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2,0
Publiée le 7 mars 2021
Le Bûcher des vanités est un film imprégné de sueur. Mais je ne me souviens pas d'un film qui ait tenté d'être aussi scandaleux, provocateur et important mais qui ait échoué de manière aussi constante. C'est comme un comique qui ne se fait pas rire mais qui ne peut pas quitter la scène. Plus le film s'efforce plus chaque tentative de rire donne lieu à un bruit sourd retentissant. Le désespoir affiché par le film est si criant qu'Il n'atteint le stade du rire fort que deux fois. Une fois on voit Geraldo Rivera jouer le rôle d'un journaliste de tabloïd TV odieux, arrogant et amoral ce qui est drôle uniquement parce qu'il ne se rend apparemment pas compte qu'il joue son propre rôle. L'autre scène qui mérite qu'on en rie est le grand moment final où le juge joué par Morgan Freeman fait un sermon moralisateur sur ce qu'est la moralité. Pourtant il faut admettre que c'est un noble effort. Il y a bien une bonne quoique médiocre bande d'acteurs qui essaient de faire des personnages avec de fines caricatures en carton. Le film se veut apparemment un commentaire sur la morale et l'éthique modernes mais ne dépasse jamais le niveau de la caricature. La satire exige du style et la farce demande de l'énergie. Au bout du compte vous ne voulez pas rire vous voulez juste vous détourner de ce spectacle...
Avec "The bonfire of vanities", Brian DePalma envoie une sacrée charge envers les différents pouvoirs, qu'ils soient politiques, médiatiques, religieux, judiciaires... Il choisit le ton de la farce quasi-burlesque, ce qui à le mérite de l'originalité et de la prise de risques, et produit par séquence une drôlerie incontestable. Mais cela finit par lasser sur la durée, notamment en raison du surjeu (voulu) des acteurs, qui a tendance à fatiguer. Cela peut expliquer l'échec commercial du film à l'époque ; avec un regard actuel, je trouve le film moyen mais je salue le coup de pied dans la fourmilière.
Film bien réalisé par De Palma qui nous plonge parfaitement dans cette histoire. TomHhanks est excellent et Bruce willis est trop drôle en journaliste alcoolo, Mélanie Griffith est détestable dans son rôle se pétasse manipulatrice. Entre justice, mensonge et humour noir "Le bucher des vanités" est une très bonne comédie dramatique signer De Palma.
Je dois reconnaitre que ce film, massacré par la presse lors de sa sortie en salles m'a beaucoup plu. J'ai trouvé le thème très intéréssant, et Brian DePalma, en grand metteur en scène qu'il est, a su rajouter une pointe de cynisme à son propos, ce qui donne à ce film encore plus d'allure. Bien qu'assez peu attachants, les personnages ont de la classe et de l'intérêt,, surtout qu'ils sont campés par trois excellents acteurs, à savoir Tom Hanks, Mélanie Griffith et Bruce Willis. Vraiment pas mal.
Difficile de me prononcer sur ce film. Je n’ai pas adoré et en même temps pas détesté. Il y avait en effet du bon et du mauvais. Déjà le film date d’une certaine époque, la filmographie ne m’a pas vraiment plus. Le scénario est un peu bizarre et je ne vois pas vraiment l’intérêt mais ça reste tout à fait regardable loin de là. Même si je n’ai pas accroché j’ai quand même passé un bon moment. Les acteurs n’étaient pas nuls et le film avait de la personnalité mais il ne m’a pas subjuguée ni même ne serait-ce qu’un peu frappée.
Bon film, malgrés quelques longueurs. Bon jeu des acteurs, même si je trouve que l'on aurait pu accorder un peu plus d'importance au personnage de Peter Fallow (Bruce Willis) relégué au rang de Journaliste ivrogne et bientôt en fin de carriére. On notera aussi la présence Tom Hanks en requin de la finance déchu pour un accident qu'il n'a pas commis, Melanie Griffith en maitresse vulgaire et manipulatrice et Morgan Freeman en excellent président du tribunal confronté à l'éternel lutte entre les blancs et les noirs. Il y a quelques répliques assez drôles. Disons que c'est un film a voir au moins une fois ne serais ce que pour la brochette de grand acteurs qui s'y trouvent.
2sur5 Illustration poussive, souvent théâtrale mais sans ampleur, d'un roman-culte par un DePalma assez en forme mais peu en verve. DePalma avait pourtant un objet (le best-seller de Tom Wolfe) mais il se contente d'appliquer ses recettes et de les diluer dans un mélange de maestria vaine et de prises de vues téléfilmiques. Plus séduisant en tant que comédie (avec quelques gimmicks forts comme ce révérend black délirant) que convaincant dans son propos social, c'est un film judiciaire et moral (quoique ce dernier aspect soit sous-évalué) standard, sans charmes ni originalité. Le racisme en tant qu'arme de dénonciation massive, la déontologie journalistique, la fin cruelle du confort bourgeois pour une victime de la furie des médias et de l'opinion publique, tout cela est survolé et traduit à gros traits. DePalma semble s'être appuyé sur un pur scénario prétexte pour s'amuser ouvertement (caricatures à foisons, personnages typés jusqu'au-bout des ongles) mais sans plus d'ambition que pour un quelconque produit de commande. The Bonfire ne retient l'attention que pour les interprétations jouissives délivrées par son casting particulièrement hétéroclite (Freeman/Hanks/Willis/M.Griffith, chacun confortablement replié dans un rôle de prédilection, c'est un peu le choc des mondes).
Brian De Palma transforme un pavé romanesque sublime, avec une précision et un sérieux sociologique faisant vraiment réfléchir, en une comédie. Enfin pour lui, la comédie semble tenir à un surjeu d'acteur campant des personnages devenus des clichés déjà vu, des doubleurs VF en roue libre, dans un film qui accuse son époque, par ses musiques, ses costumes... Le révérend Bacon, et l'ensemble des femmes perdent tout intérêt en devenant des caricatures ridicules. De plus, en film, toutes les périodes d'attente et de doute sautent, et toute l'évolution dans la réflexion des personnages s'écroulent. Non, vraiment, retournons au livre.
Un De Palma mineur, bon c'est bien filmer (forcément) mais l'histoire est pas très passionnante. Malgré un beau casting, les thèmes du livre sont faussement originaux (faut bien avoué que c'est du déjà vu et lu). Les acteurs sont pas mal, j'ai bien aimé Melanie Griffith en femme fatale (un personnage qu'elle joue souvent et bien), les textes sont incisifs.
Fable déguisée en blockbuster, avec un humour grinçant, et De palma caché derrière, qui nous sert une sorte de thriller, qui lui permet de secouer le voile de l’Amérique puritaine et hypocrite, tout ça pour rire. Servi par des acteurs en pleine forme, chacun campe une figure symbolique très forte : le golden boy stupide, l’artiste maudit arriviste, la concubine folle de sexe, le pasteur cupide…le revers du rêve américain pas loin de ressembler à un cauchemar pour Tom Hanks qui risque de tout perdre pour un simple mensonge par omission. Le film est plaisant, et n’a pas de temps mort, les acteurs sont à la fête. Bruce Willis nous rappelle qu’il sait jouer autre chose que les sauveurs du monde, Tom Hanks est très drôle, et Mélanie Griffith est excellente en garce. Le problème n’est pas l’argent mais surtout la perte des valeurs morales, dans un cercle ou le luxe côtoie l’extrême pauvreté, l’argent facile, la misère morale. Le personnage de la femme mariée qui sait que son mari l’a trompe mais qui fait tout pour sauver les apparences par peur du quand dira-ton, est exemplaire en ce sens. Je l’ai trouvé un peu donneur de leçon sur la fin, Brian, mais bon, cela reste du très bon cinéma à regarder sans se priver.
Une comédie satirique très intéressante à suivre portée par un très bon casting Bruce Willis, Tom Hanks et Mélanie Griffith en premier lieu. Le film est dirigé par un Brian de Palma toujours aussi inspiré. Un bon film qui n'a pas plus à sa sortie mais qui je pense mérite une revalorisation.
De Palma adopte avec panache le ton de la farce bouffonne et nous livre une réjouissante satire de la société américaine gangrénée par le fric (nous sommes dans les années 80, qui marquent l’avènement des Yuppies et de l’ultralibéralisme) et où les intérêts particuliers (qu’ils soient communautaires ou politiques) gangrènent le débat public. Très à l’aise sur ce registre ou le grotesque côtoie le pathétique (la séquence de pétage de plomb de Tom Hanks est exemplaire), le cinéaste donne à son film une forme boursouflée (plans séquences virtuoses, utilisation débridée du grand angle et des mouvements de caméra emphatiques) qui convient bien à la veulerie et au mauvais goût ambiant. Plus d’une fois, il frôle pourtant le trop-plein et ne peut rattraper la lourdeur d’écriture de certains personnages (Melanie Griffith et Bruce Willis qui, en plus, cabotinent lourdement). A côté de cela, on se réjouit de la truculence de beaucoup d’autres, brillamment campé par des comédiens en pleine forme (le procureur, le juge, le yuppie) et par le cynisme revigorant de l’entreprise.
Le Bûcher des Vanités est un film qui joue essentiellement sur la psychologie des personnages et sur les situations. L'interprétation de Toms Hanks et Melanie Griffith est très juste, mais on a un peu plus de mal à cerner le personnage joué par Bruce Willis. Ceci étant dit, c'est un très bon film, à la fois prenant et divertissant, non dénué d'une certaine perversité.