Bien qu'à première vu un film russe sous- titré en noir et blanc ne soit pas des plus engageant celui-ci nous transporte très vite dans son univers unique dans lequel, sans effets spéciaux dernier cri, sans mort, et sans sexe, ce qui apparemment pour beaucoup fait l'essentiel d'un bon film..., le spectateur évolue au côté des personnages et s'identifie sans mal à l'un ou l'autre grâce au jeu des acteurs qui n'a rien à envier à bon nombre de "stars" dent blanches et petite mèche qui va bien, ce qui apparemment pour beaucoup fait l'essentiel d'un "bon acteur" ... Vous l'aurez compris ici le réalisateur s'attache à poser des questions, faire marcher l'imagination et ensorceler, par le biais de dialogues réalistes, du jeu des couleurs, aux décors post-apocalyptiques, d'interludes oniriques..., à faire ce pourquoi le cinéma existe à mon sens faire rêver, réfléchir et présenter un spectacle...incomparable.
Une photographie étonnante pour une atmosphère unique bien aidé par un décor de friche industrielle aussi beau que toxique. Rêve ou réalité? Il faudra rentrer dans la chambre pour le savoir.
Un film difficile à avaler bien que magnifique visuellement. Certaines scènes sont terribles de sens mais le tout fini dans une sorte de purée méta-psycho-merdique interprétatoire dépressive. Je reconnais que la réalisation n'est pas loin des sommets de l'art et que le film traite subtilement de beaucoup de choses mais le ton dépressif de l'ensemble n'arrive pas à combler l'aspect "divertissant" de ce que j'attend d'un film. J'ai été donc surpris de découvrir une si grande oeuvre mais très déçu de ce qu'elle m'a offerte.
Tarkovski a très clairement créé quelque chose de spécial avec cette oeuvre. Mais si l'intrigue, le déroulement de l'action, le magnifique travail sur la photographie m'ont bien plu, la longueur des plans, la manière dont Tarkovski a traité le thème philosophique sur la Foi et la Raison, et tout ce mysticisme que j'ai vraiment du mal à apprécier chez lui, m'ont simplement rebuté.
A revisionner une autre fois peut être, pour ce faire un second avis...
Toute les réflexions métaphysiques de Tarkovski hante cet oeuvre de science fiction culte. Une BO envoutante, des acteurs convaincants, et une ambiance unique. Stalker fait partie de ces films de Science-fiction qui n'impressionnent pas par leur effets spéciaux hors de prix mais par la puissance qu'ils dégagent.
Je suis perplexe devant un tel film ! C'est mon premier long-métrage de Andrei Tarkovski que je visionne, et je trouve son univers passionnant. 'Stalker' est un véritable ovni cinématographie, il en reboutera et choquera plus d'un ; mais on ne peut reste indifférent devant le résultat. Visuellement, c'est magnifique ; la photographie est très soignée et certains plans restent dans la tête (par contre, des fois ils durent trop longtemps, on a des minutes où il se passe rien). Mais je pense que la meilleure qualité du film est son ambiance, dérangeante et sombre à la fois. 'Stalker' mérite vraiment le coup d’œuvre car il offre une vision post-apocalyptique totalement inédite.
Très bon long métrage de Tarkovsky, Stalker soulève des questionnements de l'âme très intéressants. La quête de la "Chambre" et de l'exauceur de vœux est une très belle métaphore des tourments de l'âme humaine. Les protagonistes prendrons conscience tout au long du film, et suite à diverses épreuves, de leurs véritables"moi" intérieur, le tout baigné par des poèmes philosophiques vraiment très réussis. Et si il y a quelques chose à retenir de Stalker, c'est bien cette photographie sublime. Le jeu d'ombres et de lumières est absolument fascinant, limite expressionniste. La colorimétrie éparse, tantôt se rapprochant du sepia (sans l'être vraiment), tantôt en couleur "naturelle",entre aussi en ligne de compte dans ce raisonnement. Point d'action ici, peu de plans rapprochés (mais quand il y en a, ceux ci ont vraiment un impact fort). L'ambiance en est d'ailleurs plus formidablement reconstruite. On sent un mélange de malaise, de peur, d'espoir, de nostalgie ... bref de tous les sentiments possibles et inimaginables. La scène de fin, encore plus imagée que le reste du film, restera sans aucun doute, une des scènes les plus culte de l'art cinématographique. La seule ombre au tableau pour ma part est que je ne parle pas un chouia de russe. Ainsi pour suivre d'une part la formidable beauté des images, et d'autre part les poèmes et les discutions philosophiques des personnages, il a fallu vraiment s'accrocher pour lire à la fois les sous-titres (formidablement bien traduis) et contempler la "Zone" !
Tarkovski est définitivement un grand, un très grand cinéaste. Stalker est une œuvre puissante, poétique, mystique, tout est ébouriffant et hypnotique, les rares dialogues sont écrit d'une plume sublime. Un chef D'œuvre absolu qui réussit a se démarquer de son statut d'adaptation et a grandement inspiré un des très rares jeux vidéos pouvant presque prétendre au statut d'œuvre artistique.
Si je ne devais citer qu'un seul film de Andreï Tarkovski, ce serait Stalker! Quelqu'un avait dit sur ce film que c'était un film d'action sans action! On ne peut lui donner tort car il se passe des choses sans qu'ils ne s'en passent! Andrei Tarkovki distille au travers d'une photographie aussi belle que sobre une ambiance glauque et purement et simplement inquiétante. La zone est un périmètre sans vie où des règles mathématiques règnent en maître... Tarkovski oblige, le rythme est lent. Les plans durent éternellement et le spectateur a l'impression de regarder des tableaux (sensation encore plus vraie pour andrei roublev). Stalker n'est donc décidément pas un film comme les autres! Mon plus grand choc cinématographique...........
grand film de science fiction philosophique. faut être honnete, c'est pas facile d'accès, ca dure 2h43 et on suit quand meme 3 bonhommes dans un terrain vague. Mais comme de nombreux films, on est content quand on l'a fini, on a aimé, on se dit que c'est meme un chef d'oeuvre de la SF.
J'hésite à commenter ce film, qui est tout bonnement génial. Un spectateur parle de "rêve éveillé": c'est ça. J'ai eu la sensation que Tarkovski avait voulu filmer nos rêves, ou un rêve. Un rêve que l'on pourrait faire à tout âge, un rêve vrai, pas fantasmé. J'ai reconnu des paysages que je voyais en rêve tout petit, à 4 ou 5 ans. C'est ce que j'ai le plus aimé d'ailleurs, cette sensation de vérité, due au choix des images mais probablement surtout au jeu d'acteurs, réalistes, simples, comme les Russes savent le faire. Pas de surjeu ou si peu. Des acteurs magistraux, qui tiennent des dicours métaphysiques dans leurs vieux manteaux pourris. Et des images dans le même genre: simples, presque pas truquées. De l'eau, des vieilles mares, du béton, des bouts de campagne, des morceaux de ville. Simples. Vraies. Et magnifiques. La lenteur du film m'a un peu dérouté. Nous sommes en 2009, et le rythme de notre monde s'est quand même bien accéléré depuis 30 ans. J'ai donc vu le film en plusieurs fois. Mais j'ai très envie de le regarder à nouveau. En une fois.