Stalker
Note moyenne
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193 critiques spectateurs

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Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2026
Un film qui pousse à la réflexion puisque tout est sujet à une métaphore de la vie. De jolis tableaux.
Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2026
Je préfère parler des films que j'aime que le contraire mais voilà : j'ai acheté le DVD de Stalker parce que le mot "culte" était écrit dessus. Et culte, il l'est, apparemment. Un film peut sans doute être génial même s'il ennuie les foules, et c'est peut-être le cas de celui-ci. Je ne dis pas qu'il n'est pas génial. Je dis que je n'ai pas compris grand chose et surtout que je me suis fabuleusement ennuyée. J'ai repéré le passage noir et blanc / couleur et j'ai tenté d'en comprendre les sens possibles. A part ça, qu'est-ce j'ai souffert à suivre cette bande de personnages menée par un guide dans une zone interdite où des choses plus ou moins métaphysiques adviennent ! Tarkovsky a réalisé ce film en Union Soviétique. Son propos était-il une critique du système mais qu'il aurait rendu complètement opaque pour des raisons de censure ?
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2025
Le cinéma d’Andreï Tarkovski ne peut laisser indifférent. Dans ce long-métrage de plus de 2h30, sorti en 1979, le réalisateur soviétique développe une réflexion sur la recherche de soi et la faculté de réaliser ses désirs les plus profonds. Le propos abstrait est illustré à travers la déambulation de trois hommes dans un no man’s land dystopique. Par conséquent, il y a ceux qui s’enivrent de ces élucubrations philosophiques et ceux qui s’ennuient. Pour les derniers, il convient de reconnaître que la mise en scène minimaliste, abusant de longs plans fixes et d’une photographie terne, ne procure aucune émotion. Ce parcours spirituel devient ainsi vite un supplice. Bref, une œuvre abscons et terriblement pompeuse.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2025
Dans les pas d'un stalker (un guide), deux intellectuels, un scientifique et un écrivain, s'apprêtent à s'aventurer dans la Zone Interdite, laquelle recèlerait une chambre magique exauçant tous les voeux. Avant cela, les trois hommes doivent s'échapper d'un univers sinistre, un site industriel dévasté qu'Andreï Tarkovski filme dans un noir et blanc "cuivré" et hideux.
Tarkovski réalise une oeuvre austère et le plus souvent absconse. L'odyssée du trio dans la Zone Interdite n'est pas précisément une aventure façon "La planète des Singes", celle proposée par Tarkovski étant strictement intellectuelle et anti-spectaculaire.
"Stalker" est un pensum artistico-philosophique dont j'ai fini par décrocher malgré ma bonne volonté. Sa photographie, ses cadrages singuliers sur les visages ou sur les choses fondent déjà un formalisme aussi déterminant, aussi ambitieux...que rébarbatif. Sur la forme toujours, l'exploration du stalker et de ses deux compagnons n'est pas autre, finalement, qu'une promenade dans un parc...Le cinéaste ne se préoccupe pas d'action mais de sens. Il réalise un film mystérieux, un film d'atmosphère auquel cependant les dialogues philosophiques, les questionnements à voix haute des trois graves protagonistes enlèvent du lyrisme et de la majesté.
Pour amateur (ou spécialiste) de métaphysique.
Alexandra Lesca
Alexandra Lesca

6 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Stalker, de toute évidence, un film menant à une réflexion individuelle et collective sur le sens de la vie.

Tarkovski nous plonge dans une atmosphère de misère, oppressante, dans un milieu délabré. Le travail du son est méticuleux : on entend nettement le bruit des chemins de fer, critique de l'industrialisation, comme on pourra le voir dans la suite du film. Tarkovski est un cinéaste qui prend son temps, prend le temps de poser le cadre avec des plans longs. Cela est d'ailleurs quelque chose qui m'a laissé dans l'attente je dois l'admettre.

spoiler: Dans le bar, on nous présente le Professeur (science) et l'Écrivain (littérature), en manque d'inspiration. Mais en réalité cet écrivain est là pour essayer de trouver des réponses à ses questions vis-à-vis du désir : nos désirs sont-ils influencés par le monde extérieur ? Mais qu'est-ce que notre propre personne désire réellement ? Le premier plan en couleur est le premier où l'on ne voit aucune présence humaine et sans l'industrialisation (les trains omnipresents). Il demeure ici un silence implacable. [spoiler]Le Stalker (spirituel) affirme lui même « Et comme c'est beau... parce qu'il n'y a pas âme qui vive ». Ce monde lui semble parfait, car c'est en réalité lui qui a créé ce monde à son image, et l'on est du point de vue du Stalker. Plus nos 3 personnages parcourent du chemin, moins le Stalker semble avoir la situation entre ses mains. 1. Tout d'abord, l'Écrivain souhaite prendre un chemin tout droit au lieu de faire un détour. Le Stalker le laisse y aller, à une condition : qu'il y aille de son plein gré et qu'il l'affirme à voix haute afin que le Professeur en témoigne. 2. Quand le Professeur disparaît et retrouve son sac, c'est lorsqu'il a compris qu'il façonne la Zone comme il le souhaite en croyant à ce qu'il souhaite 3. Le Stalker, par tirage au sort (semble-t-il), laisse passer l'Ecrivain en premier dans le tunnel et semble effrayé derrière. En fait, le Stalker est de moins en moins à l'aise car son propre monde est menacé par des espèces extérieures (L'écrivain et et le professeur). Les amener jusqu'à la Chambre n'est qu'un prétexte pour le Stalker pour pouvoir profiter matériellement de son monde spirituel. Le matériel ne représente que son monde spirituel à lui. Pour continuer dans un des monologue du Stalker, il affirme « Le chemin est tantôt aisé, tantôt labyrinthe inextricable […] c'est la Zone […] elle est ce que notre état psychologique en fait. » : c'est nous mêmes qui fixons nos propres limites et notre perception de la réalité (plus on moins difficile dans le cas des épreuves de la Zone), on peut percevoir une même chose d'une manière ou d'un opposé. Puis « Mais tout ce qui a lieu ici ne dépend que de nous. La Zone n'y est pour rien » : la Zone représente notre propre combat, cette idée se confirme avec « L'essentiel, c'est qu'ils en viennent enfin à croire en eux-mêmes » (1:04:00). Puis « elle laisse passer ceux qui n'espèrent plus rien » : ce qui doit venir à nous viendra d'elle-même, il ne faut pas le vouloir à tout pris car cela perd de tout son sens (discours à 1h du film). « Le retour ne se fait jamais par le même chemin » : ce que nous vivons nous change à jamais et il n'est pas possible de faire marche arrière. En poursuivant notre quête, Tarkovski montre la pollution des rivières, des seringues, des armes, des boulons, des pièces, critique de l'industrialisation et du matérialisme. Avançons dans l'histoire. Lorsque l'Ecrivain arrive dans la pièce de sable, il comprend enfin que la Zone est sa propre pensée, un lieu que son état psychologique profond crée : cette idée se confirme avec le corbeau que l'on voit disparaître puis réapparaître (il sème le désordre dans le monde du Stalker). Désormais l'Ecrivain n'a plus peur, il contrôle son esprit : il s'assoit près du puit. Il affirme « Les faits, ça n'existe pas » car il perçoit la chose tel qu'il le souhaite. Mais cela engendre souffrance car il se rend compte qu'il a toujours été ce qu'il nétait pas « Ils m'ont fait à leur image et leur ressemblance. L'Homme n'est qu'un consommateur « Ils ne pensent qu'à se bâfrer ». Après, c'est au tour du Professeur de ne plus avoir peur, lors de l'appel téléphonique, « Et là, je n'ai peur de rien ». Pour lui, il faut détruire cette Chambre qui peut représenter une convoitise destructrice. À la fin de ce périple, on a le Stalker qui croit éperduement à la Chambre, l'Écrivain qui n'y croit pas, et le Professeur qui pense que l'Humanité entière y croira. Pour finir, le fait que la fille du Stalker bouge les verres par la pensée montre que l'on né avec une croyance pré établie, influencé sans même pouvoir encore croire ou ne pas croire : en effet, si elle bouge les verres, c'est qu'elle y croit, mais cette croyance a été transmise par son père.


Il y a 2 points qui m'ont moins plu dans ce film : un film contemplatif et donc très lent, rendant le revisionnage moins attrayant pour ma part. Aussi, les dialogues et monologues sont omniprésents, ce qui fait que la caméra est moins utilisée pour nous faire part de la vision de Tarkovski.

Tout ceci n'est qu'une interprétation personnelle au premier visionnage du film.
Elvish_Snail
Elvish_Snail

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2025
Je me suis bien sentie obligée de regarder ce film puisque je le cite dans mon prochain oral... Je regrette beaucoup !!! Ce fut 2heures 40 de supplice, de lenteurs terribles dans le jeu des acteurs et dans les mouvements de caméra, notamment des mouvements en traveling de plusieurs minutes sur des mures en carrelage totalement inutiles, 2heures 40 de discours philosophiques qui auraient pu être intéressant, si ils ne se résumaient pas à des litanies égocentriques et très masculines sur l’acceptation de son végétarisme par son inconscient ou encore de la recherche de l’inspiration et d’un spiritualisme plein de références maladroites et ostentatoires à la religion chrétienne (le tout dans des monologues de plusieurs minutes avec toujours le même gros plan en zoom sur la tête des acteurs).
La profondeur des personnages et de l’intrigue, qui aurait pu être aussi intéressante que les discours de philosophie sont passée au second plan, laissant transparaitre tout d’abord le souhait du réalisateur de nous démonter avec insistance le côté artistique de sa création ainsi qu'un message religieux et morale envers l’incrédulité et le divertissement, reflétant bien le discours de Tarkovsky au festival de Telluride en 1983 ("Cinéma is not an entertainment, it is a high poetical disipline of art [...]").
De plus, se plonger dans l’ambiance et s’intéresser à l’aspect profond que le réalisateur a voulu nous communiquer est rendu difficile et désagréable par l’absence de musique.
Dans ce film, le souhait du réalisateur de vouloir monter combien il prend au sérieux l’aspect artistique et profond de sa création rends le film totalement irregardable. Peut être que mon avis avait été un peu meilleurs si seulement le discours et le message qu'il y a derrière l'art aurait eu quelque intérêt.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Où la vanité d'un réalisateur qui se regarde filmer et s'écoute réfléchir prend l'air d'un onanisme ennuyeux... Certes, la mise en scène, la photographie, les changements de colorimétrie prouvent la maîtrise technique, la réflexion symbolique, le respect de l'image. Mais nul besoin de faire ressentir l'ennui ou l'étirement du temps au spectateur pour qu'il le lise, le comprenne, ou en tire une réflexion! D'ailleurs, cette fable métaphysique explicite par des dialogues grandiloquents ce que la narration ou quelques éléments allégoriques exprimaient déjà: le désoeuvrement humain, l'appétence pour un ailleurs meilleur, le mépris destructeur pour la planète, l'opposition interne entre raison et imagination (le Professeur et l'Ecrivain incarnant chacun une partie du cerveau), la fuite du temps, l'impossibilité de revenir en arrière (soit par principe soit par pragmatisme), la perte de foi, le besoin de fuir une réalité douloureuse ou frustrante (d'autant plus sous un régime répressif). Pessimiste ou lucide sur la nature et les aspirations de l'Homme, le récit offre un dénouement aussi amer que l'existence éprouvée par les protagonistes. Fascinant par son esthétique, dense par son scénario, pompeux par sa posture.
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2024
"Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation…"
Voilà un film qui ne laisse pas indifférent...Stalker, c’est un film exigeant : 2h40 pendant lesquelles il ne se passe finalement pas grand-chose, avec des plans contemplatifs, de lents travellings sur le fond d’une rivière, des discussions métaphysiques, et celui qui n’est pas à 100 % disponible ou attentif sombrera facilement dans l’ennui ou l’endormissement.
A l’inverse, si l’on accepte cette lenteur et que l’on entre dans l’histoire, on sera finalement happé par ce scénario très simple, où tout est suggéré plus que montré. Visuellement, le film est superbe, que ce soit en noir et blanc ou en couleur, et les décors apocalyptiques sont particulièrement soignés et réalistes. Certains plans sont simplement d’une beauté incroyable (le tunnel, la salle avec les dunes de sable, etc.), la réalisation de Tarkovsky est impeccable. D’autre part, les personnages sont parfaitement interprétés et échangent des dialogues profonds qui invitent à la réflexion sur la recherche du bonheur, la foi, la psychologie humaine... Un film magnifique, riche, profond, onirique...à voir.
Kymani Alger
Kymani Alger

38 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2024
Soyons bien clair Stalker est un grand film ! Peut-être un des films les plus profonds de tous les temps. Un film qui m'a fait réfléchir et malgré tout j'ai l'impression d'avoir zappé pas mal de messages et d'éléments importants de l'intrigue . Il faut parler de la photographie qui est vraiment sublime, comme la mise en scène. La Zone est un endroit tellement bien écrit, c'est dingue ! Elle pousse à explorer le fin fond de notre âme .

Tarkovsky utilise une sorte de jeu de couleur dans la photographie, quand nous sommes dans la ville tout est marron car l'environnement est beaucoup pollué, sale, crasseux et poste apocalyptique, quand nous sommes dans la zone tout est d'une verdure à en couper le souffle car la zone est un endroit pure ou la nature règne en maître.

Si je n'ai que mis 4 étoiles c'est juste parce que je trouve qu'il y a des scènes qui sont beaucoup trop rallonger sans dialogue (dans les herbes ou dans le tunnel ) ( et ça arrive assez souvent), cela m'a ennuyé .


Stalker reste quand même, objectivement une oeuvre d'art . Je le trouve quand même trop lent. 4/5
Iloonoyeil
Iloonoyeil

87 abonnés 367 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2024
Bonjour tout le monde, Andrzej Tarkovski a réalisé que des chefs d' œuvre ! Ici nous découvrons un film peinture animée et des plans séquences étonnants notamment........... Aimez - vous ce cinéaste ?Amicalement ............... Gérard Michel
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2024
Introduction

Stalker, réalisé par Andreï Tarkovski et sorti en 1979, est bien plus qu'un simple film. C'est une exploration philosophique et métaphysique des profondeurs de l'âme humaine, qui transcende les frontières du genre cinématographique pour devenir une véritable œuvre d'art intemporelle. Librement inspiré du roman "Pique-nique au bord du chemin" des frères Strougatski, Stalker fusionne science-fiction, fantastique, et une réflexion philosophique intense pour offrir une expérience cinématographique inoubliable.

Synopsis et Intrigue

L'histoire se déroule dans un futur dystopique où un mystérieux lieu connu sous le nom de la "Zone" est réputé pour ses propriétés surnaturelles. La Zone est un endroit interdit, gardé par les militaires, où les lois de la réalité semblent se plier à des règles inconnues. En son cœur, se trouve une chambre mythique qui exaucerait les désirs les plus profonds de ceux qui y pénètrent.

Le protagoniste, le Stalker (Alexandre Kaïdanovski), est un guide qui conduit les âmes en quête de quelque chose de plus à travers cette terre dangereuse. Il est engagé par deux clients : un écrivain désillusionné (Anatoli Solonitsyne) et un professeur en quête de découvertes scientifiques (Nikolaï Grinko). Leur périple à travers la Zone est à la fois une quête extérieure et une introspection profonde, chaque pas révélant davantage sur leurs désirs et leurs peurs les plus intimes.

Une Œuvre Métaphysique et Philosophiquement Riche

Tarkovski utilise la Zone comme un miroir de l'âme humaine, un lieu où chaque décision et chaque pensée sont amplifiées par les mystères environnants. La structure narrative du film, lente et délibérément contemplative, oblige le spectateur à s'immerger dans un état méditatif, une immersion totale qui transforme le visionnage en une expérience presque spirituelle.

Les dialogues entre les trois protagonistes sont d'une profondeur rare, explorant des thèmes tels que la foi, le désespoir, la quête de sens et la nature du désir humain. Le Stalker, en particulier, incarne une figure quasi-messianique, dont la foi inébranlable en la Zone contraste avec le cynisme de l'Écrivain et le rationalisme du Professeur. Cette trinité de personnages symbolise des aspects fondamentaux de la condition humaine, offrant une richesse d'interprétation sans fin.

La Maîtrise Technique de Tarkovski

Visuellement, Stalker est un chef-d'œuvre. La transition du noir et blanc à la couleur lors de l'entrée dans la Zone est un choix stylistique puissant qui souligne la rupture entre le monde ordinaire et le monde mystérieux de la Zone. La photographie d'Aleksandr Kniajinski et Gueorgui Rerberg capture avec une beauté sublime les paysages dévastés, les ruines industrielles et les éléments naturels, créant une atmosphère à la fois oppressante et envoûtante.

La mise en scène de Tarkovski, avec ses plans longs et ses mouvements de caméra fluides, invite le spectateur à une observation attentive et patiente, chaque image étant soigneusement composée pour évoquer des émotions et des réflexions profondes. La musique d'Edouard Artemiev ajoute une dimension sonore envoûtante qui renforce l'aspect mystique du film.

Un Héritage Durable

Stalker est souvent cité comme l'une des œuvres les plus influentes du cinéma mondial. Son impact se fait sentir non seulement dans le domaine de la science-fiction, mais aussi dans la manière dont le cinéma peut être utilisé comme un médium pour explorer les questions existentielles et philosophiques. L'influence de Tarkovski est palpable dans les travaux de nombreux réalisateurs contemporains, et Stalker continue d'inspirer et de fasciner les cinéphiles et les créateurs.

Conclusion

Stalker n'est pas simplement un film à regarder, mais une expérience à vivre. C'est une œuvre qui défie les conventions, pousse les limites du genre, et offre une réflexion profonde sur la nature humaine. Chaque visionnage révèle de nouvelles couches de signification, rendant ce film infiniment révisitable et toujours pertinent. Tarkovski, avec Stalker, a créé une symphonie visuelle et narrative qui résonne à travers les âges, un testament de l'art cinématographique à son plus haut niveau.

Stalker est, sans aucun doute, une odyssée cinématographique sublime qui mérite d'être célébrée comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de tous les temps.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2024
Bluffant par sa mise en scène hypnotique ! Percutant par son scénario complexe. Durant 2h40, Tarkovsky nous plonge dans un monde dystopique auquel trois personnages se lancent dans une aventure angoissante. Angoissante par sa mise en scène et le peu d'information que l'on possède sur cette dystopie. Chacun de ces 3 personnages ont une réflexion différente, ce qui englobe son histoire de la meilleure des manières. C'est percutant ! Son rythme lent, contemple avec tristesse le potentiel "futur" d'un monde à l'agonie. J'insiste sur la réalisation qui est vraiment spéciale. Entre les choix de couleurs, les plans magnifiques dans un monde rempli de tristesse, suivi d'un style à part entière, je dois dire que c est impressionnant ! Egalement, le travail sonore est fantastique, nous plongeant dans une ambiance "de peur" sans pour autant savoir la raison. Adapté du livre du même nom, Stalker traite énormément de sujets, qui sont toujours d'actualités ! L'œuvre "Stalker" est un projet avant gardiste pour son époque. En 2024, ce projet devient à jour. Un Grand film qui fait réfléchir
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2024
Un film d une beauté plastique indéniable, avec un cadre qui semble découpé au millimètre près et une photo de toute beauté. Ceci au service d une réflexion assez pessimiste sur l être humain qui cours à sa perte via son matérialisme. C est à la fois très dense (je suis sûrement passé à côté de beaucoup de choses) et en même temps très contemplatif (certaines scènes s étirent inutilement). Que l on aime ou que l on déteste c est une œuvre complexe et réfléchie qui ne peut laisser indifférent.
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2024
Film d'une beauté visuelle hallucinante mais comme beaucoup de films du réalisateur, c'est très long et surtout fait pour que le spectateur s'interroge sur sa condition humaine. C'est donc un film très philosophoque qui ne plaira pas à beaucoup de gens (et les quasi 3h du métrage risquent de toute façon d'en rebuter plus d'un). Un classique du genre à voir cependant !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2024
Cinquième long-métrage de Andreï Tarkovski, Stalker est aussi considéré comme l’une des œuvres les plus mythiques du cinéaste soviétique. L’histoire de son tournage, épique, n’y est pas étrangère : en raison de problèmes de pellicule, il dut quasiment être tourné deux fois de suite, dans un secteur hautement pollué qui fut tenu pour responsable de la mort prématurée de plusieurs membres de l’équipe (dont Tarkovski lui-même, décédé d’un cancer à 54 ans). Pour le reste, Stalker raconte l’étrange épopée de trois hommes dans une zone qui obéit à ses propres lois physiques et temporelles, et qui ne correspondent à aucune logique humaine connue. Parfois trop long, souvent bavard et sibyllin, le film n’en est pas moins une réflexion passionnante sur la question de la foi et de la spiritualité, que Tarkovski considérait comme fondamentales dans des sociétés de plus en plus matérialistes. En outre, il nous plonge dans une atmosphère fantastique prenante malgré une relative économie de moyen, offrant des images métalliques et lugubres qui marqueront plusieurs générations de cinéastes. À voir au moins une fois dans son parcours de cinéphile.
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