retrouve dans ce film toute la finesse, toute la simplicité, tout le génie de Billy Wilder. Comme souvent, Wilder est à la fois scénariste et réalisateur, et comme souvent, le résultat est remarquable. Ray Milland, quant à lui, mérite amplement l'oscar du meilleur oscar pour son interprétation.
Encore une immense réussite signée Billy Wilder, qui avant Le Jour du vin et des roses, signait le premier grand film sur l'alcoolisme. Une longue et lente descente aux enfers brillamment filmé par le réalisateur, qui signe trouver des idées de mise en scène toutes les cinq minutes tant sa réalisation est brillante, soignée et créative. De plus, l'ensemble est soutenu par des dialogues superbement écrits, et un scénario remarquable, dense et extrêmement bien construit. Ray Milland est bouleversant dans son role d'alcoolique maladif, et renforce bien la détresse et tout l'aspect pathétique de son personnage, d'autant plus quer l'atmosphère est formidablement rendue, noire et brumeuse au possible. Et même si on pourra discuter un peu de la fin, pas totalement crédible, cette dernière ne gache en rien la qualité exceptionnelle de ce film pendant 90 minutes. Une grande oeuvre.
Superbe film, superbe interprétation de Ray Milland. Billy Wilder décrit les ravages de l'alcool avec une parfaite authenticité. L'ALCOOL un vice qui mène en enfer.
Le poison ou la descente en enfer d'un alcoolique qui use de tes vices pour boire sa bouteille de whisky. Une retranscription tout à fait boulversante de cette dépendance avec un Ray Milland remarquable.Notons aussi l'excellente bande originale qui contribue à cette ambiance cauchemardesque. Billy Wilder prouve ainsi qu'il sait traiter un sujet dramatique , lui spécialiste des comédies , dans un chef d'oeuvre obscur parfaitement maîtrisé.
Tout d'abord, il y a l'efficacité de la mise en scène qui pourtant ne s'encombre pas d'effets spectaculaires à la Hitchcock, ce qui a vraisemblablement fait tomber Wilder dans un relatif oubli alors que l'auteur des "Oiseaux" reste encore un intouchable. Pourtant Billy Wilder, touche à tout de génie (comédie, films noirs, pamphlet) montre à nouveau dans ce "Lost Week-end" qu'il était un remarquable directeur d'acteur (Ray Milland mérita largement son oscar) sachant savamment doser les effets. Il suffit de repenser pour s'en convaincre pleinement à la magistrale séquence de l'opéra où la progression narrative atteint un sommet avec en contrepoint la tragédie que vit le personnage. Les ronds de verre laissés sur le comptoir et qui progressivement forment des menottes, les bouteilles suspendues au bout d'une corde sont autant de détails qui montrent le degré d'écriture du scénario auquel Wilder participait activement et qui contribue à faire de chacun de ses films une pierre supplémentaire d'un édifice solide et structuré. Que ce soit au niveau des cadrages, de la gestion de la lumière et des décors, rien n'est laissé au hasard. C'est ce qui fait du "Poison" un film redoutablement efficace. Pas étonnant que l'industrie de l'alcool aux Etats-Unis ait tenté d'en brûler la copie à l'époque...